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© Sustainability Guides and Climate Scouts project Apprendre aux jeunes Ă  planter pour la planĂšte et changer le monde depuis le cƓur de l’Europe 29 mars 2018 Un projet menĂ© dans une belle rĂ©gion isolĂ©e de la campagne allemande transforme les jeunes en « scouts pour le climat » avec un message fort Ă  faire passer. Le projet « Sustainability Guides and Climate Scouts » (scouts-guides pour la durabilitĂ© et le climat) est dirigĂ© depuis l’International Meeting Centre St Marienthal Ă  Ostritz, dans le Land de Saxe, prĂšs de la frontiĂšre polonaise. Créé en 1992, le centre organise chaque annĂ©e une soixantaine de manifestations dans le domaine de l’éducation en vue du dĂ©veloppement durable (EDD) Ă  l’intention de plus de 2 500 familles, jeunes, adultes et experts. LancĂ© en 1998, le projet des guides et scouts accueille des groupes d’élĂšves pour des stages intensifs qui associent les Ă©tudes et les activitĂ©s pratiques de plein air, et qui mettent Ă  profit son sentier de dĂ©couverte forestier et sa station de protection de la nature. Plus de 1 100 jeunes y ont participĂ© Ă  ce jour, y compris 680 jeunes issus de milieux sociaux dĂ©favorisĂ©s et ayant des difficultĂ©s d’apprentissage, qui ont gĂ©nĂ©ralement trĂšs peu accĂšs Ă  l’EDD.  L’emplacement gĂ©ographique du centre est parfait pour rassembler des Ă©lĂšves de l’Allemagne, de la Pologne et de la RĂ©publique tchĂšque. Un nouveau projet modĂšle est en train d’ĂȘtre mis en place, qui ouvre les portes de l’EDD Ă©galement aux rĂ©fugiĂ©s. L’un des aspects les plus excitants du projet est le programme « Plant for the Planet », dans le cadre duquel des enfants ont plantĂ© environ 34 hectares de forĂȘt et conduit une trentaine d’initiatives d’économie d’énergie et de conservation des ressources en eau Ă  petite Ă©chelle. Â« Nous avons deux messages Ă  faire passer : nous enseignons la paix et la protection de l’environnement. Nous sommes bien placĂ©s au cƓur de l’Europe pour rassembler des jeunes qui ne se seraient normalement pas rencontrĂ©s et leur montrer que nous sommes tous des ĂȘtres humains et que nous devons nous respecter les uns les autres ainsi que la planĂšte », a dit le responsable du projet, Georg Salditt. Le travail avec les rĂ©fugiĂ©s venus de Syrie, d’Afghanistan et des pays africains et d’ailleurs a Ă©galement un double objectif. Â« Nous voulons nous assurer qu’ils sachent, s’ils font leur vie ici, Ă  quel point il est important de protĂ©ger l’environnement, mais aussi, s’ils ont la possibilitĂ© de retourner chez eux ou d’aller dans un autre pays, qu’ils emportent ces messages avec eux », a expliquĂ© Georg. Le centre est non seulement un modĂšle de durabilitĂ© lui-mĂȘme, avec son propre systĂšme de gestion de l’environnement, mais lorsque les enfants finissent leur stage, ils emportent aussi avec eux des idĂ©es sur la maniĂšre de transformer leurs propres Ă©coles. Le centre allie trĂšs Ă©troitement la thĂ©orie et la pratique. Dans certaines Ă©coles, des reprĂ©sentants pour l’environnement ont Ă©tĂ© dĂ©signĂ©s et des Ă©lĂšves ont introduit des routines permanentes d’économie d’énergie pour le chauffage et la ventilation et pour rĂ©duire l’utilisation de papier et les dĂ©chets. Dans le cadre du projet, les jeunes s’informent Ă©galement sur les effets du changement climatique sur les sociĂ©tĂ©s, tels que l’érosion des sols, les phĂ©nomĂšnes mĂ©tĂ©orologiques extrĂȘmes et l’exode rural, et sur les Ă©conomies et l’environnement, en particulier en ce qui concerne la dĂ©gradation des forĂȘts. Ils sont motivĂ©s par des retours rapides sur les succĂšs obtenus en matiĂšre d’économie d’énergie et de conservation des ressources en eau et par des actualitĂ©s sur la superficie des forĂȘts plantĂ©es. Autre aspect important, les enfants participent Ă  des ateliers de communication pour apprendre Ă  partager et Ă  diffuser au mieux ce qu’ils ont appris lors de journĂ©es portes ouvertes dans les Ă©coles ou dans des salles publiques. Pour Georg, l’un des aspects les plus gratifiants de son travail est de voir la transformation s’opĂ©rer sous ses yeux. Â« Cela peut sembler bĂȘte mais des Ă©lĂšves m’écrivent un ou deux ans aprĂšs le stage pour me dire que ces cinq jours ont changĂ© leur vie, non seulement en termes de rapport Ă  l’environnement mais aussi en tant qu’expĂ©rience humaine. Certains n’avaient jamais rencontrĂ© quelqu’un d’un autre pays. Et ils ont dĂ» planter un arbre ! » Un nouveau projet est dĂ©jĂ  en prĂ©paration. Â« Nous travaillons dĂ©sormais sur un projet visant Ă  protĂ©ger les abeilles et les insectes. Tout le monde aime le miel et les abeilles, donc nous pensons que ce sera un succĂšs », a-t-il dit.  En savoir plus au sujet de l’éducation au dĂ©veloppement durable.  URL:https://fr.unesco.org/news/apprendre-aux-jeunes-planter-planete-changer-monde-coeur-europe ⓒ UNESCO Institute for Statistics Nouveau rapport : comment mesurer l’équitĂ© en Ă©ducation 29 mars 2018 MĂ©thodologies et indicateurs pour mettre en lumiĂšre les inĂ©galitĂ©s auxquelles font face les groupes marginalisĂ©s Un nouveau rapport montre comment les pays peuvent mesurer les progrĂšs accomplis en matiĂšre d’éducation par les groupes les plus marginalisĂ©s pour veiller Ă  ne laisser personne pour compte. L’Objectif de dĂ©veloppement durable 4 (ODD4) appelle Ă  assurer l’accĂšs de tous Ă  une Ă©ducation de qualitĂ©, inclusive et Ă©quitable, couvrant non seulement la paritĂ© entre les genres dans l’apprentissage, mais Ă©galement l’accĂšs Ă  des possibilitĂ©s d’éducation Ă©quitables pour les personnes handicapĂ©es, les populations autochtones, les enfants dĂ©favorisĂ©s et les autres groupes exposĂ©s au risque d’exclusion de l’éducation. Pourtant, il est extrĂȘmement difficile aujourd’hui de suivre ces groupes parce qu’ils sont souvent invisibles dans les donnĂ©es sur l’éducation. Le nouveau Manuel de mesure de l’équitĂ© en Ă©ducation, rĂ©digĂ© par l’Institut de statistique de l’UNESCO (ISU), le Centre de donnĂ©es sur les politiques Ă©ducatives FHI 360, Oxford Policy Management et le Centre de recherche pour l’accĂšs Ă©quitable et l’apprentissage (REAL) de l’UniversitĂ© de Cambridge, offre des conseils pratiques sur la mĂ©thode de calcul et d’interprĂ©tation des indicateurs conçus pour cibler les groupes les plus dĂ©favorisĂ©s. Il s’adresse Ă  toutes les personnes qui s’intĂ©ressent Ă  la mesure et au suivi de l’équitĂ© en Ă©ducation, en particulier les personnes concernĂ©es par la formulation des politiques nationales. Il aborde les lacunes actuelles en matiĂšre de connaissances et propose un cadre conceptuel pour mesurer l’équitĂ© en apprentissage, en s’appuyant sur des exemples de mesure de l’équitĂ© provenant de 75 systĂšmes d’éducation nationale. Le manuel explique ce que signifie mesurer l’équitĂ© en apprentissage, reconnaissant que l’équitĂ© est une question d’ordre politique et qu’elle ne saurait ĂȘtre dissociĂ©e des choix politiques. Il examine deux principes clĂ©s – impartialitĂ© et Ă©quitĂ© des conditions – qui peuvent dĂ©terminer les efforts de mesure. L’impartialitĂ© porte sur l’idĂ©e qu’il est injuste de discriminer selon des caractĂ©ristiques comme le genre, la richesse ou l’ethnicitĂ© quand il s’agit de la rĂ©partition de l’éducation. Les mesures de l’impartialitĂ© quantifient le degrĂ© auquel un intrant pĂ©dagogique ou un rĂ©sultat scolaire diffĂšre selon ce type de caractĂ©ristiques. L’égalitĂ© des conditions porte sur la dispersion de l’éducation dans la population, sans considĂ©ration pour les diffĂ©rences entre les groupes. Bien que l’égalitĂ© parfaite des conditions en matiĂšre de rĂ©sultats scolaires ne soit pas possible ou souhaitable, les Ă©carts importants ou croissants entre les personnes les moins instruites et les plus instruites sont susceptibles de susciter des inquiĂ©tudes. Le manuel prĂ©sente les techniques de visualisation et de mesure relatives Ă  l’impartialitĂ© et Ă  l’égalitĂ© des conditions, les deux exigences prĂ©alables Ă  l’utilisation des donnĂ©es sous-jacentes pour mesurer les deux, ainsi que les avantages et les inconvĂ©nients de chaque technique pour avoir une idĂ©e de l’ampleur et de la nature de toute inĂ©galitĂ©. Il donne d’excellents exemples d’efforts nationaux menĂ©s pour effectuer le suivi des progrĂšs accomplis en vue de l’équitĂ© en matiĂšre d’éducation et d’apprentissage, mettant en Ă©vidence les exemples nationaux positifs et soulignant la nĂ©cessitĂ© d’inclure un Ă©ventail plus large de facettes de l’exclusion dans les plans Ă©ducatifs. Enfin, le manuel examine les dĂ©penses de l’État consacrĂ©es Ă  l’éducation pour montrer qui en bĂ©nĂ©ficie, qui en manque, et comment les ressources pourraient ĂȘtre redistribuĂ©es pour promouvoir l’équitĂ©. Il souligne que dans de nombreux pays, les enfants et les jeunes les plus difficiles Ă  atteindre sont souvent les derniers Ă  bĂ©nĂ©ficier des dĂ©penses de l’État. Il est simplement plus coĂ»teux de leur garantir une Ă©ducation de qualitĂ©, compte tenu du coĂ»t des mesures pour s’attaquer aux causes profondes de leur dĂ©savantage, de la pauvretĂ© Ă  la discrimination – et ceci devrait informer la rĂ©partition des ressources. Alors qu’un financement Ă©gal signifie affecter la mĂȘme somme d’argent pour chaque Ă©lĂšve ou chaque Ă©cole, un financement Ă©quitable signifie affecter des ressources supplĂ©mentaires pour les enfants dĂ©favorisĂ©s afin de s’assurer que chaque enfant peut profiter des mĂȘmes possibilitĂ©s d’éducation. Comme l’affirme le manuel, les progrĂšs accomplis vers la rĂ©alisation de l’ODD 4 exigent une rĂ©partition Ă©quitable des ressources au sein des systĂšmes Ă©ducatifs, les plus dĂ©favorisĂ©s recevant la part la plus importante des ressources de l’État et payant la part la plus faible de leur poche. Le nouveau manuel a Ă©tĂ© motivĂ© par le besoin urgent d’inscrire l’équitĂ© en Ă©ducation au centre des agendas internationaux, nationaux et locaux pour promouvoir l’accĂšs et l’apprentissage pour tous les enfants, les jeunes et les adultes. Les pays Ă©tant mis sous pression de fournir des donnĂ©es Ă  une Ă©chelle sans prĂ©cĂ©dent, le manuel reconnait Ă©galement qu’aucun pays ne peut le faire seul, ce qui est un argument fort en faveur d’une coopĂ©ration et d’un soutien accrus entre les gouvernements, les bailleurs de fonds et la sociĂ©tĂ© civile. URL:http://uis.unesco.org/fr/news/nouveau-rapport-comment-mesurer-lequite-en-education © UNESCO / Olivier Marie L’éducation est la clĂ© pour dĂ©construire la notion de race 27 mars 2018 L’éducation de toutes les couches sociales, et en particulier de jeunes gĂ©nĂ©rations, reste le meilleur moyen d’arrĂȘter la prolifĂ©ration des discours racistes et discriminatoires et de nourrir des Ă©changes interculturels. C’est le message des expertes rĂ©unies ce 21 mars Ă  l’UNESCO Ă  Paris autour de la table ronde « DĂ©construire la notion de race : lutter contre les prĂ©jugĂ©s et favoriser la diversitĂ© », organisĂ©e Ă  l’occasion de la JournĂ©e internationale pour l’élimination de la discrimination raciale. L’évĂ©nement a commencĂ© par une prĂ©sentation d’Evelyne Heyer, professeure du Museum national d’Histoire naturelle, qui a exposĂ© les preuves scientifiques allant Ă  l’encontre de la notion de race, laquelle est en rĂ©alitĂ© le rĂ©sultat de pratiques discriminatoires voire exterminatrices de « l’Autre » Ă  travers l’Histoire. Â« Les races n’existent pas dans le sens qu’on connaissait au 19e siĂšcle, et mĂȘme si on supprime le mot « race », le racisme continuera d’exister. Le terme de « race » a une histoire. On ne peut pas supprimer un mot qui a une histoire, ne serait-ce que pour pouvoir le dĂ©construire, » a expliquĂ© Heyer. Selon elle, l’ADN de tous les ĂȘtres humains est identique Ă  99,9%, et nous sommes tous originaires d’Afrique, une origine qui remonte Ă  environ 100 000 ans. Seulement 0,1% de diffĂ©rence entre les gĂ©nomes des populations Ă  travers le monde ne permet pas de justifier la notion de race. Â« Le racisme ne concerne pas seulement la couleur de peau, mais aussi la discrimination contre les individus qui sont physiquement, culturellement et moralement diffĂ©rents. » a indiquĂ© Heyer. Notre diversitĂ© gĂ©nĂ©tique n’est que le rĂ©sultat d’adaptations Ă  notre environnement et Ă  nos origines gĂ©ographiques proches. DĂ©finir le racisme exige de prendre en compte ses trois composantes essentielles : la catĂ©gorisation, la hiĂ©rarchisation et l’essentialisation. La catĂ©gorisation est une opĂ©ration mentale qui simplifie le monde en classant les populations dans des « boites », ou catĂ©gories, selon leur couleur de peau, leur religion, leur origine gĂ©ographique, etc. La hiĂ©rarchisation ajoute un jugement de valeur Ă  ces catĂ©gories, et considĂšre certains groupes d’individus comme supĂ©rieurs ou infĂ©rieurs les uns par rapport aux autres. L’essentialisation est un processus par lequel les individus d’un groupe sont rĂ©duits aux caractĂ©ristiques morales, aux facultĂ©s intellectuelles, et aux traits psychologiques arbitrairement accordĂ©s Ă  ce groupe, comme s’il s’agissait d’une caractĂ©ristique immuable et qui se passerait de gĂ©nĂ©rations en gĂ©nĂ©rations. Victoria Tauli-Corpuz, Rapporteuse spĂ©ciale des Nations Unies sur le droit des peuples autochtones, a dĂ©crit le racisme Ă  travers la perspective des communautĂ©s et mouvements autochtones. Â« Les peuples autochtones ont subi le racisme et la discrimination depuis la colonisation. Le racisme Ă©tait utilisĂ© dĂ©libĂ©rĂ©ment pour qu’ils se sentent infĂ©rieurs, et pour s’accaparer des ressources de leurs terres. La stratĂ©gie, c’était de leur faire oublier qui ils Ă©taient, » dit-elle. « La bonne nouvelle, c’est que les peuples autochtones se rĂ©veillent, dĂ©fendent leurs identitĂ©s, et utilisent le cadre juridique pour protĂ©ger leurs territoires et lutter contre la discrimination. » Pour Rita IzsĂĄk-Ndiaye, Membre du ComitĂ© pour l’élimination de la discrimination raciale, la lutte contre la discrimination raciale commence au cƓur de nos foyers, au sein de nos propres familles : « Je suis une chrĂ©tienne blanche hongroise, et mon mari est un musulman noir africain. Quand je regarde ma famille, grĂące Ă  l’amour et aux valeurs communes que nous partageons, je vois qu’il est possible de faire face aux tensions interculturelles et interreligieuses. » En ce qui concerne la diffusion de messages haineux et le renforcement des stĂ©rĂ©otypes sur les rĂ©seaux sociaux, elle explique qu’il est nĂ©cessaire de stimuler un dĂ©bat constructif. « Nous ne pouvons pas rester silencieux face Ă  la haine. Nous avons besoin d’une prĂ©sence en masse de personnes antiracistes sur les rĂ©seaux sociaux pour lutter contre les discours haineux, » dit-elle. « La sociĂ©tĂ© appartient Ă  tout le monde. L’éducation, les arts, la musique, la littĂ©rature, les sciences doivent inclure tout le monde. » A la fin de la table ronde, les invitĂ©es ont conclu que la seule maniĂšre de combattre le racisme Ă©tait Ă  travers l’éducation et l’action. « Aux premiers stades de leur Ă©ducation, les enfants ont besoin d’apprendre Ă  voir les autres comme leurs Ă©gaux. Pour que nos systĂšmes Ă©ducatifs soient en mesure de crĂ©er des sociĂ©tĂ©s plus harmonieuses, il est crucial de promouvoir les Ă©changes interculturels, » explique Tauli-Corpuz. L’évĂ©nement s’est poursuivi par l’inauguration de la version abrĂ©gĂ©e de l’exposition itinĂ©rante « Nous et les autres – Des prĂ©jugĂ©s au racisme » en prĂ©sence d’AndrĂ© Delpuech, Directeur du MusĂ©e de l’Homme, qui a prononcĂ© une allocation de bienvenue. L’exposition emporte les visiteurs dans un dĂ©cryptage minutieux des raisonnements qui ont menĂ© aux pratiques racistes et discriminatoires de certaines pĂ©riodes de l’Histoire, et dresse un Ă©tat des lieux des diffĂ©rents comportements racistes et prĂ©jugĂ©s. Conçue par le Museum national d’Histoire naturelle de France, et prĂ©sentĂ©e au MusĂ©e de l’Homme de mars 2017 Ă  janvier 2018 sous le patronage de l’UNESCO, l’exposition voyagera dans diffĂ©rentes villes membres de la Coalition internationale des villes inclusives et durables de l’UNESCO – ICCAR. URL:https://fr.unesco.org/news/education-est-cle-deconstruire-notion-race © UNESCO L'enseignement supĂ©rieur en tant que bien commun 26 mars 2018 Intervention de Simon Marginson, professeur en enseignement supĂ©rieur international et Directeur du Centre for Global Higher education, lors du dĂ©bat stratĂ©gique de l’IIPE sur « L’enseignement supĂ©rieur, un bien commun » L’enseignement supĂ©rieur a connu une croissance rapide ces quarante derniĂšres annĂ©es. Les inscriptions ont plus que doublĂ© en dix ans (avec 214 millions d’étudiants en 2015 contre 100 millions en 2000), dĂ©passant de loin le taux de croissance des populations ou des PIB dans le monde. Le financement public pour l’enseignement supĂ©rieur a accusĂ© le contrecoup de cette hausse, et ce sont de plus en plus les Ă©tudiants et leurs famille qui doivent en assumer les frais. Aujourd’hui, un tiers environ des Ă©tudiants du supĂ©rieur sont inscrits dans des Ă©tablissements privĂ©s. Cette situation fait l’objet d’un vif dĂ©bat : Ă  qui incombent les coĂ»ts de l’enseignement supĂ©rieur ? Pour y rĂ©pondre, il convient tout d’abord d’examiner ces questions clĂ©s : Ă  qui bĂ©nĂ©ficie l’enseignement supĂ©rieur ? S’agit-il en premier lieu d’un bien public ou privĂ© ? Simon Marginson, professeur et Directeur du Centre for Global Higher education, s’est rendu Ă  l’IIPE pour discuter de cette problĂ©matique dans le cadre de la sĂ©rie de dĂ©bats stratĂ©giques organisĂ©s par l’Institut. Le public Ă©tait venu en nombre et l’analyse factuelle de M. Marginson a conduit Ă  un dĂ©bat animĂ© avec les autres invitĂ©s. Selon un solide corpus d’études, l’individu tire nombre d’avantages de l’enseignement supĂ©rieur. En revanche, il est bien plus difficile de dĂ©montrer et mesurer les bienfaits pour la communautĂ©, qu’ils soient Ă©conomiques, sociaux ou Ă©ducatifs. M. Marginson a cependant dĂ©fendu l’idĂ©e que l’enseignement supĂ©rieur dĂ©bouche effectivement sur des avantages collectifs, en s’appuyant sur la notion qu’il est Ă  la fois un bien public et un bien commun. L’apprĂ©hender comme un « bien commun » est selon lui l’approche la plus pertinente, car on comprend mieux ainsi ses atouts multiples pour la sociĂ©tĂ© et la communautĂ© internationale. Le gros du dĂ©bat n’a pas portĂ© sur cette idĂ©e de « bien commun » mais sur la notion de « bien public ». M. Marginson a fait remarquer qu’en Ă©conomie, le bien public est dĂ©fini comme non rival (c’est-Ă -dire qu’il peut ĂȘtre consommĂ© sans s’épuiser) et non excluable (le consommer n’empĂȘche personne d’autre d’y avoir accĂšs). Dans les cas oĂč des biens publics, comme certains types de recherche, sont sous-produits sur les marchĂ©s Ă©conomiques, les investissements publics sont justifiĂ©s : il s’agit de veiller Ă  ce que leur production contribue au bien-ĂȘtre global. En revanche, certains autres biens, comme l’a expliquĂ© M. Marginson, peuvent ĂȘtre vus comme publics ou privĂ©s, par exemple les postes d’enseignants et les places disponibles dans les Ă©tablissements, en fonction du systĂšme dans lequel s’inscrit l’accĂšs Ă  l’enseignement supĂ©rieur : est-il concurrentiel et/ou stratĂ©fiĂ©, aboutissant Ă  des avantages diffĂ©renciĂ©s pour les Ă©tudiants ? On peut approfondir la dĂ©finition avec un autre sens de « public », soit « produit par l’État ». Afin d’illustrer les diffĂ©rentes façons d’apprĂ©hender les biens Ă©ducatifs en fonction de leur contexte, M. Marginson a commentĂ© un graphique oĂč figurent quatre encadrĂ©s reprĂ©sentant quatre situations diffĂ©rentes, dont deux extrĂȘmes (l’enseignement supĂ©rieur comme marchĂ© commercial et comme dĂ©mocratie sociale).  Dans de nombreux pays, les systĂšmes d’enseignement supĂ©rieur ont conduit Ă  une hiĂ©rarchie en matiĂšre de dĂ©bouchĂ©s professionnels : les instituts d’élite, au sommet, fournissent Ă  leurs diplĂŽmĂ©s des avantages individuels en termes de cariĂšres et de salaires, renforçant ainsi Ă  la stratification sociale. M. Marginson a proposĂ© un modĂšle alternatif, en vertu duquel l’enseignement supĂ©rieur est envisagĂ© comme un bien commun qui offre Ă  un maximum de personnes des opportunitĂ©s Ă©gales dans l’intĂ©rĂȘt d’une sociĂ©tĂ© plus Ă©quitable, unie et axĂ©e sur les droits. Cette vision n’implique pas forcĂ©ment que toutes les formes d’enseignement supĂ©rieur devraient ĂȘtre fournies ou financĂ©es par l’État, mais en revanche, les instituts privĂ©s devraient faire l’objet de rĂ©glementations visant Ă  garantir qu’ils contribuent au caractĂšre d’utilitĂ© publique de l’enseignement supĂ©rieur. Dans le monde entier, des pays organisent leur systĂšme d’enseignement supĂ©rieur en fonction de diverses traditions et conceptions de ce qui est public et commun. M. Marginson a ainsi citĂ© l’exemple de la RĂ©publique de CorĂ©e, oĂč l’enseignement supĂ©rieur est avant tout privĂ© mais Ă©troitement rĂ©glementĂ©. M. Marginson a conclu sur l’idĂ©e que l’enseignement supĂ©rieur doit ĂȘtre perçu comme un bien commun mondial. Dans le contexte d’une mondialisation croissante, les instituts d’enseignement supĂ©rieur interagissent au-delĂ  des frontiĂšres nationales et sont devenus des espaces de recherche et d’apprentissage interconnectĂ©s. Cependant, il n’existe pas d’État mondial qui se chargerait de rĂ©partir Ă©quitablement les avantages et veillerait Ă  la production d’un bien commun vĂ©ritablement planĂ©taire. Il y a de bonnes raisons d’appeler les organisations internationales Ă  endosser ce rĂŽle, dans la mesure oĂč leurs financements et leur position le permettent. Michaela Martin, spĂ©cialiste de programme de l’IIPE en enseignement supĂ©rieur, a fait remarquer que dans ce domaine, les frontiĂšres entre privĂ© et public sont de plus en plus fines, avec une part toujours plus importante d’investissements privĂ©s. Selon elle, si l’on veut rationaliser le dĂ©bat sur l’origine des financements, il serait utile de dĂ©terminer et de mesurer plus clairement les bienfaits que procure l’enseignement supĂ©rieur, Ă  la fois Ă©conomiques, sociaux, Ă©ducatifs, et tant inviduels que collectifs. Les avantages Ă©ducatifs sont trop souvent nĂ©gligĂ©s ; les Ă©tudiants apprĂ©cient leurs Ă©tudes supĂ©rieures non seulement parce qu’elles leur offrent de meilleurs dĂ©bouchĂ©s professionnels, mais aussi parce qu’elles contribuent Ă  leur Ă©ducation personnelle et intellectuelle. Mme Martin a fait rĂ©fĂ©rence au programme Éducation 2030, dont la cible 4.3 encourage les pays Ă  « faire en sorte que les femmes et les hommes aient tous accès dans des conditions d’égalité à un enseignement technique, professionnel ou tertiaire, y compris universitaire, de qualité et d’un coût abordable ». Cette formulation correspond clairement Ă  une conception de l’enseignement supĂ©rieur comme bien commun mondial. L’IIPE a conduit des Ă©tudes Ă  ce sujet, et Mme Martin a renvoyĂ© l’auditoire vers le Document d’orientation GEM/IIPE intitulĂ© « Six façons de garantir que l’enseignement supĂ©rieur ne laisse personne sur le carreau », qui propose des orientations aux pays en dĂ©veloppement sur le mise en place de politiques Ă©quitables tant en matiĂšre d’admission que de financement.#StrategicDebate: voir la vidĂ©o du dĂ©bat en anglais (possibilitĂ© de mettre des sous-titres en français)Pour afficher les sous-titres de la vidĂ©o :1) Cliquez sur l'icĂŽne des paramĂštres situĂ©e en bas de l'Ă©cran vidĂ©o.2) Cliquez sur Sous-titres, puis Traduire automatiquement3) SĂ©lectionnez une langue Voir la prĂ©sentation power point du dĂ©bat (en anglais) :PrĂ©sentation de Simon Marginson URL:http://www.iiep.unesco.org/fr/lenseignement-superieur-en-tant-que-bien-commun-4445 © UNESCO Éducation sexuelle complĂšte pour prĂ©venir la violence basĂ©e sur le genre 16 mars 2018 À l’occasion d’une rĂ©union parallĂšle organisĂ©e le 13 mars en marge de la 62Ăšme session de la Commission de la condition de la femme au SiĂšge des Nations Unies, l'UNESCO, le FNUAP et ONU-Femmes ont prĂ©sentĂ© la version rĂ©visĂ©e des Principes directeurs internationaux sur l’éducation sexuelle, lors de « L’éducation pour un avenir en bonne santĂ© ». L'Ă©vĂ©nement fait suite Ă  la JournĂ©e internationale de la femme, le 8 mars, et lance un appel appuyĂ© afin que chacun rĂ©flĂ©chisse, agisse et adopte une approche inclusive du genre. PrĂ©valence de la violence basĂ©e sur le genre Chaque annĂ©e, environ 246 millions d'enfants sont soumis Ă  une forme de violence basĂ©e sur le genre, notamment la maltraitance, le harcĂšlement, la violence psychologique et le harcĂšlement sexuel au sein ou sur le chemin de l’école. 25 % des enfants font l’expĂ©rience de la violence physique et 36 % de la violence Ă©motionnelle. L’éducation des jeunes reprĂ©sente la seule vraie solution Ă  long terme Ă  la violence basĂ©e sur le genre. Il faut cependant qu’elle soit une Ă©ducation sexuelle complĂšte de qualitĂ©, appropriĂ©e Ă  l'Ăąge et basĂ©e sur les faits. Contrairement Ă  ce que clament souvent les adversaires de l’éducation sexuelle, l’éducation sexuelle complĂšte n’est pas seulement une affaire de sexe. Correctement dispensĂ©e, elle Ɠuvre en faveur de la santĂ© et du bien-ĂȘtre, du respect des droits de l'homme et de l'Ă©galitĂ© des sexes et elle permet aux enfants et aux jeunes de mener une vie sĂ»re et productive. En particulier, elle enseigne que toutes les formes de violence basĂ©e sur le genre sont mauvaises et constituent une violation des droits de l'homme. Non seulement les jeunes apprennent Ă  reconnaĂźtre et Ă  s’abstenir de toute forme de violence basĂ©e sur le genre, mais ils apprennent aussi Ă  la prĂ©venir, Ă  ne pas commettre ce type de violence et Ă  trouver de l'aide. Ils acquiĂšrent Ă©galement des compĂ©tences essentielles pour la vie comme l'empathie, la nĂ©gociation, la prise de dĂ©cision et la pensĂ©e critique, qui leur permettent de remettre en question les normes sociales et culturelles qui sous-tendent l’inĂ©galitĂ© des structures de genre et de pouvoir et qui souvent conduisent Ă  la violence. L'importance de l’éducation sexuelle complĂšte MalgrĂ© les preuves claires et convaincantes des avantages de l’éducation sexuelle complĂšte intĂ©grĂ©e au programme d’enseignement, les enfants et les jeunes sont trop peu nombreux Ă  en bĂ©nĂ©ficier. Pour contribuer Ă  changer cette situation, l'UNESCO a publiĂ© les Principes directeurs internationaux Ă  l’éducation sexuelle qui ont Ă©tĂ© entiĂšrement rĂ©actualisĂ©s. Produits en collaboration avec l’ONUSIDA, le Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP), le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF), ONU-Femmes et l'Organisation mondiale de la SantĂ© (OMS), les Principes directeurs aident les responsables de l'Ă©ducation, de la santĂ© et les autres autoritĂ©s compĂ©tentes Ă  dĂ©velopper et Ă  mettre en Ɠuvre des programmes et des matĂ©riels d'Ă©ducation sexuelle. Le document plaide en faveur de l’éducation sexuelle complĂšte, comme moyen d’aider les jeunes Ă  surmonter les dĂ©fis importants que leur posent les problĂšmes de sexualitĂ© et de santĂ© reproductive, en particulier au moment de la pubertĂ©. Ces dĂ©fis incluent l'accĂšs Ă  la contraception, les grossesses prĂ©coces, les infections sexuellement transmissibles (IST), le VIH et le SIDA. Qu’apprend-on aux enfants ? Les Principes directeurs vont plus loin encore. Ils prĂ©cisent les concepts clĂ©s, les thĂšmes et les objectifs d’apprentissage qui devraient guider le dĂ©veloppement de programmes d’enseignement adaptĂ©s au niveau local et destinĂ©s aux Ă©lĂšves de 5 Ă  18 ans et plus. Ils incluent des concepts comme la violence et les moyens de se protĂ©ger, en les subdivisant en leçons sur le consentement, la vie privĂ©e et l'intĂ©gritĂ© physique. Pour les Ă©lĂšves de 5 Ă  8 ans, cela les aide Ă  dĂ©crire la situation Ă  un parent, Ă  un tuteur ou Ă  un adulte de confiance, dans le cas oĂč ils feraient l’expĂ©rience de la violence. Pour les Ă©lĂšves de plus de 15 ans, ils enseignent des notions plus complexes concernant le consentement. Les Principes directeurs conseillent d'enseigner la tolĂ©rance, l'inclusion et le respect. Ils offrent une orientation aux jeunes apprenants afin qu’ils traitent toute personne avec dignitĂ©, et les Ă©lĂšves plus ĂągĂ©s apprennent Ă  comprendre les concepts plus larges du harcĂšlement et de l’intimidation, reconnaissant Ă  chacun le droit d’en parler et faisant la dĂ©monstration de moyens de riposte. Le jeune apprenant commence Ă  comprendre que nos idĂ©es et les stĂ©rĂ©otypes du genre peuvent avoir un effet sur la façon dont nous traitons les autres et il apprend Ă  dĂ©finir la violence basĂ©e sur le genre. Au dĂ©but de l’adolescence, il apprend Ă  identifier toutes les formes de violence basĂ©e sur le genre, telles que le harcĂšlement sexuel, la violence domestique, la violence homophobe et le viol. Devenant jeune adulte, cet enfant est capable de reconnaĂźtre la violence d’un partenaire intime et il sait comment sortir d’une relation abusive. Que faire maintenant ? Les Ă©coles peuvent jouer un rĂŽle essentiel dans l’élimination de la violence basĂ©e sur le genre. Comme l’expliquent les Principes directeurs, elles doivent mettre en Ɠuvre des politiques de tolĂ©rance zĂ©ro en matiĂšre de harcĂšlement sexuel et d'intimidation, notamment de stigmatisation et de discrimination fondĂ©e sur l'orientation sexuelle et l'identitĂ© du genre. Les gouvernements aussi doivent agir. Les Principes directeurs appuient les gouvernements afin qu’ils assurent Ă  tous les enfants et Ă  tous les jeunes l’accĂšs Ă  une Ă©ducation sexuelle complĂšte fondĂ©e sur les faits, intĂ©grĂ©e Ă  leur programme d’enseignement, sachant que cela est essentiel aux efforts plus gĂ©nĂ©raux entrepris pour mettre fin au harcĂšlement et aux agressions sexuelles. Il faut du temps aux cultures pour changer. Fort heureusement, il devient non seulement acceptable, mais aussi habituel, de s’exprimer contre les incidences de violence basĂ©e sur le genre, comme le harcĂšlement sexuel et la maltraitance. GrĂące Ă  l’éducation sexuelle complĂšte, la prochaine gĂ©nĂ©ration d'enfants et de jeunes se trouve en meilleure position pour aider Ă  crĂ©er une sociĂ©tĂ© inclusive, oĂč existe l’égalitĂ© entre les genres.  Consulter les Principes directeurs internationaux sur l'Ă©ducation sexuelle. Pour en savoir plus sur l’action de l’UNESCO en matiĂšre d’éducation Ă  la santĂ© et au bien-ĂȘtre.  URL:https://fr.unesco.org/news/education-sexuelle-complete-prevenir-violence-basee-genre?language=fr © UNESCO Construire les compĂ©tences interculturelles au Costa Rica 14 mars 2018 Du 7 au 9 mars 2018, en coopĂ©ration avec le MinistĂšre de la Culture et de la Jeunesse du Costa Rica, Parque La Libertad, l’Institution nationale des droits de l'homme du Costa Rica ainsi que le Centre Culturel espagnol au Costa Rica, l’UNESCO a menĂ© le troisiĂšme pilote de son manuel sur les compĂ©tences interculturelles fondĂ©es sur les Droits de l’homme.En s’appuyant sur les prĂ©cĂ©dentes sessions pilotes Ă  Bangkok en ThaĂŻlande et Ă  Harare au Zimbabwe, le pilote au Costa Rica a donnĂ© une opportunitĂ© supplĂ©mentaire de tester l’adaptabilitĂ© et l’efficacitĂ© du manuel dans diffĂ©rents contextes, tant dans sa perspective de facilitation que dans sa capacitĂ© Ă  crĂ©er  des compĂ©tences individuelles pour le dialogue interculturel et la comprĂ©hension mutuelle. Lors de ces trois jours, l’UNESCO a animĂ© une formation d’instructeurs avec les autoritĂ©s locales, des responsables d’ONG locales, des Ă©ducateurs et d’autres dirigeants de communautĂ©s ainsi que deux sessions pilotes, coordonnĂ©es par le personnel local nouvellement formĂ©, avec plus de 70 participants originaires de diverses couches de la population. Ces sessions pilotes ont portĂ© une attention particuliĂšre aux groupes indigĂšnes et aux initiatives communautaires axĂ©es sur les jeunes pour la prĂ©vention de la violence. Mme Viviana Boza, vice-ministre de la jeunesse du Costa Rica, a ouvert les dĂ©bats soulignant « l’importance de cette collaboration qui permet d’amĂ©liorer notre comprĂ©hension des diffĂ©rences culturelles et des dĂ©fis auxquels fait face le Costa Rica afin de faire avancer la rĂ©solution des conflits interculturels et intergĂ©nĂ©rationnels. » Dans le contexte d’une diversitĂ© et interaction culturelle grandissante dans la sous-rĂ©gion, la mĂ©thodologie prĂ©sentĂ©e dans ce manuel propose une activitĂ© accessible sur la base du storytelling  pour rapprocher les individus et les faire rĂ©flĂ©chir au sujet de leurs diffĂ©rences et questionner les idĂ©es prĂ©conçues. Le manuel offre une opportunitĂ© unique pour les participants d’amĂ©liorer leur capacitĂ© Ă  faire preuve d’empathie, de tolĂ©rance, d’écoute et de comprĂ©hension et, ce faisant, de rĂ©flĂ©chir aux sources de conflits et d’incomprĂ©hension. En effet, compte tenu des sĂ©rieux dĂ©fis mondiaux auxquels est confrontĂ©e l’humanitĂ© au 21Ăšme siĂšcle, apprendre Ă  vivre ensemble est un impĂ©ratif pour faire avancer le dĂ©veloppement durable et inclusif. A cette fin, apprendre Ă  ĂȘtre interculturellement compĂ©tent, c’est Ă   dire, avoir les compĂ©tences nĂ©cessaires pour renforcer les liens et la comprĂ©hension au-delĂ  des diffĂ©rences, est essentiel. Les leçons tirĂ©es de cette session pilote façonneront les rĂ©visions finales apportĂ©es au manuel pour maximiser sa pertinence une fois publiquement publiĂ©, en y incluant les contextes  de l’AmĂ©rique latine et des CaraĂŻbes. La session a Ă©galement contribuĂ© Ă  la crĂ©ation d’un groupe solide  d’animateurs formĂ©s afin de faciliter la distribution et l’usage du manuel Ă  la suite de sa publication prĂ©vue avant la fin de l’annĂ©e 2018. Contacts: Euan Mackway-Jones, UNESCO Paris, e.mackway-jones@unesco.org Juan Pablo Ramirez-Miranda, Bureau de l'UNESCO Ă  San JosĂ©, jp.ramirez-miranda@unesco.org URL:http://www.unesco.org/new/fr/media-services/single-view/news/building_intercultural_competences_in_costa_rica/ Rawpixel.com/Shutterstock.com Éducation et protection de la petite enfance, berceau de la cohĂ©sion sociale 9 mars 2018 L’éducation et la protection de la petite enfance (EPPE) de qualitĂ© ont le pouvoir de transformer la vie des enfants. Elles peuvent contribuer Ă  une meilleure efficacitĂ© des systĂšmes d’éducation et de santĂ© et Ă  produire une main-d'Ɠuvre mieux formĂ©e et qualifiĂ©e. L'attention portĂ©e Ă  la petite enfance peut aussi aider Ă  construire des sociĂ©tĂ©s plus Ă©gales et inclusives, en offrant aux enfants exclus et dĂ©favorisĂ©s un solide fondement en vue de leur apprentissage tout au long de la vie, durant toute leur vie. Le bon moment, c’est maintenant La petite enfance est la pĂ©riode pendant laquelle la promotion de l'Ă©galitĂ© des sexes et d’une culture de paix apporte une rĂ©elle diffĂ©rence, au moment oĂč le rythme de dĂ©veloppement du cerveau est Ă  son maximum. Les enfants exposĂ©s Ă  un Ăąge prĂ©coce Ă  des valeurs et Ă  des attitudes favorables Ă  l'Ă©galitĂ© des sexes et Ă  la paix ont toutes les chances de les conserver plus tard dans la vie. Â« Il y a beaucoup de choses nĂ©cessaires qui peuvent attendre. L'enfant ne peut pas. C’est maintenant que ses os se forment, que son esprit se dĂ©veloppe. Nous ne pouvons pas lui dire « attendons demain », il symbolise le prĂ©sent. » (Gabriela Mistral) Il est donc fondamental d’investir dans l’EPPE pour rĂ©aliser l’Agenda Éducation 2030 et plus largement le Programme de dĂ©veloppement durable des Nations Unies. Lenteur des progrĂšs L'inclusion de l’EPPE dans l’Objectif de dĂ©veloppement durable 4 (ODD 4), dans le cadre de la Cible 4.2, reconnaĂźt le potentiel inexploitĂ© que reprĂ©sente une EPPE de qualitĂ© pour les personnes et les sociĂ©tĂ©s, invitant les pays « d’ici Ă  2030, Ă  faire en sorte que toutes les filles et tous les garçons aient accĂšs Ă  des activitĂ©s de dĂ©veloppement et de soins dĂšs la petite enfance et Ă  une Ă©ducation prĂ©scolaire de qualitĂ© qui les prĂ©pare Ă  suivre un enseignement prĂ©scolaire. En 2007, l'UNESCO a rappelĂ© Ă  la communautĂ© internationale que, dans le monde, la moitiĂ© des pays n'avait pas mis en place des politiques EPPE pour les enfants de moins de trois ans. Dans de nombreux pays, des progrĂšs ont Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©s en matiĂšre de scolarisation au niveau prĂ©primaire, mais davantage d’efforts sont indispensables pour mettre l’EPPE au cƓur des systĂšmes Ă©ducatifs et rĂ©aliser ses immenses avantages pour la sociĂ©tĂ©. CohĂ©sion sociale En partenariat avec la Commission nationale française pour l'UNESCO, l’UNESCO organise le Colloque international « Éducation et protection de la petite enfance, berceau de la cohĂ©sion sociale » qui se tient les 5 et 6 mars 2018 au SiĂšge de l’UNESCO Ă  Paris. Le Colloque est l’expression de l'engagement pris par l’UNESCO en faveur du dĂ©veloppement et de l’amĂ©lioration de l’EPPE dans le monde. Il tire parti de l’impulsion donnĂ©e par la communautĂ© internationale en faveur de l’EPPE et sensibilise les pays au rĂŽle que joue une EPPE de qualitĂ© dans l’avancement de la cohĂ©sion sociale. Le Colloque renforce au niveau international les connaissances et la base d’élĂ©ments factuels concernant les bonnes et pratiques en matiĂšre d’EPPE. Il a Ă©galement pour objectif d’encourager les pays Ă  intĂ©grer l’EPPE, en particulier dans leur mise en Ɠuvre de la cible de l’ODD 4.5 (InĂ©galitĂ©s dans le domaine de l'Ă©ducation), la cible de l’ODD 4.7 (Éducation en vue du dĂ©veloppement durable, Ă©ducation aux droits de l'homme et Ă  la paix) et la RĂ©solution 2017 des Nations Unies portant sur une DĂ©claration et un Programme d’action sur une culture de la paix, qui dĂ©finit l’EPPE comme une stratĂ©gie essentielle Ă  la construction de la paix. Agence chef de file pour la coordination de l’Agenda Éducation 2030, l'UNESCO agit en faveur de l'inclusion dans l'Ă©ducation, par le biais d’une EPPE holistique et de qualitĂ© pour tous les enfants ĂągĂ©s de plus de 3 ans. L'UNESCO travaille sur la politique et le dĂ©veloppement de bonnes pratiques, y compris dans le domaine du dĂ©veloppement professionnel des enseignants avec le projet EnquĂȘte auprĂšs des enseignants de l’Éducation prĂ©-primaire (STEPP). -- Plus d’informations : Colloque international sur l’EPPE : page ÉvĂ©nements de l’UNESCO ou site internet de la Commission nationale française pour l'UNESCO Action de l’UNESCO en matiĂšre d’EPPE URL:https://fr.unesco.org/news/education-protection-petite-enfance-berceau-cohesion-sociale © UNESCO L'UNESCO et l'Talkmate renforcent leur partenariat sur la diversitĂ© linguistique en faveur de la citoyennetĂ© mondiale et le dĂ©veloppement durable 27 fĂ©vrier 2018 L'UNESCO et Talkmate annoncent le renforcement de leur partenariat sur le dĂ©veloppement de l'Atlas mondial des langues de l'UNESCO en dĂ©veloppant les efforts communs pour l'organisation de l'AnnĂ©e 2019 de la promotion de la citoyennetĂ© mondiale par la diversitĂ© linguistique et le multilinguisme. Plus de 50% des quelque 6700 langues parlĂ©es aujourd'hui risquent de disparaĂźtre totalement ou manquent de ressources, avec un accĂšs limitĂ© Ă  des outils et Ă  des ressources linguistiques appropriĂ©s. En particulier, les langues parlĂ©es par les peuples autochtones reprĂ©sentent un pourcentage Ă©norme de ces langues en danger. Cette situation reprĂ©sente un dĂ©fi non seulement pour la prĂ©servation de leur identitĂ© culturelle et les traditions de partage, mais dĂ©montre Ă©galement l'impossibilitĂ© d'accĂ©der Ă  la communautĂ© en ligne dans leurs langues respectives. Cette menace d'accĂšs Ă  un cyberespace multilingue devrait ĂȘtre considĂ©rĂ©e comme une urgence impĂ©rieuse Ă©tant donnĂ© que seulement 5% des langues du monde sont actuellement prĂ©sentĂ©es dans le cyberespace. Le partenariat entre l'UNESCO et Talkmate sur l'Atlas mondial des langues vise Ă  dĂ©velopper une plate-forme innovante et Ă©volutive soutenue par les TIC pour accĂ©der aux donnĂ©es sur la diversitĂ© linguistique dans le monde. Ce partenariat contribuera Ă  encourager la collaboration des parties prenantes pour sensibiliser sur l'importance de la diversitĂ© linguistique et du multilinguisme, dans la perspective de rĂ©aliser l'Agenda 2030 pour le dĂ©veloppement durable dans son ensemble, et en particulier pour Ă©liminer la pauvretĂ©, l'analphabĂ©tisme et lutter contre la discrimination. A long terme, le partenariat contribuera Ă  atteindre l’ Agenda 2030 pour le dĂ©veloppement durable dans son ensemble, afin d'assurer un cyberespace multilingue par l'application efficace des TIC, qui sont essentielles pour l'Ă©ducation et des outils de communication qui aident les collectivitĂ©s et les organisations d'avoir accĂšs Ă  l'Ă©ducation, de partager l'information, fournir des services et des biens, pour lesquels les citoyens ont le droit dans le contexte des sociĂ©tĂ©s libres, pluralistes, participatives, durables et de savoir inclusives. L'UNESCO, en collaboration avec Talkmate, s'est engagĂ©e Ă  prĂ©server la diversitĂ© linguistique, culturelle et patrimoine documentaire. Par consĂ©quent, la collaboration entre les deux partenaires sera Ă©tendu aussi Ă  l'appui de l’AnnĂ©e internationale des langues autochtones 2019, que l’UNESCO organise, en tant que l'agence principale de l’ONU. Une annonce officielle de l'accord de partenariat renouvelĂ© et Ă©tendu sera faite au cours de la cĂ©rĂ©monie qui aura lieu le 23 fĂ©vrier 2018 au SiĂšge de l'UNESCO Ă  Paris. URL:https://fr.unesco.org/news/unesco-talkmate-renforcent-leur-partenariat-diversite-linguistique-faveur-citoyennete-mondiale © Shutterstock.com Forum Urbain Mondial - L'UNESCO prĂ©sente une approche pluridimensionnelle des villes rĂ©silientes 20 fĂ©vrier 2018 D’ici 2050, le monde sera au deux tiers urbain, plaçant les villes au centre des dĂ©fis et opportunitĂ©s mondiaux. La migration est un facteur majeur d'urbanisation qui contribue significativement au dĂ©veloppement Ă©conomique et Ă  la diversitĂ© culturelle. Au fur et Ă  mesure que les personnes et les biens se concentrent dans les villes, celles-ci deviennent de plus en plus vulnĂ©rables Ă  l'impact du changement climatique, des catastrophes et des conflits. Pourtant, si elles sont bien planifiĂ©es et bien gĂ©rĂ©es, les villes deviendront un moteur essentiel pour le dĂ©veloppement durable. Pour que les villes soient inclusives, sĂ»res et rĂ©silientes, les gouvernements, les maires et les parties prenantes locales ont besoin de politiques urbaines qui intĂšgrent le soft power de la culture, de l'Ă©ducation, de la science et de l'intĂ©gration sociale, comme suggĂ©rĂ© par le Nouvel Agenda, adoptĂ© Ă  la confĂ©rence Habitat III en 2016. La participation de l'UNESCO au 9Ăšme Forum Urbain Mondial Ă  Kuala Lumpur, en Malaisie, du 7 au 13 fĂ©vrier 2018, l’a confirmĂ©, avec cinq Ă©vĂ©nements qui ont mobilisĂ© des personnalitĂ©s locales et internationales sur la maniĂšre dont les villes peuvent forger un avenir durable. Les villes en situation de post-conflit et de post-catastrophe sont confrontĂ©es Ă  de nombreux dĂ©fis. Elles ont Ă©tĂ© au centre de l'Ă©vĂ©nement de rĂ©seautage sur « Culture, redressement et reconstruction » menĂ© par l'UNESCO et la Banque mondiale. « La culture doit ĂȘtre placĂ©e au cƓur des processus de reconstruction et de redressement en intĂ©grant le patrimoine culturel et naturel, le patrimoine immatĂ©riel et la crĂ©ativitĂ© dans des stratĂ©gies intĂ©grĂ©es reposant sur des approches centrĂ©es sur les personnes et sur les lieux », a dĂ©clarĂ© Sameh Wahba. Directeur du DĂ©veloppement Urbain et Territorial, de la Gestion des Risques de Catastrophe et de la RĂ©silience. Les experts ont soulignĂ© que les stratĂ©gies de rĂ©gĂ©nĂ©ration urbaine doivent utiliser la culture comme une ressource, un atout et un outil clĂ© et s'appuyer sur l'approche «3-P» (en anglais people, places and policies) dĂ©finie dans le Rapport Mondial de l’UNESCO Culture: Futur Urbain.L'Ă©vĂ©nement de formation sur « La crĂ©ativitĂ© en faveur des villes durables : la culture, levier d’inclusion sociale, de dĂ©veloppement Ă©conomique et de rĂ©silience Â» co-organisĂ© par l'UNESCO et ONU Habitat a soulignĂ© l'importance du patrimoine culturel, du patrimoine vivant, de la culture et des industries crĂ©atives pour l’élaboration, l’implĂ©mentation et l’évaluation des politiques de dĂ©veloppement urbain engagĂ©es dans la culture. "La culture est un Ă©lĂ©ment clĂ© de l'humanisation des villes", a dĂ©clarĂ© Christine Musisi, Directrice des Relations Internationales Ă  ONU-Habitat. Virginio Merola, Maire de Bologne (Italie), a soulignĂ© que la responsabilitĂ© principale des maires et des autoritĂ©s locales est de renforcer les «biens communs urbains» et d'utiliser la culture pour crĂ©er des conditions de vie sociale, culturelle et gĂ©nĂ©rationnelle afin de vivre en harmonie au sein des diffĂ©rentes communautĂ©s. L'importance de mesurer la contribution rĂ©elle de la culture aux processus de dĂ©veloppement urbain a Ă©tĂ© soulignĂ©e, afin de s’appuyer non seulement sur sa valeur Ă©conomique mais aussi sur son impact sur l'Ă©ducation, le bien-ĂȘtre, la rĂ©silience et l'inclusion sociale. L'Ă©vĂ©nement de l'UNESCO sur le thĂšme Â«Construire la rĂ©silience urbaine» Ă©tait centrĂ© sur la maniĂšre dont les villes font face Ă  l’approvisionnement en eau et les risques naturels. Les services d'eau, par exemple, peuvent ĂȘtre fortement affectĂ©s par le changement climatique. Il existe de nombreuses meilleures pratiques et solutions reproductibles pour la gestion et les politiques de l'eau, et la rĂ©duction des risques de catastrophe. Le Dr. Nicola Tollin, membre de la Chaire UNESCO de durabilitĂ© de l'UniversitĂ© technique de Catalogne, PrĂ©sident de RECNET (Recycling City Network) et Directeur exĂ©cutif du Programme international sur la rĂ©silience urbaine, RESURBE, a dĂ©montrĂ© la nĂ©cessitĂ© de rapprocher les actions locales et internationales sur le climat au niveau urbain. Les projets qui utilisent des solutions basĂ©es sur la nature pour la gestion de l'eau et gĂ©nĂšrent des co-bĂ©nĂ©fices environnementaux, Ă©conomiques, sociaux et climatiques. La mĂ©thodologie VISUS, mĂ©thodologie d'Ă©valuation scientifique de la sĂ©curitĂ© scolaire a Ă©galement Ă©tĂ© prĂ©sentĂ©e, ainsi que des exemples de partage et d'Ă©change de connaissances sur l'eau du Programme hydrologique international de l'UNESCO dans le cadre de l'Alliance MĂ©gapoles pour l'eau et le climat (AMEC), autant d’outils et de ressources utiles pour amĂ©liorer la rĂ©silience des villes. Le nombre de migrants internationaux dans le monde ayant augmentĂ© rapidement ces derniĂšres annĂ©es, atteignant 258 millions en 2017 (ONU DAES, 2017), et la migration interne, - bien que plus difficile Ă  dĂ©terminer -, Ă©tant cosnidĂ©rable, l’évĂ©nement de rĂ©seautage sur "IntĂ©grer les migrants dans les villes: dĂ©fis et opportunitĂ©s" a examinĂ© l'importance d'une approche holistique, intersectorielle et collaborative de l'intĂ©gration des migrants dans les villes. L'UNESCO, en partenariat avec le PNUD, ONU-Habitat et l’OIM, a prĂ©sentĂ© des donnĂ©es issues de recherches rĂ©centes sur les migrations et des rĂ©ponses politiques qui peuvent aider au niveau national et local Ă  faire face Ă  la circulation Ă  grande Ă©chelle de personnes, tant Ă  l'intĂ©rieur qu'Ă  l'international. Parmi les rĂ©sultats qui encouragent l'apprentissage de la cohabitation durable dans les villes, la nĂ©cessitĂ© d'une planification urbaine Ă  long terme qui intĂšgre les aspects politiques, Ă©conomiques, culturels et sociaux de la vie en ville. La santĂ© et le bien-ĂȘtre des communautĂ©s dans les espaces urbains ont Ă©tĂ© discutĂ©s dans le cadre de l'Ă©vĂ©nement parallĂšle de l’UNESCO et la Banque Asiatique du DĂ©veloppement (BAD) «L'inactivitĂ© physique et l'augmentation des maladies non transmissibles» de l'UNESCO. Les experts ont prĂ©conisĂ© la crĂ©ation d'espaces publics ouverts et sĂ»rs pour le sport afin de stimuler le dĂ©veloppement socio-Ă©conomique dans la rĂ©gion Asie-Pacifique, en particulier dans la lutte contre les maladies non transmissibles, un problĂšme mondial en augmentation partout dans le monde. Le plan d'action de Kazan, adoptĂ© par le Conseil ministĂ©riel de l'Ă©ducation physique et du sport en 2017, Ă©tablit une feuille de route mondiale reliant le sport, les Objectifs pour le DĂ©veloppement Durable (ODD) et d’autres cadres de dĂ©veloppement importants. Les panĂ©listes ont prĂ©sentĂ© plusieurs initiatives locales Ă  travers lesquelles les villes, qui ont dĂ©veloppĂ© le sport, ont vu des amĂ©liorations dans le bien-ĂȘtre et l'appartenance de la communautĂ©, en particulier pour la jeunesse. Pour plus d'informations sur la participation de l'UNESCO au 9Ăšme Forum Urbain Mondial et son action pour des villes durables, cliquez ici. URL:https://fr.unesco.org/news/forum-urbain-mondial-unesco-presente-approche-pluridimensionnelle-villes-resilientes Default news image Comment allez-vous ‘aimer l’ocĂ©an’ ? Pour la Saint-Valentin, agissez pour votre ocĂ©an ! 18 fĂ©vrier 2018 Montrez votre engagement pour votre ocĂ©an (et votre santĂ©) – Pour la Saint-Valentin, l’équipe de Sea Change appelle chacun d’entre nous Ă  s’engager Ă  aimer l’ocĂ©an (#LovetheOcean) et Ă  encourager les autres Ă  faire de mĂȘme en partageant cet amour sur les rĂ©seaux sociaux. Il est facile de dire que nous aimons l’ocĂ©an mais pour beaucoup d’entre nous, les actions quotidiennes racontent une toute autre histoire. Les mers de plastique, la diminution des stocks de poissons et l’acidification des mers ne sont que quelques exemples de la destruction causĂ©e Ă  l’ocĂ©an par les activitĂ©s quotidiennes, qui ont Ă©galement un effet profond sur notre santĂ© et notre bien-ĂȘtre. Notre relation avec l’ocĂ©an est devenue toxique et unilatĂ©rale. AprĂšs tout, l’ocĂ©an nous aime de maniĂšre concrĂšte, Ă©tant Ă  l’origine de la moitiĂ© de l’oxygĂšne que nous respirons, de la rĂ©gulation du climat, de la nourriture, des mĂ©dicaments et d’une variĂ©tĂ© d’activitĂ©s rĂ©crĂ©atives. La campagne « Love the Ocean » vise Ă  rééquilibrer notre relation avec l’ocĂ©an et, ainsi, Ă  montrer notre reconnaissance en nous engageant Ă  prendre des mesures significatives au quotidien, en partageant des promesses et des actions en ligne et en utilisant le hashtag #LovetheOcean. Â« Love the Ocean » coĂŻncide avec la confĂ©rence finale du projet Sea Change financĂ© par Horizon 2020, le programme de recherche et d’innovation de l’Union europĂ©enne, qui aura lieu au siĂšge de l’UNESCO Ă  Paris le 15 fĂ©vrier prochain et qui conclura 3 annĂ©es d’autonomisation et d’éducation des citoyens en faveur d’actions concrĂštes pour notre ocĂ©an. La confĂ©rence se concentrera sur les rĂ©sultats du projet et un plan d’action pour les annĂ©es Ă  venir, en maintenant l’élan de l’ « ocean literacy » et en Ă©tablissant des liens avec les initiatives mondiales dans le contexte de la prochaine DĂ©cennie des Nations Unies pour les sciences ocĂ©aniques au service du dĂ©veloppement durable (2021-2030). C’est avec impatience que Jon Parr, le coordinateur du projet Sea Change, attend la confĂ©rence : Â« Sea Change a voulu insuffler une diffĂ©rence dans notre attitude en Europe, vis-Ă -vis de nos mers et de notre ocĂ©an. Nous nous rassemblons Ă  Paris le 15 fĂ©vrier pour cĂ©lĂ©brer ce qui a Ă©tĂ© accompli et partager notre amour pour l’ocĂ©an. Nous voulons aussi regarder vers l’avenir, poursuivre ce changement. Beaucoup de choses se sont passĂ©es depuis le dĂ©but de Sea Change et je suis convaincu que la prise de conscience de l’importance de l’ocĂ©an dans notre vie quotidienne ne cessera d’augmenter. Nous pouvons tous apporter des changements positifs et montrer notre amour pour l’ocĂ©an avec #LovetheOcean. » Nous vous demandons de montrer quel changement vous vous engagez Ă  faire dans votre vie quotidienne en publiant une photo ou bien une courte vidĂ©o en taguant #LovetheOcean. Il n’y a pas de changement trop grand ou trop petit – vous pourriez vous engager Ă  prendre le bus pour vous rendre au travail ou tout simplement dĂ©cider de ne plus utiliser des pailles jetables en plastique. Chaque action positive fera la diffĂ©rence pour la santĂ© de notre ocĂ©an ! Une sĂ©lection de vos messages sera prĂ©sentĂ©e lors de la confĂ©rence Ă  Paris et fournira des informations prĂ©cieuses Ă  notre Ă©quipe. Vous pouvez Ă©galement utiliser la photo de couverture de notre page Facebook pour partager votre soutien Ă  l’ocĂ©an sur les rĂ©seaux sociaux. Le projet Sea Change vise Ă  favoriser des changements de comportement positifs en amĂ©liorant les connaissances liĂ©es Ă  l’ocĂ©an des citoyens, grĂące Ă  une meilleure comprĂ©hension. Cela permettra aux individus de changer leur comportement, en crĂ©ant un « changement radical » dans la façon dont la sociĂ©tĂ© considĂšre sa relation avec l’ocĂ©an. Cela mĂšnera Ă  des mers saines, Ă  des communautĂ©s robustes et, en fin de compte, Ă  une planĂšte en bonne santĂ©. Nous promouvons notre campagne « Love the Ocean » sur Thunderclap. Pour plus d’information, veuillez cliquer ici. Rejoignez dĂšs aujourd’hui les autres Sea Changers : faites une promesse en utilisant le hashtag #LovetheOcean et taggez-nous sur Facebook, Twitter et Instagram. Visitez la page de notre campagne sur www.lovetheocean.eu et tĂ©lĂ©chargez le dossier de presse ici-mĂȘme ! Si vous ĂȘtes Ă  la recherche d’autres sources d’inspiration, vous trouverez de nombreuses idĂ©es pratiques dans notre sĂ©rie de vidĂ©os sur Vimeo ou sur la page du projet Sea Change. *** Le projet Sea Change est financĂ© par le programme-cadre de recherche et d’innovation de l’Union EuropĂ©enne H2020 (Convention de subvention n° 652644). Le projet, qui a dĂ©butĂ© en mars 2015, se terminera en fĂ©vrier 2018. Le Marine Biological Association du Royaume-Uni (MBA) coordonne le projet. AquaTT est le partenaire responsable de la dissĂ©mination des rĂ©sultats du projet. La Commission ocĂ©anographique intergouvernementale de l’UNESCO a coordonnĂ© les travaux de Sea Change sur la gouvernance maritime en mobilisant les acteurs politiques et les parties prenantes en Europe dans le but d’élaborer une feuille de route pour une interface efficace entre science-sociĂ©tĂ©-politique autour de la gestion durable de l’ocĂ©an. La Commission a par ailleurs coordonnĂ© le dĂ©veloppement de la toute premiĂšre formation en ligne ouverte Ă  tous sur la sensibilisation et les connaissances liĂ©es Ă  l’ocĂ©an, « From ABC to ABSeas: Ocean Literacy for All », suivie par plus de 500 Ă©tudiants dans le monde entier. Jon Parr, coordinateur de Sea Change et directeur adjoint du MBA, a une ample expĂ©rience dans le dĂ©veloppement des infrastructures de recherche et le dĂ©veloppement de programmes d'Ă©change de connaissances. Il a travaillĂ© avec le National Biodiversity Network (NBN) et fait partie de divers groupes tels que le NBN National Schemes and Societies Group et le UKEOF Citizen Science Group. Jon est responsable du programme Ă©ducatif du MBA – y compris le Sea Life Survey, le projet Shore Thing et la confĂ©rence Recorders. Jon a organisĂ© et prĂ©sidĂ© un atelier pour la Commission europĂ©enne sur la collaboration transatlantique en « ocean literacy ». *** Pour plus d’information, veuillez contacter : Francesca Santoro (f.santoro@unesco.org) Tel: +39 041 2601539 Pour plus d’information sur le projet Sea Change, veuillez visiter :www.seachangeproject.eu URL:http://www.unesco.org/new/fr/media-services/single-view/news/how_will_you_love_the_ocean_take_one_action_for_your/