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© UNESCO 300 collĂ©giens et lycĂ©ens participent au Campus UNESCO sur l’intelligence artificielle 30 mars 2019 L’UNESCO a accueilli Ă  son siĂšge 300 jeunes de 14 Ă  17 ans pour un dĂ©bat sur le thĂšme de l’intelligence artificielle, le 22 mars 2019. Chaque mois, les CAMPUS UNESCO sont une occasion pour les Ă©tudiants de dĂ©battre et d’échanger avec des experts de la sociĂ©tĂ© civile et les Ă©quipes de l’UNESCO sur les grands sujets mondiaux. DĂ©mystifier les enjeux de l’intelligence artificielle (IA), prĂ©ciser les enjeux, Ă©couter les questionnements des jeunes sur la gouvernance, l’éthique, l’avenir de l’emploi et les solutions durables offertes par l’IA : tels Ă©taient les objectifs de cette discussion animĂ©e. Â« L’homme sera-t-il un jour dĂ©passĂ© par les machines ? », « Peut-on faire confiance Ă  l’intelligence artificielle ? », « L’intelligence artificielle peut-elle avoir des effets nĂ©fastes sur notre vie privĂ©e ? », c’est par ces questions de crainte et d’espoir que les Ă©tudiants ont interpellĂ©, Nicolas Miailhe, co-fondateur de The Future Society et de The AI Initiative – un think-tank spĂ©cialisĂ© dans l’impact et des consĂ©quences de l’intelligence artificielle sur notre quotidien. Loin d’ĂȘtre idĂ©aliste, M. Miailhe a relevĂ© le dĂ©fi de rendre accessible le concept d’intelligence artificielle et a donnĂ© sa vision sur le futur de cette technologie. Au-delĂ  de la dimension robotique et les prouesses algorithmiques, comme la reconnaissance faciale, l’IA peut aussi agir pour le bien social : en Ă©cho au mandat de l’UNESCO, la fondation Women’s Worldwide Web (W4) – premiĂšre plateforme de crowd-funding en Europe – prouve que l’IA peut ĂȘtre une solution durable aux dĂ©fis sociĂ©taux, Ă©conomiques et environnementaux. Sachant qu’environ 90% des futurs emplois demanderont des compĂ©tences en informatique, la prĂ©sidente du W4, Lindsey Nefesh-Clarke, a prĂ©sentĂ© ses actions en faveur de la promotion de l’égalitĂ© d’accĂšs des filles et des femmes aux technologies de l’information et de la communication (TIC). Ce passionnant dĂ©bat s’est clĂŽturĂ© par l’intervention de Sasha Rubel, point focal sur l’intelligence artificielle au sein de la Division des sociĂ©tĂ©s du savoir Ă  l'UNESCO. Elle a soulignĂ© le potentiel et l’impact de, cette technologie pour la rĂ©alisation des Objectifs de DĂ©veloppement Durable dans le respect des cadres lĂ©gaux et Ă©thiques. Depuis leur crĂ©ation en 2014, 72 Campus UNESCO ont rĂ©uni plus de 22 500 jeunes, sur des thĂšmes qui vont des valeurs du sport, la citoyennetĂ©, la paix, l’éducation des filles, en passant par les discours de haine, l’ocĂ©an, la protection du patrimoine culturel ou encore la libertĂ© d’expression et l’information digitale. Pour animer ces rencontres, plus de 110 experts de la sociĂ©tĂ© civile, journalistes, chercheurs, sportifs, artistes, navigateurs, entrepreneurs se sont associĂ©s aux Ă©quipes de l’UNESCO.  L’initiative CAMPUS UNESCO est soutenue par la Fondation d’Entreprise ENGIE Album photo du CAMPUS sur l'IA  URL:https://fr.unesco.org/news/300-collegiens-lyceens-participent-au-campus-unesco-lintelligence-artificielle ⓒ rclassenlayouts / Getty Images Comment renforcer l’état de droit par l’éducation 24 mars 2019 La confiance du public dans les institutions est en dĂ©clin, et ces derniĂšres doivent sortir de leurs rĂŽles traditionnels pour forger un nouveau modĂšle de participation centrĂ© sur les individus, selon le BaromĂštre de confiance Edelman. La nouvelle publication conjointe de l’UNESCO et de l’ONUDC intitulĂ©e « Strengthening the Rule of Law through Education: A Guide for Policymakers Â» (Renforcer l’état de droit par l’éducation : Guide Ă  l’intention des dĂ©cideurs politiques) se penche sur le rĂŽle que peuvent jouer les Ă©tablissements Ă©ducatifs afin de promouvoir l’état de droit et la construction de nouvelles formes de participation fondĂ©es sur la citoyennetĂ© mondiale, les droits humains et l’inclusion – qui sont tous des Ă©lĂ©ments indispensables Ă  la rĂ©alisation de l’Objectif de dĂ©veloppement durable 4 relatif Ă  l’éducation, au cƓur du Programme de dĂ©veloppement durable Ă  l’horizon 2030. Pourquoi est-il important de promouvoir l’état de droit par l’éducation Ă  la citoyennetĂ© mondiale ? Les Ă©tablissements Ă©ducatifs ont un rĂŽle important Ă  jouer pour forger ce nouveau modĂšle de participation avec les jeunes et cultiver un sentiment de responsabilitĂ© partagĂ©e pour notre avenir commun. C’est pourquoi l’information sur les questions relatives Ă  l’état de droit constitue un pilier essentiel de l’éducation Ă  la citoyennetĂ© mondiale. L’état de droit est indispensable pour Ă©tablir des institutions dignes de confiance et instaurer une relation de confiance mutuelle dans les institutions, en faisant en sorte qu’elles soient responsables, transparentes et accessibles Ă  tous. La promotion de l’état de droit exige des systĂšmes, notamment de gouvernance et de justice, qui protĂšgent les droits humains, mais aussi des citoyens qui aient les moyens de participer et de s’engager de façon constructive dans la sociĂ©tĂ©. Les systĂšmes Ă©ducatifs qui dĂ©fendent et encouragent le respect de l’état de droit, conformĂ©ment aux droits humains et aux libertĂ©s fondamentales reconnus Ă  l’échelle internationale, favorisent une confiance mutuelle entre les apprenants et les institutions publiques. En outre, une Ă©ducation qui adhĂšre aux principes de l’état de droit peut aider Ă  dĂ©velopper la capacitĂ© des apprenants de comprendre sous un angle critique les concepts essentiels de responsabilitĂ©, d’égalitĂ© et d’équitĂ©. Par exemple, les Ă©coles peuvent bĂątir une culture de la transparence en se dotant d’une politique de partage public des donnĂ©es scolaires (donnĂ©es scolaires ouvertes). Promouvoir l’état de droit par l’éducation aide Ă©galement les apprenants Ă  acquĂ©rir les connaissances, les compĂ©tences, les valeurs et les attitudes dont ils ont besoin pour participer de maniĂšre constructive Ă  la sociĂ©tĂ©. Cela leur permet de façonner positivement les institutions publiques et leurs politiques, en encourageant ainsi les formes d’engagement civique non violentes et pacifiques. Comment le Guide UNESCO/ONUDC peut-il aider les dĂ©cideurs politiques et les Ă©ducateurs ? Le guide Strengthening the Rule of Law through Education: A Guide for Policymakers est destinĂ© aux responsables des politiques Ă©ducatives et aux autres professionnels qui Ɠuvrent dans le secteur de l’éducation formelle, au sein et en dehors des ministĂšres de l’éducation, et qui cherchent Ă  promouvoir l’état de droit et une culture de la lĂ©galitĂ©. Le guide peut Ă©galement intĂ©resser les professionnels qui Ɠuvrent dans des contextes d’éducation non formelle ou d’autres secteurs – Ă  savoir les secteurs de la justice, des services sociaux et de la santĂ© – dans le domaine de la prĂ©vention des crimes et de la violence, et qui cherchent Ă  travailler en collaboration plus Ă©troite avec le secteur de l’éducation. Le guide fournit notamment :  une explication des concepts clĂ©s, tels que l’état de droit et la culture de la lĂ©galitĂ©, ainsi qu’une description du rĂŽle de l’éducation dans la prĂ©servation et la promotion de l’état de droit ; des informations sur la maniĂšre dont le secteur de l’éducation peut renforcer et promouvoir l’état de droit, par exemple, en rĂ©pondant aux besoins d’apprentissage rĂ©els des enfants et des jeunes, et en s’assurant que les lieux d’apprentissage « pratiquent ce qu’ils prĂȘchent » ; une carte des systĂšmes de soutien nĂ©cessaires pour renforcer l’état de droit au niveau des salles de classe et des Ă©tablissements scolaires et des contextes d’éducation non formelle, notamment le soutien scolaire, les pĂ©dagogies en classe, la formation et le dĂ©veloppement des enseignants, ainsi que les partenariats Ă©cole-famille-communautĂ©.  Afin de rĂ©pondre aux besoins de ces acteurs et professionnels de l’éducation aux profils variĂ©s, le guide associe thĂ©orie et pratique, et s’appuie sur des exemples des quatre coins du monde. Un partenariat unique qui ajoute de la valeur En joignant leurs ressources et leur expertise, l’UNESCO et l’ONUDC entendent renforcer les capacitĂ©s des Ă©ducateurs, des enseignants et des dĂ©cideurs politiques Ă  planifier et Ă  mener des activitĂ©s Ă©ducatives qui permettent aux apprenants d’agir et de prendre des dĂ©cisions de maniĂšre constructive et Ă©thiquement responsable dans leur vie quotidienne, Ă  l’appui de la justice, des droits de l’homme et d’institutions solides pour les dĂ©fendre. Le guide sur les politiques sera publiĂ© dans le cadre du Forum WISE@Paris sur les « Perspectives pour l’éducation : Encourager des sociĂ©tĂ©s de l’apprentissage Â». Le Forum WISE@Paris rĂ©unit des enseignants, des dĂ©cideurs politiques et des experts influents issus de tous les secteurs pour construire l’avenir de l’éducation par l’autonomisation et les partenariats. Dans le cadre des manifestations WISE@Paris, l’UNESCO, l’ONUDC et WISE unissent leurs forces pour organiser une table ronde Ă  l’UNESCO sur le thĂšme « L’éducation Ă  la citoyennetĂ© mondiale pour des sociĂ©tĂ©s pacifiques et inclusives », le 20 fĂ©vrier 2019 (16h00 – 17h30) au SiĂšge de l’UNESCO. Cette sĂ©ance permettra de rĂ©unir diffĂ©rents points de vue sur la façon dont l’éducation peut contribuer Ă  former des citoyens Ă©thiquement responsables, qui participent activement Ă  la crĂ©ation de sociĂ©tĂ©s pacifiques et inclusives. Parmi les intervenants figureront S. E. Mme Erlinda HĂĄndal Vega, Vice-ministre des sciences et des technologies de la RĂ©publique d’El Salvador, le professeur Fethi Mansouri, directeur-fondateur de l’Institut Alfred Deakin pour la citoyennetĂ© et la mondialisation Ă  l’UniversitĂ© Deakin, en Australie, et titulaire de la Chaire UNESCO sur la diversitĂ© culturelle et la justice sociale, ainsi que Mme Onyinye Ough, directrice exĂ©cutive de Step Up for Social Development & Empowerment au NigĂ©ria. L’évĂ©nement sera organisĂ© dans le cadre du partenariat UNESCO/ONUDC, qui vise Ă  faire progresser la mise en Ɠuvre du Programme de dĂ©veloppement durable Ă  l’horizon 2030, en particulier les objectifs de dĂ©veloppement durable 4 et 16, qui appellent Ă  fournir une Ă©ducation de qualitĂ© et Ă  promouvoir la paix, la justice et des institutions efficaces. URL:https://fr.unesco.org/news/comment-renforcer-letat-droit-leducation © USHMM L’enseignement de l’Holocauste et des gĂ©nocides en Argentine - Entretien 22 mars 2019 Pour Samanta Casareto, membre de la FacultĂ© de philosophie et lettres de l’UniversitĂ© de Buenos Aires, « rĂ©flĂ©chir sur les moments difficiles du passĂ© permet aux Ă©lĂšves de soulever des questions sur la vie en Argentine aujourd’hui ». En collaboration avec Damian Szvalb et Maria Celeste Adamoli, du Programme d’éducation et de mĂ©moire du MinistĂšre national de l’éducation, Maria Jose Kahn, du MusĂ©e du site commĂ©moratif de l’ESMA et Jonathan Karszenbaum, du MusĂ©e de l’Holocauste de Buenos Aires, elle a mis sur pied un projet visant Ă  promouvoir l’institutionnalisation de l’enseignement de l’Holocauste et des gĂ©nocides en Argentine. Dans cette optique, l’équipe a organisĂ© des ateliers pour les enseignants et met au point des matĂ©riels pĂ©dagogiques sur la maniĂšre dont les sites commĂ©moratifs en Argentine peuvent contribuer Ă  l’enseignement et Ă  l’apprentissage de ces sujets importants. Le projet est le fruit de la participation de l’Argentine Ă  la ConfĂ©rence internationale sur l’éducation et l’Holocauste 2017 (ICEH) organisĂ©e par l’UNESCO et le MusĂ©e MĂ©morial de l’Holocauste des États-Unis (USHMM). Pourquoi est-il important d’enseigner et de s’informer sur l’Holocauste et les gĂ©nocides en Argentine ? L’Argentine a toujours Ă©tĂ© un pays d’immigration. Au dĂ©but du 20e siĂšcle, la plupart des personnes qui vivaient en Argentine n’y Ă©taient pas nĂ©es. Beaucoup d’immigrants venaient de pays europĂ©ens. La majoritĂ© d’entre eux avaient fui la guerre et les atrocitĂ©s de masse, notamment le gĂ©nocide. L’hĂ©ritage de ces groupes est toujours trĂšs prĂ©sent dans notre sociĂ©tĂ© aujourd’hui. Nous avons des boutiques tenues par des immigrants d’ArmĂ©nie avec des inscriptions qui commĂ©morent les atrocitĂ©s de masse perpĂ©trĂ©es par l’Empire ottoman durant la PremiĂšre Guerre mondiale. L’Argentine abrite le plus grand nombre de survivants de l’Holocauste en AmĂ©rique latine. La violence de masse fait Ă©galement partie de l’histoire nationale de l’Argentine. Entre 1976 et 1983, le pays a Ă©tĂ© sous le joug de la dictature civile et militaire du gĂ©nĂ©ral Videla. Durant cette pĂ©riode, la sociĂ©tĂ© a Ă©tĂ© exposĂ©e au terrorisme d’État et aux disparitions forcĂ©es. De nombreux opposants au rĂ©gime militaire ont Ă©tĂ© dĂ©tenus et assassinĂ©s dans l’une des 340 prisons clandestines. Bien que ces Ă©vĂ©nements se soient produits il y a 40 ans, ils restent particuliĂšrement d’actualitĂ©. Le sort de nombreuses victimes du rĂ©gime militaire demeure inconnu. On dĂ©nombre par ailleurs environ 500 enfants qui sont nĂ©s dans des prisons clandestines et qui ont Ă©tĂ© sĂ©parĂ©s de leurs familles. La plupart de ces enfants ne connaissent toujours pas leur vĂ©ritable identitĂ©. Outre cette histoire plus rĂ©cente, les chercheurs commencent aujourd’hui Ă  poser un regard plus critique sur l’époque de la domination impĂ©riale espagnole et sur les violences de masse commises par l’État argentin contre les populations autochtones. Tous ces exemples montrent que l’expĂ©rience du gĂ©nocide et de la violence de masse est Ă©troitement liĂ©e Ă  notre histoire nationale. C’est la raison pour laquelle il est trĂšs important de l’enseigner et de comprendre les facteurs qui en sont Ă  l’origine. La rĂ©flexion sur les pratiques sociales du passĂ© nous permet Ă©galement de soulever des questions sur la vie d’aujourd’hui et de nous pencher sur des sujets liĂ©s Ă  la diversitĂ©, au respect et Ă  la coexistence au sein de notre sociĂ©tĂ©. Quelle est la place actuelle de l’enseignement de l’Holocauste et des gĂ©nocides dans le systĂšme Ă©ducatif national ? Ă‰tant donnĂ© l’importance du sujet dans notre contexte national, l’enseignement et l’apprentissage de l’Holocauste et des gĂ©nocides sont dĂ©jĂ  assez bien institutionnalisĂ©s en Argentine. Depuis 2006, en application de l’article 91 de la Loi n° 26206 relative Ă  l’éducation nationale, les provinces argentines sont encouragĂ©es Ă  intĂ©grer dans leurs programmes scolaires des leçons sur l’histoire rĂ©cente, les droits humains et la dĂ©fense de l’État de droit et des valeurs dĂ©mocratiques. L’histoire de l’Holocauste et des gĂ©nocides figure Ă©galement sur la liste des MatiĂšres prioritaires (NAP) enseignĂ©es dans toutes les provinces, ainsi que dans les rĂ©solutions 80/09 et 269/15 du Conseil fĂ©dĂ©ral, dans lesquelles tous les gouverneurs de toutes les provinces argentines sont reprĂ©sentĂ©s. Ces leçons sont intĂ©grĂ©es dans les cours d’histoire et de sciences sociales, mais aussi dans les cours d’éducation Ă  la citoyennetĂ© au niveau de l’enseignement secondaire. Beaucoup d’universitĂ©s proposent Ă©galement des cours sur la mĂ©moire et l’histoire couvrant l’Holocauste et les autres gĂ©nocides. Par exemple, l’UniversitĂ© nationale La Plata propose un programme de master sur la MĂ©moire et l’UniversitĂ© Tres de Febrero a construit un centre de recherche et d’études sur le gĂ©nocide. Il y a douze ans, le 24 mars a Ă©tĂ© dĂ©clarĂ© jour fĂ©riĂ© fĂ©dĂ©ral en Argentine. Ce jour commĂ©more le dĂ©but de la dictature civile et militaire argentine et rend hommage Ă  ses victimes. Nombre d’enseignants profitent de cette occasion pour expliquer Ă  leurs Ă©lĂšves pourquoi ce jour est important. Ce jour-lĂ , certaines Ă©coles participent Ă©galement Ă  des marches en mĂ©moire des victimes. Ces activitĂ©s extrascolaires aident beaucoup les Ă©lĂšves Ă  comprendre l’histoire de leur pays et les consĂ©quences de la violence de masse. Le Gouvernement fĂ©dĂ©ral argentin s’intĂ©resse Ă  ce sujet depuis de nombreuses annĂ©es. Le MinistĂšre fĂ©dĂ©ral de l’éducation a mis en place un Programme d’éducation et de mĂ©moire visant Ă  soutenir et Ă  promouvoir l’enseignement des passĂ©s violents, notamment la dictature civile et militaire argentine ainsi que les atrocitĂ©s de masse commises dans d’autres pays. Le Ministre de l’éducation argentin est le point focal argentin du RĂ©seau latino-amĂ©ricain de l’UNESCO pour l’enseignement de l’Holocauste et des autres gĂ©nocides, et l’Argentine est Ă©galement membre de l’Alliance internationale pour la mĂ©moire de l’Holocauste. Par ces adhĂ©sions, le Gouvernement argentin s’engage Ă  soutenir les politiques, la recherche et l’éducation afin de faire respecter la mĂ©moire des victimes de l’Holocauste et des autres gĂ©nocides. Comment votre projet contribue-t-il Ă  promouvoir l’enseignement de l’Holocauste et des gĂ©nocides en Argentine ? En octobre et novembre 2018, nous avons mis en Ɠuvre trois ateliers intensifs avec des enseignants du secondaire dans trois provinces argentines : Cordoba, Tucuman et Ciudad de Buenos Aires. Les ateliers se sont penchĂ©s sur la maniĂšre dont les sites de mĂ©moire, tels que les musĂ©es et les mĂ©moriaux, pouvaient contribuer Ă  l’enseignement de l’Holocauste et des gĂ©nocides en Argentine. Nous avons mis l’accent en particulier sur l’enseignement de l’Holocauste en tant qu’outil pour intĂ©grer des leçons sur la violence de masse encouragĂ©e par l’État en Argentine. Chaque atelier a rĂ©uni 60 enseignants en sciences sociales qui avaient Ă©tĂ© sĂ©lectionnĂ©s en coopĂ©ration avec les ministĂšres de l’éducation de leurs provinces respectives. Durant chaque atelier, nous avons travaillĂ© avec un site de mĂ©moire local d’un ancien centre de dĂ©tention clandestin : l’ESMA Ă  Buenos Aires, La Perla Ă  CĂłrdoba, et l'Escuelita de FamaillĂĄ Ă  Tucuman. GrĂące Ă  notre projet, nous essayons de mettre en relation ces sites de mĂ©moire avec les enseignants et les Ă©coles et de leur montrer comment ils peuvent profiter les uns des autres. On peut trouver des traces de mĂ©moire Ă  de nombreux endroits en Argentine. Elles ne font pas toujours rĂ©fĂ©rence Ă  la mĂȘme histoire. De nombreux centres clandestins de l’époque du terrorisme d’État ont Ă©tĂ© transformĂ©s en mĂ©moriaux et il y a aussi des musĂ©es sur l’Holocauste. Tous ces lieux peuvent constituer des environnements d’apprentissage intĂ©ressants. Quels outils et mĂ©thodes avez-vous prĂ©sentĂ©s aux Ă©ducateurs qui ont participĂ© Ă  vos ateliers ? Quel a Ă©tĂ© leur sentiment gĂ©nĂ©ral ? Tous les ateliers se sont articulĂ©s de la mĂȘme maniĂšre. Pendant la premiĂšre session, nous avons prĂ©sentĂ© aux participants un aperçu dĂ©taillĂ© de l’histoire de l’Holocauste et examinĂ© plusieurs autres exemples de gĂ©nocides et de violences de masse commis dans le passĂ©. Nous voulions nous assurer que les enseignants aient une bonne connaissance des processus qui peuvent conduire Ă  la violence de masse et qu’ils comprennent en quoi ces connaissances peuvent aider Ă  prĂ©venir de futurs gĂ©nocides. Nous avons Ă©galement utilisĂ© des images et des tĂ©moignages durant cette session. Pour la deuxiĂšme session, nous avons demandĂ© aux enseignants de partager leurs expĂ©riences personnelles sur l’enseignement de ces sujets. De nombreux enseignants ont insistĂ© sur le fait que l’enseignement du passĂ© Ă©tait trĂšs important pour aider les Ă©lĂšves Ă  comprendre et Ă  rĂ©pondre aux dĂ©fis contemporains en Argentine, tels que la violence policiĂšre, la discrimination envers les individus Ă©conomiquement dĂ©favorisĂ©s ou les immigrĂ©s, la montĂ©e des partis politiques d’extrĂȘme droite en AmĂ©rique latine et la violence contre les femmes. Les Ă©lĂšves sont chaque jour exposĂ©s Ă  ces problĂšmes. Les enseignants participants ont indiquĂ© que leurs Ă©lĂšves reproduisaient frĂ©quemment les paroles et les actes violents dont ils Ă©taient tĂ©moins, tandis que d’autres Ă©taient eux-mĂȘmes victimes de discrimination. Les enseignants ont Ă©galement Ă©voquĂ© le dĂ©ni comme Ă©tant un thĂšme courant, notamment le dĂ©ni de l’Holocauste et les distorsions et le dĂ©ni des crimes commis durant la dictature militaire argentine. En rĂ©ponse Ă  cela, nous espĂ©rons fournir aux enseignants des outils Ă  l’appui de leurs efforts visant Ă  lutter contre ces tendances prĂ©occupantes. Une partie essentielle de l’atelier a Ă©tĂ© la visite d’une ancienne prison clandestine locale. Pour chaque atelier, nous avons organisĂ© une session avec les personnes employĂ©es dans les mĂ©moriaux et les musĂ©es locaux, qui ont expliquĂ© comment ces espaces pouvaient servir Ă  enseigner et Ă  s’informer sur l’histoire de la dictature militaire et sur la responsabilitĂ© civique aujourd’hui. Comment allez-vous tirer parti du succĂšs de vos ateliers ? Maintenant que les ateliers sont terminĂ©s, nous commençons Ă  penser Ă  l’avenir. Nous aimerions atteindre davantage d’enseignants. C’est pourquoi nous sommes en train d’élaborer un guide Ă  l’intention des enseignants qui explique comment intĂ©grer les leçons sur l’Holocauste et les gĂ©nocides Ă  l’école et dans les activitĂ©s extrascolaires. En coopĂ©ration avec le MinistĂšre fĂ©dĂ©ral de l’éducation, nous envisageons d’envoyer ce guide Ă  tous les ministĂšres de l’éducation des provinces et de le publier en ligne. Ce guide comprendra une section dĂ©crivant clairement comment l’enseignement de l’Holocauste et des gĂ©nocides peut contribuer Ă  la prĂ©vention de futurs gĂ©nocides. Nous sommes convaincus que la phrase « Plus jamais » doit ĂȘtre soutenue par un agenda concret, et nous espĂ©rons que notre guide pourra aider Ă  dĂ©finir cet agenda. Nous envisageons Ă©galement d’élargir notre projet. Une Ă©tape consistera Ă  intĂ©grer les mĂ©thodes liĂ©es aux nouvelles technologies, telles que les rĂ©seaux sociaux et les cartes numĂ©riques. Nous souhaiterions crĂ©er une carte interactive en ligne offrant une vue d’ensemble des diffĂ©rents sites de mĂ©moire en Argentine, notamment les mĂ©moriaux et musĂ©es sur l’Holocauste ainsi que les cimetiĂšres juifs et les synagogues. Nous prĂ©voyons en outre d’organiser des ateliers dans d’autres provinces et de poursuivre notre coopĂ©ration avec la sociĂ©tĂ© civile. Le MinistĂšre fĂ©dĂ©ral de l’éducation a indiquĂ© qu’il continuerait de soutenir ce projet, notamment ces ateliers supplĂ©mentaires. En quoi le soutien de l’UNESCO et de l’USHMM a-t-il contribuĂ© au succĂšs de votre projet ? Le soutien de l’UNESCO et de l’USHMM a Ă©tĂ© trĂšs important dĂšs le dĂ©part. Durant la ConfĂ©rence internationale sur l’éducation et l’Holocauste (ICEH) en dĂ©cembre 2017, nous avons pu rencontrer l’équipe des rĂ©seaux sociaux de l’USHMM, qui nous a appris Ă  utiliser les outils en ligne Ă  l’appui de l’enseignement de l’Holocauste et des gĂ©nocides. Cela nous a donnĂ© l’idĂ©e d’inclure une composante sur les rĂ©seaux sociaux dans notre projet. Maintenant que nous avons créé les fondations lors de nos premiers ateliers, grĂące au soutien de l’UNESCO et de l’USHMM, nous pouvons commencer Ă  concrĂ©tiser cette ambition.  URL:https://fr.unesco.org/news/lenseignement-lholocauste-genocides-argentine-entretien © GPE/Stephan Bachenheimer Que faut-il pour faire une bonne salle de classe ? Nouvelles donnĂ©es de l’ISU sur les conditions de vie scolaire 20 mars 2019   Les nouvelles donnĂ©es de l’Institut de statistique de l’UNESCO (ISU) rĂ©vĂšlent de graves disparitĂ©s en ce qui concerne les conditions de vie scolaire rencontrĂ©es par les enfants et les enseignants – de l’accĂšs Ă  l’électricitĂ©, Ă  l’eau potable et Ă  des toilettes sĂ©parĂ©es en fonction du genre Ă  l’accĂšs Ă  l’Internet et aux ordinateurs.Les conditions de vie en classe sont un facteur essentiel afin d’assurer une Ă©ducation de qualitĂ© pour tous. Pour les enfants qui ne peuvent accĂ©der Ă  l’école pour des raisons liĂ©es Ă  la pauvretĂ© ou Ă  la discrimination fondĂ©e sur le genre ou le handicap, de mauvaises conditions de vie scolaire peuvent ĂȘtre un obstacle supplĂ©mentaire compromettant leurs chances de recevoir une Ă©ducation de qualitĂ©. Quels sont les critĂšres examinĂ©s par les nouvelles donnĂ©es ? Les donnĂ©es de l’ISU rĂ©vĂšlent de graves disparitĂ©s en matiĂšre de conditions de vie scolaire dans le primaire, lesquelles Ă©clairent Ă  leur tour la crise mondiale de l’apprentissage qui affecte 617 millions d’enfants et d’adolescents, soit six sur dix. Les donnĂ©es prĂ©sentĂ©es ci-dessous portent sur les Ă©coles primaires en 2017 (sauf indication contraire). Les domaines couverts sont :  L’électricitĂ© L’Internet Les ordinateurs Les infrastructures et les Ă©quipements adaptĂ©s aux Ă©lĂšves handicapĂ©s L’eau potable Les toilettes sĂ©parĂ©es en fonction du genre Les Ă©quipements de base pour le lavage des mains Combien d’écoles primaires ont accĂšs Ă  l’électricité ? L’électricitĂ© est l’un des services de premiĂšre nĂ©cessitĂ© indispensable Ă  toute Ă©cole. À l’échelle mondiale, 69 % des Ă©coles primaires ont l’électricitĂ©, moyenne qui tombe Ă  environ 34 % dans les pays les moins avancĂ©s. À l’échelon rĂ©gional, l’Afrique subsaharienne a l’accĂšs le plus limitĂ©, environ 35 %. Dans cette rĂ©gion, on relĂšve les taux d’accĂšs les plus faibles au Niger et en Sierra Leone, oĂč respectivement environ 5 % et 4 % des Ă©coles ont l’électricitĂ©. Quelle est la situation concernant l’accĂšs Ă  l’Internet dans les Ă©coles primaires ? À l’échelle mondiale, Ă  peine plus de 46 % (2016) des Ă©coles primaires ont accĂšs Ă  l’Internet, moyenne qui tombe Ă  environ 16 % dans les pays les moins avancĂ©s, un contraste saisissant avec la moyenne de plus de 99 % en AmĂ©rique du Nord. On relĂšve les pourcentages les plus faibles au Myanmar (0,2 %) et en Sierra Leone (0,3 %). Les donnĂ©es rĂ©vĂšlent Ă©galement des disparitĂ©s entre des pays voisins : le taux d’accĂšs s’élĂšve Ă  environ 42 % au Kirghizstan et Ă  plus de 90 % en OuzbĂ©kistan. Combien d’élĂšves ont accĂšs aux ordinateurs Ă  l’école ? La moyenne mondiale s’élĂšve Ă  environ 48 %, mais elle cache une fracture numĂ©rique qui s’accroit sans cesse, et des populations entiĂšres d’enfants qui passent Ă  cĂŽtĂ© d’outils non seulement indispensables, mais aussi considĂ©rĂ©s comme courants ailleurs. Les moyennes des pays les moins avancĂ©s dĂ©passent Ă  peine 23 %, tandis que les moyennes de l’AmĂ©rique du Nord et de l’Europe sont supĂ©rieures Ă  98 %. À nouveau, les Ă©coles du Myanmar ont peu ou pas d’accĂšs aux ordinateurs (environ 1 %) de mĂȘme que le Niger (Ă  peine plus de 2 %). Combien d’écoles primaires disposent des infrastructures et Ă©quipements adaptĂ©s aux enfants handicapĂ©s ? De maniĂšre gĂ©nĂ©rale, les infrastructures et les Ă©quipements adaptĂ©s sont limitĂ©s. Les taux varient beaucoup parmi les quelque 40 pays pour lesquels les donnĂ©es sont disponibles. Moins de 5 % des Ă©coles sont Ă©quipĂ©es d’installations adaptĂ©es aux enfants handicapĂ©s dans certains pays, notamment le Burkina Faso, les Ăźles Cook, la Dominique, le Liberia, la Sierra Leone et la Zambie. Les taux vont d’environ 17 % Ă  30 % Ă  El Salvador, en Lettonie, aux Ăźles Marshall, au Maroc, au PĂ©rou et au Rwanda, tandis que les pays qui ont de solides politiques en place, comme la Finlande, affichent des taux de 100 %.   Combien d’élĂšves ont accĂšs Ă  l’eau potable ? Bien que nombre de pays qui fournissent des donnĂ©es dĂ©clarent un taux de 100 %, la moyenne mondiale s’élĂšve Ă  79 %, limitĂ©e par les moyennes nettement infĂ©rieures des pays les moins avancĂ©s (59 %) et les pays d’Afrique subsaharienne (44 % en 2016). Quelle est la situation des installations sanitaires de base sĂ©parĂ©es en fonction du genre ?Les installations sanitaires de base sĂ©parĂ©es en fonction du genre peuvent jouer un rĂŽle dĂ©terminant pour crĂ©er un environnement scolaire sĂ»r et propice Ă  l’étude, en particulier pour les filles. À l’échelle mondiale, 82 % des Ă©coles primaires disposent de toilettes sĂ©parĂ©es en fonction du genre, moyenne qui tombe Ă  57 % dans les pays les moins avancĂ©s. L’étude plus approfondie des chiffres nationaux rĂ©vĂšle plusieurs champions dans les rĂ©gions en dĂ©veloppement, comme l’AzerbaĂŻdjan, le Cap-Vert, Djibouti, La Gambie, le Ghana, l’Inde, la JamaĂŻque, la Malaisie, Maurice, le Maroc, le Mozambique, le Rwanda, les Samoa et le Sri Lanka – dont plus de 80 % ou plus d’écoles sont Ă©quipĂ©es de toilettes sĂ©parĂ©es en fonction du genre. En revanche, d’autres pays tels que l’ÉrythrĂ©e (27 %) et le SĂ©nĂ©gal (Ă  peine 9 %)se trouvent dans une situation  inquiĂ©tante. Combien d’élĂšves peuvent se laver les mains Ă  l’école ? Les Ă©quipements pour se laver les mains sont essentiels Ă  la santĂ© des Ă©lĂšves et des enseignants. Les donnĂ©es rĂ©vĂšlent des disparitĂ©s considĂ©rables : Ă  l’échelle mondiale, 66 % des Ă©coles primaires disposent d’équipements pour se laver les mains, moyenne qui tombe Ă  43 % dans les pays les moins avancĂ©s. On relĂšve Ă©galement des taux trĂšs faibles dans certains pays comme l’Afghanistan (4 %) et l’ÉrythrĂ©e (3 %). Ă€ propos de la base de donnĂ©es mondiale sur l’éducation de l’ISU  La base de donnĂ©es mondiale sur l’éducation de l’ISU fournit les donnĂ©es les plus complĂštes sur l’éducation dans le monde et s’enrichir continuellement. RĂ©cemment, les statistiques nationales ont Ă©tĂ© ajoutĂ©es pour brosser un tableau plus complet et actuel de la situation de l’éducation Ă  laquelle les enfants, les jeunes et les adultes sont confrontĂ©s dans le monde. La mise Ă  jour des donnĂ©es concerne tous nos indicateurs (de l’éducation prĂ©scolaire Ă  l’enseignement supĂ©rieur) et naturellement les indicateurs mondiaux et thĂ©matiques utilisĂ©s pour suivre les progrĂšs accomplis vers la rĂ©alisation de l’Objectif de dĂ©veloppement durable 4 (ODD 4 (link is external)).En publiant de nouvelles donnĂ©es, l’ISU vise Ă  s’assurer que tous les partenaires de l’UNESCO (pays, bailleurs de fonds, institutions des Nations Unies, groupes de sociĂ©tĂ© civile et citoyens engagĂ©s) disposent des derniĂšres donnĂ©es disponibles afin de mieux orienter les politiques et les ressources pour atteindre chaque enfant. Cette publication arrive, Ă  point nommĂ©, l’annĂ©e oĂč les progrĂšs vers la rĂ©alisation de l’ODD 4 feront l’objet d’un examen minutieux lors du prochain Forum politique de haut niveau (link is external) sur le dĂ©veloppement durable en juillet 2019.  URL: https://fr.unesco.org/news/que-faut-il-faire-bonne-salle-classe-nouvelles-donnees-lisu-conditions-vie-scolaire​ © Right to Education Nouveaux Principes d’Abidjan historiques sur le droit Ă  l’éducation et les acteurs privĂ©s adoptĂ©s 18 mars 2019 Un groupe d’experts du monde entier a adoptĂ© aujourd’hui les Principes d’Abidjan sur le droit Ă  l’éducation, aprĂšs trois annĂ©es de consultation, de rĂ©flexion et de rĂ©daction. Les Principes d’ Abidjan visent Ă  renforcer les efforts existants pour assurer que le droit Ă  l’éducation de chacun.e soit protĂ©gĂ© dans le contexte de l’accroissement, et souvent de la non-rĂ©gulation, de l’implication des acteurs privĂ©s dans l’éducation. Professeure Ann Skelton, qui prĂ©side le ComitĂ© de rĂ©daction, et la Chaire UNESCO sur la loi relative Ă  l’éducation en Afrique, a affirmĂ© : “Jusqu’à aujourd’hui, ceux qui sont responsables de garantir le droit Ă  l’éducation manquent de clartĂ© sur ce que le droit international des droits de l’Homme dit concernant l’implication des acteurs privĂ©s dans l’éducation, conduisant souvent Ă  des effets nĂ©gatifs involontaires et Ă©vitables.” Samuel Dembele, le prĂ©sident d’ANCEFA, a ajoutĂ©: “Les Principes d’ Abidjan compilent et rĂ©affirment les obligations juridiques des Etats dans un document. Ils ont aussi Ă©tĂ© dĂ©veloppĂ©s pour rĂ©pondre aux impacts nĂ©fastes et bien documentĂ©s qui sont souvent le rĂ©sultat de la commercialisation de l’éducation.” En Ă©cho, Dr Kombou Boly Barry, la Rapporteure spĂ©ciale des Nations-unies sur le droit Ă  l’éducation, une des experts consultĂ©e, a dĂ©clarĂ© : “Les Principes d’ Abidjan sont juridiquement rigoureux et s’attaquent Ă  des dĂ©fis trĂšs rĂ©els dans la dĂ©livrance d’une Ă©ducation publique gratuite, inclusive de qualitĂ©, en faisant un outil indispensable Ă  tout Etat considĂ©rant sĂ©rieusement le droit Ă  l’éducation.” Les Principes d’Abidjan explicitent les obligations des Etats de fournir une Ă©ducation publique, de respecter les libertĂ©s et la dignitĂ© dans l’éducation, et de rĂ©guler les acteurs privĂ©s dans l’éducation. Paul Gnelou, PrĂ©sident du Conseil d’administration du RĂ©seau Ivoirien pour la Promotion de l’ Education Pour Tous, a commentĂ© : “Les Principes d’ Abidjan nous arment avec les outils nĂ©cessaires pour s’attaquer au problĂšme localement, tout en connectant avec les dĂ©fis plus larges et systĂ©miques que posent la privatisation de l’ Ă©ducation.” Au delĂ  de leur utilitĂ© pour les Etats, les Principes d’ Abidjan seront prĂ©cieux pour ceux qui s’efforcent de rendre les Etats redevables quand ils manquent Ă  leur obligation d’assurer que les acteurs privĂ©s respectent le droit Ă  l’éducation. Le Maire Adjoint de Grand-Bassam, oĂč s’est tenue la rencontre, Siaka TraorĂ©, a dĂ©clarĂ©: "Grand-Bassam est fiĂšre d’abriter les travaux de validation des principes directeurs pour la mise en oeuvre du droit Ă  l’éducation, qui nous permettront d’aller plus vite vers l’éducation de qualitĂ© pour tous et toutes. C’est avec un rĂ©el plaisir que j’ai pris part aux cĂ©rĂ©monies d’ouverture et de clĂŽture de l’atelier sur les principes directeurs pour la mise en oeuvre du droit Ă  l’éducation." La rĂ©daction des Principes d’Abidjan a Ă©tĂ© menĂ©e par un comitĂ© de rĂ©daction composĂ© de neuf experts internationaux renommĂ©s. Vingt autres experts Ă©taient prĂ©sents Ă  Abidjan pour revoir et adopter le texte. D’autres experts qui ne pouvaient pas ĂȘtre prĂ©sents Ă  Abidjan sont attendus pour signer le texte prochainement, qui sera Ă©galement ouvert Ă  l’approbation des organisations de la sociĂ©tĂ© civile et des autres acteurs. Le texte final des Principes d’Abidjan sera disponible aprĂšs relecture Ă  la mi-mars 2019. Des Ă©vĂšnements de lancement seront organisĂ©s tout au long de 2019. Les dĂ©tails seront disponibles sur le site des Principes d’Abidjan : www.abidjanprinciples.org Contacts presse : Pour les communiquĂ©s de presse dans d’autres langues, les images et les vidĂ©os : www.abidjanprinciples.org/media  Sylvain Aubry (FR/EN), Conseiller juridique et politique, Initiative mondiale pour les droits Ă©conomiques, sociaux et culturels : +254 7 88 28 96 34 / +33 7 81 70 81 96 / sylvain@globalinitiative-escr.org Delphine Dorsi (FR/EN/ES), Directrice, Initiative pour le droit Ă  l’éducation : delphine.dorsi@right-to-education.org Salima Namusobya (EN), Directrice exĂ©cutive, Initiative pour les droits sociaux et Ă©conomiques : dir@iser-uganda.org Rubeena Parker (EN), Responsable de la recherche, Equal Education Law Centre: rubeena@eelawcentre.org.za Solomon Sacco (EN), Directeur adjoint, Programme sur les lois et politiques, Amnesty International : solomon.sacco@amnesty.org  URL: https://www.right-to-education.org/fr/news/nouveaux-principes-d-abidjan-historiques-sur-le-droit-l-ducation-et-les-acteurs-priv-s-adopt-s Default news image Atelier sur le rĂŽle clĂ© de l'Ă©ducation dans la prĂ©vention de la violence en Afrique subsaharienne 28 dĂ©cembre 2018 L'Ă©mergence et la propagation des groupes extrĂ©mistes violents ont créé un climat de peur et d'insĂ©curitĂ© et nuisent aux efforts de paix et aux droits de l'homme en Afrique. L'Ă©ducation a Ă©tĂ© reconnue comme l'une des mesures les plus efficaces pour crĂ©er des environnements pacifiques et propices et pour rĂ©sister aux idĂ©ologies extrĂ©mistes violentes. Cela fait suite Ă  l'adoption de la dĂ©cision du Conseil exĂ©cutif de l'UNESCO sur «Le rĂŽle de l'UNESCO dans la prĂ©vention de l'extrĂ©misme violent par l'Ă©ducation» et le «Plan d'action pour prĂ©venir l'extrĂ©misme violent» annoncĂ© par le SecrĂ©taire gĂ©nĂ©ral des Nations Unies en 2016. Cette semaine, l'UNESCO - IIRCA(Institut International pour le Renforcement des CapacitĂ©s en Afrique), le SiĂšge de l'UNESCO et le Centre Asie-Pacifique d’Éducation pour la ComprĂ©hension Internationale(APCEIU) organisent un atelier de renforcement des capacitĂ©s sur la prĂ©vention de l'extrĂ©misme violent par l’éducation (PVE -E). Accueilli par l'Union africaine Ă  Addis-Abeba, le rassemblement rĂ©unira 30 dĂ©cideurs politiques, formateurs d'enseignants et enseignants de huit pays africains (Éthiopie, Kenya, Nigeria, Somalie, Soudan du Sud, Ouganda, Tanzanie et Djibouti) afin de soutenir les efforts pour intĂ©grer l'Éducation Ă  la citoyennetĂ© mondiale (ECM) dans les systĂšmes Ă©ducatifs africains. Au cours des trois jours de l’atelier, les participants acquerront une comprĂ©hension de base des concepts clĂ©s et des mesures Ă©ducatives qui contribuent Ă  la prĂ©vention de l'extrĂ©misme violent en Afrique subsaharienne. Ils identifieront Ă©galement les domaines d'intervention prioritaires et les approches pĂ©dagogiques susceptibles de renforcer la rĂ©silience des apprenants face Ă  l'extrĂ©misme violent et de favoriser une culture de paix. Cela comprendra des sessions de formation spĂ©ciales sur la façon de crĂ©er des espaces sĂ»rs pour discuter sur les questions litigieuses et des bases de l'apprentissage socio-Ă©motionnel, ainsi que sur l'importance de la maĂźtrise des mĂ©dias et de l'information. En outre, les participants auront l'occasion de discuter et d'explorer les dĂ©fis locaux concernant le soutien des enseignants pour prĂ©venir la propagation de l'extrĂ©misme violent dans les Ă©coles et les moyens de les surmonter au mieux. Ceci est le tout premier atelier de renforcement des capacitĂ©s sur la prĂ©vention de l'extrĂ©misme violent par l'Ă©ducation organisĂ©e en Afrique subsaharienne, qui aidera Ă  contextualiser les deux guides de l'UNESCO sur les PEV-E pour les enseignants et les dĂ©cideurs politiques et identifier les moteurs spĂ©cifiques de l'extrĂ©misme violent dans le contexte de l'Afrique subsaharienne.  © Rawpixel.com/Shutterstock.com L'UNESCO publie un nouveau guide d’orientation sur la prĂ©vention de l’extrĂ©misme violent par l’éducation, Ă  l’intention des responsables politiques 28 dĂ©cembre 2018 L'UNESCO vient de publier un nouvel outil d’orientation sur la prĂ©vention de l'extrĂ©misme violent par l'Ă©ducation : Guide Ă  l’intention des responsables politiques. Cette nouvelle publication cible les responsables au sein des ministĂšres de l'Education pour les aider Ă  prioriser, planifier et mettre en Ɠuvre des actions efficaces afin de prĂ©venir l’extrĂ©misme violent par l'Ă©ducation et contribuer ainsi aux efforts nationaux de prĂ©vention. Ă‰laborĂ© dans le cadre plus large des travaux de l’UNESCO sur l'Ă©ducation Ă  la citoyennetĂ© mondiale, le Guide est la rĂ©ponse Ă  la dĂ©cision prise par le Conseil exĂ©cutif de l’UNESCO lors de sa 197e session (197 EX/DĂ©cision 46), dans laquelle les États membres, reconnaissant l'importance de l’éducation dans la prĂ©vention de l’extrĂ©misme violent, ont demandĂ© l’assistance de l’UNESCO Ă  cette fin. Il marque aussi la volontĂ© de l’UNESCO de contribuer Ă  la mise en Ɠuvre du Plan d’action du SecrĂ©taire gĂ©nĂ©ral des Nations Unies pour la prĂ©vention de l’extrĂ©misme violent. Â« Une Ă©ducation de qualitĂ©, inclusive et Ă©quitable, constitue l’un des plus puissants instruments de lutte contre la propagation des idĂ©ologies extrĂ©mistes violentes Â» a dĂ©clarĂ© Irina Bokova, Directrice gĂ©nĂ©rale de l’UNESCO. « Il nous faut mettre en place un certain type d'Ă©ducation afin de crĂ©er les conditions favorables au dĂ©veloppement de la rĂ©silience des Ă©lĂšves face aux appels Ă  la haine et renforcer leur engagement en faveur de la non-violence et de la paix. Ce nouveau guide de l’UNESCO offre des conseils qui aideront les États membres Ă  proposer des programmes d'Ă©ducation qui renforcent la rĂ©silience des jeunes face aux messages extrĂ©mistes violents et dĂ©veloppent un sens positif de l'identitĂ© et de l’appartenance. Â» Venant s’ajouter au Guide de prĂ©vention de l’extrĂ©misme violent Ă  l’intention des enseignants et Ă©ducateurs, le Guide destinĂ© aux responsables politiques prĂ©sente les mesures pouvant ĂȘtre entreprises au sein des systĂšmes Ă©ducatifs afin de lutter contre les dĂ©fis posĂ©s par l'extrĂ©misme violent. Il s’agit notamment de formuler des politiques Ă©ducatives inclusives et d’élaborer des contenus Ă©ducatifs non-discriminatoires, de promouvoir des environnements d'apprentissage sĂ»rs, de veiller Ă  disposer d'enseignants confiants et bien formĂ©s et, enfin, d’établir des partenariats pour mettre en Ɠuvre ces politiques. Le document dĂ©crit Ă©galement les modalitĂ©s de mise en Ɠuvre et inclut une foire aux questions. Le Guide sera prochainement publiĂ© en français, puis dans d'autres langues des Nations Unies. Les deux publications, le Guide de prĂ©vention de l’extrĂ©misme violent Ă  l’intention des enseignants et Ă©ducateurs et Preventing violent extremism through education: A guide for policy-makers [PrĂ©vention de l'extrĂ©misme violent par l'Ă©ducation : Un guide Ă  l’intention des responsables politiques], serviront de base aux ateliers de l’UNESCO sur le renforcement des capacitĂ©s en vue de prĂ©venir l’extrĂ©misme violent par l'Ă©ducation. URL:http://www.unesco.org/new/fr/media-services/single-view/news/unesco_publishes_new_guidance_tool_for_policy_makers_on_the/ Default news image Leadership sur l'ECM prĂ©sentĂ© lors d'un Ă©vĂ©nement parallĂšle de haut niveau au cours de la 39e Session de la ConfĂ©rence GĂ©nĂ©rale de l'UNESCO 28 dĂ©cembre 2018 À l'occasion de la 39Ăšme session de la ConfĂ©rence GĂ©nĂ©rale de l'UNESCO, un Ă©vĂ©nement ministĂ©riel de haut niveau a eu lieu le 2 novembre au siĂšge de l'UNESCO sous le titre ‘Dialogue sur les compĂ©tences mondiales et l'Ă©ducation Ă  la citoyennetĂ© mondiale’. Cet Ă©vĂ©nement parallĂšl a Ă©tĂ© organisĂ© par le ministĂšre de l'Éducation de la RĂ©publique de CorĂ©e et le Conseil des ministres de l'Éducation du Canada, en partenariat avec l'APCEIU et Affaires mondiales Canada. Le dialogue a attirĂ© environ 110 participants de haut niveau, dont 36 ministres de l'Ă©ducation des États membres, ainsi que des ambassadeurs de dĂ©lĂ©gations permanentes et de hauts fonctionnaires du monde entier. Ils se sont rĂ©unis pour discuter de stratĂ©gies Ă©ducatives transformatrices et innovantes pour promouvoir les compĂ©tences globales et l'Ă©ducation Ă  la citoyennetĂ© mondiale. L'ambassadrice Elaine Ayotte, dĂ©lĂ©guĂ©e permanente du Canada auprĂšs de l'UNESCO, a souhaitĂ© la bienvenue aux ministres et aux hauts fonctionnaires en soulignant l'engagement du Canada et de la CorĂ©e Ă  l'Ă©gard de l'Ă©ducation et de la rĂ©alisation de l'Éducation 2030 en disant "Le Canada et la CorĂ©e, bien que diffĂ©rents, ont de nombreuses positions communes dans le domaine de l'Ă©ducation. Je crois que la raison pour laquelle nos deux pays sont ici aujourd'hui, c'est parce que le programme Education 2030 est la pierre angulaire de nos deux pays, ce qui rĂ©affirme l'importance de fournir des opportunitĂ©s pour amĂ©liorer l'Ă©ducation." De mĂȘme, l'Ambassadeur Lee Byeong Hyun, DĂ©lĂ©guĂ© permanent de la RĂ©publique de CorĂ©e auprĂšs de l'UNESCO, a soulignĂ© le rĂŽle et les besoins de l'ECM dans un monde en mutation rapide et a exhortĂ© l’effor des parties prenantes en disant: "Nous devons mobiliser des ressources et utiliser au mieux ces ressources pour transformer les environnements d'apprentissage. Cela nĂ©cessite des efforts collectifs de toutes les parties prenantes impliquĂ©es dans le processus, y compris les enseignants, les communautĂ©s et les dĂ©cideurs pour promouvoir l'Ă©ducation Ă  la citoyennetĂ© mondiale au-delĂ  des salles de classe." Suivi par des remarques liminaires, M. Qian Tang, sous-Directeur gĂ©nĂ©ral pour l'Ă©ducation de l'UNESCO, a soulignĂ© le rĂŽle important de la RĂ©publique de CorĂ©e et du Canada dans la promotion de l'ECM et la contribution Ă  la rĂ©alisation des ODD 4.7. En outre, il a remerciĂ© l'APCEIU pour sa contribution inestimable Ă  l'ECM. PrĂ©sentant le travail des deux pays sur les compĂ©tences globales et l'Ă©ducation Ă  la citoyennetĂ© mondiale, les ministres de l'Ă©ducation du Canada ont ouvert la voie pour partager les meilleures pratiques. L'honorable Dale Kirby, ministre de l'Éducation et du DĂ©veloppement de la petite enfance de Terre-Neuve-et-Labrador, et l'honorable SĂ©bastien Proulx, ministre de l'Éducation, des Loisirs et des Sports du QuĂ©bec, ont prĂ©sentĂ© les six composants des compĂ©tences mondiales du Canada (â–șPensĂ©e critique et rĂ©solution de problĂšmes, â–șInnovation, crĂ©ativitĂ© et esprit d'entreprise â–șApprentissage pour apprendre / conscience de soi et auto-direction â–șCollaboration â–șCommunication â–șCitoyennetĂ© mondiale et durabilitĂ©) et les rĂ©formes Ă©ducatives partagĂ©es au Canada qui visent Ă  mettre des compĂ©tences globales la citoyennetĂ© mondiale Ă  la pointe de l'Ă©ducation. Au nom de l'honorable vice-premier ministre et ministre de l'Ă©ducation de la RĂ©publique de CorĂ©e, Kim Sang-Kon, M. Yeonghan Choi, directeur gĂ©nĂ©ral du Bureau de la coopĂ©ration internationale du MinistĂšre de l'Ă©ducation de la RĂ©publique de CorĂ©e, a parlĂ© sur les leçons apprises et les dĂ©fis dans la mise en Ɠuvre de l'objectif de dĂ©veloppement durable 4 et de l'Ă©ducation Ă  la citoyennetĂ© mondiale. Il a partagĂ© que malgrĂ© le dĂ©veloppement Ă©conomique rapide du pays, il y a eu toujours des limites dans la mise en Ɠuvre de l'ECM en RĂ©publique de CorĂ©e, mais en mĂȘme temps il a fortement soulignĂ© que ça sera l'avenir de l'Ă©ducation pour le pays. "A ce stade oĂč le pays a prospĂ©rĂ©, le seul moyen de poursuivre le dĂ©veloppement est de renforcer les capacitĂ©s des gĂ©nĂ©rations futures Ă  ĂȘtre sensibles aux dĂ©fis mondiaux et Ă  trouver des solutions crĂ©atives", a dĂ©clarĂ© M. Choi. Il a Ă©galement partagĂ© les efforts de partenariat avec l'APCEIU dans la promotion de l'ECM qui contribue Ă  la transformation de l'Ă©ducation en RĂ©publique de CorĂ©e et Ă  la promotion de la citoyennetĂ© mondiale. Il a introduit des initiatives telles que le programme des enseignants principaux de l'ECM et le Programme d'Ă©change international d'enseignants, ainsi que d'autres programmes qui encouragent la coopĂ©ration internationale pour l'Ă©ducation dans la rĂ©gion Asie-Pacifique et au-delĂ . AprĂšs les prĂ©sentations du Canada et de la CorĂ©e, les participants ont Ă©tĂ© invitĂ©s Ă  un dialogue modĂ©rĂ© par John McLaughlin, sous-ministre, ministĂšre de l'Éducation et du DĂ©veloppement de la petite enfance du Nouveau-Brunswick. Les questions de discussion ont portĂ© sur les dĂ©fis et les initiatives ou stratĂ©gies rĂ©ussies dans le dĂ©veloppement de l'ECM dans les Ă©coles. M.Joof Batlara, l’honnorable ministre de l'enseignement supĂ©rieur de la Gambie, a affirmĂ© que les dĂ©fis politiques et religieux auxquels la Gambie est confrontĂ©e devraient ĂȘtre abordĂ©s avec l'Ă©ducation, en particulier par le biais de l'ECM pour soutenir la paix. Mme.Benghabrit Remaoun Nouria, l’honorable ministre algĂ©rienne de l'education nationale, a partagĂ© les graves problĂšmes sociaux en AlgĂ©rie tels que la tourmente sociale et politique et l'extrĂȘme violence, et a soulignĂ© que l'ECM reprĂ©sente le besoin de transformer l'Ă©ducation en AlgĂ©rie. En outre, elle a applaudi le travail de l'UNESCO pour fournir des outils et du matĂ©riel sur l'ECM, tels que les "ThĂšmes et objectifs d'apprentissage de l'ECM", soutenus par l'APCEIU en 2014. Les participants de haut niveau ont eu l'occasion de partager leurs expĂ©riences et leur expertise sur les cadres politiques et la mise en Ɠuvre de l'ECM Ă  travers ce dialogue. M.Hang Chuon Naron, l’honorable ministre de l'Education, de la Jeunesse et des Sports du Cambodge, a prĂ©sentĂ© une initiative intitulĂ©e "Écoles de la nouvelle gĂ©nĂ©ration" qui fournit des ressources, des enseignants Ă©quipĂ©s et une mĂ©thodologie mise Ă  jour permettant aux Ă©tudiants de travailler en Ă©quipe. Il a Ă©galement mentionnĂ© que le Cambodge coopĂšre avec l'APCEIU pour intĂ©grer l'ECM dans leur programme national, ce qui aidera les Ă©tudiants Ă  faire face aux dĂ©fis mondiaux. En outre, M.John Chrysestom Muyingo, l’honnorable ministre d'Ă©tat pour l'enseignement supĂ©rieur de l'Ouganda a mentionnĂ© l'Ouganda a pris l'initiative d'intĂ©grer l'ECM dans le programme national en Ouganda, une initiative de collaboration avec APCEIU. Bien que le programme n'ait pas encore complĂštement changĂ©, ce fut une opportunitĂ© pour les Ă©coles de complĂ©ter de nouveaux matĂ©riaux pour les apprenants et les enseignants, et d'Ă©duquer les formateurs. L'Ă©vĂ©nement ministĂ©riel de haut niveau a contribuĂ© Ă  la poursuite de la discussion sur les compĂ©tences mondiales et l'Ă©ducation Ă  la citoyennetĂ© mondiale, partie intĂ©grante des discussions et des dĂ©bats de la 39e session de la ConfĂ©rence gĂ©nĂ©rale de l'UNESCO. Faisant partie des objectifs stratĂ©giques de l'UNESCO pour le prochain exercice biennal (2018-2019), l'Ă©vĂ©nement parallĂšle de haut niveau Ă©tait une occasion importante de renforcer le partenariat entre les diffĂ©rentes parties prenantes, en particulier avec les ministĂšres de l'Ă©ducation, vers la rĂ©alisation de l’ODD 4.7. URL:http://apceiu.org/board/bbs/board.php?bo_table=m31&wr_id=634 Default news image Atelier de renforcement du curriculum de dĂ©veloppement et d’intĂ©gration de l’ÉCMpour les coordonnateurs du projet mongol: synergie entre la passion de la Mongolie et l'expertise de la CorĂ©e 28 dĂ©cembre 2018 Un atelier de renforcement a Ă©tĂ© tenu par l'APCEIU du 15 au 18 novembre Ă  l'intention des dĂ©veloppeurs du curriculum mongol d’ÉCM. Sept participants, incluant des chercheurs de l'Institut mongol de recherche en Ă©ducation (Mongolian Institute for EducationalResearch/MIER), un professeur de l'UniversitĂ© Nationale Mongole de l'Éducation et un enseignant dans une Ă©cole-modĂšle d’ÉCM, ont assistĂ© Ă  l'atelier en tant que reprĂ©sentants de l'Ă©quipe de projet de dĂ©veloppement du curriculum en Mongolie. L'Ă©cole Ă©lĂ©mentaire Seoul Ancheon et l'Institut corĂ©en pour le curriculum et l'Ă©valuation (KICE) ont participéà l’évĂšnement. Depuis l'an dernier, la Mongolie dĂ©veloppe et popularise le curriculum d’ÉCM, avec la collaboration de l’APCEIU et son principal accomplissement, le Guide mongol pour l'enseignant en ÉCM, sera publiĂ© l'an prochain. Soutenant le projet, l'objectif de l'atelier Ă©tait de fournir une opportunitĂ© Ă  l'Ă©quipe mongole de recueillir les ressources et commentaires des experts en ÉCMet des Ă©coles de CorĂ©e afin de dĂ©velopper le Guide mongol pour l'enseignant en ÉCM. Dans son discours de bienvenue, Utak Chung, le directeur de l'APCEIU, a exprimĂ© ses remerciements au gouvernement mongol pour son support gĂ©nĂ©reux ainsi qu’à l'Ă©quipe du projet de dĂ©veloppement du curriculum en ÉCMpour son dĂ©vouement. Il a souhaitĂ© que l'atelier s’avĂšre ĂȘtre un atoutpour le dĂ©veloppement du Guide mongol pour l’enseignant en ÉCM et soit une opportunitĂ© d’approfondir la solidaritĂ© entre les deux pays en matiĂšre d’ÉCM. Au cours de l’atelier de quatre jours, les participants ont approfondi leur comprĂ©hension de l’ÉCM en se basant sur l’expĂ©rience du dĂ©veloppement du guide corĂ©en pour le curriculum d’ÉCM, en assistant Ă  des cours sur les pĂ©dagogies transformatrices, en visitant une Ă©cole de recherche en ÉCM et en consultant des enseignants corĂ©ens d’ÉCM et des dĂ©veloppeurs du curriculum du KICE. GrĂące Ă  l’invitation de l’école primaire Seoul Ancheon, les participants ont pu vivre une expĂ©rience pratique et observer des cours d’ÉCM et Ă©changer avec les enseignants et les Ă©lĂšves de l’école. Sid Sanjaabadam, directrice de recherche du MIER, a dĂ©clarĂ© Ă  titre de porte-parole, que l’expĂ©rience et les ressources acquises servirait Ă  bonifier le Guide mongol pour l’enseignant en ÉCM. Par ailleurs, elle a souhaitĂ© que les efforts de l’équipe mongole puissent devenir des ressources pertinentes pour la CorĂ©e et ainsi crĂ©er un cycle de support rĂ©ciproque et de coopĂ©ration entre les deux pays.   URL:http://apceiu.org/board/bbs/board.php?bo_table=m31&wr_id=637 © UNESCO Beijing Renforcement de l’engagement communautaire pour l’éducation au dĂ©veloppement durable 27 dĂ©cembre 2018 Du 10 au 14 septembre 2018, l’Atelier rĂ©gional pour renforcer l’engagement communautaire pour l’éducation au dĂ©veloppement durable(ÉDD) dans le but d’atteindre les Objectifs de dĂ©veloppement durable (ODD) s’est dĂ©rouléà Okayama, au Japon. Plus de 40 participants provenant de 16 pays d’Asie ont pu partager leurs expĂ©riences et les plans d’action de leurs nations respectivesen ce qui concerne la promotion de l’ÉDD et des ODD. L’occasion leur a Ă©galement permis de revoir le Guide des centres d’apprentissage communautaire (Community Learning Centres) (CLCs) et de consulter des ressources pĂ©dagogiques. L’Atelier de 5 jours Ă©tait organisĂ© par le Bureau multipays de l’UNESCO Ă  Beijing, le Bureau de New Delhi et le Bureau rĂ©gional de l’UNESCO pour l’éducation, en collaboration avec l’UniversitĂ© d’Okayama, la ville d’Okayama, la ConfĂ©rence d’Okayama pour la promotion de l’ÉDD (Okayama ESD Promotion Conference) et le Centre culturel Asie-Pacifique pour l’UNESCO (ACCU), avec l’appui de la Commission nationale japonaise pour l’UNESCO et le Centre de ressources en ÉDD du Japon (ESD Resource Center of Japan). Des hauts fonctionnaires des ministĂšres de l’Éducation et des institutions nationales des 16 pays prĂ©sents ont pu bĂ©nĂ©ficier du savoir-faire de la ville d’Okayama, dont l’expĂ©rience en ÉDD repose sur un engagement politique fort, des partenariats solides ainsi que des institutions et communautĂ©s engagĂ©es et dĂ©terminĂ©es Ă  atteindre les ODD Ă  l’aide des mĂ©canismes et plateformes d’ÉDD existants. La ville d’Okayama a pu dĂ©velopper un modĂšle unique qui favorise l’implantation de centres d’apprentissage communautaire et l’institutionnalisation des ODD Ă  travers des plateformes d’ÉDD. En 2016, le projet d’ÉDD de la ville d’Okayama s’est vu attribuer le prix d’UNESCO-Japon pour l’ÉDD, pour souligner ses efforts rĂ©ussis d’institutionnalisation de l’ÉDD au niveau local. Le projet a la particularitĂ© d’intĂ©grer une approche holistique de l’ÉDD oĂč tous les organes de la ville; Ă©coles, gouvernement, entreprises, ONG et autres associations de la sociĂ©tĂ© civile, sont mis Ă  contribution. Dans la ville d’Okayama, l’ÉDD est enseignĂ©e dĂšs l’école primaire et continue Ă  tous les niveaux scolaires. ConcrĂštement, les Ă©lĂšves ont l’opportunitĂ© de visiter des fermes locales, de rencontrer des aĂźnĂ©s spĂ©cialisĂ©s dans divers domaines locaux, d’apprendre Ă  cultiver le riz, de travailler avec des organismes Ă  but non lucratif et bien plus. L’UniversitĂ© d’Okayama, chef de file dans le projet d’ÉDD d’Okayama, est titulaire d’une chaire de l’UNESCO dĂ©diĂ©e Ă  la promotion de l’ÉDD et dĂ©ploie des efforts louables pour susciter le dialogue et le partage de connaissances aux niveaux national et international. Cet atelier rĂ©gional, organisĂ© conjointement par l’UNESCO et l’UniversitĂ© d’Okayama tĂ©moigne de l’engagement de l’UNESCO et de ses États membres pour renforcer la qualitĂ© de l’éducation au dĂ©veloppement durable dans le cadre du Programme d’action global de l’UNESCO pour l’ÉDD et l’ODD4 en matiĂšre d’éducation de l’Agenda 2030. L’UNESCO favorise l’accĂšs Ă  l’ÉDD Ă  tous les niveaux et dans tous les contextes sociaux puisqu’elle joue un rĂŽle fondamental pour l’atteinte des ODD au niveau national. La cible 4.7 de l’ODD 4 en matiĂšre d’éducation fait appel explicitement Ă  l’ÉDD et aux approches connexes. Les participants Ă  l’atelier rentreront dans leurs communautĂ©s et pays respectifs avec en mĂ©moire tout ce qu’ils ont appris et observĂ© Ă  Okayama et qui leur permettra d’appuyer les initiatives d’acquisition des connaissances, outils, valeurs et comportements nĂ©cessaires au dĂ©veloppement durable. Pour en savoir plus :Page thĂ©matique de l'UNESCO sur l'EDDProgramme d'action global pour l'Ă©ducation au dĂ©veloppement durableCommission pour la promotion de l'EDD Okayama URL:https://en.unesco.org/news/enhancing-community-engagement-education-sustainable-development