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L’insoutenable légèreté environnementale de la participation: Une problématisation Année de publication: 2009 Auteur: Stéphane La Branche Auteur institutionnel: Université du Québec à Montréal (UQAM) | Éditions en environnement VertigO Le développement durable et participatif est devenu depuis une dizaine d’années une contrainte axiologique dont dépend en grande partie la légitimité du pouvoir politique et même économique. Au sein de cette notion est le pari à la fois théorique et pratique que la meilleure façon d’atteindre la durabilité est d’inclure les citoyens dans le processus de prise de décision. L’article présente les résultats de plusieurs études, théoriques et une revue de la littérature en profondeur (notamment sur la gouvernance climatique) et empiriques (sur les barrages, le refus de l’éolien et les transports en commun), pour problématiser le lien entre participation et protection de l’environnement. Nos études suggèrent une forte absence de problématisation de la relation entre ces deux ensembles de pratiques et de valeurs différentes et qui peuvent entrer en conflit. Nous constatons également que les instances internationales de décision promeuvent la participation comme solution aux problèmes environnementaux mais laisse le soin aux instances de décisions nationales et locales la responsabilité politique de développer les politiques publiques nécessaires aux modifications de comportements et de valeurs nécessaires pour atteindre les objectifs environnementaux. Ceci nous amène à soulever la question fondamentale en matière de gouvernance : quelles sont les implications du refus ou des réticences des populations à modifier suffisamment leurs comportements, pour la gouvernance environnementale et climatique ? La formation interculturelle et inclusive du personnel enseignant: conceptualisation et opérationnalisation de compétences professionnelles Année de publication: 2016 Auteur: Julie Larochelle-Audet | Corina Borri-Anadon | Maryse Potvin Auteur institutionnel: Éducation et francophonie Dans un contexte de mondialisation, les systèmes éducatifs, du primaire à l’université, doivent prendre en compte des réalités de plus en plus complexes qui les interpellent, notamment quant aux compétences que doivent développer les enseignants et les enseignantes. À cet égard, l’importance d’une formation relative à la diversité ethnoculturelle, religieuse et linguistique est régulièrement rappelée, tant sur le plan politique que scientifique. Pourtant, un portrait de cette formation dans les universités québécoises a montré que celle-ci demeure globalement lacunaire (Larochelle-Audet, Borri-Anadon, Mc Andrew et Potvin, 2013). Alors que prévaut depuis 2001 une approche par compétences pour la formation à l’enseignement, un groupe de travail interuniversitaire a entrepris de pallier ce manque en enrichissant le référentiel ministériel de compétences professionnelles du personnel enseignant. Les travaux du groupe, présentés dans l’article, s’appuient sur une analyse critique du référentiel, qui révèle l’absence de considérations concrètes quant à la diversité ethnoculturelle et aux finalités d’une formation interculturelle et inclusive en enseignement. Les membres du groupe ont élaboré deux modalités visant à insérer au référentiel des compétences interculturelles et inclusives : la première propose d’intégrer 21 composantes à même les 12 compétences professionnelles existantes et la seconde privilégie l’ajout d’une nouvelle compétence dite interculturelle et inclusive. Leur opérationnalisation comporte certaines limites et certains risques, qui font ici l’objet d’une discussion. La psyché du bon citoyen : sur la psychologie de la vertu civique Année de publication: 2015 Auteur: Shelley Burtt Auteur institutionnel: Les ateliers de l'éthique Quelles sont les sources psychologiques de la vertu civique dans la tradition républicaine? Cet article en identifie trois : l’éducation des passions, la manipulation des intérêts et la contrainte du devoir. L’auteure explore chacune de ces sources et conclut qu’une meilleure appréciation de ce qui les distingue est porteuse de nouvelles possibilités pour raviver la vertu républicaine dans le monde moderne. Participation citoyenne au Mali : entre mobilisation associative et engagement politique Année de publication: 2014 Auteur: Mathias Kuepie | Arouna Sougane Auteur institutionnel: Lien social et Politiques Dans le cadre de cette étude, nous analysons l’engagement citoyen au Mali. Pour ce faire, nous commençons par discuter du concept de la société civile qui lui est associé. Ensuite, nous mobilisons deux sources de données (les données de l’Enquête légère intégrée auprès des ménages maliens de 2006 et les rapports administratifs des élections nationales) afin d’analyser la participation à la vie politique et associative. Les résultats montrent que même si la plupart des Maliens ont déjà participé à des activités politiques, la participation aux scrutins, qui constitue un moment majeur, n’est que l’apanage d’une faible minorité. Un autre résultat interpellant est que ce sont les catégories sociales favorisées qui participent plus aux activités politiques alors que les moins favorisées sont plus nombreuses à participer à la vie associative. Enfin, la participation associative semble favoriser la participation politique, sûrement parce que participer à des activités associatives peut faire émerger la conscience politique, mais aussi probablement parce que participer à des associations peut permettre d’accroître son influence politique. Éduquer au développement durable ou enseigner le développement durable en histoire-géographie : enjeux sociopolitiques et discipline scolaire Année de publication: 2013 Auteur: Nicole Tutiaux-Guillon Auteur institutionnel: Phronesis Le « développement durable » (DD) est depuis 2004 en France l’objet d’une « éducation à » transdisciplinaire et obligatoire ; il est aussi thème structurant le programme de 5e depuis 2008, et figure dans d’autres programmes. Ces prescriptions sont inégalement convergentes et se heurtent aux structures des disciplines constituées, en même temps qu’à l’absence de savoirs de référence stabilisés. Comment la dimension éducative (comportements, valeurs) est-elle articulée sur les contenus disciplinaires ? Qu’en est-il de la place faite aux enjeux politiques du DD ? L’éducation au DD est-elle « disciplinarisée », aux dépens des dimensions éducatives explicites, ou au contraire modifie-t-elle le modèle disciplinaire de l’histoire-géographie ? Une recherche empirique apporte des réponses provisoires. Les formes de travail choisies par les enseignants oscillent entre pratique disciplinaire classique et essais de trans/pluridisciplinarité, entre incitation au questionnement et à la réflexion et transmission de savoirs factuels et impartiaux, entrecomplexité et simplification. Le changement de comportement est toujours supposé résulter des savoirs – parfois des actions pédagogiques. Les manuels reflètent les mêmes hésitations et se situent entre neutralisation/disciplinarisation des questions de DD et explicitation des débats et des conflits/posture implicante. La dimension éducative et surtout la question du politique divisent fortement les enseignants. Connexions entre la justice environnementale, l’écologisme populaire et l’écocitoyenneté Année de publication: 2006 Auteur: Nayla Naoufal Auteur institutionnel: Université du Québec à Montréal (UQAM) | Éditions en environnement VertigO Les mouvements citoyens liés à des problématiques socio-écologiques prennent de plus en plus d’ampleur à travers le monde : dans les « Nords » et dans les « Suds », des personnes et des communautés luttent contre des projets miniers, contre la construction de mégaprojets, pour le développement d’une agriculture urbaine et responsable, contre les inégalités générées par les changements climatiques, etc. Qu’ils soient historiques ou contemporains, cet article examine ces mouvements en s’attardant à l’évolution de leurs revendications. De réactive et basée sur des cas locaux d’exposition disproportionnelle aux problèmes environnementaux, la justice environnementale est devenue également proactive, de plus en plus transnationale et, dans certains cas, holistique. Je me penche également sur le courant de l’écologisme populaire et sur ses liens avec la justice environnementale. J’explore ensuite les fondements théoriques de la justice environnementale, ce qui permet d’identifier un cadre pertinent en la matière au regard des mobilisations contemporaine. J’analyse enfin le concept d’écocitoyenneté, présentant une typologie en la matière, en me basant sur une recension exhaustive de la littérature scientifique et sur l’étude des écocitoyennetés construites par des apprentis jardiniers en contexte communautaire. Il apparaît que la forme d’écocitoyenneté à la fois participative et critique contribue particulièrement à la justice environnementale. La construction d’une citoyenneté environnementale au sein des programmes d’insertion socioprofessionnelle de jeunes en grandes difficultés d’apprentissage ou d’adaptation Année de publication: 2009 Auteur: Marc Boutet | Ghislain Samson | Julie Myre Bisaillon Auteur institutionnel: Revue des sciences de l’éducation Cet article porte sur l’importance du développement d’une citoyenneté environnementale comme facteur d’insertion sociale pour les jeunes qui terminent leur parcours scolaire sans diplôme d’études secondaires ou de formation professionnelle, afin d’éviter que leur exclusion scolaire ne se transforme en exclusion sociale. Des résultats de recherche portant sur un programme d’insertion sociale et professionnelle des jeunes (ISPJ) qui fait place aux préoccupations environnementales et au développement durable, le programme des Centres de formation en entreprise et récupération (CFER), y sont présentés et discutés. Ces résultats tendent à montrer que l’engagement des élèves envers une cause environnementale augmente leur sentiment de pouvoir agir sur des enjeux sociaux complexes. Le catastrophisme écologique contre la démocratie Année de publication: 2015 Auteur: Antoine Chollet | Romain Fell Auteur institutionnel: Université du Québec à Montréal (UQAM) | Éditions en environnement VertigO Il s’agit dans cet article d’interroger le régime temporel spécifique associé au catastrophisme écologique, et en particulier dans sa variante climatique. Nous cherchons à montrer que les images du futur qui sont utilisées dans les discours catastrophistes, que nous décrivons et dont nous analysons les différentes formes, produisent des positions politiques antidémocratiques. Dès lors, nous plaidons pour leur remplacement par une autre conception du futur, de la temporalité, et du temps lui-même dont nous esquissons les contours sur un plan théorique. Il ne s’agit nullement pour nous de contester la profondeur des crises écologiques que le monde expérimente actuellement, mais au contraire, en les ramenant dans le présent d’une part, et en montrant leur multiplicité contradictoire d’autre part, d’en faire prendre la mesure réelle. C’est ainsi que la possibilité d’une politique démocratique des rapports socio-écologiques peut être comprise. Échec du vivre-ensemble au Rwanda : quelle est la responsabilité des manuels scolaires d’histoire ? Année de publication: 2013 Auteur: Éric Mutabazi Auteur institutionnel: McGill University. Faculty of Education Le Rwanda, enclavé dans la région des Grands Lacs en Afrique centrale, a connu la guerre et les massacres aboutissant au génocide de 1994. Plusieurs penseurs et chercheurs ont tenté d’expliquer les raisons de ces massacres inhumains et monstrueux qui ont ravagé ce pays. Alors que les facteurs politiques, historiques et économiques sont plus souvent évoqués pour justifier ces horribles événements, cette contribution consiste à dégager la responsabilité des manuels scolaires d’histoire dans l’échec du vivre-ensemble au Rwanda avant le génocide. Notre analyse des contenus des manuels scolaires révèle que certaines valeurs transmises à travers l’enseignement de l’histoire du Rwanda ont généré toutes sortes d’injustices, d’inégalités, de victimisation, de souffrances, etc., à l’école et dans la société. Nous essaierons de montrer en quoi le contenu des manuels a contribué à l’échec du vivre-ensemble au Rwanda et nous proposerons des perspectives qui pourraient guider l’élaboration du nouveau contenu contribuant à la paix, à l’unité et au vivre-ensemble au Rwanda après le génocide.  L’individualisation de l’intervention dans les organismes communautaires : Levier ou barrière à la prise en charge démocratique ? Année de publication: 2009 Auteur: Jean-François René Auteur institutionnel: Nouvelles pratiques sociales Cet article a pour objectif de questionner la tendance à l’individualisation de l’intervention dans de nombreux organismes communautaires, et de cerner un peu mieux en quoi cela interfère sur le développement de pratiques démocratiques au sein de ces organisations. Depuis le début de la présente décennie, dans bien des organismes communautaires, il appert que peu de temps est consacré aux pratiques démocratiques et aux modes plus collectifs d’action. Différents facteurs entrent en ligne de compte : débordement des groupes face aux demandes ; lectures que l’on fait des problèmes vécus par les personnes rejointes ; formalisation de l’intervention ; accentuation de la pression étatique quant à l’intégration des services. Dans ce contexte, quelles pistes d’action faut-il explorer ? C’est à cette question que s’attarde cet article, en se centrant sur la place et le pouvoir que pourraient prendre les personnes rejointes au sein de ces organismes.