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Default news image Le HCR demande un soutien accru pour amĂ©liorer l’accĂšs des rĂ©fugiĂ©s Ă  l’enseignement supĂ©rieur 21 octobre 2019 Seulement trois pour cent des rĂ©fugiĂ©s ont accĂšs Ă  l'enseignement supĂ©rieur, selon le HCR, l'Agence des Nations Unies pour les rĂ©fugiĂ©s. Dans son rapport intitulĂ© Refugee Student Voices : Refugee Students in Higher Education, publiĂ© cette semaine, le HCR appelle Ă  un soutien essentiel pour Ă©largir les programmes d’étude existants et pour aider Ă  assurer aux rĂ©fugiĂ©s un avenir meilleur. Â« Ces derniĂšres annĂ©es, le phĂ©nomĂšne du dĂ©placement forcĂ© a augmentĂ©. Parmi les plus touchĂ©s sont les enfants, qui reprĂ©sentent la moitiĂ© de la population rĂ©fugiĂ©e mondiale. Sans possibilitĂ©s d’éducation, leurs chances de mener une vie Ă©panouie sont fortement limitĂ©es », a dĂ©clarĂ© Ewen Macleod, Directeur de la Division de la rĂ©silience et des solutions du HCR. Â« L’accĂšs Ă  l’enseignement supĂ©rieur peut changer des vies. Il crĂ©e des opportunitĂ©s pour les rĂ©fugiĂ©s qui, autrement, n’existeraient peut-ĂȘtre pas compte tenu de leur expĂ©rience faite de conflits et des dĂ©placements. Cela les aide Ă  façonner leur propre avenir, Ă  gagner leur vie et Ă  contribuer pleinement au sein de leur communautĂ©. » Bien que les perspectives d’accĂšs des rĂ©fugiĂ©s Ă  l’enseignement supĂ©rieur soient limitĂ©es, des progrĂšs substantiels ont Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©s pour Ă©largir le champ des possibilitĂ©s. Les trois pour cent de rĂ©fugiĂ©s inscrits dans l’enseignement supĂ©rieur Ă  la fin de 2018 reprĂ©sentent une augmentation faible mais importante par rapport Ă  l’annĂ©e prĂ©cĂ©dente, oĂč seulement un pour cent des rĂ©fugiĂ©s Ă©taient inscrits dans l’enseignement supĂ©rieur. Cela s’explique en grande partie par le fait que les États, les Ă©tablissements d’enseignement et les organisations partenaires reconnaissent davantage l’importance de l’enseignement supĂ©rieur pour les rĂ©fugiĂ©s. Le rapport Refugee Student Voices souligne Ă©galement la demande croissante des rĂ©fugiĂ©s du monde entier pour accĂ©der Ă  l’enseignement supĂ©rieur, le nombre d'Ă©tudiants rĂ©fugiĂ©s inscrits dans le cadre du programme DAFI (Albert Einstein German Academic Refugee Initiative), le programme de bourses d'Ă©tudes supĂ©rieures du HCR, ayant atteint un niveau record depuis sa crĂ©ation il y a presque trois dĂ©cennies. L’an dernier, 6 866 jeunes rĂ©fugiĂ©s ont eu accĂšs Ă  l’enseignement supĂ©rieur dans 51 pays par l’intermĂ©diaire du programme DAFI, ce qui reprĂ©sente le nombre le plus Ă©levĂ© de bourses accordĂ©es en une annĂ©e. La rĂ©partition rĂ©gionale des bourses d’études reflĂšte les tendances mondiales en matiĂšre de dĂ©placement. En 2018, les boursiers DAFI venaient de 39 pays, les rĂ©fugiĂ©s syriens reprĂ©sentant le groupe le plus nombreux (36 %), suivis des rĂ©fugiĂ©s afghans (14 %), de ceux du Sud-Soudan (12 %), de Somalie (10 %), de RĂ©publique dĂ©mocratique du Congo (5 %) et du Soudan (4 %). Les cinq principaux pays d’accueil des Ă©tudiants DAFI Ă©taient la Turquie (12 %), l’Éthiopie (12 %), la Jordanie (11 %), l’Ouganda (7 %) et le Kenya (6 %), ce qui reflĂšte Ă©galement les mouvements mondiaux de rĂ©fugiĂ©s. Â« Ayant connu le dĂ©placement, j’ai vĂ©cu et Ă©tudiĂ© dans une communautĂ© d’accueil oĂč les services de base, tels que l’éducation, Ă©taient largement surchargĂ©s », a dĂ©clarĂ© Foni Joyce, une rĂ©fugiĂ©e diplĂŽmĂ©e du programme DAFI qui est Ă©galement coprĂ©sidente du Conseil consultatif mondial de la jeunesse du HCR. Â« Avoir accĂšs Ă  une bourse DAFI m’a aidĂ© Ă  rĂ©aliser mon plein potentiel. Cela m’a non seulement permis d’envisager un avenir meilleur, mais m’a aussi donnĂ© l’occasion de soutenir ma famille. Cela m’a aussi amenĂ© Ă  rĂ©flĂ©chir aux moyens de crĂ©er des emplois, plutĂŽt que de devenir un simple demandeur d’emploi. » Le programme DAFI de bourses pour les rĂ©fugiĂ©s a Ă©tĂ© lancĂ© en 1992 par le HCR et le gouvernement allemand et a soutenu plus de 15 500 jeunes rĂ©fugiĂ©s grĂące Ă  des bourses d’études supĂ©rieures dans 51 pays. Visant Ă  soutenir les systĂšmes Ă©ducatifs nationaux, le programme donne la prioritĂ© Ă  l’inscription des rĂ©fugiĂ©s dans les Ă©tablissements publics d’enseignement supĂ©rieur, qui reprĂ©sentent 73 % de l’ensemble des inscriptions d’étudiants au programme DAFI. Les bourses d’études sont accordĂ©es dans le cadre d’un processus de sĂ©lection concurrentiel et couvrent les frais d’études et autres frais connexes. Dans le cadre de ce programme, le HCR et ses partenaires soutiennent Ă©galement les Ă©lĂšves au-delĂ  de l’inscription, par le biais d’un suivi, de cours prĂ©paratoires, de cours de langue et d’un soutien psychosocial pour Ă©viter le dĂ©crochage. Le programme aide Ă©galement les Ă©tudiants Ă  faire la transition de l’éducation Ă  la vie active en leur offrant des formations professionnelles, des stages et du mentorat, et en organisant des activitĂ©s de bĂ©nĂ©volat et de rĂ©seautage. Le nombre de bourses d’études DAFI offertes aux rĂ©fugiĂ©s Ă©tant limitĂ© par le manque de ressources, le HCR demande Ă  un plus grand nombre d’États de franchir le pas et d’appuyer ce programme. Cette annĂ©e, le HCR vise Ă  augmenter le nombre de bourses d’études afin d’aider plus de 8 000 rĂ©fugiĂ©s Ă  accĂ©der Ă  l’enseignement supĂ©rieur. Il a Ă©galement Ă©largi le programme pour inclure le Mexique, l’Afghanistan et la Somalie Ă  la liste des pays participants, en rĂ©ponse aux nouvelles situations de dĂ©placement et de retour de rĂ©fugiĂ©s. Le programme DAFI a Ă©tĂ© largement financĂ© par le gouvernement allemand, qui a financĂ© 90 % de son budget total de 20,1 millions de dollars l’an dernier. Le HCR demande Ă©galement un soutien accru pour permettre l’intĂ©gration des rĂ©fugiĂ©s dans des systĂšmes Ă©ducatifs nationaux de qualitĂ© dans les pays d’accueil des rĂ©fugiĂ©s. L’un des principaux objectifs du prochain Forum mondial sur les rĂ©fugiĂ©s, qui se tiendra en dĂ©cembre 2019, sera de mobiliser un soutien en faveur de l’éducation, y compris au niveau de l’enseignement supĂ©rieur, ce qui constitue une occasion majeure de renforcer la rĂ©ponse collective Ă  la situation des rĂ©fugiĂ©s dans le monde.  URL:https://www.unhcr.org/fr/news/press/2019/10/5d97629ba/hcr-demande-soutien-accru-ameliorer-lacces-refugies-lenseignement-superieur.html  Default news image En Éthiopie, une jeune enseignante fait de l’égalitĂ© des genres dans et par l’éducation une rĂ©alitĂ© 4 octobre 2019 Lorsqu’elle Ă©tait petite fille Ă  Seydebir, village rural de la rĂ©gion de Semien Shewa, en Éthiopie, Tigist devait marcher pendant une heure pour aller Ă  l’école. Quand elle Ă©tait en primaire, elle devait marcher avec son frĂšre chaque jour pour se rendre Ă  l’école. Avant d’atteindre l’école, ils devaient monter et descendre une colline et traverser une riviĂšre sous un soleil Ă©crasant. Le chemin de l’école Ă©tait source d’angoisse pour Tigist. Elle entendait souvent des histoires de filles qui s’étaient noyĂ©es dans la riviĂšre ou qui avaient Ă©tĂ© violĂ©es en route. Une fille de sa famille proche avait Ă©tĂ© enlevĂ©e alors qu’elle n’avait que sept ans et n’était jamais rentrĂ©e Ă  la maison. Aujourd’hui ĂągĂ©e de 20 ans, Tigist est une Ă©tudiante diplĂŽmĂ©e du DĂ©partement de sciences intĂ©grĂ©es Ă  l’UniversitĂ© mĂ©tropolitaine de Kotebe Ă  Addis-Abeba. Dans le cadre de ses Ă©tudes, Tigist enseigne actuellement Ă  l’école primaire de Netsanet Birhan. Elle s’occupe d’une classe de troisiĂšme annĂ©e composĂ©e de 38 Ă©lĂšves, dont 24 sont des filles. Bien que les difficultĂ©s auxquelles elle a Ă©tĂ© confrontĂ©e en grandissant dans une rĂ©gion rurale puissent ĂȘtre diffĂ©rentes de celles que les filles rencontrent en zone urbaine, elle pense que les questions d’égalitĂ© des genres concernent tous les contextes. Tigist a participĂ© Ă  une formation sur la pĂ©dagogie sensible au genre dans le cadre d’un projet de l’UNESCO en Éthiopie. La formation a permis de renforcer les capacitĂ©s des enseignants Ă  mettre en place des processus d’enseignement et d’apprentissage qui encouragent la participation et l’implication des filles et des garçons sur un pied d’égalitĂ©, et qui tiennent compte des intĂ©rĂȘts, des styles d’apprentissage et des besoins spĂ©cifiques des filles et des garçons. Â« J’ai appris Ă  faire attention aux stĂ©rĂ©otypes sexistes et Ă  m’assurer que les principes d’égalitĂ© des genres et d’équitĂ© soient respectĂ©s Ă  l’école », a-t-elle dit. Durant la formation sur la pĂ©dagogie sensible au genre, Tigist a appris que la reprĂ©sentation des filles dans les manuels scolaires contribuait Ă  perpĂ©tuer les stĂ©rĂ©otypes sexistes qui pouvaient nuire Ă  l’apprentissage des filles et Ă  leur confiance en elles. Elle a observĂ© que les manuels scolaires, les notes, les interrogations et les exemples illustrĂ©s faisaient principalement rĂ©fĂ©rence aux garçons. Â« C’est quelque-chose que je n’avais jamais remarquĂ© avant la formation », a-t-elle dit. Elle a soulignĂ© que les manuels scolaires renforçaient les stĂ©rĂ©otypes sexistes sur les rĂŽles liĂ©s au genre dans la sociĂ©tĂ© : « les manuels scolaires semblaient suggĂ©rer que les professions dans des domaines tels que l’ingĂ©nierie, la mĂ©decine et le pilotage Ă©taient rĂ©servĂ©es uniquement aux garçons, de sorte que les filles pouvaient grandir en ayant le sentiment de ne pas pouvoir embrasser une carriĂšre dans ces domaines. » Tigist a dĂ©cidĂ© de changer les choses. Lorsqu’elle a commencĂ© Ă  enseigner, elle s’est rendu compte que les filles n’aimaient pas trop jouer avec les garçons, et qu’elles Ă©taient moins nombreuses que les garçons Ă  participer en classe. Dans sa classe, Tigist accorde autant de place aux filles qu’aux garçons dans son enseignement ainsi que dans la prĂ©paration des questions d’examen. Elle fait en sorte que son enseignement tienne compte des deux sexes ainsi que des besoins des Ă©lĂšves qui pourraient avoir des troubles de l’apprentissage. Tigist explique que la formation l’a aidĂ©e Ă  prendre conscience de chaque dĂ©tail entourant les questions de genre. « En partageant mon expĂ©rience de vie, je dis Ă  mes Ă©lĂšves que toutes les filles peuvent rĂ©aliser leurs rĂȘves. » Le visage de Tigist s’illumine au moment d’évoquer son rĂȘve de retourner dans son village un jour et d’offrir aux filles l’éducation qu’elles mĂ©ritent. Elle prĂ©voit de sensibiliser les communautĂ©s afin que les parents envoient leurs filles Ă  l’école au lieu de les marier Ă  un Ăąge prĂ©coce. Elle souhaiterait Ă©galement partager ce qu’elle a appris sur la pĂ©dagogie sensible au genre avec les enseignants de son Ă©cole primaire. Le projet menĂ© en Éthiopie vise Ă  amĂ©liorer la qualitĂ© et la pertinence de l’éducation pour les filles adolescentes, et Ă  faire en sorte que toutes les filles puissent avoir accĂšs Ă  un cycle d’éducation complet et y Ă©voluer avec succĂšs. Il est mis en Ɠuvre par le Bureau de liaison de l’UNESCO en Éthiopie, dans le cadre du Partenariat UNESCO-HNA pour l’éducation des filles et des femmes. Dans le cadre du projet, l’Institut international de l’UNESCO pour le renforcement des capacitĂ©s en Afrique fournit un appui technique dans le renforcement des capacitĂ©s institutionnelles pour l’intĂ©gration des questions de genre dans l’éducation, la pĂ©dagogie sensible au genre et la formation des enseignants.  URL:https://fr.unesco.org/news/ethiopie-jeune-enseignante-fait-legalite-genres-leducation-realite  Default news image L’UNESCO lance une initiative mondiale sur L’Avenir de l’éducation Ă  l’AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale des Nations Unies 27 septembre 2019 L'UNESCO a lancĂ© mercredi 25 septembre un projet phare intitulĂ© L'Avenir de l'Ă©ducation qui vise Ă  repenser la maniĂšre dont le savoir et l'apprentissage peuvent façonner l'avenir de l'humanitĂ©, dans un contexte de complexitĂ©, d'incertitude et de prĂ©caritĂ© croissantes. PrĂ©sentĂ©e lors d’un Ă©vĂ©nement de haut niveau qui s'est tenu dans le cadre de l'AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale des Nations Unies Ă  New York, cette initiative vise Ă  concevoir la maniĂšre dont le savoir et l'apprentissage peuvent contribuer au bien commun de l'humanitĂ©. Audrey Azoulay, Directrice gĂ©nĂ©rale de l’UNESCO a rappelĂ© que l’Organisation, chargĂ©e de piloter et de coordonner l’Agenda Éducation 2030 de l’ONU, entendait « le faire Ă  partir de son ADN profondĂ©ment humaniste qui ne saurait accepter de rĂ©duire l’éducation Ă  une question technique ou technologique, ou encore Ă  visĂ©e purement Ă©conomique ». Assistaient au lancement de cette initiative, les PrĂ©sidents de l’Éthiopie, Sahle-Work Zewde, du Portugal, Marcelo Rebelo de Sousa, de la Bulgarie, Rumen Radev, ainsi que les Premiers ministres de la NorvĂšge, Erna Solberg, et de l’Andorre, Xavier Espot.  Â« L'UNESCO a un rĂŽle important Ă  jouer dans l'Ă©laboration d'une vision et d'une stratĂ©gie sur ce que devraient ĂȘtre le rĂŽle et les objectifs de l'Ă©ducation », a dĂ©clarĂ© Mme Zewde. « Cette nouvelle initiative fait entrer ce leadership intellectuel mondial dans une nouvelle Ăšre. Face aux dĂ©fis profonds et aux possibilitĂ©s passionnantes qui s'offrent Ă  nous, a-t-elle ajoutĂ©, nous avons l'obligation profonde d'Ă©couter les enfants et les jeunes et de les faire participer pleinement aux dĂ©cisions concernant l'avenir de notre planĂšte commune. » Le professeur Arjun Appadurai (New York University et Hertie School de Berlin) a renchĂ©ri en estimant que « l'une des tĂąches essentielles des Ă©ducateurs au cours des prochaines dĂ©cennies serait de renforcer la capacitĂ© des jeunes, des pauvres et des personnes en marge Ă  imaginer, Ă  anticiper, Ă  se projeter ». Des Ă©ducateurs, des reprĂ©sentants de la sociĂ©tĂ© civile, de l’universitĂ©, du secteur privĂ© et des technologies de pointe, ont Ă©galement exprimĂ© leur point de vue sur les dĂ©fis Ă  relever, et les opportunitĂ©s Ă  exploiter en matiĂšre de politiques Ă©ducatives. La crĂ©ation d'une Commission internationale indĂ©pendante sur L'Avenir de l'Ă©ducation a Ă©tĂ© annoncĂ©e lors de ce lancement. Sous la prĂ©sidence de Sahle-Work Zewde, elle sera chargĂ©e d'Ă©laborer un rapport de rĂ©fĂ©rence sur le sujet Ă  paraĂźtre en 2021. Pour la Directrice gĂ©nĂ©rale de l’UNESCO, « ce projet, c’est celui d’une conversation mondiale et d’un rapport sur l’avenir de l’éducation, qui mobilise les nombreuses et riches façons d’apprendre dans le monde, avec le regard rĂ©solument tournĂ© vers l’avenir et enracinĂ© dans les valeurs des droits humains, au service de la dignitĂ© de chacun ». Outre, Mme Zewde et M. Appadurai, les membres de la Commission sont : Masanori Aoyagi, Professeur Ă©mĂ©rite Ă  l’UniversitĂ© de Tokyo, Patrick Awuah, fondateur et prĂ©sident de l’UniversitĂ© Ashesi (Ghana), Abdel Basset Ben Hassen, PrĂ©sident de l’Institut arabe des droits de l'homme, Cristovam Buarque, Professeur Ă©mĂ©rite Ă  l’UniversitĂ© de Brasilia, Elsa Guerra Cruz, Fondatrice du Colegio Valle de Filadelfia (Mexique), Badr Jafar, PDG de Crescent Enterprises (Émirats arabes unis), Doh-Yeon Kim, prĂ©sident de l’UniversitĂ© scientifique et technologique de Pohang (RĂ©publique de CorĂ©e), Evgeny Morozov, Ă©crivain, Karen Mundy, professeur Ă  l’Ontario Institute for the Study of Education (Canada), AntĂłnio NĂłvoa, ambassadeur du Portugal Ă  l'UNESCO, Ngozi Okonjo-Iweala, prĂ©sident du conseil d’administration de Gavi L’Alliance du vaccin et de l’African Risk Capacity, Fernando M. Reimers, Professeur Ă  la Graduate School of Education de Harvard (États-Unis), Tarcila Rivera Zea, Directrice exĂ©cutive du Centro de Culturas Indigenas del PerĂș, Vaira Vike-Freiberga, PrĂ©sidente de la World Leadership Alliance/Club de Madrid, ancienne PrĂ©sidente de la Lettonie, et Maha Yahya, Directrice du Centre Carnegie pour le Moyen-Orient (Liban).  URL:https://fr.unesco.org/news/lunesco-lance-initiative-mondiale-lavenir-leducation-lassemblee-generale-nations-unies  Default news image Une entreprise textile rĂ©compensĂ©e du Prix UNESCO pour son programme d’alphabĂ©tisation et de formation professionnelle dans les rĂ©gions rurales du SĂ©nĂ©gal 9 septembre 2019 La SociĂ©tĂ© de dĂ©veloppement et des fibres textiles du SĂ©nĂ©gal (SODEFITEX) est rĂ©compensĂ©e du Prix d’alphabĂ©tisation UNESCO-Roi Sejong 2019 pour son programme « AlphabĂ©tisation fonctionnelle et formation professionnelle continue en langues nationales pour les agriculteurs au sud du SĂ©nĂ©gal ». En 1982, SODEFITEX a commencĂ© Ă  dispenser des cours d’alphabĂ©tisation aux agriculteurs peu ou pas Ă©duquĂ©s au sud du SĂ©nĂ©gal, dans le cadre de leur travail. En 1990, la sociĂ©tĂ© textile basĂ©e Ă  Dakar a Ă©largi le programme en offrant des formations professionnelles aux apprenants ayant achevĂ© avec succĂšs leurs cours d’alphabĂ©tisation, en poursuivant son approche plurilingue dans les trois langues nationales – pulaar, mandigue et wolof –, qui sont aussi les langues maternelles des apprenants. Â« L’entreprise vise Ă  crĂ©er un environnement alphabĂ©tisĂ© en aidant les agriculteurs bĂ©nĂ©ficiant du programme, ĂągĂ©s de 20 Ă  45 ans, Ă  passer d’une situation d’analphabĂ©tisme Ă  la maĂźtrise de compĂ©tences de base en lecture et en calcul en langues nationales », dit Abdoulaye Mbaye, chef du Service Formation et Innovation de SODEFITEX. Les enseignants spĂ©cialisĂ©s renforcent rĂ©guliĂšrement leurs mĂ©thodes et leurs connaissances en Ă©ducation des adultes grĂące Ă  des formations annuelles. La mĂ©thodologie inclut l’élaboration d’activitĂ©s qui sont directement liĂ©es au quotidien des apprenants, comme l’agriculture, la vie de famille et la vie quotidienne dans les rĂ©gions rurales. AmĂ©liorer les conditions de vie des agriculteurs grĂące au programme d’alphabĂ©tisation En offrant des formations sur les compĂ©tences techniques et professionnelles aux agriculteurs locaux, le programme non seulement accroĂźt la productivitĂ© globale, mais amĂ©liore aussi considĂ©rablement les conditions de vie des producteurs : Â« BĂątir un environnement alphabĂ©tisĂ© peut ĂȘtre utile dans la vie quotidienne en ce qui concerne la citoyennetĂ© active, la prĂ©vention des risques sanitaires liĂ©s aux pesticides, l’hygiĂšne, etc. L’impact est rĂ©el et l’on observe des changements comportementaux visibles et concrets », dit le reprĂ©sentant de la SODEFITEX. 63 735 personnes issues de rĂ©gions rurales, dont 25 % de femmes, ont dĂ©jĂ  reçu un certificat de rĂ©ussite. L’entreprise sĂ©nĂ©galaise espĂšre dĂ©sormais dĂ©velopper davantage son programme. Â« L’élargissement de cette approche serait un grand pas pour notre Ă©conomie et la productivitĂ© de l’artisanat informel aussi bien dans les rĂ©gions rurales que dans les zones urbaines », dit Abdoulaye Mbaye. Avec la reconnaissance du Prix, le nouveau laurĂ©at entend continuer de promouvoir l’alphabĂ©tisation et le renforcement des compĂ©tences et accroĂźtre la portĂ©e et l’efficacitĂ© du programme, tout en montrant la voie pour encourager d’autres initiatives similaires : ce serait « un grand pas pour notre Ă©conomie. Â« Ce prix prestigieux amĂ©liorera considĂ©rablement la visibilitĂ© de ce modĂšle, et les partenaires des programmes d’alphabĂ©tisation en langues nationales pourront soutenir davantage de projets de ce type. » Cette annĂ©e, les Prix internationaux d’alphabĂ©tisation de l’UNESCO rĂ©compenseront des laurĂ©ats de l’AlgĂ©rie, de la Colombie, de l’IndonĂ©sie, de l’Italie et du SĂ©nĂ©gal Ă  l’occasion de la JournĂ©e internationale de l’alphabĂ©tisation. La cĂ©rĂ©monie de remise des prix se tiendra lors de l’évĂ©nement mondial qui sera organisĂ© pour la JournĂ©e internationale de l’alphabĂ©tisation le 9 septembre prochain, au SiĂšge de l’UNESCO. Les Prix internationaux d’alphabĂ©tisation et l’évĂ©nement mondial de cette annĂ©e auront pour thĂšme « L’alphabĂ©tisation et le multilinguisme ». En savoir plus : Prix internationaux d'alphabĂ©tisation 2019 JournĂ©e internationale de l'alphabĂ©tisation 2019 Action de l'UNESCO en matiĂšre d'alphabĂ©tisation  URL:https://fr.unesco.org/news/entreprise-textile-recompensee-du-prix-unesco-son-programme-dalphabetisation-formation  © BASAbali Un programme indonĂ©sien en faveur de la diversitĂ© linguistique rĂ©compensĂ© d’un Prix d’alphabĂ©tisation de l’UNESCO 6 septembre 2019 BASAbali, de l’IndonĂ©sie, est rĂ©compensĂ© du Prix UNESCO-Confucius d’alphabĂ©tisation 2019 pour son programme « BASAbali Wiki ». BasĂ© sur une collaboration entre universitaires, administrations, artistes et membres de communautĂ©s Ă  l’intĂ©rieur et en dehors de Bali, BASAbali a Ă©tĂ© créé en tant qu’outil numĂ©rique Ă  la fois pour prĂ©server les langues locales et les renforcer en transformant les attitudes des individus en vue de promouvoir et de valoriser la diversitĂ© linguistique. L’outil, BASAbali Wiki, est un dictionnaire wiki, une encyclopĂ©die et une bibliothĂšque virtuelle multimĂ©dias et multilingue (balinais-indonĂ©sien-anglais) qui a pour but de revitaliser les langues locales en danger en crĂ©ant un sentiment d’appartenance. Aussi bien la communautĂ© locale balinaise que la communautĂ© internationale sont invitĂ©es Ă  contribuer Ă  crĂ©er les contenus par tous les moyens possibles, dans les langues locales, nationales et internationales. Une Ă©quipe d’experts participe au contrĂŽle de la pertinence et de la qualitĂ© des contenus. Â« Nous avons rĂ©alisĂ© que pour favoriser l’alphabĂ©tisation, en particulier dans les langues locales, nous devions faire plus que simplement crĂ©er un corpus de ressources : nous devions faire participer la sociĂ©tĂ© civile Ă  l’élaboration d’une norme d’alphabĂ©tisation et de multilinguisme », dit Gde Nala Antara, le prĂ©sident du Conseil de BASAbali Wiki. Faire la lecture Ă  un enfant dans une langue locale Depuis le lancement en 2011 de ses interfaces en balinais, indonĂ©sien et anglais, BASAbali Wiki a Ă©tĂ© utilisĂ© par plus d’un demi-million de personnes. Le programme cible principalement les plus jeunes gĂ©nĂ©rations, en particulier les filles et les jeunes femmes. Â« Les Ă©quipes de sensibilisation ciblent notamment les jeunes non scolarisĂ©s, les femmes et les filles, et ceux qui peuvent ĂȘtre en dehors du systĂšme mais qui nĂ©anmoins utilisent et ajoutent des contenus grĂące Ă  une fonction hors ligne », dit Gde Nala Antara. Â« Notre objectif est de faire en sorte que les petits-enfants des enfants de cette gĂ©nĂ©ration valorisent l’alphabĂ©tisation et le multilinguisme. Nous ciblons directement les enfants, les adolescents et les jeunes adultes en tant que modĂšles pour leurs camarades plus jeunes, ainsi que les jeunes parents qui peuvent crĂ©er un environnement propice Ă  la lecture, Ă  l’écriture et Ă  l’utilisation des langues locales, nationales et internationales », explique le directeur de BASAbali Wiki. Lorsqu’un contenu est soumis dans une langue, les utilisateurs sont encouragĂ©s Ă  fournir une traduction dans les deux autres langues. Ainsi, BASAbali Wiki sert Ă  la fois de rĂ©fĂ©rence balinaise et d’outil de traduction pour les langues indonĂ©sienne et anglaise. Au besoin, l’équipe d’experts fournit Ă©galement une assistance pour la traduction et l’édition. Au cours des cinq derniĂšres annĂ©es, BASAbali a rĂ©ussi Ă  faire participer Ă  l’initiative un grand nombre de jeunes parents, de « millennials » et d’enfants. BASAbali souhaite dĂ©sormais partager l’initiative avec d’autres communautĂ©s linguistiques, tout en Ă©largissant son dictionnaire et sa bibliothĂšque virtuelle, en mettant l’accent sur les jeunes, les filles et les communautĂ©s mal desservies. D’autres projets sont Ă  l’étude, parmi lesquels la crĂ©ation d’ouvrages multilingues ayant pour personnage principal un adolescent super-hĂ©ros de l’environnement imaginĂ© par les enfants de Bali. Pour cĂ©lĂ©brer la JournĂ©e internationale de l’alphabĂ©tisation, Gde Nala Antra veut partager un message simple : « Offrez un cadeau durable : faites la lecture Ă  un enfant dans une langue locale. » Cette annĂ©e, les Prix internationaux d’alphabĂ©tisation de l’UNESCO rĂ©compenseront des laurĂ©ats de l’AlgĂ©rie, de la Colombie, de l’IndonĂ©sie, de l’Italie et du SĂ©nĂ©gal Ă  l’occasion de la JournĂ©e internationale de l’alphabĂ©tisation. La cĂ©rĂ©monie de remise des prix se tiendra lors de l’évĂ©nement mondial qui sera organisĂ© pour la JournĂ©e internationale de l’alphabĂ©tisation le 9 septembre prochain, au SiĂšge de l’UNESCO. Les Prix internationaux d’alphabĂ©tisation et l’évĂ©nement mondial de cette annĂ©e auront pour thĂšme « alphabĂ©tisation et multilinguisme ». En savoir plus : Prix internationaux d'alphabĂ©tisation JournĂ©e internationale de l'alphabĂ©tisation 2019 Action de l'UNESCO en matiĂšre d'alphabĂ©tisation  URL:https://fr.unesco.org/news/programme-indonesien-faveur-diversite-linguistique-recompense-dun-prix-dalphabetisation-lunesco  © Nuovo Comitato il Nobel per i Disabili Un programme italien pour l’alphabĂ©tisation des migrants grĂące au théùtre rĂ©compensĂ© d’un Prix UNESCO 6 septembre 2019 Nuovo Comitato il Nobel per i Disabili, en Italie, a Ă©tĂ© rĂ©compensĂ© du Prix UNESCO-Confucius d’alphabĂ©tisation 2019 pour son programme « Tell Me ». Nuovo Comitato il Nobel per i Disabili (Nouveau ComitĂ© Nobel pour les personnes handicapĂ©es) est un organisme Ă  but non lucratif italien créé en 1997 par un laurĂ©at du prix Nobel, M. Dario Fo, pour soutenir les groupes dĂ©favorisĂ©s, en particulier les personnes handicapĂ©es, par le biais de l’éducation. En 2016, le ComitĂ© a dĂ©cidĂ© de concentrer ses efforts sur la population migrante et a lancĂ© le programme « Tell Me », un acronyme pour « Theatre for Education and Literacy Learning of Migrants in Europe » (le théùtre pour l’éducation et l’alphabĂ©tisation des migrants en Europe). L’Italie est l’un des premiers pays concernĂ©s par les migrations. Le programme entend contribuer Ă  l’inclusion sociale des migrants jeunes et adultes, en donnant la prioritĂ© Ă  l’apprentissage de la langue du pays d’accueil. Â« Suite Ă  une pĂ©riode de prise de conscience accrue de la question des migrations, mais pas seulement pour cette raison, le potentiel que devait apporter le théùtre pour l’inclusion sociale de ceux que nous aimons appeler les nouveaux citoyens europĂ©ens, semblait Ă©vident et incontestable Ă  de nombreux Ă©gards », dit Nazzareno Vasapollo, le responsable du projet Tell Me. Â« La difficultĂ© Ă  maĂźtriser la langue est l’une des principales causes d’insĂ©curitĂ© matĂ©rielle, sociale et psychologique que rencontre un « Ă©tranger » dans son processus d’intĂ©gration dans n’importe quel pays », dit Nazzareno Vasapollo. Aujourd’hui, le programme est mis en Ɠuvre en Italie, au Portugal, en Espagne et en Turquie, oĂč plus d’une centaine de migrants en ont bĂ©nĂ©ficiĂ© depuis 2018, pour la plupart des jeunes non scolarisĂ©s. Un message de solidaritĂ© et de rencontre mutuelle Le projet est mis en Ɠuvre Ă  trois niveaux, associant l’art, l’apprentissage des langues et l’inclusion sociale. Le théùtre est un outil pour Ă©changer des connaissances et jeter des ponts entre les cultures pour faciliter l’intĂ©gration des migrants. La mĂ©thode, alignĂ©e sur les cadres d’éducation nationaux et europĂ©ens et Ă©laborĂ©e avec des partenaires du domaine de l’éducation et du théùtre, s’articule autour de la narration en tant que moyen d’effectuer une transition progressive de la langue maternelle de l’apprenant vers la langue du pays d’accueil. Ă€ ce jour, 72 enseignants ont Ă©tĂ© formĂ©s dans le cadre d’ateliers. Les enseignants bĂ©nĂ©ficient Ă©galement d’une plate-forme d’apprentissage en ligne ainsi que d’un registre de matĂ©riels en ligne oĂč des documents pĂ©dagogiques, des orientations mĂ©thodologiques et d’autres supports sont disponibles en anglais, italien, portugais, suĂ©dois et turc. Ă€ l’occasion de la JournĂ©e internationale de l’alphabĂ©tisation, Nazzareno Vasapollo souhaite adresser un message aux migrants qui ont Ă©tĂ© forcĂ©s de quitter leurs pays. Â« Les pĂšres fondateurs avaient la vision d’une Europe fondĂ©e sur les valeurs de la solidaritĂ© et sur la conviction que personne ne pourrait les dĂ©faire si elles Ă©taient portĂ©es par ses citoyens, ses organisations et ses institutions de bonne volontĂ© ». L’organisme entend mener le projet dans toute l’Europe, ce qui sera facilitĂ© par la reconnaissance du Prix. Cette annĂ©e, les Prix internationaux d’alphabĂ©tisation de l’UNESCO rĂ©compenseront des laurĂ©ats de l’AlgĂ©rie, de la Colombie, de l’IndonĂ©sie, de l’Italie et du SĂ©nĂ©gal Ă  l’occasion de la JournĂ©e internationale de l’alphabĂ©tisation. La cĂ©rĂ©monie de remise des prix se tiendra lors de l’évĂ©nement mondial qui sera organisĂ© pour la JournĂ©e internationale de l’alphabĂ©tisation le 9 septembre prochain, au SiĂšge de l’UNESCO. Les Prix internationaux d’alphabĂ©tisation et l’évĂ©nement mondial de cette annĂ©e auront pour thĂšme « AlphabĂ©tisation et multilinguisme ». En savoir plus : Prix internationaux d'alphabĂ©tisation JournĂ©e internationale de l'alphabĂ©tisation 2019 Action de l'UNESCO en matiĂšre d'alphabĂ©tisation  URL:https://fr.unesco.org/news/programme-italien-lalphabetisation-migrants-grace-au-theatre-recompense-dun-prix-unesco  © Lithuanian Children and Youth Centre (LCYC) Imagination et dynamisme aident les Ă©coles lituaniennes Ă  traduire en actes le concept de la durabilitĂ© 2 septembre 2019 Une expĂ©rience simple mais probante portant sur la biodĂ©gradabilitĂ© et conduite dans des Ă©coles maternelles est l’un des moyens innovants permettant aux Ă©coles lituaniennes d’Ɠuvrer en faveur de la durabilitĂ©. Le programme d’écoles durables du Centre lituanien pour l’enfance et la jeunesse a Ă©tĂ© lancĂ© en 2013 dans le but de promouvoir le dĂ©veloppement durable et de sensibiliser le public par la crĂ©ation de communautĂ©s scolaires qui soient mieux Ă  mĂȘme de gĂ©rer et de dĂ©velopper leurs propres ressources. Le programme a Ă©tĂ© l’un des candidats du Prix UNESCO-Japon 2018 d’éducation en vue du dĂ©veloppement durable (EDD) qui entre le cadre d’action plus large de l'UNESCO en matiĂšre d’EDD. Le programme lituanien, basĂ© Ă  Vilnius, a pour objectif de former dans les Ă©tablissements d'enseignement des Ă©quipes « vertes Â» de dix personnes, qui peuvent comprendre des enseignants, des Ă©lĂšves, des parents et des membres du personnel administratif. À ce jour, 139 Ă©tablissements, qui vont des Ă©coles maternelles Ă  des cadres Ă©ducatifs non formels, ont adhĂ©rĂ© au programme pour apprendre Ă  amĂ©liorer la qualitĂ© de vie des gĂ©nĂ©rations futures. Lina Blazeviciute, responsable de projet, a dĂ©clarĂ© : « Le programme a dĂ©marrĂ© il y a cinq ans sous la forme la plus simple : un site Web auquel les Ă©coles pouvaient s’inscrire pour Ă©valuer leur empreinte Ă©cologique ». Â« Les premiĂšres Ă©coles ont commencĂ© Ă  appliquer des idĂ©es en rapport avec le dĂ©veloppement durable, comme des autocollants pour rappeler Ă  tous d'Ă©teindre la lumiĂšre et de fermer les robinets. Ces mĂȘmes Ă©coles sont maintenant passĂ©es Ă  des projets plus complexes comme des potagers scolaires et la mobilitĂ© durable. L’an dernier par exemple, une Ă©cole a voulu encourager les enfants Ă  prendre leur vĂ©lo pour aller Ă  l'Ă©cole. Au lieu d’organiser un Ă©vĂ©nement ponctuel, le personnel a organisĂ© une sortie dans les quartiers entourant l’école, qui a servi Ă  conduire une Ă©tude minutieuse pour identifier les dangers de la circulation et les endroits oĂč des pistes cyclables devaient ĂȘtre mises en place. Les rĂ©sultats ont Ă©tĂ© prĂ©sentĂ©s Ă  la municipalitĂ© qui a apportĂ© les amĂ©liorations nĂ©cessaires pour permettre un usage accru du vĂ©lo. Â» Chaque Ă©cole dĂ©marre son programme par une confĂ©rence thĂ©matique, invitant des experts en dĂ©veloppement durable, accompagnĂ©e chaque annĂ©e de deux ou trois sessions de formation destinĂ©es aux enseignants et en liaison avec des universitĂ©s, pour s’informer de l’état de la recherche. Au dĂ©but de l’annĂ©e, les Ă©coles participantes Ă©laborent un plan qui est proposĂ© au programme, lequel fournit des conseils sur son contenu et sa structure. Ă€ la fin de l'annĂ©e, un rapport est rĂ©digĂ© indiquant les rĂ©alisations et le nombre de participants engagĂ©s. Les Ă©coles obtiennent des points et une cĂ©rĂ©monie est organisĂ©e pour la remise de mĂ©dailles vertes, argent et or qui rĂ©compensent les rĂ©alisations. L'innovation pour combler le dĂ©ficit de financement Â« Beaucoup d’idĂ©es sont vraiment innovantes Â» a dĂ©clarĂ© Lina. Dans le cadre d’une expĂ©rience rĂ©alisĂ©e avec de trĂšs jeunes enfants de l’école maternelle, on a enterrĂ© un trognon de pomme et un papier de bonbon. Quelques semaines plus tard, les enfants ont pu constater que le trognon de pomme avait totalement disparu, alors que le papier de bonbon Ă©tait encore intact : une leçon simple mais utile, illustrant ce que signifie la biodĂ©gradabilitĂ©. D'autres Ă©coles ont créé leurs propres potagers et jardins d'herbes aromatiques aprĂšs avoir suivi des ateliers portant sur la construction de serres, la culture de lĂ©gumes et la production de leurs propres jus et petits dĂ©jeuners sains. Â« Nous sommes sans cesse Ă  la recherche de moyens d’intĂ©resser les enfants et de rendre ces thĂšmes ludiques et intĂ©ressants et c'est lĂ  que nous avons vraiment besoin des enseignants pour faire un excellent travail » a dĂ©clarĂ© Lina. « C’est pourquoi nous nous intĂ©ressons beaucoup aux nouvelles mĂ©thodologies pour parler de la durabilitĂ© aux enfants Â». Faire de la durabilitĂ© la norme L'introduction des enfants Ă  la biodiversitĂ© prĂ©sente en dehors de leur salle de classe ou de leur maison fait Ă©galement partie du programme. Â« Nous exhortons les enseignants, mĂȘme dans les Ă©coles urbaines, Ă  faire des sorties avec les enfants et Ă  leur faire dĂ©couvrir la richesse de leur propre environnement, le nombre d'arbres, d'insectes ou d'animaux diffĂ©rents Â» ajoute Lina. Le programme organise Ă©galement dans des zones naturelles des randonnĂ©es structurĂ©es autour du thĂšme de la biodiversitĂ© qui peuvent attirer plusieurs milliers de participants. La finalitĂ© du programme est simple. Â« Pour nous, la prochaine Ă©tape constituera Ă  faire en sorte que les Ă©coles appliquant les concepts de la durabilitĂ© bĂ©nĂ©ficient d’une attention politique appropriĂ©e. Nous aimerions que la durabilitĂ© devienne la norme plutĂŽt que l'exception. Notre gouvernement applique dĂ©jĂ  le concept d'une « bonne Ă©cole ». Nous voulons maintenant que l'un des critĂšres pour devenir une bonne Ă©cole porte sur la durabilitĂ©. Nous voulons aussi renforcer nos partenariats internationaux pour pouvoir partager nos expĂ©riences » a dĂ©clarĂ© Lina.  URL:https://fr.unesco.org/news/imagination-dynamisme-aident-ecoles-lituaniennes-traduire-actes-concept-durabilite  © UNESCO Forum politique de haut niveau : l’éducation est la responsabilitĂ© de chacun 2 septembre 2019 Les gouvernements, les donateurs, les organisations internationales, les jeunes et les enseignants ont Ă©veillĂ© des sentiments communs en appelant Ă  accĂ©lĂ©rer l’action pour rĂ©aliser une Ă©ducation de qualitĂ© pertinente, Ă©quitable et inclusive, lors d’une manifestation organisĂ©e par l’UNESCO, le Groupe des amis de l’éducation et de l’apprentissage tout au long de la vie et le ComitĂ© directeur ODD-Éducation 2030, le 15 juillet 2019, en marge du Forum politique de haut niveau tenu au SiĂšge des Nations Unies Ă  New York. Â« L’éducation est un droit fondamental et la clĂ© de voĂ»te de l’ensemble du Programme 2030 Â», a dit la Directrice gĂ©nĂ©rale de l’UNESCO, Audrey Azoulay, dans son allocution d’ouverture. « Il est urgent que nous agissions ensemble et que nous intensifions nos efforts pour investir davantage dans l’éducation. Les gouvernements sont responsables au premier chef mais la sociĂ©tĂ© civile et les acteurs multilatĂ©raux et internationaux doivent se donner la main pour atteindre cet objectif commun Â», a-t-elle dit, en dĂ©clarant que l’UNESCO continuerait de mettre l’éducation au premier rang de ses prioritĂ©s et de remplir sa mission de coordination et de suivi Ă  l’échelle mondiale. Les reprĂ©sentants gouvernementaux ont donnĂ© des exemples de la maniĂšre dont l’Objectif de dĂ©veloppement durable 4 relatif Ă  l’éducation influençait les politiques nationales, en dĂ©montrant sa pertinence dans tous les contextes. La Ministre de la recherche et de l’enseignement supĂ©rieur de la NorvĂšge, Mme Iselin Nybo, a mis en lumiĂšre des mesures visant Ă  rĂ©duire le dĂ©crochage scolaire dans le deuxiĂšme cycle du secondaire, Ă  rendre l’apprentissage tout au long de la vie plus accessible et Ă  intĂ©grer le dĂ©veloppement durable dans toutes les matiĂšres scolaires et dans tous les programmes universitaires. Pour atteindre les ODD et bĂątir des sociĂ©tĂ©s meilleures, elle a appelĂ© Ă  garantir la « dĂ©mocratisation du savoir Â» pour faire en sorte que les fruits de la recherche soient largement partagĂ©s. De la mĂȘme maniĂšre, l’Argentine s’est attachĂ©e en prioritĂ© Ă  « ne laisser personne de cĂŽtĂ© Â» en prenant des mesures concrĂštes Ă  tous les niveaux, allant de l’investissement dans l’éducation de la petite enfance et dans les Ă©coles ayant des rĂ©sultats infĂ©rieurs, aux innovations dans l’enseignement en passant par des parcours plus souples pour accĂ©der au marchĂ© du travail, a expliquĂ© Oscar Ghillione, le Vice-Ministre de l’éducation du pays. Ayant accueilli la premiĂšre confĂ©rence des ministres de l’éducation du G-20 en 2018, l’Argentine s’efforce Ă©galement de « placer l’éducation au cƓur du dĂ©bat mondial Â», a-t-il dit. Il est urgent d’agir, compte tenu de la « crise de l’éducation latente Â». Pour y remĂ©dier, Jaime Saavedra, directeur du PĂŽle d’expertise en Ă©ducation au sein de la Banque mondiale, a appelĂ© Ă  viser un « niveau d’engagement politique complĂštement diffĂ©rent Â», en prĂ©venant que « de nombreux enfants sont en dĂ©ficit d’apprentissage Â», comme en tĂ©moignent les Ă©valuations qui montrent que plus de la moitiĂ© sont incapables de comprendre une histoire simple. « C’est moralement inacceptable Â», a-t-il dit. Pour accĂ©lĂ©rer les progrĂšs, Stefano Manservisi, Directeur gĂ©nĂ©ral de la coopĂ©ration internationale et du dĂ©veloppement Ă  la Commission europĂ©enne, a soulignĂ© la nĂ©cessitĂ© d’« articuler le niveau mondial et le niveau local de façon plus efficace et d’éviter la concurrence nĂ©faste Â». L’action mondiale peut aider Ă  mobiliser et Ă  maintenir l’engagement national, tandis que l’impact doit ĂȘtre mesurĂ© Ă  l’échelle locale, en faisant du soutien aux politiques et aux plans publics le point de dĂ©part du progrĂšs. Le professeur Kaz Yoshida, coprĂ©sident du ComitĂ© directeur ODD-Éducation 2030, a exhortĂ© les pays Ă  prĂȘter davantage d’attention Ă  la nature des liens qui existent avec les autres objectifs afin d’accĂ©lĂ©rer les progrĂšs. « Nous devons aller au-delĂ  du secteur de l’éducation pour renforcer le dialogue avec les autres secteurs et parties prenantes Â», a-t-il dit. Cela est d’autant plus vrai dans les contextes trĂšs dĂ©favorisĂ©s. Maggie MacDonnell, laurĂ©ate du Prix mondial des enseignants de la Fondation Varkey pour ses travaux menĂ©s dans des villages autochtones du Canada arctique, a donnĂ© un aperçu de ce que signifie enseigner dans des communautĂ©s qui ont Ă©tĂ© structurellement opprimĂ©es pendant des gĂ©nĂ©rations, luttant contre la pauvretĂ©, l’insĂ©curitĂ© et des taux Ă©levĂ©s de suicide. « Comment construire la confiance en soi ? Vous devez enseigner Ă  leurs cerveaux, Ă  leurs corps et Ă  leurs mains pour transmettre des compĂ©tences, mais il faut surtout enseigner Ă  leurs cƓurs, pour leur donner espoir, pour les aider Ă  rĂȘver Ă  nouveau et Ă  devenir une gĂ©nĂ©ration d’acteurs du changement. Â» La formation des enseignants est une prioritĂ© majeure pour atteindre l’ODD 4, a dĂ©clarĂ© Robert Napier, PrĂ©sident de l’Union des Ă©tudiants d’Europe. S’il des politiques inclusives sont nĂ©cessaires pour ne laisser personne de cĂŽtĂ©, il a prĂ©venu que « les plus grandes menaces pour l’éducation sont la privatisation et la commercialisation. L’éducation rĂ©pond aux besoins du marchĂ© au lieu de se fonder sur les compĂ©tences nĂ©cessaires pour favoriser le dĂ©veloppement durable. Â» Il a soulignĂ© la dimension sociale de l’enseignement supĂ©rieur, en appelant Ă  recentrer d’urgence les politiques sur l’équitĂ©, l’inclusion et l’apprentissage tout au long de la vie. Assurant la modĂ©ration de l’évĂ©nement, la Sous-Directrice gĂ©nĂ©rale de l’UNESCO pour l’éducation, Stefania Giannini, a clĂŽturĂ© ce dernier en insistant sur l’urgence, la responsabilitĂ©, la solidaritĂ© et l’engagement politique Ă  accĂ©lĂ©rer l’action mondiale en faveur de l’éducation.  URL: https://fr.unesco.org/news/forum-politique-haut-niveau-leducation-est-responsabilite-chacun  ⓒunesco Les jeunes luttent contre les discours haineux et la discrimination au 5e Forum de Bakou 13 mai 2019 02 May 2019Le 5e Forum de Bakou sur le dialogue interculturel (2-3 mai, AzerbaĂŻdjan) a rĂ©uni des jeunes du monde entier pour discuter d’approches inclusives qui promeuvent la paix et la diversitĂ©. ConformĂ©ment Ă  la mission du Forum de « mettre le dialogue en action contre la discrimination, les inĂ©galitĂ©s et les conflits violents », six jeunes artisans de la paix ont partagĂ© leurs initiatives sur la maniĂšre dont ils Ɠuvrent Ă  une meilleure comprĂ©hension et entente entre les cultures lors d'un panel interactif organisĂ© par l'UNESCO. Â« Le dialogue interculturel implique un Ă©change de points de vues respectueux entre des personnes d'origines ethniques, culturelles, religieuses et linguistiques et de patrimoines diffĂ©rents, sur la base de la comprĂ©hension et du respect mutuel. Bien que nous soyons des jeunes de pays et de milieux diffĂ©rents, nous sommes confrontĂ©s Ă  des problĂšmes similaires liĂ©s Ă  la violence, Ă  la discrimination et aux stĂ©rĂ©otypes. Il est donc important de dialoguer de maniĂšre honnĂȘte et courageuse avec les autres et d'ĂȘtre plus empathique. Ce processus de dialogue et d'apprentissage interculturel est la clĂ© d'une culture de la paix ». – Deepak Ramola, jeune paneliste & #YouthOfUNESCO. La session a Ă©tĂ© ouverte par M. Farhad Hajiyev, Vice-Ministre de la jeunesse et des sports de l'AzerbaĂŻdjan, qui a rappelĂ© aux participants que la jeunesse est la clĂ© de la prĂ©vention de l'extrĂ©misme violent(link is external). ReprĂ©sentant les jeunes du monde entier, le panel a prĂ©sentĂ© les histoires de Deepak Ramola (Inde), Marva Langevine (Guyane), Monday Collins (Ouganda), Hezha Mohammedkhan (Kurdistan d'Irak), Haneen Thabet (Jordanie) et Bushra Ebadi (Canada). Les panĂ©listes se sont plongĂ©s dans un dialogue instructif sur l'engagement civique des jeunes, le dialogue interculturel et la façon dont les espaces numĂ©riques et les mĂ©dias sociaux peuvent lutter contre la discrimination et les discours de haine tout en prĂ©venant l'extrĂ©misme violent. Â« Notre organisation travaille sur une initiative appelĂ©e Tour in Maan, oĂč nous invitons des influenceurs jordaniens Ă  visiter la ville et Ă  publier leurs expĂ©riences sur leurs plateformes et mĂ©dias sociaux, accompagnĂ©es de photos et citations. Cela montre comment les mĂ©dias sociaux peuvent Ă©galement ĂȘtre utilisĂ©s pour partager des messages positifs sur une communautĂ©, et ainsi contrer les rĂ©cits nĂ©gatifs ». – Haneen Thabet, bĂ©nĂ©ficiaire du projet conjoint de l’UNESCO et l’UNOCT sur la consolidation de la paix par les jeunes. Tous les panĂ©listes ont convenu de l'importance d'intĂ©grer la comprĂ©hension culturelle et le dialogue interculturel dans leur travail local, car les stĂ©rĂ©otypes continuent d'affecter les jeunes partout dans le monde. « Je suis une Afghane canadienne de premiĂšre gĂ©nĂ©ration, et je n'ai jamais Ă©tĂ© assez « canadienne » ou « afghane », alors une partie de mon travail consiste aujourd’hui Ă  lutter contre ces formes de discrimination », a dĂ©clarĂ© Bushra. Deepak a mentionnĂ© son initiative Under the Hijab, créée pour mettre fin Ă  la discrimination Ă  l'Ă©gard des femmes qui portent l’hijab, tandis qu’Hezha, une participante du 10e Forum des jeunes de l'UNESCO, a parlĂ© des mĂ©thodes pour prĂ©venir la cyberviolence et encourager la consolidation de la paix dans la rĂ©gion arabe. Enfin, Monday nous a racontĂ© comment il a rĂ©ussi Ă  surmonter son passĂ© d'ancien enfant soldat : « j'ai dĂ©cidĂ© de dĂ©passer ce stĂ©rĂ©otype, en travaillant avec des jeunes pour la consolidation de la paix et la rĂ©solution de conflits, et j'utilise mon expĂ©rience de vie pour donner un exemple positif aux jeunes de ma communautĂ© ».AprĂšs avoir discutĂ© du rĂŽle que les jeunes peuvent jouer dans la lutte contre la rhĂ©torique haineuse en ligne, les panĂ©listes ont encouragĂ© tout le monde non seulement Ă  s'opposer aux stĂ©rĂ©otypes nuisibles, mais aussi Ă  travailler activement pour veiller Ă  ne pas les utiliser pour dĂ©finir une personne.Les six artisans de la paix ont ensuite rencontrĂ© d'autres jeunes participants afin de discuter des actions de suivi et des initiatives conjointes potentielles sur le dialogue interculturel et la consolidation de la paix. Ils ont proposĂ© de travailler ensemble Ă  une meilleure rĂ©glementation des mĂ©dias sociaux afin de prĂ©venir les discours haineux et la violence en ligne. Ils plaideront Ă©galement en faveur de la sĂ©curitĂ© des espaces pour les jeunes et du rĂŽle de l'Ă©ducation, y compris l'initiation des jeunes aux mĂ©dias et Ă  l'information.--ParallĂšlement au panel de l'UNESCO dĂ©diĂ© aux jeunes, l'UNOCT, partenaire de l'UNESCO, a organisĂ© une session sur la prĂ©vention de l'extrĂ©misme violent par la formation professionnelle des jeunes. S'exprimant au nom du Secteur des sciences sociales et humaines de l'UNESCO, Nada Al-Nashif, Sous-Directrice gĂ©nĂ©rale de l'UNESCO pour les sciences sociales et humaines, a participĂ© Ă  la discussion et a soulignĂ© le travail accompli grĂące aux efforts conjoints de l'UNESCO et de l'UNOCT dans leur projet conjoint Â« PrĂ©venir l'extrĂ©misme chez les jeunes en renforçant leur autonomie en Jordanie, Libye, Maroc et Tunisie Â».  Elle a finalement encouragĂ© les participants Ă  ne pas perdre de vue l'importance de l’agenda pour la jeunesse, la paix et la sĂ©curitĂ©.--En savoir plus sur les panels organisĂ©s par l’UNESCO Durant le 5e Forum de Bakou :https://fr.unesco.org/news/integrer-dialogue-laction-au-5e-forum-mondial-dialogue-interculturel  © UNESCO / P. van Vucht Tijssen « Nous et les autres. Des prĂ©jugĂ©s au racisme » : Une nouvelle exposition s’ouvre au MusĂ©e de la mĂ©moire et des droits de l’homme de Santiago (Chili) 10 mai 2019 AprĂšs l’ouverture de la premiĂšre grande exposition temporaire « Nous et les autres – Des prĂ©jugĂ©s au racisme » au MusĂ©e de l’Homme Ă  Paris en mars 2018, l’exposition itinĂ©rante s'est ouverte au MusĂ©e de la mĂ©moire et des droits de l’homme Ă  Santiago. Cette nouvelle exposition, ouverte au public du 25 avril 2019 jusqu’au 29 septembre 2019, a Ă©tĂ© inaugurĂ©e en prĂ©sence de l’Ambassadeur de France au Chili, Roland Dubertrand, de la prĂ©sidente du MusĂ©e de la mĂ©moire, MarĂ­a Luisa SepĂșlveda et des reprĂ©sentants de diverses institutions et organisations. L’exposition est placĂ©e sous le thĂšme des migrations, enjeu au cƓur de nos sociĂ©tĂ©s actuelles et vise Ă  interpeller les visiteurs sur les moyens de lutter contre les pratiques racistes et les mettre face Ă  leurs propres reprĂ©sentations. Elle permet aussi de promouvoir la reconnaissance de l’égalitĂ© des droits. Pour Francisco Javier EstĂ©vez Valencia, directeur exĂ©cutif du MusĂ©e de la mĂ©moire, titulaire de la Chaire UNESCO/Madanjeet sur la promotion de la tolĂ©rance et de la non-violence par l’éducation au Chili et en AmĂ©rique latine et laurĂ©at du Prix UNESCO-Madanjeet Singh 2014, il est crucial de considĂ©rer la migration comme un droit humain qui doit ĂȘtre protĂ©gĂ©. Par des supports audiovisuels et des installations interactives, l’exposition met en lumiĂšre la construction des prĂ©judices raciaux Ă  travers le processus de « catĂ©gorisation » ; processus qui a historiquement conduit Ă  l’institutionnalisation du racisme en sociĂ©tĂ©.  A travers des exemples tels que l’expansion coloniale, les nationalismes, on peut percevoir les mĂ©canismes sous-jacents aux discriminations et Ă  la domination raciale. Enfin, l’exposition questionne aussi la construction d’une sociĂ©tĂ© « antiraciste » et tous les mĂ©canismes mis en place pour prĂ©venir et changer les pratiques d’exclusion individuelle ou collective. Avec le soutien de l’UNESCO et de l’Institut français du Chili, cette exposition novatrice est l’occasion de rappeler que le racisme est une construction sociale qui a conduit Ă  de nombreux crimes qui se perpĂ©tuent encore aujourd’hui. C’est pourquoi, l’UNESCO s’engage dans des actions concrĂštes au niveau local dans la lutte contre les discriminations et le racisme, notamment par le biais de la Coalition internationale des villes inclusives et durables – ICCAR, lancĂ©e en 2004, Ă  laquelle appartient la ville de Santiago. URL: https://fr.unesco.org/news/nous-autres-prejuges-au-racisme-nouvelle-exposition-souvre-au-musee-memoire-droits-lhomme