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L’individualisation de l’intervention dans les organismes communautaires : Levier ou barrière à la prise en charge démocratique ? Année de publication: 2009 Auteur: Jean-François René Auteur institutionnel: Nouvelles pratiques sociales Cet article a pour objectif de questionner la tendance à l’individualisation de l’intervention dans de nombreux organismes communautaires, et de cerner un peu mieux en quoi cela interfère sur le développement de pratiques démocratiques au sein de ces organisations. Depuis le début de la présente décennie, dans bien des organismes communautaires, il appert que peu de temps est consacré aux pratiques démocratiques et aux modes plus collectifs d’action. Différents facteurs entrent en ligne de compte : débordement des groupes face aux demandes ; lectures que l’on fait des problèmes vécus par les personnes rejointes ; formalisation de l’intervention ; accentuation de la pression étatique quant à l’intégration des services. Dans ce contexte, quelles pistes d’action faut-il explorer ? C’est à cette question que s’attarde cet article, en se centrant sur la place et le pouvoir que pourraient prendre les personnes rejointes au sein de ces organismes.  École et culture : une analyse des justifications des partenariats éducatifs à caractère culturel Année de publication: 2010 Auteur: Héloïse Côté Auteur institutionnel: Revue des sciences de l’éducation Les gouvernements légifèrent afin de favoriser les partenariats éducatifs à caractère culturel. Quel sens les textes officiels et les acteurs donnent-ils à ces partenariats ? Nous avons analysé le contenu des textes officiels québécois et d’entretiens semi-dirigés effectués avec douze acteurs (n = 12) sous l’angle des justifications présentées. Un pourcentage de 30,9 % des textes officiels et un de 28,4 % du discours des acteurs justifient ces partenariats au nom des activités d’exploration de réseaux et d’établissement de projets. Néanmoins, comme d’autres justifications pertinentes sont également évoquées, les partenariats éducatifs à caractère culturel découlent d’un compromis entre des justifications multiples. Vers une amélioration des pratiques démocratiques en alphabétisation populaire Année de publication: 2011 Auteur: Esther Filion Auteur institutionnel: Nouvelles pratiques sociales Cet article analyse les pratiques démocratiques de groupes populaires en alphabétisation en utilisant le prisme des différences culturelles entre participants et animateurs. Il vise à enrichir les discussions et réflexions sur l’amélioration des pratiques démocratiques dans les organismes. Il fait le constat que les pratiques correspondent à la culture des animateurs et non à celle des participants, ce qui a pour effet de diminuer le pouvoir de ceux-ci. Un tel constat émane, d’une part, de la perception qu’ont les participants des pratiques démocratiques telles qu’ils les vivent et, d’autre part, d’observations des interactions entre animateurs et participants. En résulte l’importance de tenir compte des différences culturelles entre participants et animateurs pour une amélioration des pratiques démocratiques. Des pistes de solutions concrètes sont proposées dans ce sens. La formation du citoyen à l’école : individualisation et dépolitisation de la citoyenneté Année de publication: 2018 Auteur: Géraldine Bozec Auteur institutionnel: Lien social et Politiques Ce texte analyse les qualités et les figures du citoyen légitime dans la sphère de l’école, en s’intéressant à la fois aux directives officielles et aux représentations et pratiques des acteurs scolaires. Les données de deux enquêtes qualitatives conduites dans des établissements scolaires français sont ici mobilisées. Le regard porte prioritairement sur la dimension politique de la citoyenneté : le rapport de l’individu au pouvoir et sa capacité d’action dans la vie collective et politique. Globalement, la participation du citoyen apparait comme une dimension relativement secondaire dans l’éducation scolaire à la citoyenneté, au profit de l’autonomie intellectuelle du citoyen critique. L’école offre peu d’outils permettant aux élèves d’appréhender la vie politique, ses enjeux, ses acteurs et ses processus concrets. L’évitement des sujets politiques que l’on observe dans les classes renvoie non seulement à une conception particulière de la neutralité politique, mais aussi et surtout à l’objectif de cohésion qui est attribué officiellement à l’école et que les enseignants reconnaissent comme légitime. La citoyenneté est par ailleurs censée s’exprimer de plus en plus dans la vie même de l’établissement, dont les modes de fonctionnement doivent se rapprocher de la démocratie politique adulte. Le texte montre les limites d’une telle analogie entre la sphère scolaire et la société politique et identifie divers obstacles qui pèsent sur la mise en oeuvre de cette « démocratie scolaire ». Il met enfin en évidence le décalage entre l’insistance sur la figure d’un individu-citoyen dans l’espace scolaire et l’inscription dans des collectifs que suppose l’exercice réel de la citoyenneté. Former le citoyen européen ? Réflexions sur le concept d’éducation civique dans le cadre de l’intégration politique transnationale de l’Europe Année de publication: 2017 Auteur: Daniela Heimpel Auteur institutionnel: Eurostudia Dans cet article, l’auteure s’interroge, du point de vue de la théorie politique, sur la possibilité de penser une éducation à la citoyenneté européenne. En 2009, le Comité économique et social européen a suggéré à l’Union européenne (UE) l’introduction d’une « instruction civique européenne commune » afin de « donner à ses citoyens un réel sentiment d’appartenance » à l’Europe. Si des programmes d’éducation civique existent au niveau national, leur transposition, de manière analogue, au cadre européen et à la citoyenneté européenne ne va pas de soi. En effet, et sans compter les raisons politico-pratiques, l’UE ne souscrit pas à la même logique de construction que jadis les États-nations. Il semble à la fois contre-productif et indésirable, quant au processus d’intégration européenne, d’attribuer à l’éducation le rôle qu’elle a pu avoir dans la construction étatique. De plus, l’UE présente quelques traits spécifiques qui posent des défis particuliers à l’application de l’éducation civique à la citoyenneté européenne ; en effet, ce type d’enseignement a traditionnellement été pensé à partir de présupposés stato-nationaux (catégories, questionnements et problèmes). En s’appuyant sur les travaux post- et transnationaux en études européennes et différents écrits sur le rôle des écoles dans la construction des États-nations et sur l’éducation civique en tant que problème éthique et politique, l’auteure entame ici une analyse de ces défis et offre quelques pistes pour repenser l’éducation civique dans le cadre européen. Expérience et projet : la pensée de Dewey traduite en action pédagogique Année de publication: 2016 Auteur: Marc Boutet Auteur institutionnel: Phronesis John Dewey parle du sujet comme d’un « agency of doing » qui, par son action, s’efforce de créer du sens. À partir de cette conception, Dewey propose de nouveaux principes d’enseignement mettant l’accent sur l’apprentissage dans un contexte d’activité libre plutôt que dans un contexte de discipline contraignante. L’apprenant n’est plus seulement invité à se représenter le phénomène à comprendre, il est en quelque sorte invité à aller à sa rencontre, à en faire l’expérience, celle-ci étant définie comme une transaction entre l’être humain et son environnement physique et social. Dewey affirmait également que l’absence d’une continuité dans l’expérience marque l’amorce de la démarche d’apprentissage, qu’il nomme démarche d’enquête (inquiry), laquelle n’est plus décrite comme essentiellement individualiste, ce qui fonde sa perception épistémique de la démocratie. Après avoir décrit brièvement notre rencontre avec la pensée éducative de Dewey, nous tenterons d’établir, à partir de sa conception de l’action, de l’enquête et de la démocratie, comment sa pensée peut être considérée comme fondatrice d’une innovation pédagogique majeure symbolisant la réforme de l’éducation au Québec des années 2000 : l’approche par projet. Religion, « communauté » et citoyenneté : le cas des écoles Steiner, musulmane et juive en contexte montréalais Année de publication: 2012 Auteur: Stéphanie Tremblay Auteur institutionnel: Diversité urbaine Nous proposons, à partir d’une étude ethnographique menée dans la région de Montréal, d’explorer la conception de la citoyenneté véhiculée au sein de trois écoles privées de groupes ou de courants minoritaires (Steiner, musulmane et juive). Après avoir dressé un rapide panorama des critiques adressées aux écoles religieuses dans les débats éducatifs, sociaux et politiques, nous aborderons d’un point de vue théorique les notions de communauté éducative et de citoyenneté. Ces précisions nous permettront de mettre en lumière comment les enseignants de ces trois écoles cherchent à développer, par des voies à la fois différentes et convergentes, une formation du citoyen porteuse d’un « particularisme universel » (Riedel 2008). Les trois écoles aspirent en effet, malgré leurs spécificités, à s’ouvrir à la diversité ambiante et à la participation de leurs élèves au reste de la société, mais ceci à travers un vecteur spirituel ou religieux particulier, servant de dais sacré aux valeurs civiques.  La citoyenneté des adolescents du 21e siècle dans une perspective de justice sociale : pourquoi et comment ? Année de publication: 2018 Auteur: Caroline Caron Auteur institutionnel: Lien social et Politiques Comment sait-on ce que l’on sait sur la citoyenneté des adolescents et leurs pratiques de participation civique ? Cette question épistémologique a été négligée dans les écrits traitant de l’engagement civique et de la participation politique des jeunes. Cet article utilise la perspective théorique de la justice sociale pour examiner le rôle que jouent les rapports sociaux fondés sur l’âge dans la production de connaissances qui offrent un portrait pessimiste du rapport des jeunes à la politique. L’analyse montre que l’injustice épistémique et la validation empirique déficiente des connaissances à propos de la compétence civique appellent une théorisation alternative, précisément inclusive, de la citoyenneté des jeunes. L’analyse souligne aussi que l’avènement du Web social a créé de nouveaux besoins de connaissances que les cadres de recherche établis par tradition peinent à satisfaire. Un premier pas vers la production de connaissances socialement justes au sujet des compétences civiques des adolescents à l’ère du Web social consiste à analyser les fondements épistémologiques des approches de recherche prédominantes afin de susciter des échanges fructueux au sujet des critères normatifs qui devraient guider la confection des protocoles de recherche dans le futur. Les notions du vivre-ensemble dans les manuels scolaires de l’enseignement de base en Côte d’Ivoire et leurs perceptions par les acteurs Année de publication: 2013 Auteur: Goïta Ouattara Kanndanan Insiata Auteur institutionnel: McGill University. Faculty of Education Cet article se propose d’une part de mettre en relief les notions du vivre ensemble contenues dans les manuels scolaires de l’enseignement de base en Côte d’Ivoire. D’autre part, il identifie les supports utilisés pour leur enseignement et leurs perceptions par les formateurs et les apprenants. Pour répondre à ces préoccupations, la méthodologie a consisté en une analyse de contenu des manuels scolaires et guides-programmes en vigueur; puis à celle des entretiens réalisés avec les acteurs. Les résultats obtenus montrent que la solidarité, la paix, la tolérance, la discipline et l’alliance interethnique sont entre autres, des notions enseignées pour préparer l’esprit des futurs potentiels acteurs sociopolitiques à adopter un comportement de paix. D’ailleurs, ces notions sont perçues positivement par les acteurs et les bénéficiaires. La citoyenneté comme horizon : Destin commun, demande sociale et décolonisation de l’école en Nouvelle-Calédonie aujourd’hui Année de publication: 2009 Auteur: Marie Salaün | Jacques Vernaudon Auteur institutionnel: Anthropologie et Sociétés | Université Laval La Nouvelle-Calédonie contemporaine présente une situation quasi-expérimentale pour la recherche. Engagée dans un processus de décolonisation original, elle doit connaître d’ici une dizaine d’années l’émergence d’une citoyenneté néo-calédonienne transcendant, dans un destin commun, les clivages ethniques nés de la colonisation. En tant qu’une des sources des inégalités que l’actuel rééquilibrage entre communautés tente de pallier, l’institution scolaire a été au coeur de la revendication indépendantiste kanak depuis trente ans. L’article présente quelques résultats des premières enquêtes auprès de parents dont les enfants suivent l’enseignement Langues et culture kanak, tel qu’il est inscrit dans les nouveaux programmes, désormais locaux et non plus nationaux depuis 2005. La récente prise en compte des langues kanak rencontre une certaine adhésion qui outrepasse les frontières entre communautés, la pratique d’une langue vernaculaire étant vue comme un moyen d’affirmer son appartenance au « local ». Que nous disent les évolutions de la demande sociale face à une école nouvellement plurilingue, symbole du vivre-ensemble particulier que les Néo-Calédoniens se sont engagés à définir?