Actualités
Suivez les derniÚres tendances et actualités du GCED.
324 résultats trouvés
Un demi-milliard de personnes pourraient basculer dans la pauvretĂ© Ă cause du coronavirus, alerte Oxfam 12 mai 2020 Les retombĂ©es Ă©conomiques de la pandĂ©mie de coronavirus pourraient prĂ©cipiter un demi-milliard de personnes supplĂ©mentaires dans la pauvretĂ©, si rien nâest fait pour aider les pays en dĂ©veloppement, a dĂ©clarĂ© aujourd'hui Oxfam. Ă l'approche de rĂ©unions dĂ©cisives qui auront lieu la semaine prochaine entre la Banque mondiale et le Fonds monĂ©taire international (FMI) dâun cĂŽtĂ© et entre ministres des Finances du G20 de lâautre, l'organisation appelle les dirigeant-e-s mondiaux/ales Ă conclure un « Plan de sauvetage Ă©conomique pour tou-te-s » afin de maintenir les pays et les communautĂ©s pauvres Ă flot.Dans son nouveau rapport Le prix de la dignitĂ©, Oxfam prĂ©sente des analyses rĂ©centes indiquant quâentre 6 et 8 % de la population mondiale pourrait basculer dans la pauvretĂ© alors que les gouvernements mettent Ă l'arrĂȘt des Ă©conomies entiĂšres afin de maĂźtriser la propagation du virus. Cela constitue un recul potentiel de dix ans pour la lutte contre la pauvretĂ©, voire de 30 ans dans certaines rĂ©gions comme lâAfrique sub-saharienne, le Moyen-Orient et lâAfrique du Nord. Plus de la moitiĂ© de la population mondiale pourrait vivre sous le seuil de pauvretĂ© Ă la suite de la pandĂ©mie.Lâanalyse, publiĂ©e aujourdâhui par lâInstitut mondial pour la recherche en Ă©conomie du dĂ©veloppement de lâUniversitĂ© des Nations Unies, a Ă©tĂ© menĂ©e par des chercheurs/euses du Kingâs College de Londres et lâUniversitĂ© nationale australienne.Un « Plan de sauvetage Ă©conomique pour tou-te-s » fournirait aux pays pauvres des subventions en espĂšces aux personnes ayant perdu leur revenu et de renflouer les petites entreprises. Ce plan peut ĂȘtre financĂ© par le biais de plusieurs mesures, y compris : Lâannulation immĂ©diate du remboursement de la dette des pays en dĂ©veloppement en 2020 Ă hauteur de 1 000 milliards de dollars. Avec une annulation du remboursement de sa dette extĂ©rieure en 2020, le Ghana pourrait fournir 20 dollars par mois Ă chacun des 16 millions dâenfants, de personnes handicapĂ©es et de personnes ĂągĂ©es du pays pendant six mois. La crĂ©ation de rĂ©serves internationales dâau moins 1 000 milliards de dollars, connues sous le nom de droits de tirage spĂ©ciaux, afin dâaugmenter considĂ©rablement les fonds disponibles pour les pays. En Ăthiopie, cela reprĂ©senterait pour le gouvernement 630 millions de dollars supplĂ©mentaires, assez pour augmenter les dĂ©penses de santĂ© publique de 45 %. Jose Maria Vera, directeur par intĂ©rim d'Oxfam International, a dĂ©clarĂ© : « Les retombĂ©es Ă©conomiques dĂ©vastatrices de la pandĂ©mie se font ressentir partout dans le monde. Mais les populations des pays pauvres, qui peinent dĂ©jĂ Ă survivre avec des emplois prĂ©caires peu rĂ©munĂ©rĂ©s, ne peuvent compter sur presque aucun filet de sĂ©curitĂ© pour ne pas sombrer dans la pauvretĂ©. »« Les ministres des Finances du G20, le FMI et la Banque mondiale doivent accorder aux pays en dĂ©veloppement une injection immĂ©diate de liquiditĂ©s pour les aider Ă soutenir les personnes et communautĂ©s vulnĂ©rables. Ils doivent annuler le remboursement de la dette pour tous les pays en dĂ©veloppement en 2020 et encourager les autres crĂ©anciers Ă leur emboĂźter le pas et Ă©mettre au moins 1 000 milliards de droits de tirage spĂ©ciaux. »Les inĂ©galitĂ©s existantes ont une influence sur lâimpact Ă©conomique de la crise. Les travailleurs et travailleuses les plus pauvres dans les pays riches et pauvres sont moins susceptibles d'occuper un emploi formel, de bĂ©nĂ©ficier de protections en matiĂšre d'emploi comme une indemnitĂ© maladie ou la possibilitĂ© de tĂ©lĂ©travailler. Dans le monde, sur cinq personnes sans emploi, une seule a accĂšs Ă des allocations de chĂŽmage. Deux milliards de personnes travaillent dans le secteur informel sans aucun droit Ă une indemnitĂ© maladie. La plupart vivent dans les pays pauvres, oĂč 90 % des emplois sont informels, contre seulement 18 % dans les pays riches.Alors que les femmes sont en premiĂšre ligne de la mobilisation contre le virus, elles sont susceptibles dâĂȘtre les plus durement touchĂ©es financiĂšrement. Les femmes constituent prĂšs de 70 % du personnel de santĂ© dans le monde et fournissent 75 % du travail de soin non rĂ©munĂ©rĂ©, notamment auprĂšs des enfants, des personnes malades et des personnes ĂągĂ©es. Les femmes sont aussi plus susceptibles d'occuper des emplois prĂ©caires faiblement rĂ©munĂ©rĂ©s, qui sont les emplois les plus menacĂ©s par la crise actuelle. Au Bangladesh, plus d'un million de personnes travaillant dans l'industrie textile, dont 80 % sont des femmes, ont dĂ©jĂ Ă©tĂ© licenciĂ©-e-s ou ont arrĂȘtĂ© de travailler sans avoir reçu leur salaire suite Ă l'annulation ou Ă la suspension de commandes d'enseignes occidentales. Beaucoup de pays riches ont dĂ©veloppĂ© des plans de relance Ă©conomique de plusieurs milliards de dollars pour soutenir les entreprises et les travailleurs et travailleuses, mais la plupart des pays en dĂ©veloppement ne disposent pas des ressources suffisantes pour faire de mĂȘme. Selon les estimations des Nations Unies, ce sont prĂšs de la moitiĂ© des emplois qui pourraient disparaĂźtre en Afrique. Micah Olywangu, chauffeur de taxi et pĂšre de trois enfants Ă Nairobi, au Kenya, n'a pas effectuĂ© de course depuis que le confinement a entraĂźnĂ© la fermeture de l'aĂ©roport, des bars et restaurants. « Le virus va nous affamer avant de nous rendre malades », confie-t-il Ă Oxfam. Fournir les 2 500 milliards de dollars nĂ©cessaires selon les Nations Unies pour soutenir les pays en dĂ©veloppement pendant la pandĂ©mie requiert 500 milliards de dollars supplĂ©mentaires en aide au dĂ©veloppement, dont 160 milliards, qui selon Oxfam, sont nĂ©cessaires pour renforcer les systĂšmes de santĂ© publique des pays pauvres et 2 milliards en faveur du fonds humanitaire des Nations Unies. D'autres ressources peuvent ĂȘtre mobilisĂ©es grĂące Ă la mise en place en urgence d'impĂŽts de solidaritĂ©, comme un impĂŽt sur les bĂ©nĂ©fices excĂ©dentaires ou sur les grandes fortunes. « Les gouvernements doivent impĂ©rativement retenir les leçons de la crise financiĂšre de 2008 oĂč le sauvetage des banques et des entreprises a Ă©tĂ© financĂ© par les citoyens et citoyennes ordinaires : la crise leur a coĂ»tĂ© des pertes d'emplois, la stagnation des salaires et des coupes massives sur les services essentiels comme la santĂ©. Les plans de relance Ă©conomiques doivent soutenir les travailleurs et travailleuses ordinaires et renflouer les petites entreprises. Le soutien apportĂ© aux grandes entreprises doit ĂȘtre conditionnĂ© par une action visant Ă construire des Ă©conomies plus justes, plus durables. », conclut Jose Maria Vera. » URL:https://www.oxfam.org/fr/communiques-presse/un-demi-milliard-de-personnes-pourraient-basculer-dans-la-pauvrete-cause-du
Les dĂ©penses de santĂ© doivent immĂ©diatement doubler dans les pays pauvres pour Ă©viter des millions de dĂ©cĂšs 12 mai 2020 Oxfam a appelĂ© aujourdâhui Ă une enveloppe de prĂšs de 160 milliards de dollars afin dâannuler immĂ©diatement les dettes et de financer un plan mondial de santĂ© publique et dâintervention dâurgence pour sauver des millions de vies face Ă la pandĂ©mie de coronavirus. Ce plan en cinq points permettrait aux pays pauvres de prendre des mesures pour prĂ©venir la propagation de la maladie et renforcer les capacitĂ©s des systĂšmes de santĂ© Ă prendre en charge les personnes touchĂ©es. La pandĂ©mie a causĂ© de grandes souffrances dans les pays riches, submergeant certains des meilleurs systĂšmes de santĂ© du monde. Or, compte tenu que la maladie a dĂ©sormais atteint de nombreux pays en dĂ©veloppement marquĂ©s par un taux Ă©levĂ© de pauvretĂ© et de fortes inĂ©galitĂ©s, la propagation va sâaccĂ©lĂ©rer et les dĂ©fis de santĂ© publique seront dâautant plus importants. PrĂšs de 3 milliards de personnes dans les pays en dĂ©veloppement nâont pas accĂšs Ă de lâeau potable, et des millions dâautres nâont pas de soins de santĂ© adĂ©quats et vivent dans des bidonvilles surpeuplĂ©s ou des camps de rĂ©fugiĂ©-e-s oĂč les mesures dâisolement social sont impossibles Ă mettre en Ćuvre. Les femmes seront le plus durement touchĂ©es, car elles reprĂ©sentent 70 % des travailleurs et travailleuses de la santĂ© et assument la plupart du fardeau de soins non rĂ©munĂ©rĂ©s dans le monde. Jose Maria Vera, directeur gĂ©nĂ©ral intĂ©rimaire dâOxfam International, a fait la dĂ©claration suivante : « Au Mali, il nây a que trois respirateurs pour un million de personnes. En Zambie, il nây a quâun mĂ©decin pour 10 000 personnes. Forte de son expĂ©rience dans la lutte contre le virus Ebola, Oxfam sait quâune action rapide permettrait de ralentir la propagation de cette maladie et dâenrayer son impact catastrophique. Cependant, il faut agir dĂšs maintenant, et Ă une Ă©chelle jamais vue auparavant. Sans une action urgente, ambitieuse et historique, nous pourrions facilement assister Ă la plus grande crise humanitaire depuis la Seconde Guerre mondiale. » LâImperial College de Londres estime que jusquâĂ 40 millions de personnes dans le monde pourraient perdre la vie si nous ne prenons pas des mesures urgentes. Oxfam a calculĂ© quâil faudrait 159,5 milliards de dollars pour doubler les dĂ©penses de santĂ© des 85 pays les plus pauvres, oĂč vit prĂšs de la moitiĂ© de la population mondiale. Ce montant reprĂ©sente moins de 10 % du plan de relance Ă©conomique proposĂ© aux Ătats-Unis en rĂ©action au coronavirus. Si certains bailleurs institutionnels ont commencĂ© Ă augmenter leur financement, ces fonds restent largement insuffisants pour rĂ©pondre Ă ce dĂ©fi colossal. Oxfam travaille avec des partenaires locaux, des ministĂšres de la SantĂ© et les principales agences des Nations Unies dans 65 pays pour rĂ©pondre Ă la crise et aider Ă sauver des vies. Ă Coxâs Bazar, au Bangladesh, oĂč plus de 855 000 Rohingyas vivent dans des camps de fortune, Oxfam a dĂ©jĂ renforcĂ© les mesures prĂ©ventives telles que la distribution de savon et la mise en place de stations pour se laver les mains dans les installations communes pour aider quelque 70 000 rĂ©fugiĂ©-e-s. Dans le camp de Zaatari, en Jordanie, qui est le plus grand camp de rĂ©fugiĂ©-e-s syrien-ne-s au monde, Oxfam a dĂ©jĂ commencĂ© Ă sensibiliser 2 000 enfants Ă lâhygiĂšne et Ă lâimportance de se laver les mains. Lâobjectif serait de desservir 78 000 personnes en eau, hygiĂšne et assainissement. Enfin, au Burkina Faso, oĂč 780 000 personnes sont dĂ©placĂ©es Ă lâintĂ©rieur du pays, Oxfam travaille actuellement dans certaines des plus grandes zones de dĂ©placĂ©-e-s internes pour sâassurer que les communautĂ©s dâaccueil et les personnes dĂ©placĂ©es ont accĂšs Ă de lâeau potable. Tous les gouvernements doivent appuyer et financer intĂ©gralement le plan mondial de rĂ©ponse humanitaire des Nations Unies afin de rĂ©pondre aux besoins humanitaires criants qui se prĂ©sentent. Oxfam exhorte le G20 et les autres gouvernements du monde Ă sâattaquer de front au virus en adoptant un ambitieux plan mondial de santĂ© publique et de rĂ©ponse dâurgence. Dans ce plan en cinq points, nous demandons : Un Ă©norme investissement dans la prĂ©vention. Promotion de la santĂ© publique, mobilisation communautaire, accĂšs des intervenant-e-s humanitaires aux pays dans le besoin, approvisionnement en eau potable et mise en place dâinstallations sanitaires, en particulier pour que les gens puissent se laver les mains. La mobilisation de 10 millions de nouveaux travailleurs et travailleuses de la santĂ© rĂ©munĂ©rĂ©-e-s et protĂ©gĂ©-e-s. Conjointement avec lâacheminement en toute urgence de fonds et dâĂ©quipement pour les intervenant-e-s locaux et les humanitaires sur le terrain. La gratuitĂ© des soins de santĂ©. Tous les soins de santĂ©, les tests et les traitements doivent ĂȘtre gratuits. La rĂ©quisition par les gouvernements de tous les Ă©tablissements de santĂ© privĂ©s. Les gouvernements doivent rĂ©quisitionner lâensemble des capacitĂ©s de soins de santĂ© de leur pays, en veillant Ă ce que tous les Ă©tablissements, tant privĂ©s que publics, se consacrent Ă lutter contre ce virus et Ă rĂ©pondre aux autres besoins de santĂ© essentiels. La disponibilitĂ© des vaccins et des traitements en tant que bien public mondial. Nous devons parvenir Ă un accord mondial pour veiller Ă ce que les vaccins et les traitements, lorsque prĂȘts, soient rapidement et gratuitement mis Ă la disposition de ceux et celles qui en ont besoin. Les profits des entreprises pharmaceutiques ne peuvent avoir prĂ©sĂ©ance sur le bien et lâavenir de lâhumanitĂ©. « Il est comprĂ©hensible que les dirigeant-e-s du monde sâemploient Ă aider leurs propres citoyen-ne-s, mais le G20 doit Ă©galement se pencher sur la situation des pays pauvres et leur venir en aide. Nous ne vaincrons cette pandĂ©mie que si nous agissons en solidaritĂ© avec chaque pays, en aidant chaque personne. Personne ne sera en sĂ©curitĂ© tant que nous ne le sommes pas tou-te-s. », ajoute M. Vera. URL:https://www.oxfam.org/fr/communiques-presse/les-depenses-de-sante-doivent-immediatement-doubler-dans-les-pays-pauvres-pour
De nouvelles lignes directrices fournissent une feuille de route pour la rĂ©ouverture des Ă©coles en toute sĂ©curitĂ© 2 mai 2020 LâOrganisation des Nations Unies pour lâĂ©ducation, la science et la culture (UNESCO), le Fonds des Nations Unies pour lâenfance (UNICEF), le Programme alimentaire mondial (PAM) et la Banque mondiale ont rendu publiques aujourdâhui de nouvelles lignes directrices sur la rĂ©ouverture en toute sĂ©curitĂ© des Ă©tablissements scolaires alors que le confinement continue dâaffecter un milliard dâĂ©lĂšves et dâĂ©tudiants de par le monde. Ces lignes directrices avertissent que les fermetures gĂ©nĂ©ralisĂ©es d'Ă©tablissements scolaires en rĂ©ponse Ă la pandĂ©mie de COVID-19 prĂ©sentent un risque sans prĂ©cĂ©dent pour l'Ă©ducation et le bien-ĂȘtre des enfants, en particulier pour les enfants les plus marginalisĂ©s qui dĂ©pendent de l'Ă©cole pour leur instruction, leur santĂ©, leur sĂ©curitĂ© et leur nutrition. Les lignes directrices offrent des conseils pratiques aux autoritĂ©s nationales et locales sur la maniĂšre d'assurer la sĂ©curitĂ© des enfants lorsqu'ils retournent Ă l'Ă©cole. « Alors que de nombreux Ă©lĂšves prennent du retard dans leur apprentissage en raison de la fermeture prolongĂ©e des Ă©coles, la dĂ©cision, loin d'ĂȘtre simple, de savoir quand et comment rouvrir les Ă©coles devrait ĂȘtre une prioritĂ© », a dĂ©clarĂ© la directrice gĂ©nĂ©rale de l'UNESCO, Audrey Azoulay. « Une fois que le feu vert aura Ă©tĂ© donnĂ© sur le front de la santĂ©, il faudra mettre en place tout un ensemble de mesures pour s'assurer qu'aucun Ă©lĂšve ne soit laissĂ© pour compte. Ces lignes directrices fournissent des orientations gĂ©nĂ©rales aux gouvernements et aux partenaires afin de faciliter la rĂ©ouverture des Ă©coles pour les Ă©lĂšves, les enseignants et les familles. Nous partageons un mĂȘme objectif, celui de protĂ©ger et de faire progresser le droit Ă l'Ă©ducation pour chaque apprenant ». Pour Henrietta Fore, Directrice gĂ©nĂ©rale de l'UNICEF, « l'augmentation des inĂ©galitĂ©s, les mauvais rĂ©sultats en matiĂšre de santĂ©, la violence, le travail des enfants et le mariage prĂ©coce ne sont que quelques-unes des menaces Ă long terme pesant sur les jeunes qui ne vont pas Ă l'Ă©cole. Nous savons, a-t-elle ajoutĂ©, que plus les enfants restent longtemps en dehors de l'Ă©cole, moins ils ont de chances d'y retourner un jour. Si nous ne donnons pas la prioritĂ© Ă la rĂ©ouverture des Ă©coles - quand il n'y a pas de danger Ă le faire - nous risquons d'assister Ă une inversion dĂ©vastatrice des progrĂšs de l'Ă©ducation ». Les lignes directrices indiquent que s'il n'y a pas encore suffisamment de preuves pour mesurer l'impact des fermetures d'Ă©coles sur les taux de transmission des maladies, les effets nĂ©gatifs des fermetures d'Ă©coles sur la sĂ©curitĂ© et l'apprentissage des enfants sont bien documentĂ©s. Les progrĂšs rĂ©alisĂ©s ces derniĂšres dĂ©cennies en matiĂšre d'accĂšs Ă l'Ă©ducation des enfants risquent d'ĂȘtre perdus et, dans les pires cas, complĂštement annulĂ©s. « Dans les pays les plus pauvres, les enfants comptent souvent sur les Ă©coles pour leur seul repas de la journĂ©e. Mais comme de nombreuses Ă©coles sont dĂ©sormais fermĂ©es Ă cause du COVID, 370 millions d'enfants sont privĂ©s de ces repas nourrissants qui sont une bouĂ©e de sauvetage pour les familles pauvres. Ils sont Ă©galement privĂ©s de l'aide sanitaire qu'ils reçoivent normalement Ă l'Ă©cole. Cela pourrait causer des dommages durables, c'est pourquoi, lorsque les Ă©coles rouvriront, il est essentiel que ces programmes de fourniture de repas et ces services de santĂ© soient rĂ©tablis, ce qui peut Ă©galement contribuer Ă ramener les enfants les plus vulnĂ©rables Ă l'Ă©cole », a dĂ©clarĂ© pour sa part David Beasley, directeur exĂ©cutif du PAM. L'intĂ©rĂȘt supĂ©rieur de lâenfant et les considĂ©rations gĂ©nĂ©rales de santĂ© publique - fondĂ©es sur une Ă©valuation des avantages et des risques associĂ©s Ă l'Ă©ducation, Ă la santĂ© publique et aux facteurs socio-Ă©conomiques - doivent ĂȘtre au centre des dĂ©cisions des autoritĂ©s nationales et locales de rouvrir les Ă©coles, indiquent les lignes directrices. Les Ă©coles doivent examiner comment elles peuvent mieux rouvrir - avec un meilleur apprentissage et un soutien plus complet pour les enfants Ă l'Ă©cole, y compris dans les domaines de la santĂ©, de la nutrition, du soutien psychosocial et des installations d'eau, d'assainissement et d'hygiĂšne. Alors que les pays sont confrontĂ©s au processus de rĂ©ouverture des Ă©coles, l'UNESCO, l'UNICEF et le PAM - dans le cadre de la Coalition mondiale pour l'Ă©ducation - invitent les gouvernements Ă Ă©valuer les avantages de l'enseignement en classe par rapport Ă l'apprentissage Ă distance, ainsi que les facteurs de risque liĂ©s Ă la rĂ©ouverture des Ă©coles, en notant les indices peu concluants concernant les risques d'infection liĂ©s Ă la frĂ©quentation scolaire. Les lignes directrices comprennent : La rĂ©forme des politiques. Les implications politiques concernent toutes les dimensions des lignes directrices, y compris des politiques claires pour l'ouverture et la fermeture des Ă©coles en cas d'urgence sanitaire, les rĂ©formes nĂ©cessaires pour Ă©tendre l'accĂšs Ă©quitable aux enfants marginalisĂ©s et non scolarisĂ©s ainsi que pour renforcer et normaliser les pratiques d'apprentissage Ă distance. Les besoins de financement. RĂ©pondre Ă l'impact du COVID-19 sur l'Ă©ducation et investir dans le renforcement des systĂšmes Ă©ducatifs pour la reprise et la rĂ©silience. La sĂ©curitĂ© des opĂ©rations. Assurer des conditions qui rĂ©duisent la transmission des maladies, protĂšgent les services et fournitures essentiels et favorisent un comportement sain. Cela inclut l'accĂšs au savon et Ă de l'eau pure pour le lavage des mains, des procĂ©dures sur les cas oĂč le personnel ou les Ă©lĂšves ne se sentent pas bien, des protocoles sur la distanciation sociale et de bonnes pratiques d'hygiĂšne. Lâapprentissage compensatoire. Mettre l'accent sur les pratiques qui compensent le temps d'instruction perdu, renforcer la pĂ©dagogie et s'appuyer sur des modĂšles d'apprentissage hybrides tels que l'intĂ©gration d'approches dans l'enseignement Ă distance. Cela doit inclure des connaissances sur la transmission et la prĂ©vention des maladies. Le bien-ĂȘtre et protection. Mettre davantage l'accent sur le bien-ĂȘtre des Ă©lĂšves et renforcer la protection des enfants grĂące Ă des mĂ©canismes d'orientation amĂ©liorĂ©s et Ă la fourniture de services scolaires essentiels, notamment les soins de santĂ© et l'alimentation scolaire. Atteindre les plus marginalisĂ©s. Adapter les politiques et pratiques d'ouverture des Ă©coles afin d'Ă©largir l'accĂšs aux groupes marginalisĂ©s tels que les enfants non scolarisĂ©s, les enfants dĂ©placĂ©s et migrants et les minoritĂ©s. Diversifier les communications et les actions de sensibilisation essentielles en les rendant disponibles dans les langues pertinentes et dans des formats accessibles. Selon Jaime Saavedra, Directeur mondial de la Banque mondiale pour l'Ă©ducation, « une fois que les Ă©coles commencent Ă rouvrir, la prioritĂ© est de rĂ©intĂ©grer les Ă©lĂšves dans le milieu scolaire en toute sĂ©curitĂ© et de maniĂšre Ă permettre une reprise de l'apprentissage, en particulier pour ceux qui ont subi les plus grandes pertes d'apprentissage. Il s'agit d'un moment critique car il constitue la rampe de lancement d'une nouvelle norme qui devrait ĂȘtre plus efficace et plus Ă©quitable. Pour gĂ©rer les rĂ©ouvertures, a-t-il prĂ©cisĂ©, les Ă©coles devront ĂȘtre prĂ©parĂ©es sur le plan logistique et le personnel enseignant devra ĂȘtre prĂȘt. Et elles devront disposer de plans spĂ©cifiques pour soutenir la reprise des apprentissages des Ă©lĂšves les plus dĂ©favorisĂ©s. Les lignes directrices offrent un cadre pour aller de l'avant et sur lequel s'alignent les principales agences des Nations unies ». **** Note aux Ă©diteurs UNESCO: LâOrganisation des Nations Unies pour lâĂ©ducation, la science et la culture (UNESCO) entend contribuer Ă la paix au travers de la coopĂ©ration internationale dans les domaines de lâĂ©ducation, de la science, de la culture, de la communication et de lâinformation. Ses programmes visent Ă la concrĂ©tisation des Objectifs de dĂ©veloppement durable (ODD) dĂ©finis dans le Programme de dĂ©veloppement Ă lâhorizon 2030, adoptĂ© par lâAssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale de lâONU en 2015. UNICEF: Le Fonds des Nations Unies pour lâenfance (UNICEF) Ćuvre dans les zones les plus dures du globe afin dâatteindre les enfants les plus dĂ©favorisĂ©s. Il agit partout en faveur de tout enfant dans plus de 190 pays et territoires, afin de bĂątir un monde meilleur pour tout un chacun. Programme alimentaire mondial (PAM): Le Programme alimentaire mondial des Nations Unies est la plus importante organisation humanitaire dans le monde. Elle sauve des vies dans les situations dâurgence, Ćuvre Ă la prospĂ©ritĂ© et apporte son appui Ă un avenir durable pour les personnes ayant subi la guerre, des catastrophes et lâimpact du changement climatique. Pour de plus amples informations, contacter : Georgina Thompson, UNICEF, +1 917 238 1559, gthompson@unicef.org David Orr, PAM, +39 340 246 6831, David.orr@wfp.org George Papagiannis, UNESCO: Tel: +33 1 45 68 17 06, g.papagiannis@unesco.org URL:https://fr.unesco.org/news/nouvelles-lignes-directrices-fournissent-feuille-route-reouverture-ecoles-toute-securite
COVID-19 et fermeture des Ă©coles : pourquoi les filles sont plus Ă risque 1 mai 2020 Fermer les Ă©coles. Câest la solution retenue par un nombre sans prĂ©cĂ©dent de pays pour tenter de ralentir la progression de la COVID-19. Il est aisĂ© dâimaginer quâĂ©lĂšves et Ă©tudiants sont plus en sĂ©curitĂ© Ă la maison plutĂŽt que dans la promiscuitĂ© dâune salle de classe. La rĂ©alitĂ© est toutefois plus nuancĂ©e : pour des millions de filles et de jeunes femmes, en particulier dans les pays les moins avancĂ©s, ces fermetures engendrent dâautres risques. Introduisant un rĂ©cent webinaire de lâUNESCO, Suzanne Grant Lewis, directrice de lâInstitut international de planification de lâĂ©ducation, a soulignĂ© que « lâĂ©ducation, tout comme les sexospĂ©cificitĂ©s, sont nĂ©gligĂ©es dans la rĂ©ponse aux crises sanitaires. Nous devons porter plus dâattention Ă la dimension genre de la fermeture des Ă©coles». Quelles sont les sexospĂ©cificitĂ©s de la crise ? Travail domestiqueDans beaucoup de sociĂ©tĂ©s, le travail domestique non rĂ©munĂ©rĂ© et la charge des enfants incombent avant tout aux femmes et aux filles. Ces tĂąches mĂ©nagĂšres et familiales prennent encore plus dâimportance lorsquâĂ©coles et entreprises ferment leurs portes et que le confinement sâimpose. Cela affecte le travail des femmes qui, dans de nombreux contextes, composent lâessentiel du personnel enseignant. Cela affecte aussi les filles, qui sont alors dans lâincapacitĂ© de poursuivre leur apprentissage Ă distance. Provision de soinsLes soins sont le plus souvent assurĂ©s par les femmes et les filles que cette tĂąche soit rĂ©munĂ©rĂ©e ou non. Celles-ci sont dĂšs lors plus exposĂ©es au risque de contamination, au sein des structures de santĂ© ou Ă la maison. Ainsi, 72% du personnel soignant touchĂ© par le coronavirus en Espagne sont des femmes. Elles sont 66% en Italie. Voir les donnĂ©es liĂ©es au genre sur le site de UN Women. Violence domestiqueLes risques que la fermeture des Ă©coles â un espace de sĂ©curitĂ© autant que dâapprentissage â fait peser sur les filles ne se limitent pas au virus lui-mĂȘme. Le confinement entraĂźne en effet un risque accru de violence domestique et dâabus sexuel. Les donnĂ©es dĂ©jĂ disponibles indiquent que la violence domestique a augmentĂ© dans des pays aussi divers que lâArgentine, la France et Singapour. SantĂ© sexuelle et reproductiveEn Sierra Leone, lâĂ©pidĂ©mie dâEbola a conduit Ă une hausse massive des grossesses prĂ©coces. Selon les enfants touchĂ©s par la crise, celles-ci Ă©taient directement liĂ©es Ă la fermeture des Ă©coles. Dans certaines communautĂ©s, la maternitĂ© deviendra une barriĂšre permanente au retour des jeunes filles concernĂ©es sur les bancs de lâĂ©cole une fois passĂ©e la crise de la COVID-19. Par ailleurs, les ressources et les structures habituellement dĂ©diĂ©es Ă la maternitĂ© et Ă la santĂ© reproductive pourraient ĂȘtre rĂ©orientĂ©es vers la lutte contre la pandĂ©mie. Cela ferait alors peser des menaces supplĂ©mentaires sur la santĂ© et la sĂ©curitĂ© des adolescentes et des jeunes femmes. Comment faire face? Les autoritĂ©s Ă©ducatives doivent prendre des mesures pour Ă©viter une inversion dĂ©sastreuse des progrĂšs rĂ©alisĂ©s en matiĂšre dâĂ©ducation des filles et des jeunes femmes. Dans son intervention, Suzanne Grant Lewis a tirĂ© la sonnette dâalarme, avertissant sur les risques de voir les inĂ©galitĂ©s de genre exacerbĂ©es par la COVID-19. Elle a exhortĂ© les communautĂ©s Ă agir rapidement et a suggĂ©rĂ© un certain nombre de mesures : Garantir une reprĂ©sentation Ă©quitable des femmes dans la prise de dĂ©cision relative Ă la crise et sâappuyer sur leur expertise ; Produire des donnĂ©es en lien avec la crise ; Sâappuyer sur les rĂ©seaux de femmes, au niveau communautaire, pour organiser la rĂ©ponse Ă la crise ; Encourager les filles Ă poursuivre leur apprentissage durant et aprĂšs la crise, et Ă se soutenir mutuellement ; Encourager hommes et femmes Ă partager les tĂąches familiales et mĂ©nagĂšres, Ă la maison comme au sein de la communautĂ© ; DĂ©noncer la violence domestique et mettre en place des lieux dâaccueil sĂ»rs pour les victimes dâabus.Les planificateurs de lâĂ©ducation doivent garder Ă lâesprit les menaces particuliĂšres que la fermeture des Ă©tablissements scolaires, en raison du coronavirus, fait peser sur les filles et les jeunes femmes. La fracture numĂ©rique entre les sexes doit notamment ĂȘtre surmontĂ©e pour que les filles puissent bĂ©nĂ©ficier des solutions dâapprentissage Ă distance ; les horaires doivent ĂȘtre aussi flexibles que possible pour que lâapprentissage puisse sâorganiser autour des tĂąches domestiques ; et des mesures ciblĂ©es devraient ĂȘtre prises pour permettre au plus grand nombre possible de filles et de jeunes femmes de retourner Ă lâĂ©cole dĂšs que les Ă©tablissements rouvriront leurs portes. âUne problĂ©matique universelleâ Aucun pays ne peut se permettre dâignorer les sexospĂ©cificitĂ©s de la fermeture des Ă©coles liĂ©e Ă la COVID-19. Comme le relĂšve Suzanne Grant Lewis, « câest une problĂ©matique universelle. Tous les Etats doivent examiner comment cette crise peut approfondir les inĂ©galitĂ©s de genre et prendre des mesures qui sâimposent pour y faire face. ». Lâimpact rĂ©el de la crise ne sera pas connu avant un certain temps, mais il est crucial de garantir que les filles ne mettent en pĂ©ril ni leur Ă©ducation, ni leur avenir. URL:http://www.iiep.unesco.org/fr/covid-19-et-fermeture-des-ecoles-pourquoi-les-filles-sont-plus-risque-13407
MON HISTOIRE COVID-19 : lancement d'une campagne de storytelling pour les jeunes 30 avril 2020 Partager, c'est se soucier dâautrui... et câest le moment idĂ©al pour partager ses inspirations, ses idĂ©es et ses histoires ! La campagne #YouthOfUNESCO intitulĂ©e MON HISTOIRE COVID-19 est une initiative qui donne la parole aux jeunes pour inspirer le monde dans le contexte difficile du COVID-19. Au quotidien, les jeunes s'avĂšrent ĂȘtre des acteurs clĂ©s lorsqu'il s'agit de trouver des solutions aux problĂšmes mondiaux - de la lutte contre la discrimination et le changement climatique Ă l'Ă©galitĂ© des sexes et Ă bien d'autres questions. Aujourd'hui, en cette pĂ©riode de crise sanitaire sans prĂ©cĂ©dent, les jeunes sont Ă nouveau en premiĂšre ligne, particuliĂšrement lorsqu'il s'agit d'inventer de nouvelles formes de solidaritĂ©. Cette initiative de storytelling s'inscrit dans le cadre de la rĂ©ponse de l'UNESCO Ă la pandĂ©mie du COVID-19. Elle vise Ă mettre en lumiĂšre les jeunes - leurs sentiments, leurs actions et leurs Ă©panouissements en ces temps difficiles. Au cours des derniĂšres semaines, voire des derniers mois, des jeunes femmes et des jeunes hommes ont agi et dĂ©veloppĂ© de nombreuses idĂ©es crĂ©atives pour faire face Ă ce contexte difficile, que ce soit en aidant leur communautĂ©, en trouvant des techniques d'apprentissage innovantes, en gardant un esprit positif, en prenant soin de leurs parents et de leurs proches, et bien plus encore. Mon histoire COVID-19 est une invitation ouverte Ă tous les jeunes afin quâils partagent leurs histoires par le biais de tĂ©moignages Ă©crits ou l'enregistrement de leur propre vidĂ©o. Pour amplifier leur voix davantage, l'UNESCO invite les jeunes Ă partager leurs histoires via ses mĂ©dias sociaux, son site web, ses bureaux hors SiĂšge et ses rĂ©seaux dans le monde entier. Les tĂ©moignages Ă©crits et vidĂ©o recueillis contribueront Ă©galement au projet « Les jeunes comme chercheurs - COVID-19 », qui permettra de collecter et de consolider les connaissances et les donnĂ©es sur, par et avec les jeunes autour d'une sĂ©rie de questions clĂ©s liĂ©es Ă la crise COVID-19 (par exemple l'inĂ©galitĂ© et la discrimination). Le projet examinera l'impact de la crise sur les jeunes (en particulier les jeunes femmes - dĂ©scolarisĂ©es ou au chĂŽmage Ă cause de la crise), et la maniĂšre dont ils affectent ou dĂ©clenchent la rĂ©silience. Le projet - dĂ©veloppĂ© en collaboration avec les Chaires UNESCO (des UniversitĂ©s de Galway (Irlande) et de Penn State (Ătats-Unis dâAmĂ©rique)) - fournira une base pour le dĂ©veloppement des compĂ©tences et la mobilisation virtuelle des jeunes pour la collecte et l'analyse des donnĂ©es. Pour en savoir plus sur la campagne URL:https://fr.unesco.org/news/mon-histoire-covid-19-lancement-dune-campagne-storytelling-jeunes
La FMANU lance des programmes en ligne 29 avril 2020 Les Ă©coles et les frontiĂšres Ă©tant fermĂ©es au milieu de la pandĂ©mie de COVID-19, la FMANU a travaillĂ© dur au cours des derniers mois pour mettre en Ćuvre et lancer plusieurs programmes en ligne pour une gamme de groupes d'Ăąge. La sĂ©curitĂ© et le bien-ĂȘtre de nos participants sont extrĂȘmement importants, mais nous voulons donner la chance de rester engagĂ©s dans les programmes de la FMANU tout en restant socialement responsables. Mission Possible offre deux programmes en ligne qui mettent au dĂ©fi les lycĂ©ens du monde entier de se connecter virtuellement, de collaborer entre les cultures et de s'engager dans une action significative! Plus d'infos ici . WIMUN propose des simulations en ligne de Model UN et des sessions de formation. WIMUN Online est destinĂ© Ă tous les Ă©tudiants de niveau secondaire et universitaire ĂągĂ©s de 14 Ă 30 ans, les Ă©tudiants de niveau secondaire et universitaire Ă©tant rĂ©partis en diffĂ©rentes sessions. Chaque session se dĂ©roulera une fois qu'un nombre minimum d'Ă©tudiants se sera inscrit afin d'assurer un dĂ©bat et des nĂ©gociations appropriĂ©s et productifs. Les enseignants pourront participer en tant qu'observateurs Ă un tarif rĂ©duit. Plus d'infos ici . Ălargissant sa portĂ©e au-delĂ des formations physiques, la FMANU propose dĂ©sormais un nouveau programme de formation en ligne unique permettant aux Ă©tudiants de vivre une expĂ©rience d'apprentissage virtuel entiĂšrement immersive sur l'ONU. Spotlight de l'ONU apporte le monde de la diplomatie multilatĂ©rale directement aux Ă©tudiants. GrĂące Ă un systĂšme efficace et personnalisable d'Ă©vĂ©nements, de cours et de sessions interactives en ligne, la WFUNA se concentre sur les questions internationales pertinentes avec l'aide de professionnels expĂ©rimentĂ©s du monde entier. Le format en ligne, combinĂ© Ă l'expertise de la FMANU et Ă son vaste rĂ©seau, offre un large Ă©ventail de possibilitĂ©s exclusives auxquelles les Ă©tudiants ne peuvent accĂ©der nulle part ailleurs. UN Spotlight offre aux Ă©tudiants une formation pratique, des connaissances pratiques et des conseils pour participer de maniĂšre constructive et efficace aux Nations Unies. Plus d'infos ici . URL:https://wfuna.org/posts/wfuna-launches-online-programs
Lancement du cours en ligne sur lâĂ©galitĂ© des genres Ă lâUNESCO 28 avril 2020 La Division pour l'Ă©galitĂ© des genres a la joie d'annoncer le lancement du nouveau cours en ligne sur lâĂ©galitĂ© des genres Ă lâUNESCO. Cette formation s'appuie sur le contenu dĂ©veloppĂ© par la Division de l'EgalitĂ© des genres pour renforcer la capacitĂ© du personnel de l'UNESCO Ă intĂ©grer la dimension du genre dans les sessions de formation aussi bien en prĂ©sentiel que lors du lancement en 2008 de la premiĂšre version de l'outil de formation en ligne. Cette formation, dĂ©veloppĂ©e en Ă©troite consultation avec diffĂ©rents secteurs de l'UNESCO, fournit au personnel les termes clĂ©s et les concepts relatifs Ă lâĂ©galitĂ© des genres et les outils pour garantir lâintĂ©gration systĂ©matique des considĂ©rations du genre dans votre travail quotidien. La formation inclut des exemples concrets pour vous aider Ă comprendre ce que vous devriez faire pour soutenir la prioritĂ© gĂ©nĂ©rale de lâOrganisation sur lâĂ©galitĂ© des genres. Nous avons accĂ©lĂ©rĂ© le lancement de ce cours en raison de la situation des coronavirus et la formation est actuellement dans sa version bĂȘta, accessible uniquement aux membres du personnel de l'UNESCO. DĂšs que la formation sera accessible au grand public, nous l'annoncerons sur cette page Web. Pour toute question sur le contenu du cours, ou portant sur lâĂ©galitĂ© des genres Ă lâUNESCO, veuillez contacter ge.elearning@unesco.org(link sends e-mail). Pour toute question sur lâaccĂšs au cours, ou portant sur MyLearning, veuillez contacter learning@unesco.org(link sends e-mail) URL:https://fr.unesco.org/news/lancement-du-cours-ligne-legalite-genres-lunesco
ConsĂ©quences de la fermeture des Ă©coles 24 avril 2020 La fermeture, mĂȘme temporaire, des Ă©tablissements scolaires entraĂźne des coĂ»ts sociaux et Ă©conomiques Ă©levĂ©s. Les perturbations quâelle induit affectent toutes les communautĂ©s, mais les consĂ©quences sont particuliĂšrement graves pour les enfants dĂ©favorisĂ©s et leurs familles. Quelques-unes des raisons qui expliquent en quoi la fermeture des Ă©tablissements scolaires est prĂ©judiciable sont exposĂ©es ci-dessous. Cette liste est loin dâĂȘtre exhaustive, mais peut aider Ă comprendre pourquoi nous devons tous nous sentir concernĂ©s par ce phĂ©nomĂšne. Interruption de lâapprentissage : lâenseignement assure un apprentissage essentiel. La fermeture des Ă©coles prive donc les enfants et les jeunes de possibilitĂ©s de dĂ©veloppement et de perfectionnement. Les dĂ©savantages sont majeurs pour les Ă©lĂšves dĂ©favorisĂ©s, qui ont gĂ©nĂ©ralement accĂšs Ă un nombre plus restreint de possibilitĂ©s Ă©ducatives en dehors du cadre scolaire. Alimentation : de nombreux enfants et jeunes comptent sur les repas fournis gratuitement ou Ă moindre coĂ»t Ă lâĂ©cole pour se nourrir et avoir une alimentation saine. Par consĂ©quent, la fermeture des Ă©tablissements scolaires a une incidence sur lâalimentation. Manque de prĂ©paration des parents Ă lâenseignement Ă distance et Ă domicile : lorsque les Ă©coles ferment, on demande souvent aux parents de faciliter lâapprentissage Ă la maison, mais ils peuvent avoir des difficultĂ©s Ă sâacquitter de cette tĂąche. Cela vaut particuliĂšrement pour les parents dont le niveau dâinstruction et les ressources sont limitĂ©s. InĂ©galitĂ© dâaccĂšs aux portails dâapprentissage numĂ©rique : lâinsuffisance de lâaccĂšs aux technologies ou Ă une bonne connexion Internet est un obstacle Ă la continuitĂ© de lâapprentissage, notamment pour les Ă©lĂšves issus de familles dĂ©favorisĂ©es. Lacunes en matiĂšre de garde dâenfants : en lâabsence dâautres solutions, les parents qui travaillent laissent souvent leurs enfants seuls Ă la maison lorsque lâĂ©cole est fermĂ©e, ce qui peut entraĂźner des comportements Ă risque, notamment accroĂźtre lâinfluence des pressions exercĂ©es par les pairs et la consommation de drogue. CoĂ»ts Ă©conomiques Ă©levĂ©s : lorsque les Ă©coles sont fermĂ©es, les parents qui travaillent sont plus susceptibles de sâabsenter pour garder leurs enfants, ce qui entraĂźne souvent des pertes de salaire et nuit Ă la productivitĂ©. Incidence mĂ©canique sur le systĂšme de santĂ© : les femmes reprĂ©sentent une large part des professionnels de santĂ©, or elles se trouvent souvent dans lâimpossibilitĂ© de se rendre Ă leur travail pour garder leurs enfants Ă cause de la fermeture des Ă©coles. De nombreux professionnels mĂ©dicaux sont donc absents des Ă©tablissements de santĂ©, alors que câest lors de ces pĂ©riodes de crise sanitaire que lâon a le plus besoin dâeux. Pression accrue sur les Ă©tablissements scolaires qui restent ouverts : les fermetures localisĂ©es entraĂźnent des charges supplĂ©mentaires pour les Ă©coles ouvertes, puisque les parents et les autoritĂ©s redirigent les enfants vers ces Ă©tablissements. Tendance Ă lâaugmentation des taux de dĂ©crochage scolaire : il est trĂšs difficile de faire en sorte que les enfants et les jeunes reviennent Ă lâĂ©cole et quâils y restent lorsque les Ă©tablissements scolaires rouvrent. Cela vaut particuliĂšrement pour les fermetures prolongĂ©es. URL:https://fr.unesco.org/covid19/educationresponse/consequences
Tribune : la question du genre au cĆur de la crise sanitaire 20 avril 2020 Tribune publiĂ©e dans LibĂ©ration le 4 avril 2020 par des membres des Conseils consultatifs Ă l'Ă©galitĂ© des genres du G7, dont fait partie Alice Albright, Directrice gĂ©nĂ©rale du PME. Ces temps dĂ©sespĂ©rĂ©s exigent un leadership audacieux et dĂ©terminĂ©. Le dĂ©fi commun que reprĂ©sente le coronavirus nous rappelle, comme jamais auparavant, Ă quel point nous dĂ©pendons les uns des autres. Nous traversons une crise sanitaire sans prĂ©cĂ©dent. Si elle peut tous nous affecter, elle expose les plus vulnĂ©rables Ă de nombreux risques supplĂ©mentaires. En raison des inĂ©galitĂ©s de genre, si profondĂ©ment ancrĂ©es, les filles et les femmes vont vivre cette pandĂ©mie de façon diffĂ©rente. Nous, membres des Conseils consultatifs Ă lâĂ©galitĂ© de genre du G7 2018 et 2019, appelons immĂ©diatement les Etats membres Ă une action urgente et conjointe visant Ă accompagner les filles et les femmes de façon Ă empĂȘcher la dĂ©gradation de lâĂ©galitĂ© et le recul de leurs droits dans le monde. Nous appelons tous les gouvernements Ă prendre en compte la question du genre au cĆur de cette crise. MĂȘme si jusquâici les morts du coronavirus sont lĂ©gĂšrement plus masculins, les femmes reprĂ©sentent 70% des soignants et des travailleurs sociaux dans le monde. Ce qui les place en premiĂšre ligne de la crise et les expose Ă tous les risques. Elles occupent aussi pour la plupart des emplois de services, la majoritĂ© des commerces de proximitĂ©, les emplois moins bien rĂ©munĂ©rĂ©s. Ce qui les rend plus vulnĂ©rables Ă©conomiquement, pendant et aprĂšs cette crise. La pandĂ©mie de Covid-19 et les mesures de confinement quâelle impose ont dĂ©jĂ causĂ© une augmentation alarmante des violences domestiques Ă lâencontre des femmes et des enfants. Dans plusieurs pays, les droits sexuels et reproductifs fondamentaux, ainsi que lâaccĂšs aux soins et services qui vont avec, ont dramatiquement Ă©tĂ© rĂ©duits. Les progrĂšs rĂ©alisĂ©s pour assurer lâĂ©ducation de toutes les filles ont reculĂ©. Les femmes dans les zones de conflit et vivant dans des camps de rĂ©fugiĂ©s et de personnes dĂ©placĂ©es sont confrontĂ©es au virus dans les pires conditions. Elles ont plus que jamais besoin de protection. Nous avons tous besoin de davantage de solidaritĂ©. Soutenir soignants et travailleurs sociaux PremiĂšrement, le Conseil consultatif Ă lâĂ©galitĂ© des genres tient Ă insister, fermement, sur la responsabilitĂ© qui incombe aux pays leaders du G7. Câest Ă eux de prendre des mesures exceptionnelles afin de soutenir les soignants et les travailleurs sociaux, de leur offrir des conditions de travail dĂ©centes, comprenant tout lâĂ©quipement nĂ©cessaire Ă leur protection, un logement proche des hĂŽpitaux le temps de la crise, la rĂ©duction de leur temps de transport, et tout ce qui peut leur permettre dâĂȘtre au front. DeuxiĂšmement, il est urgent et vital dâadopter des mesures exceptionnelles pour protĂ©ger celles et ceux qui subissent des violences domestiques. Les gouvernements doivent sâassurer que les premiers interlocuteurs des victimes disposent de la formation et de lâexpĂ©rience nĂ©cessaires Ă lâaccomplissement de leur mission, crĂ©er des places dâhĂ©bergement dâurgence supplĂ©mentaires, sâassurer de lâĂ©viction du domicile des personnes violentes et offrir un soutien via des lignes tĂ©lĂ©phoniques dâurgence. TroisiĂšmement, les gouvernements devraient veiller Ă ce que lâĂ©galitĂ© des sexes reste au cĆur de leur action en matiĂšre dâĂ©ducation. Les fermetures dâĂ©coles aggraveront les inĂ©galitĂ©s entre les sexes, en particulier pour les filles les plus pauvres. Les gouvernements doivent maintenir lâapprentissage pour toutes, tenir compte de la question du genre lors de la reprise scolaire et respecter les engagements dâaides concernant lâĂ©ducation des filles. 50% des tĂąches mĂ©nagĂšres pour les hommes QuatriĂšmement, nous demandons aux gouvernements de garantir lâaccĂšs aux services de santĂ© sexuelle et reproductive, comprenant lâavortement, la santĂ© maternelle, les soins prĂ© et postnataux. En ces temps de crise, de taux Ă©levĂ© de chĂŽmage et de misĂšre Ă©conomique pour des millions de personnes, nous appelons les Etats Ă assurer la gratuitĂ© des protections pĂ©riodiques et Ă garantir lâaccĂšs Ă des moyens contraceptifs modernes et de qualitĂ©. CinquiĂšmement, les Etats devraient encourager, par des campagnes publiques, les hommes Ă prendre en charge 50% des tĂąches mĂ©nagĂšres (et Ă©ducatives), traditionnellement assumĂ©es par les femmes. Enfin, nous leur demandons de fournir des donnĂ©es concernant la crise, ventilĂ©es en fonction du genre, afin de permettre aux professionnels de santĂ© et aux dĂ©cideurs politiques de disposer de ces donnĂ©es pour mettre en place des rĂ©ponses sanitaires et socio-Ă©conomiques adĂ©quates. Alors que la crise sâintensifie dans le monde entier, il paraĂźt clair que si nous voulons vraiment sauver des vies et protĂ©ger la santĂ©, le bien-ĂȘtre et la dignitĂ© de tous, les filles et les femmes doivent ĂȘtre en premiĂšre ligne, au centre des prĂ©occupations, incluses dans les dĂ©cisions prises localement et nationalement pour rĂ©pondre Ă lâurgence, mener lâeffort de redressement Ă©conomique et social, ou renforcer nos systĂšmes de santĂ© aprĂšs la pandĂ©mie. Exactement comme elles sont en premiĂšre ligne en ce moment pour combattre le coronavirus. Sans une coordination et une solidaritĂ© internationales, en particulier Ă lâĂ©gard des plus vulnĂ©rables, cette pandĂ©mie meurtriĂšre continuera Ă se rĂ©pondre de façon explosive et dĂ©sastreuse partout, plus encore mais pas seulement dans les pays oĂč les systĂšmes de santĂ© sont fragiles, mal rĂ©partis ou paralysĂ©s par la pauvretĂ©. Ce dĂ©fi nâest pas seulement un appel Ă protĂ©ger la vie des gens et leurs droits. Câest une opportunitĂ© de faire face Ă nos erreurs communes, dâapprendre dâelles et de construire un monde meilleur : plus Ă©gal, plus sain, plus prospĂšre et plus pacifique. Ce moment exceptionnel exige un leadership exceptionnellement humain, dĂ©nuĂ© de racisme et de xĂ©nophobie, de sexisme ou de mercantilisme. Il exige lâaction de toute personne de tous les genres, des Etats comme de la sociĂ©tĂ© civile. Notre humanitĂ© doit Ă©clairer ces temps si sombres. Signataires Alice P. Albright, directrice gĂ©nĂ©rale, Partenariat mondial pour l'Ă©ducationLisa Azuelos, cinĂ©asteBochra Bel Haj Hmida, avocate auprĂšs de la Cour de cassation de Tunisie, prix Nobel de la paix 2015Emma Bonino, sĂ©natrice italienneDillon Black, they/themOuided Bouchamaoui, prix Nobel de la paix 2015Winnie Byanyima, directrice exĂ©cutive dâUnaids et ancienne directrice dâOxfam InternationalMarie Cervetti, directrice dâUne femme et un toitDiane Elson, professeure Ă©mĂ©rite Ă lâUniversitĂ© dâEssexMercedes Erra, fondatrice et prĂ©sidente du groupe BETCCaroline Fourest, Ă©crivaine et cinĂ©asteRosemary Ganley, journalisteLeymah Gbowee, prix Nobel de la paix 2011Gargee Ghosh, Fondation Bill et Melinda GatesBrigitte Gresy, prĂ©sidente du Haut Conseil Ă lâĂ©galitĂ© FranceDayle Haddon, fondatrice de WomenOneYoko Hayashi, avocate et ancienne prĂ©sidente du CedawIsabelle Hudon, ambassadrice du Canada en FranceMuriel IghmouracĂšne autriceKatja Iversen, prĂ©sidente de Women DeliverRoberta Jamieson, prĂ©sidente de IndspireAranya Johar, poĂšte et activisteFarrah Khan, she/herMichael Kaufman, auteur et activisteAÄ«ssata Lam, prĂ©sidente de la chambre de commerces des jeunes de MauritaniePhumzile Mlambo-Ngcuka, directrice exĂ©cutive ONU FemmesVirginie Morgon, PDG de EurazeoVanessa Moungar, directrice de la Banque de dĂ©veloppement africaine pour le genre, les femmes et la sociĂ©tĂ© civile, African Development BankDenis Mukwege, prix Nobel de la paix 2018Nadia Murad, prix Nobel de la paix 2018Irene Natividad, prĂ©sidente de Global Summit of WomenAlexandra Palt, directrice gĂ©nĂ©rale de la Fondation LâOrĂ©alNatalia Ponce de LeĂłn, activisteInna Shevchenko, journaliste et activiste FemenKareen Rispal, ambassadrice de France au CanadaMaya Roy, prĂ©sidente de YWCA CanadaGrĂ©goire ThĂ©ry, cofondateur de CAP internationalEmma Watson actrice et activisteMalala Yousafzai, prix Nobel de la paix 2014. URL:https://www.globalpartnership.org/fr/news/tribune-la-question-du-genre-au-coeur-de-la-crise-sanitaire 