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© Pacto Planeta Une vie plus simple et durable pour les communautés vulnérables en Colombie 6 février 2018 Les pêcheurs qui tirent leurs revenus de la rivière Cauca dans le sud de la Colombie ont vu leurs tâches quotidiennes facilitées par l’adaptation de leurs radeaux traditionnels à l'énergie solaire. Ce n'est que l'une des actions durables concrètes soutenues par Pacto Planeta, une organisation de la société civile qui conçoit, met en œuvre et assure le suivi de projets sociaux et environnementaux à fort impact dans 12 provinces de Colombie. Son objectif principal est d'aider les organisations qui conduisent des projets environnementaux à maximiser leur impact. Le projet est mené en étroite collaboration avec les Laboratoires scolaires pour le développement durable (LEDS) et comporte trois domaines d’action principaux : l'environnement et le changement climatique, la conception de cahiers pédagogiques pour apprendre les mathématiques et l'anglais avec des exercices autour des Objectifs de développement durable (ODD), et la formation des enseignants. Le programme LEDS aide les écoles des populations socialement vulnérables en enseignant aux élèves les six ODD relatifs aux changements climatiques, à la sécurité alimentaire, à l'égalité des genres et à la santé. Cela passe par des programmes volontaires d'un an qui englobent l’aménagement d’espaces éducatifs dans les écoles pour être des laboratoires pour l’apprentissage des ODD, de jardins communautaires, de salles de classe avec des techniques de construction écologiques à faible coût, d’installations solaires et de systèmes de compostage, ainsi que l’amélioration des espaces communs avec des fresques qui sont également destinées à donner aux filles, en particulier, l’envie d’étudier les sciences, la technologie, l’ingénierie et les mathématiques. Satisfaire des besoins variés « Nous travaillons avec une grande variété de communautés, urbaines et rurales, y compris différents groupes ethniques, populations autochtones et populations qui ont subi des violences et des déplacements », a dit le responsable du projet, Christian Verdugo. « Chacun a des besoins différents. À Bogota, de nombreuses personnes ont fui la guérilla pour recommencer leur vie et ont besoin d'un emploi. Dans les zones urbaines, les besoins peuvent concerner l'agriculture durable, ou nous pouvons apprendre aux gens comment transformer les déchets en briques de combustible écologique. Dans les régions particulièrement arides comme Carthagène où le sol est pauvre, la culture hydroponique peut faire une énorme différence. Les communautés autochtones peuvent souffrir de problèmes sociaux tels que l’insécurité alimentaire. » Depuis son lancement, Pacto Planeta a pris part à plus de 350 activités de volontariat d’entreprise dans 12 provinces de Colombie, œuvrant avec les communautés, les enseignants, les élèves dès la maternelle et leurs parents. L’organisation a également participé à deux assemblées des jeunes des Nations Unies à New York. Le projet LEDS est actuellement financé par des entreprises privées et l’objectif pour 2018 est d’obtenir des financements de grandes fondations d’entreprise. D’ici à 2020, l’organisation Pacto Planeta sera présente dans 20 % des écoles publiques en Colombie et cherche déjà à étendre ses activités. « L’année dernière, j’ai participé à l’Assemblée des Nations Unies et j’ai présenté nos travaux à de nombreux amis et collègues guatémaltèques qui partagent la même vision. La plupart des problèmes et des défis sociaux auxquels ils font face sont les mêmes qu’en Colombie. Nous avons prévu de reproduire ce que nous faisons ici au Guatemala où il existe déjà des projets similaires. » Pour Christian, le plus grand défi reste de convaincre des personnes dont les vies ont été marquées par le conflit de croire aux valeurs du développement durable. « Les plus faciles à convaincre sont les enfants et les jeunes, qui sont ouverts et réceptifs aux actions qui doivent être menées pour atteindre les cibles des ODD », a-t-il dit. Les enfants qui ont cultivé leur propre jardin ou appris à gérer l’eau de manière judicieuse endossent facilement des rôles de leaders dans leur environnement local et deviennent des adultes qui encouragent les solutions durables. « Le défi reste de convaincre les personnes âgées de 30 à 40 ans qui sont pauvres et qui vivent dans des régions qui ont souffert de la guérilla. Ils se méfient de tout », a dit Christian. Et il est nécessaire de préparer l’avenir. « La fin du conflit dans plusieurs régions de Colombie conduira à la création de nouveaux centres de population et au développement de petits centres économiques. C’est pourquoi les nouvelles générations qui vivent dans ces régions doivent être informées des alternatives durables qui existent pour développer leurs communautés dans les scénarios de post-conflit », a-t-il expliqué.  Éducation au développement durable  URL:https://fr.unesco.org/news/vie-plus-simple-durable-communautes-vulnerables-colombie © Florence Brochoire L’importance de l'enseignement et l'apprentissage de l'Holocauste 2 février 2018 À l’occasion de la Journée internationale dédiée à la mémoire des victimes de l'Holocauste, commémorée chaque année le 27 janvier, l’UNESCO se mobilise pour leur rendre hommage et réaffirmer son engagement dans la lutte contre l’antisémitisme, le racisme et toute autre forme d’intolérance. En 2017, l’UNESCO a publié un guide d’orientation intitulé Enseignement de l’Holocauste et prévention du génocide pour apporter des réponses utiles et des recommandations aux parties prenantes du secteur de l’éducation. Qu'est-ce que l’enseignement de l'Holocauste ? L’enseignement de l'Holocauste consiste essentiellement en une étude historique de la persécution et du meurtre systématiques, bureaucratiques, commandités par l'état de six millions de Juifs par l'Allemagne nazie et ses collaborateurs. Il fournit aussi un point de départ à l’examen des signes annonciateurs susceptibles d’avertir d’atrocités de masse potentielles. Cette étude soulève des questions sur le comportement humain et sur notre capacité à désigner des boucs émissaires ou à apporter des réponses simples aux problèmes posés par des défis sociétaux complexes. L'Holocauste illustre les dangers des préjugés, de la discrimination, de l’antisémitisme et de la déshumanisation. Il met aussi en évidence tout l’éventail des réactions humaines – soulevant d’importantes réflexions sur les motivations sociétales et individuelles et sur les pressions qui conduisent les gens à agir comme ils font - ou à ne pas agir du tout. Pourquoi enseigner l'Holocauste? Pour traiter de ce sujet, les acteurs de l’éducation peuvent s’appuyer sur une série de raisonnements, de modalités se rapportant à une multitude de contextes et d'histoires différents partout dans le monde. Ce guide énumère certaines des principales raisons qui font qu’il est pertinent, au niveau universel, d’entreprendre un tel enseignement. L'enseignement et l'apprentissage de l'Holocauste peuvent : Démontrer la fragilité de toutes les sociétés et institutions censées préserver la sécurité et les droits de tous. Ils montrent comment ces institutions peuvent se retourner contre un segment de la société. Ils mettent en évidence la nécessité pour tous, et surtout pour les personnes en position de leadership, de renforcer les valeurs humanistes qui protègent et préservent la liberté et la justice des sociétés.   Mettre en évidence les aspects du comportement humain qui touchent toutes les sociétés, tels que la tendance à désigner des boucs émissaires et le désir de trouver des réponses simples à des problèmes complexes, le potentiel de violence extrême et d’abus de pouvoir, et les rôles que peuvent jouer la peur, la pression des pairs, l'indifférence, la cupidité et le ressentiment dans les relations sociales et politiques.   Démontrer les dangers des préjugés, de la discrimination et de la déshumanisation, qu’il s’agisse de l'antisémitisme qui a alimenté l'Holocauste ou d'autres formes de racisme et d'intolérance.   Approfondir la réflexion sur les problèmes contemporains qui touchent les sociétés du monde entier, par exemple le pouvoir des idéologies extrémistes, de la propagande, de l'abus de pouvoir officiel et de la haine et de la violence à l’encontre de groupes.   Enseigner les potentialités humaines dans des situations extrêmes et désespérées, en envisageant les actions des auteurs et des victimes, ainsi que d'autres personnes qui, en fonction de diverses motivations, peuvent tolérer, négliger ou agir face à la haine et à la violence. Cela peut sensibiliser non seulement à la façon dont la haine et la violence s’enracinent, mais aussi au pouvoir de résistance, de résilience et de solidarité dans tous les contextes au niveau local, national et mondial.   Attirer l'attention sur les institutions et les normes internationales qui ont élaborées en réaction à la Deuxième Guerre mondiale et à l'Holocauste. Il s’agit notamment des Nations Unies et de ses traités internationaux sur la promotion et le respect des droits de l'homme, de la promotion des droits individuels et de l’égalité de traitement face à la loi, de la protection des civils dans toutes les formes de conflit armé et de la protection des individus qui ont fui leur pays par crainte de persécutions. Cela peut contribuer à bâtir une culture du respect de ces institutions et normes, ainsi que des normes constitutionnelles nationales qui en découlent.   Souligner les efforts de la communauté internationale pour réagir aux génocides modernes. Le Tribunal militaire international de Nuremberg a été le premier tribunal à poursuivre les auteurs de « crimes contre l'humanité », posant les bases de la justice pénale internationale moderne. La Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide par laquelle les pays s’engagent à prévenir et à punir le crime de génocide, est un autre exemple de réponse directe aux crimes commis par l'Allemagne nazie. L’enseignement de l'Holocauste peut conduire à une réflexion sur la récurrence de tels crimes et sur le rôle de la communauté internationale.  Quels sont les objectifs de l'enseignement et de l'apprentissage ?  Comprendre comment et pourquoi l'Holocauste s'est produit peut permettre une meilleure compréhension de la violence de masse en général, et mettre en lumière l’importance de la promotion des droits humains, de l’éthique et de l’engagement civique qui renforce la solidarité humaine. L'étude de cette histoire peut donner lieu à une discussion sur les contextes sociétaux qui permettent aux politiques d’exclusion de diviser les communautés et favorisent les environnements propices aux génocides. C'est un puissant outil pour intéresser les apprenants aux débats sur l’émergence et la promotion des droits humains, sur la nature et la dynamique des crimes d'atrocités et sur les moyens de les prévenir, ainsi que sur la façon de traiter par l’éducation les traumatismes du passé. Cette éducation crée de multiples occasions pour les apprenants de réfléchir à leur rôle en tant que citoyens du monde. Le guide explore par exemple comment l’enseignement de l'Holocauste peut œuvrer dans le sens des objectifs d'apprentissage visés par l'Éducation à la citoyenneté mondiale (ECM), l’un des piliers du programme Éducation 2030. Elle propose des thèmes et des activités susceptibles de bien informer les élèves, de les rendre capables de porter un œil critique, d’être socialement connectés, respectueux de la diversité et éthiquement responsables et engagés. Quels sont les principaux domaines de mise en œuvre ? Chaque pays présente un contexte distinct et des capacités différentes. Le guide couvre tous les domaines que devraient prendre en considération les décideurs dans le cadre de l’enseignement de l'Holocauste et, peut-être, l’enseignement des génocides et des atrocités de masse. Il fournit également des directives précises pour chacun de ces domaines. Cela inclut par exemple les programmes d’enseignement et les manuels, y compris les façons d’intégrer l'Holocauste dans différents thèmes, les âges concernés et les moyens de s'assurer de l’exactitude historique des manuels et des programmes d’enseignements. Le guide couvre aussi la formation des enseignants, les pratiques en salle de classe et les pédagogies appropriées, les institutions d’enseignement supérieur. Il fournit des recommandations importantes sur la façon de renforcer les interactions avec le secteur de l’éducation non formelle par le biais de la formation des adultes, de partenariats avec les musées et les mémoriaux, de voyages d’étude et de la célébration de journées internationales du souvenir.  Plus d’informations sur l'enseignement de l'Holocauste URL:https://fr.unesco.org/news/importance-enseignement-apprentissage-holocauste © UNESCO/Christelle ALIX Antisémitisme : tirer les enseignements de l'histoire 26 janvier 2018 L'antisémitisme dans le monde ne cesse de renaître de ses cendres. Il fut d'abord religieux au Moyen  ge, puis nationaliste à partir du XIXe siècle avant de devenir un racisme à prétention scientifique dans l’idéologie nazie. Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, il a repris forme dans l'antisionisme. L'histoire nous incite à la vigilance. Robert Badinter en tire un enseignement riche d’avertissement et de sens. Par Robert Badinter L'antisémitisme n'est pas un phénomène contemporain. C'est un mal multiséculaire. Depuis la prise de Jérusalem par Titus en 70, depuis la dispersion des Juifs notamment à travers tout le bassin méditerranéen, vendus comme esclaves en si grand nombre que les cours du marché (si l'on utilisait un terme économique moderne) s'étaient effondrés dans l'Empire romain, la condition des Juifs à travers deux millénaires, et notamment en Europe, n'a jamais cessé d'être exclusion, souffrance, persécution. De l'antisémitisme, depuis cette lointaine époque romaine, je dirais qu'on connaît trois formes, qui parfois se confondent. De l'antisémitisme religieux à l'antisémitisme nationaliste et racial La première forme, c'est l'antisémitisme religieux. Depuis l'Édit de Constantin, reconnaissant le christianisme comme religion officielle, en 313, l'antisémitisme s'est toujours nourri de la haine du « peuple déicide », celui qui a tué Jésus-Christ. À travers les persécutions et les massacres, la possibilité était parfois – pas toujours – offerte aux Juifs d'échapper à la mort ou à l'exil par une conversion forcée, quitte à redevenir juifs quand les temps seraient moins cruels. La longue histoire, culturellement si riche des Marranes, notamment dans les États ibériques, en est une illustration. Avec la naissance des nations modernes, l’antisémitisme devint essentiellement nationaliste. Les Juifs, même originaires du pays où ils se trouvaient, étaient toujours des étrangers, suspects dans la nation où ils vivaient. Le fait que les Juifs aient assumé tout naturellement des responsabilités, en dépit des ostracismes qui les frappaient, qu’ils aient occupé des fonctions éminentes dans le domaine politique, économique ou financier, faisait d’eux, à la moindre difficulté nationale, des traîtres en puissance, toujours au service d’une mythique « Internationale juive », un complot juif imaginé par les antisémites. Ce fut notamment le cas en France. Je n’ai pas besoin de rappeler la signification à cet égard de l’affaire Dreyfus, car si l’on avait bien voulu regarder un instant les choses avec lucidité, il n’y avait aucune raison que Dreyfus, Juif alsacien fortuné qui détestait l’Allemagne et voulait d’abord servir la France, soit un traître. À la fin du XIXe siècle, les esprits avaient évolué, l’antisémitisme se voulait scientifique à l’image des disciplines modernes. Il est devenu racial, les Juifs étant définis comme une « race » d’origine orientale mystérieuse, inassimilables pour les peuples au milieu desquels ils s’établissaient, et notamment ceux de la race aryenne supérieure, menacée de dégénérescence par la présence en son sein de Juifs porteurs de multiples tares. Reconnaissance de la citoyenneté des Juifs  Ainsi, sous la forme d’interdictions, d'assignations dans les ghettos, de marquages sur les vêtements – comme des animaux dangereux  les Juifs apparaissent, dans la longue histoire de l’humanité, comme une espèce maudite. D’où l’importance extrême que nous devons attacher à la Révolution française qui, pour la première fois dans l’histoire, en 1791, a proclamé que les Juifs vivant en France seraient considérés comme des citoyens français à part entière. Petite anecdote : le jour où fut votée, à la fin de l’Assemblée constituante, cette citoyenneté des Juifs, la dauphine, sœur de Louis XVI, écrivait à une cousine de la famille Habsbourg, à Vienne, ces mots : « L’Assemblée a mis le comble à ses folies, elle a fait des Juifs des citoyens »… Si je souligne cela, c’est parce que, difficilement acquise dans les travaux parlementaires, cette volonté de faire des Juifs des citoyens à part entière est exactement ce que les nazis détestaient le plus, c’est-à-dire les droits de l’homme et la philosophie des Lumières. Selon l’expression même qui se trouve dans Mein Kampf d’Adolf Hitler, les Juifs devaient être absolument exclus de la communauté du peuple allemand. Cet antisémitisme forcené est à l’origine des lois raciales du Troisième Reich adoptées dès 1935 à Nuremberg, et dont la finalité, je le rappelle, était « la protection du sang allemand et de l’honneur allemand » – que souillait, bien entendu, la présence des Juifs. Je laisse de côté l’impossibilité à laquelle s’est heurtée la théorie raciale de trouver des critères scientifiques. Les savants du Troisième Reich ont beaucoup cherché et, bien entendu, rien trouvé. On s’est donc reporté sur leur appartenance à la religion juive. Les critères retenus par les lois de Nuremberg interdisaient toute possibilité pour les Juifs de quitter par une conversion, quelle qu’elle soit, le troupeau de ces êtres malfaisants auquel ils appartenaient par naissance. Un paradoxe déroutant Je ne reprendrai pas ici la longue liste des persécutions croissantes subies par les Juifs dans le Troisième Reich d’abord, puis dans l’ensemble des territoires occupés par l’armée allemande. Aujourd’hui, d’innombrables études ont dévoilé l’ampleur et l’horreur du génocide juif par les nazis. Je ne reviendrai pas non plus sur les ouvrages historiques et philosophiques si remarquables qui ont traité de ce phénomène. Je voudrais souligner ce qui me paraît le plus riche d’avertissement et de sens : il est tout à fait remarquable et difficilement compréhensible qu'un grand peuple chrétien, cultivé entre tous les peuples d’Europe, d’où étaient issus un grand nombre de génies dans l’art, la pensée, la recherche scientifique, que ce peuple-là fut le porteur, l’animateur et le réalisateur des plus terribles persécutions contre les Juifs qui aient jamais désolé l’histoire de l’Europe. Il est essentiel de s’en souvenir, car il n’y avait pas en Europe de pays où l’amour de la culture, la passion de l’art, notamment musical, et la recherche scientifique fussent portés plus haut qu’en Allemagne à la fin de la République de Weimar. C’est pour l’UNESCO, précisément, l’occasion d’y réfléchir. Car s’il est un pays qui brillait par sa philosophie, c’est bien l’Allemagne d’avant Hitler. Et c’est ce pays qui, cédant à toutes les fureurs de l’antisémitisme et du racisme, a conduit à l’encontre des Juifs la plus cruelle tragédie qu’ils aient connue. La leçon – et c'est pourquoi j’insiste là-dessus – c’est qu’en soi, la culture, le savoir et l’amour des arts ne suffisent pas à constituer des remparts insurmontables contre l’antisémitisme, puisque c’est là qu’il s’est établi avec la plus terrible horreur. Qu’on me comprenne bien : en aucun cas il ne s’agit pour nous, disciples des Lumières qui croyons, à travers toutes les épreuves, au progrès de l’humanité par les bienfaits d’une éducation éclairée et de justes institutions fondées sur la philosophie des droits de l’homme, de renoncer à lutter pour un progrès toujours nécessaire. Mais il s’agit seulement de prendre la mesure du fait que ni l’éducation en soi, ni l’art en soi, ni la culture au sens le plus large du terme ne constituent, par nature, des défenses suffisantes contre les fureurs du racisme et de l’antisémitisme. Nous devons en tirer les enseignements. L'antisionisme Le Troisième Reich s’est effondré, son fondateur s’est suicidé, les principaux membres de son état-major ont été pendus ou ont disparu et on a découvert l’immensité du génocide juif en Europe. Cela a suscité aux Nations Unies, nouvellement créées, un puissant mouvement en faveur de la création d’un État juif, comme les Alliés s’y étaient engagés d’ailleurs dès 1914-18. La création d’un État juif en Palestine, qui découle ‒ je le rappelle ‒ d’une décision des Nations Unies, la résolution 181 (II) du 29 novembre 1947, n’a pas été acceptée par tous, et le résultat a été la guerre lancée par les armées des États arabes voisins. Ils envahirent la Palestine, le conflit a tourné à l’avantage des Juifs, on connaît la suite : le conflit israélo-palestinien n’a, en fait, jamais cessé depuis la création de l’État d’Israël. Je ne vais pas discuter ici de la légitimité des droits des uns et des autres, ni de la meilleure solution pour parvenir à la fin de ce conflit, c’est en d’autres enceintes qu’il faut en débattre. Mais le fait est là. Ce qui est certain, c’est qu’à la faveur du conflit israélo-palestinien, l’antisémitisme s’est à nouveau largement déployé sous la dénomination d’antisionisme. Il faut avoir la lucidité de reconnaître que, sous cette dénomination qui renvoie au sionisme, ce sont bien les Juifs, et les Juifs partout dans le monde, qui sont visés. Et je dirai que l’antisionisme n’est en profondeur rien d’autre que l’expression contemporaine de l’antisémitisme, c’est-à-dire de la haine des Juifs. À l'ère du numérique L’antisémitisme d’aujourd’hui, évidemment, ne se présente pas sous les mêmes traits que celui qui remonte à Constantin. Il utilise largement, et avec succès, les réseaux sociaux, les discours et les vidéos diffusés sur certains sites Internet reposant sur une rhétorique particulièrement perverse. Je me suis beaucoup interrogé sur ce qui aurait pu advenir dans l’Europe d’avant 1939 si le docteur Goebbels (alors ministre du Troisième Reich à l’Éducation du peuple et à la Propagande) avait eu à sa disposition les mêmes moyens techniques que nous voyons aujourd’hui se développer à l’ère du numérique. C’est là le nouveau champ de bataille en ce qui concerne la lutte contre l’antisémitisme. Je dirais simplement ma conviction d’homme âgé maintenant, et qui n’a jamais vu l’antisémitisme céder prise, qu’aussi longtemps que se poursuivra le conflit israélo-palestinien, il est pour moi évident que la haine des Juifs, bien au-delà du Proche-Orient, continuera à enflammer certains musulmans, et particulièrement les plus jeunes, nourris par l’Internet et la propagande aiguë des images violentes que nous connaissons. Amalgame criminel D’où les attentats atroces qui surviennent dans tout l’Occident, notamment en France, comme au Proche-Orient où l’amalgame « Juifs égale sionistes » nourrit la haine antisémite. Il suffit, à cet égard, de prendre la liste des victimes des crimes commis depuis quelques années. Une image récente hante mon esprit : un homme poursuivant dans une école juive des enfants juifs, une petite fille qui s’enfuit et parce qu’elle s’enfuit, cet homme l’empoigne par les cheveux et l’abat à bout portant. Qu’est-ce que ce crime, sinon la réplique du geste des SS ? Horrible expression de l’antisémitisme, cette image traverse le temps, elle nous rappelle les Einsatzgruppen lâchés dans les ghettos de l’Europe orientale. Je tiens enfin à dire et à marquer fermement une chose concernant l’action pour la paix civile. C’est l’importance du rôle – et je dirais pour certains fraternel – des représentants de la communauté musulmane qui dénoncent ces crimes. L’amalgame ici est un autre piège que nous tend le terrorisme, et nous ne devons certainement pas y céder. Je rappelle toujours, ce qui est le fruit des études des think tanks, que 80 % des victimes du terrorisme dans le monde sont des musulmans. Je tiens à le faire remarquer, parce que l’amalgame ici serait criminel. Mon message n’est pas d’un grand optimisme, je le sais, mais je crois que la complaisance nourrit le préjugé et que le préjugé nourrit la mort, parce qu’il engendre la haine. Si nous pouvons faire triompher dans les esprits des jeunes générations les principes des Lumières et des droits de l’homme, nous aurons servi la bonne cause, celle de la paix entre les peuples. Pour marquer la Journée de commémoration de l'Holocauste, le 27 janvier, Le Courrier de l’UNESCO se fait l'écho du discours que Robert Badinter a prononcé lors de l'inauguration de la Table ronde sur la prévention de l'antisémitisme, organisé par l'UNESCO le 6 décembre 2016. Robert Badinter Avocat et Professeur de droit, Robert Badinter a été ministre de la Justice de 1981 à 1986. Il a notamment fait voter l’abolition de la peine de mort en 1981. Président du Conseil constitutionnel de 1986 à 1995, il a été élu Sénateur socialiste des Hauts-de-Seine de 1995 à 2011. URL:https://fr.unesco.org/courier/digital/antisemitisme-tirer-enseignements-histoire Default news image ‘J'ai commencé à zéro’: comment un réfugié syrien est en train de reconstruire sa vie à travers l’éducation 25 décembre 2017 Quand Hadi Althib a fui la Syrie pour échapper au service militaire en 2016, son éducation ne faisait pas partie de ses inquiétudes. Althib, 23 ans, était plutôt préoccupé par son installation et sa nouvelle vie en Turquie. Une fois arrivé à Gaziantep, une ville pas loin de la frontière syrienne, il s'est concentré sur la recherche d'un emploi et d'un lieu pour vivre. Mais alors qu'il s'habituait à son nouveau rôle de gestionnaire de programmes de développement pour la jeunesse, qui était fait à distance pour les camps de réfugiés et les refuges en Syrie, au Liban et en Jordanie, il savait qu'il voulait toujours retourner à l'école. "Je luttais pour avoir de l'éducation. C'était très dur parce que quand je suis arrivé en Turquie, je n'avais rien, rien, rien du tout. J'ai commencé à zéro, peut-être moins que zéro", a-t-il confié à TIME. "Je n'avais pas d'endroit où rester, je n'avais rien à faire, mais j'avais le plan d’étudier." Près de 18 mois après son arrivée en Turquie, Althib a trouvé un moyen de poursuivre ses études. Comme des milliers d'autres réfugiés à travers le monde, il a suivi des cours en ligne offerts par des universités éloignées comme Amsterdam et Baltimore, à travers des programmes qui offrent des cours gratuits aux personnes déplacées de leurs foyers. Pour l'article complet, veuillez suivre le lien ci-dessous:http://time.com/4825289/world-refugee-day-education-hadi-althib/ Default news image Les jeunes gambiens s'engagent dans la promotion de la paix, du développement durable et de la citoyenneté mondiale 11 décembre 2017 Du 3 au 8 juillet 2017, dans le cadre du Programme de participation de l'UNESCO, la Commission nationale gambienne pour l'UNESCO, en partenariat avec l'UNESCO et l'UNFPA, a réuni plus de 200 jeunes de toutes les régions du pays et leurs enseignants pour une semaine de formation au stade de l'indépendance, à Bakau, en Gambie. Les élèves et leurs enseignants ont appris à promouvoir les valeurs fondamentales de la coexistence pacifique et à mieux comprendre les concepts dela citoyenneté mondiale, de développement durable et de consolidation de la paix. À la fin de l'événement, les participants ont adopté une déclaration appelant les organisations de jeunesse et les autorités nationales à prendre des mesures en faveur de l'intégration de l'éducation à la citoyenneté mondiale et de l'éducation pour l'éducation durable dans le système éducatif, le développement de programmes d'éducation et d'entrepreneuriat et la participation d'organisations de jeunesse à base communautaire. Après 22 ans de régime autocratique et avec 58% de la population âgée de moins de 25 ans en Gambie, les jeunes femmes et hommes sont les principaux agents du changement politique. “Les jeunes sont le moteur de la croissance, car ils constituent la force de travail de la Gambie. La paix et le développement de ce pays sont entre les mains des jeunes”, a souligné M. Kunle Adeniji, chef du bureau de l'UNFPA en Gambie. Ils ont un rôle très important à jouer pour assurer un développement durable et pacifique dans le pays. "Aujourd'hui, plus que jamais, il est important de sensibiliser sur le rôle que la jeunesse gambienne peut jouer pour soutenir la mise en œuvre des Objectifs de Développement Durable (ODD). Leur participation active est essentielle à la réalisation d'un développement pacifique et durable et à une bonne gestion des questions liées à l'éducation et aux compétences, aux migrations illégales, à la hausse des taux de criminalité et au changement climatique” explique Hadjan Doucouré, Chargé de coordination du Bureau de Liaison Banjul du Bureau de l'UNESCO à Dakar. Cet atelier de 6 jours visait à autonomiser les jeunes gambiens du réSEAU(Réseau du Système des Écoles Associées de l’UNESCO), des réseaux des clubs UNESCO et des organisations de jeunesse en leur fournissant les compétences de vie nécessaires et en les initiant aux concepts de la citoyenneté mondiale et du développement durable. Durant les trois premiers jours, les participants ont été initiés à l’ODD 16 qui promeut les sociétés pacifiques et inclusives pour le développement durable, et l’ODD 4 qui fait appelle aux pays pour qu’ils s'assurent que tous les apprenants ont les connaissances et les compétences pour promouvoir le développement durable. La cible 4.7 des ODDs stipule en particulier: “D’ici à 2030, faire en sorte que tous les élèves acquièrent les connaissances et compétences nécessaires pour promouvoir le développement durable, notamment par l’éducation en faveur du développement et de modes de vie durables, des droits de l’homme, de l’égalité des sexes, de la promotion d’une culture de paix et de non-violence, de la citoyenneté mondiale et de l’appréciation de la diversité culturelle et de la contribution de la culture au développement durable.” Pour encourager les participants à engager leurs communautés, leurs familles et leurs amis de manière innovante et contribuer à la transformation socio-économique de leurs communautés, les organisateurs ont consacré 2 jours de formation au développement des compétences entrepreneuriales et de la pensée créative. L'événement de six jours s'est conclu par une compétition sportive d'une journée soutenue par la Fondation pour l'Autonomisation des Jeunes à travers l'Éducation et les Sports.  Default news image Présentation et exposition de l'APCEIU sur l’ECM à l'ADEA 2017 4 décembre 2017 L'APCEIU a participé à la Triennale 2017 de l'ADEA qui s'est tenue du 14 au 17 mars à Dakar, au Sénégal. L'Association pour le développement de l'éducation en Afrique (ADEA) est composée de 54 ministères de l'éducation en Afrique. Sous le thème «Revitaliser l'éducation en vue de l'Agenda mondial 2030 et de l'Agenda 2063 de l'Afrique», l'événement s'est déroulé au Centre international de conférences Abdou Diouf situé à Dakar. Le 16, Mars, Utak CHUNG, le directeur de l'APCEIU, a présenté lors de la session parallèle sur la sous-thème 4 «Construire l'éducation pour la paix et l'éducation à la citoyenneté mondiale» sous le titre: «Mettre en œuvre l'éducation à la citoyenneté mondiale à l'ère des ODDs: Leçons et Défis». Directeur CHUNG a expliqué l'implication, le concept et le contexte de l'introduction de l'ECM en tant qu'agenda de l'éducation mondiale inclus dans les Objectifs de développement durable(ODD) et dans l'Initiative mondiale pour l'éducation avant tout(GEFI) de l’ONU. En particulier, il a discuté les défis pour pratiquer l'ECM en Afrique et dans la région Asie-Pacifique, en donnat des propositions sur la mise en œuvre et l'amélioration de l'ECM basée sur les expériences et les pratiques accumulées de l’APCEIU au cours de ces 16 dernières années. En outre, le directeur CHUNG a partagé l'expérience de l'APCEIU dans la mise en œuvre, pratique, évaluation et suivi de projets d'ECM et présenté les exemples de politique nationale sur l'ECM (Ouganda et République de Corée). Il a également conseillé aux parties prenantes de la région africaine sur l'importance de mettre en œuvre et de renforcer l'ECM dans le cadre des ODDs jusqu'en 2030. Au cours de la Triennale de l'ADEA, l'APCEIU a exposé les contenus de base du Campus Citoyen Mondial avec des matériaux informatiques d’ECM pour promouvoir le concept. Le Campus Citoyen Global de l'APCEIU consiste de divers programmes tels que la Conférence Modèle UNESCO et le Programme Expérientiel Citoyens du Monde, avec lesquels les étudiants peuvent pleinement expérimenter l'ECM. À l'occasion de la Triennale de l'ADEA 2017, l'APCEIU a promu l'ECM à travers une présentation et une exposition addressés aux éducateurs et aux parties prenantes de la région africaine. On s'attend à ce que l'ECM conforte sa position en tant qu’agenda éducatif clé en Afrique.  Default news image Engagement des parties prenantes à la réalisation du Réseau de l'ECM dans les États arabes 7 novembre 2017 Organisée conjointement par l'APCEIU et le Bureau régional de l'UNESCO pour l'éducation des États arabes (UNESCO-Beyrouth) et le Centre International du dialogue interreligieux et interculturel du roi Abdallah Bin Abdulaziz (KAICIID), la réunion régionale du réseau de l’ECM dans les états arabes s’est tenue tenue du 13 au 14 octobre 2017 à Louxor, en Égypte. La réunion a réuni une cinquantaine de représentants venant de 30 institutions qui mettent en oeuvre l'ECM dans la région: représentants du gouvernement, des organisations nationales, régionales et mondiales, des instituts de formation des enseignants, des universités et des organisations de la société civile. Ils se sont réunis pour développer des stratégies visant à renforcer les efforts dans la promotion mondiale de l'ECM, en particulier dans le contexte de la région arabe. La réunion était composée de sessions plénières et de discussions de groupes de travail pour partager les bonnes pratiques et les stratégies de mise en œuvre efficaces pour l'ECM. En particulier, les sessions de la réunion ont été divisées en trois thèmes principaux: Cadrage de l'ECM dans le cadre d'un processus d'établissement d'agenda mondial/régional, mise à l'échelle des bonnes initiatives de l'ECM et développement de stratégies de réseau. La réunion a également permis aux institutions de créer et de renforcer un réseau régional pour l'ECM. Dans le discours d'ouverture, M. Chung Utak, Directeur de l'APCEIU a mentionné l'objectif de la réunion du réseau de l'ECM et a souligné l'importance du réseau et du partenariat entre les parties prenantes, déclarant que “Nous sommes réunis ici pour faire un pas de plus dans la réalisation de l'ECM en explorant la collaboration potentielle en formant un réseau humain et institutionnel pour l'ECM dans les États arabes.” Au cours de la session de “Mise à l'échelle des bonnes initiatives de l'ECM”, les institutions participantes ont fait des présentations sur l'ECM telles que les pratiques et les activités. Dr. Reda Hegazi, premier sous-secrétaire à l'éducation de l'Egypte a présenté l'ECM dans la nouvelle stratégie nationale de l'éducation. En outre, le Dr. Hassan Nazem, chaire de l’UNESCO pour le dialogue interculturel et interreligieux à l'université de Kufa en Irak, a souligné le rôle des jeunes en tant que citoyens du monde et présenté la promotion de la citoyenneté chez les jeunes en Irak. Au cours de la deuxième journée de la réunion, les participants ont eu une discussion de groupe interactive dans des groupes de travail sur l'élaboration de stratégies de réseau. Animé par le Dr. Mohammed Abou Nimer, professeur de l'université américaine et conseiller principal de KAICIID, a dirigé les groupes de travail pour discuter des défis, des besoins et des possibilités de mise à l'échelle et des outils concernant la promotion de l'ECM.  Les institutions participantes se sont mises d'accord sur les termes de référence concernant l'objectif du réseau et ont identifié le rôle et les responsabilités des membres du réseau. Tous ont convenu que les objectifs du réseau régional des États arabes sont de devenir des “Accélérateur”, “Pont” et “Communauté” pour l'ECM. Les membres du réseau doivent se rencontrer régulièrement par le médium d’un webinaire ou d'une conférence électronique et rendre compte de leurs travaux sur l'ECM. En outre, ils sont encouragés à partager des informations sur les événements à venir et à collecter des publications et des ressources pour le Centre d'échange d'informations de l'UNESCO sur ECM. L'APCEIU s'attend à ce que le réseau régional de l'ECM des États arabes permette de promouvoir l'engagement des parties prenantes grâce à un plaidoyer et une sensibilisation soutenus, ainsi qu'un échange continue d'informations sur l'ECM et la co-organisation d'activités de collaboration telles que des réunions, des conférences et des programmes de recherche afin d'intensifier les efforts de promotion de l'ECM au niveau régional et mondial. URL:http://www.unescoapceiu.org/board/bbs/board.php?bo_table=m31&wr_id=629 Default news image Un atelier sur l'incorporation de l'ECM dans le nouveau programme de formation des enseignants aux Philippines 7 novembre 2017 L'APCEIU a co-organisé un atelier sur l'intégration de l'ECM dans le nouveau programme de formation des enseignants aux Philippines du 24 au 26 octobre 2017. Cet atelier a été co-organisé par l'Université normale des Philippines, la Commission nationale des Philippine pour l'UNESCO et l'Association nationale de l'UNESCO Clubs aux Philippines. Au total, 50 participants, composés de doyens, de professeurs des collèges d'éducation et d'enseignants d'éducation de base venant de toutes les régions des Philippines, ont participé à l'atelier afin d’intégrer efficacement l'ECM dans le programme de formation des enseignants aux Philippines. Aux Philippines, un nouveau programme de formation des enseignants a été introduit pour préparer les enseignants au nouveau programme d'études de la maternelle à la 12e année dans le secteur de l'éducation de base. Dans ce contexte, l'atelier visait à sensibiliser les participants à l'ECM et à améliorer leur compréhension des concepts clés, pratiques, pédagogie et stratégies de facilitation pour l'ECM. Cette opportunité a aussi permis aux participants de discuter sur les méthodes d'intégration de l'ECM dans le nouveau programme de formation des enseignants. Le dernier jour de l'atelier, les participants ont partagé leurs idées sur les mesures à prendre pour intégrer l'ECM dans les cours obligatoires offerts dans les établissements de formation des enseignants aux Philippines, notamment en: Évaluation, profession d’enseignement et pédagogie. Pour finir, les participants ont présenté leurs plans d'action pour mettre en œuvre l'ECM dans leurs institutions respectives. Comme cet atelier était  le fruit d'un plan d'action d'un participant philippin lors du 17ème atelier de formation Asie-Pacifique organisé par l'APCEIU en juillet 2017, l'atelier a permis d'établir une perspective positive sur la diffusion continue de l'ECM dans la formation des enseingnants aux Philippines. URL:http://apceiu.org/board/bbs/board.php?bo_table=m31&wr_id=632&page=0 ⓒ APCEIU Séminaire des enseignants en ECM: Diffuser la culture de la paix aux enseignants au Bhoutan 7 novembre 2017 Co-organisé par le Centre asie-pacifique d'éducation pour la compréhension internationale (APCEIU, Asia-Pacific Centre of Education for International Understanding) et la Commission nationale bhoutanaise de l'UNESCO (BNCU, Bhutan National Commission of UNESCO), un atelier au Bhoutan sur l’ECM (Education à la Citoyenneté Mondiale) a eu lieu les 14 et 15 Octobre 2017 dans la préfécture de Lhuentse (Dzongkhag), Bhoutan. L'atelier au Bhoutan sur l'ECM est le deuxième post-bourse programme, intitulé « Good Practices & On-site Training», à la suite de l'atelier tenu au Lesotho en Juillet dernier. Le cas de Mme.Dechen Pelden (boursière bhoutanaise en 2014) sur la « Formation des enseignants à l'apprentissage par projet (PBL Project-based Learning,) et aux pédagogies de l'ECM » a été choisi parmi les trois bonnes pratiques, et l'Atelier a été mis en œuvre pour encourager davantage ses efforts pour améliorer la capacité des enseignants dans la préfécture de Lhuentse, au Bhoutan. Après l'achèvement du programme de bourses en 2014, Mme. Dechen a partagé les connaissances acquises durant les deux mois de formation en animant l'atelier des enseignants sur l'apprentissage par projet et l'ECM à son école et en aidant ses collègues à réaliser des projets concrets avec leur étudiants en classe. Le premier jour de l'atelier a invité les enseignants de l'école centrale Autsho située dans la préfécture de Lhuentse pour se familiariser avec l'apprentissage par projet et les moyens de le concrétiser en classe. Mme. Dechen a animé la séance en donnant d'abord le concept de base et les étapes pour la construction des projets en classes. Elle a également fourni plusieurs exemples basés sur ses expériences passées où elle a co-enseigné des cours basés sur des projets en comptabilité. Des discussions et des dialogues sur les moyens de mise en œuvre ont été menés, et les enseignants de l'école centrale d'Autsho ont été regroupés en fonction des sujets qu'ils enseignent pour générer des plans de leçons pratiques et applicables en classe. Le deuxième jour de l'atelier s'est servi de plate-forme pour les enseignants de Lhuentse pour renforcer les capacités des participants et partager leurs propres expériences dans le domaine de l'ECM. L'atelier a réuni 26 directeurs, coordinateurs du Club/ réSEAU(Réseau du Système des écoles associées) de l'UNESCO et responsables des préfectures pour approfondir leur compréhension en ECM et présenter leurs pratiques d'intégration de l'ECM dans les activités pédagogiques en classe ou dans les clubs. Les participants ont également abordé les défis auxquels ils ont été confrontés lors de la mise en œuvre des initiatives de l'ECM et ont discuté les moyens de favoriser davantage l'éducation à la citoyenneté mondiale dans le contexte du Bhoutan. Mme.Dechen continuera à partager ses connaissances sur l'Apprentissage par projets avec d'autres enseignants au Bhoutan en organisant six autres ateliers dans la préfécture de Lhuentse. URL:http://apceiu.org/board/bbs/board.php?bo_table=m31&wr_id=631&page=0 Default news image Construire la solidarité et contextualiser l'ECM en Amérique latine et dans les Caraïbes à travers un réseau régional 6 novembre 2017 Organisé conjointement par l'APCEIU et le Bureau Régional de l'UNESCO pour l'éducation en Amérique latine et dans les Caraïbes (OREALC / UNESCO Santiago) en collaboration avec l'Observatoire chilien des politiques éducatives de l'Université du Chili (OPECH) et le Réseau régional Amérique latine et Caraïbes pour l'éducation à la citoyenneté mondiale; "Vers un monde sans murs: l'éducation à la citoyenneté mondiale dans l'agenda ODD4 - E2030" a eu lieu les 23 et 24 Octobre 2017 à Santiago, au Chili. 45 participants qui représentent les organisations de la société civile, les institutions académiques / de recherche et ainsi que les autorités de la région ont participé. Cette réunion régionale s'est appuyée sur les résultats obtenus jusqu'ici dans la promotion de l'ECM dans la région. La réunion était composée de tables rondes et de groupes de travail sur le concept d'ECM et la mise en œuvre de la cible 4.7 de l'ODD 4 en Amérique Latine et dans les Caraïbes. Le premier jour, les sessions et les débats portaient sur le concept d'ECM et son adaptation dans les contextes variés de l'Amérique latine. De plus, une discussion en groupe a suggéré le rôle des systèmes éducatifs et des stratégies pédagogiques dans la construction d'une société juste, pacifique et plus inclusive. Le dernier jour, les séances portaient sur les indicateurs et les mesures de l'ECM et la formation du réseau d’ECM en ALC(Amérique Latine et Caraïbes). Les discussions lors de la réunion ont mené à la conception d'un cadre pour le réseau d’ECM en ALC. A l'initiative de la réunion, Mme. Cecilia Barbieri, directrice par intérim de l'OREALC / UNESCO à Santiago, a remercié l'APCEIU et l'OPECH d'avoir co-organisé la réunion du réseau et souligné l'importance de promouvoir l'ECM en Amérique latine et dans les Caraïbes. Elle a mentionné que "le rôle des systèmes éducatifs tels que la pédagogie informelle et non formelle est important pour développer le concept d'ECM dans les contextes spécifiques de la région." A la suite de Mme. Barbieri, M. Utak Chung, directeur de l'APCEIU, a affirmé dans sa remarque que "l'ECM devrait être contextualisée dans la région pour promouvoir l'universalité du monde et les particularités de la région" et cité "Buen vivir" et "La Convivencia" comme la philosophie essentielle de "Apprendre à Vivre Ensemble" en Amérique latine .  Pour contextualiser et régionaliser l'ECM, les participants ont délibéré sur "La Citoyenneté Cachée", "La Citoyenneté Exclue" et "La Citoyenneté Émergente" en Amérique Latine. Dans les présentations et les discussions, il a été accentué que "Les Citoyennetés Cachées" sont historiquement déniées et que les citoyennetés marginalisées telles que les Afro-descendantes, les communautés autochtones et rurales et que "Les Citoyennetés Exclus" sont des citoyennetés de migrants, d’enfants, de femmes et de populations déplacées. "La Citoyenneté Émergente" suggère les droits des femmes et des jeunes en tant qu'acteurs délibératifs. Les participants ont également débattu autour des mesures mondiales, régionales et locales de l'ECM. La discussion s'est concentrée sur les indicateurs, les évaluations de l'apprentissage et les évaluations pour mesurer la transformation sociale en Amérique latine. Par la suite, M. Jesus Redondo du Chili et M. Nestor Lopez d'Argentine ont fait des présentations sur l'importance et le développement des réseaux, suivis d'activités participatives pratiques et de travaux de groupe interactifs où les participants ont discuté des stratégies et fait le plan des objectifs d’activités à court / long terme du Réseau Régional pour L’ECM. Les participants ont convenu de continuer à développer une communauté de pratique sur l'ECM pour la région, ce qui améliorera les échanges d'information entre les participants du réseau. Les activités de suivi du réseau régional pour l'ECM devraient être mises en œuvre en vue de la prochaine réunion de haut niveau sur l'éducation dans la région. URL:http://apceiu.org/board/bbs/board.php?bo_table=m31&wr_id=633&page=0