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LâĂ©ducation Ă la sexualitĂ© : une affaire de respect et dâĂ©galitĂ© 20 mars 2020 LâĂ©ducation complĂšte Ă la sexualitĂ© (ECS) ne se limite pas Ă informer sur la reproduction, les risques et les maladies, mais aborde Ă©galement lâamour et les relations fondĂ©es sur le respect mutuel et lâĂ©galitĂ©. Tel est le message que la famille Zentano, de Santiago (Chili), a transmis Ă lâUNESCO lors dâun entretien sur leur expĂ©rience en matiĂšre dâĂ©ducation Ă la sexualitĂ© rĂ©alisĂ© dans le cadre de la campagne « Des fondations pour la vie et lâamour ». Pour Sebastian Zentano, une ECS responsable doit inclure des messages sur le respect et lâĂ©galitĂ©. Sa mĂšre, Maria Valeska Gatica, indique quâelle sâest efforcĂ©e dâinculquer ces valeurs Ă ses fils dĂšs leur plus jeune Ăąge. « Je pense que lâĂ©ducation complĂšte Ă la sexualitĂ© est un aspect crucial du dĂ©veloppement humain, dĂ©clare-t-elle. Elle aide Ă rendre le monde plus pacifique, heureux et intĂ©grĂ© et favorise la crĂ©ation dâune communautĂ© humaine ». La campagne « Des fondations pour la vie et lâamour » met en lumiĂšre des rĂ©cits intergĂ©nĂ©rationnels de familles du monde entier afin de montrer pourquoi il est essentiel que les jeunes reçoivent un enseignement sur la santĂ©, les relations, le genre, le sexe et la sexualitĂ©. Des entretiens ont Ă©galement Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©s avec des familles du Ghana, de ThaĂŻlande, de Chine et du Royaume-Uni. LâECS est fondĂ©e sur les droits universels de la personne, en particulier le droit de chacun Ă la santĂ©, lâĂ©ducation, lâinformation, lâĂ©galitĂ© et la non-discrimination. Elle permet aux jeunes de connaĂźtre leurs propres droits, de respecter ceux dâautrui, et dâaider les jeunes dont les droits ont Ă©tĂ© violĂ©s. Elle garantit leur droit de bĂ©nĂ©ficier dâun niveau de santĂ© Ă©levĂ©, notamment de faire des choix sĂ»rs, responsables et respectueux concernant leur sexualitĂ©. Pour DĂ©bora Solis Martinez, Directrice de lâAssociation chilienne de protection de la famille, Ă©galement interrogĂ©e dans le cadre de la campagne « Des fondations pour la vie et lâamour », tous les jeunes devraient avoir accĂšs Ă une ECS de qualitĂ©. « Nous ne voulons pas que de jeunes filles tombent enceintes ni que des jeunes soient infectĂ©s par des maladies sexuellement transmissibles ou par le VIH, et pour y parvenir, les jeunes doivent pouvoir obtenir les informations dont ils ont besoin pour faire le bon choix », dĂ©clare-t-elle. « De plus, lâun des grands points forts de lâĂ©ducation complĂšte Ă la sexualitĂ© est que les filles apprennent trĂšs tĂŽt que le fait dâĂȘtre une femme nâimplique pas de relation de subordination aux hommes ». Rejoignez le dĂ©bat sur #CSEandMe. En savoir plus sur lâĂducation Ă la santĂ© et au bien-ĂȘtre. URL:https://fr.unesco.org/news/leducation-sexualite-affaire-respect-degalite
LâĂ©cart entre les sexes des effectifs de lâenseignement primaire a diminuĂ© de moitiĂ© ces 25 derniĂšres annĂ©es 20 mars 2020 Ă lâoccasion de la JournĂ©e internationale de la femme, le 8 mars, lâUNESCO a publiĂ© une nouvelle fiche dâinformation sur lâĂ©ducation des filles, intitulĂ©e « Son Ă©ducation, notre avenir », qui prĂ©sente les progrĂšs rĂ©alisĂ©s au cours des 25 derniĂšres annĂ©es. Elle montre que le taux de scolarisation des filles dans lâenseignement primaire et secondaire a presque doublĂ© dans les pays Ă faible revenu, et que lâĂ©cart entre les sexes des effectifs de lâenseignement primaire a Ă©tĂ© rĂ©duit de moitiĂ©. Mais elle montre aussi que le changement nâest pas assez rapide. Au rythme actuel, ce nâest quâen 2050 que lâon parviendra Ă scolariser toutes les filles dans lâenseignement primaire. Cette annĂ©e, nous cĂ©lĂ©brons le 25e anniversaire de la quatriĂšme ConfĂ©rence mondiale sur les femmes (tenue Ă Beijing en 1995), qui a abouti Ă la DĂ©claration et Programme dâaction de Beijing, document de politique mondiale clĂ© sur lâĂ©galitĂ© des sexes qui constitue la feuille de route la plus ambitieuse pour lâautonomisation des filles et des femmes. « Ignorer lâĂ©ducation des filles revient Ă ignorer lâune des solutions les plus efficaces pour le dĂ©veloppement », explique la Directrice gĂ©nĂ©rale de lâUNESCO, Audrey Azoulay. « Lorsque les filles accĂšdent Ă une Ă©ducation de qualitĂ©, cela les encourage Ă briser les stĂ©rĂ©otypes sociaux qui freinent lâĂ©galitĂ© des sexes. LâĂ©ducation leur donne Ă©galement les outils nĂ©cessaires pour mieux orienter leurs futurs choix de vie, en ce qui concerne la grossesse, lâaccouchement et les problĂšmes de santĂ© qui coĂ»tent la vie Ă des millions dâenfants dans le monde. Nous ne pouvons pas rĂ©aliser le monde que nous voulons sans lâĂ©ducation et lâautonomisation de toutes les filles et femmes ». Le Rapport mondial de suivi sur lâĂ©ducation (GEM) de lâUNESCO montre que si toutes les femmes terminaient leurs Ă©tudes primaires, la mortalitĂ© maternelle serait rĂ©duite de deux tiers. Si elles recevaient une Ă©ducation secondaire, la mortalitĂ© infantile serait rĂ©duite de moitiĂ©, ce qui sauverait 3 millions de vies, et il y aurait deux tiers de mariages dâenfants en moins. Si toutes les filles dâAfrique subsaharienne et dâAsie du Sud et de lâOuest recevaient une Ă©ducation secondaire, le nombre de grossesses des moins de 17 ans diminuerait de prĂšs de 60 %. Mais la lenteur des progrĂšs empĂȘche les filles de profiter de ces avancĂ©es potentielles. Comme lâillustre visuellement le nouveau site Web interactif education-progress.org, le taux de scolarisation des filles dans le primaire nâa augmentĂ© que de dix points de pourcentage ces 25 derniĂšres annĂ©es, passant de 78 % Ă 88 %, soit moins dâun demi-point par an. La nouvelle fiche dâinformation montre, en sâappuyant sur les donnĂ©es de Son Atlas de lâUNESCO, les progrĂšs rĂ©alisĂ©s depuis 1995 en matiĂšre dâengagement mondial, via les conventions internationales, en faveur du droit des filles Ă lâĂ©ducation â et fait ressortir les zones oĂč des progrĂšs sont encore nĂ©cessaires. En 1995, le Programme dâaction de Beijing a exhortĂ© les pays Ă Ă©liminer la discrimination fondĂ©e sur le genre dans lâĂ©ducation, dĂ©sormais interdite par les constitutions de 90 pays. Depuis le Programme dâaction de Beijing, le nombre dâĂtats ayant ratifiĂ© la Convention de lâUNESCO concernant la lutte contre la discrimination dans le domaine de lâenseignement est passĂ© de 82 Ă 105. Cela signifie toutefois que prĂšs de la moitiĂ© ne lâont pas encore signĂ©e. En 1995, 150 Ătats avaient ratifiĂ© la Convention sur lâĂ©limination de toutes les formes de discrimination Ă lâĂ©gard des femmes (CEDEF), qui consacre lâĂ©galitĂ© des droits entre les hommes et les femmes. Elle a depuis Ă©tĂ© ratifiĂ©e par 189 Ătats parties, mais 27 pays lâont signĂ©e en formulant des rĂ©serves concernant certains articles sur le mariage des enfants ou la politique de discrimination. Une nouvelle campagne dans les mĂ©dias sociaux, intitulĂ©e « Son Ă©ducation, notre avenir » (#HerEducationOurFuture), est en cours de lancement, en partenariat avec de nombreuses organisations du secteur de lâĂ©ducation ; son objectif est de contribuer Ă tenir les engagements pris en matiĂšre dâĂ©ducation dans la DĂ©claration de Beijing. La campagne invite les filles et les enseignants, afin dâappeler au changement, Ă donner leur avis sur ce quâils voudraient amĂ©liorer pour la prochaine gĂ©nĂ©ration de filles, Ă un horizon de 25 ans. Le lancement de la campagne coĂŻncide avec la JournĂ©e internationale de la femme et la rĂ©union de la Commission de la condition de la femme â ce qui nourrira le Forum GĂ©nĂ©ration ĂgalitĂ©, rassemblement mondial pour lâĂ©galitĂ© des sexes convoquĂ© par ONU-Femmes et coprĂ©sidĂ© par la France et le Mexique, avec la sociĂ©tĂ© civile comme chef de file et partenaire. Le Forum dĂ©marrera Ă Mexico (Mexique) les 7 et 8 mai 2020 et se clĂŽturera, sur une durĂ©e de trois jours, Ă Paris (France), du 7 au 10 juillet 2020. ****Contact mĂ©dias : Kate Redman, k.redman@unesco.org(link sends e-mail) +33(0)671786234 URL: https://fr.unesco.org/news/lecart-sexes-effectifs-lenseignement-primaire-diminue-moitie-ces-25-dernieres-annees
La DĂ©cennie des langues autochtones 2022-2032 sera axĂ©e sur les droits fondamentaux de leurs utilisateurs 9 mars 2020 Les participants Ă l'Ă©vĂ©nement de haut niveau « Lancer une dĂ©cennie dâaction pour les langues autochtones » ont publiĂ©, le 28 fĂ©vrier, une feuille de route stratĂ©gique pour la DĂ©cennie des langues autochtones (2022-2032) qui donne la prioritĂ© Ă l'autonomisation de leurs utilisateurs. Plus de 500 participants de 50 pays, dont des ministres, des dirigeants autochtones, des chercheurs, des partenaires publics et privĂ©s et d'autres parties prenantes et experts, ont adoptĂ© la DĂ©claration de Los Pinos, Ă l'issue de cet Ă©vĂ©nement de deux jours organisĂ© Ă Mexico par l'UNESCO et le Mexique. La DĂ©claration place les peuples autochtones au centre de ses recommandations sous le slogan "Rien pour nous sans nous". La DĂ©claration de Los Pinos, conçue pour inspirer un plan d'action mondial pour la DĂ©cennie, appelle Ă la mise en Ćuvre des droits internationalement reconnus des peuples autochtones, exprimĂ©s notamment dans la DĂ©claration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones de 2007 et le Plan d'action de 2017 visant Ă garantir lâunitĂ© de lâaction Ă l'Ă©chelle du systĂšme des Nations unies menĂ©e pour rĂ©aliser les objectifs dĂ©finis dans la DĂ©claration de 2007. D'autres instruments normatifs sont invoquĂ©s tels que la Convention de l'UNESCO concernant la lutte contre la discrimination dans le domaine de l'enseignement (1960), la Convention internationale des Nations unies sur l'Ă©limination de toutes les formes de discrimination raciale (1965), ainsi que les deux pactes internationaux de 1966 relatifs dâune part aux droits civils et politiques et dâautre part aux droits Ă©conomiques, sociaux et culturels. Dans ses recommandations stratĂ©giques pour la DĂ©cennie, la DĂ©claration de Los Pinos souligne les droits des peuples autochtones Ă la libertĂ© d'expression, Ă l'Ă©ducation dans leur langue maternelle et Ă la participation Ă la vie publique en utilisant leurs langues, comme conditions prĂ©alables Ă la survie des langues autochtones dont beaucoup sont actuellement au bord de l'extinction. En ce qui concerne la participation Ă la vie publique, la DĂ©claration souligne l'importance de permettre l'utilisation des langues vernaculaires dans les systĂšmes judiciaires, les mĂ©dias, le travail et les programmes de santĂ©. Elle souligne Ă©galement le potentiel des technologies numĂ©riques pour soutenir l'utilisation et la prĂ©servation de ces langues. S'appuyant sur les enseignements tirĂ©s de l'AnnĂ©e internationale des langues autochtones (2019), la DĂ©claration reconnaĂźt l'importance de ces langues pour la cohĂ©sion et l'inclusion sociales, les droits culturels, la santĂ© et la justice. Elle souligne leur pertinence pour le dĂ©veloppement durable et la prĂ©servation de la biodiversitĂ© car elles maintiennent des connaissances anciennes et traditionnelles reliant l'humanitĂ© Ă la nature. Les donnĂ©es actuelles indiquent qu'au moins 40% des 7 000 langues utilisĂ©es dans le monde sont plus ou moins menacĂ©es. Bien qu'il soit difficile d'obtenir des chiffres fiables, les experts s'accordent Ă dire que les langues autochtones sont particuliĂšrement vulnĂ©rables car nombre d'entre elles ne sont pas enseignĂ©es Ă l'Ă©cole ou utilisĂ©es dans la sphĂšre publique. D'autres donnĂ©es statistiques seront disponibles courant 2020 lorsque sera publiĂ© l'Atlas des langues de l'UNESCO, une base de donnĂ©es sur pratiquement toutes les langues humaines. **** Plus dâinformations sur lâAnnĂ©e internationale des langues autochtones URL:https://fr.unesco.org/news/decennie-langues-autochtones-2022-2032-sera-axee-droits-fondamentaux-leurs-utilisateurs
SociĂ©tĂ© civile : action politique et sociale pour faire de lâĂ©ducation la prioritĂ© des agendas politiques 17 dĂ©cembre 2019 Des dĂ©fenseurs de la sociĂ©tĂ© civile de toutes les rĂ©gions ont exhortĂ© les gouvernements Ă donner systĂ©matiquement la prioritĂ© Ă lâĂ©ducation pour faire en sorte que les groupes les plus vulnĂ©rables et marginalisĂ©s aient accĂšs Ă une Ă©ducation de qualitĂ©, ainsi quâĂ respecter les objectifs de financement, pendant la 9e rĂ©union mondiale de la Consultation collective des ONG (CCONG) pour Ăducation 2030 qui sâest tenue Ă Hammamet, en Tunisie, les 3 et 4 dĂ©cembre 2019. « Nous assistons clairement Ă une crise de lâĂ©ducation, alimentĂ©e par le manque de volontĂ© politique, la faible prioritĂ© accordĂ©e Ă lâĂ©ducation et lâinsuffisance des financements, ainsi quâĂ une tendance croissante Ă la commercialisation de lâĂ©ducation, qui contribue Ă lâaugmentation des inĂ©galitĂ©s », ont affirmĂ© la centaine dâorganisations participantes dans leur dĂ©claration finale. « Ă diffĂ©rents degrĂ©s, les systĂšmes Ă©ducatifs dans le monde ne respectent pas lâengagement du Programme 2030 de « ne laisser personne de cĂŽtĂ© » ». Ă lâissue de huit tables rondes sur tous les aspects de lâinclusion et de lâĂ©quitĂ©, les membres ont recommandĂ© de prĂȘter une attention politique spĂ©cifique aux domaines suivants : renforcer le dialogue politique fondĂ© sur des preuves afin de sensibiliser et dâinfluencer les politiques publiques au moyen de mĂ©canismes dĂ©diĂ©s ; faire en sorte que les cadres juridiques, politiques et de planification adoptent une approche inclusive et fondĂ©e sur les droits ; garantir lâĂ©ducation et le soutien psychosocial des enfants rĂ©fugiĂ©s, dĂ©placĂ©s et migrants et sâassurer que les enseignants soient formĂ©s au respect de leurs identitĂ©s culturelles ; soutenir la formation des enseignants pour favoriser une culture de lâinclusion et aider les Ă©lĂšves Ă ouvrir leur esprit grĂące Ă des pĂ©dagogies axĂ©es sur la rĂ©flexion critique. Des salaires adĂ©quats, des conditions de travail dĂ©centes et davantage dâautonomie sont essentiels pour encourager et valoriser la profession ; allouer des budgets spĂ©cifiques Ă lâapprentissage des adultes, la composante de lâapprentissage tout au long de la vie qui bĂ©nĂ©ficie du moins de soutien ; investir dans des donnĂ©es ventilĂ©es pour saisir toute la rĂ©alitĂ© de lâexclusion et tenir les gouvernements responsables ; encourager le suivi par les citoyens des budgets publics consacrĂ©s Ă lâĂ©ducation pour sâassurer que les ressources soient dirigĂ©es en faveur de lâĂ©quitĂ© et de lâinclusion. Soutenir le renforcement des capacitĂ©s Les membres se sont engagĂ©s Ă renforcer les capacitĂ©s des organisations de la sociĂ©tĂ© civile Ă associer les autres parties prenantes et Ă mener des actions collectives pour promouvoir le droit Ă lâĂ©ducation en tant que droit humain, bien public et responsabilitĂ© de lâĂtat. Ils ont exprimĂ© leur profonde prĂ©occupation quant Ă la privatisation et Ă la commercialisation accrues de lâĂ©ducation, et affirmĂ© que tout enseignement privĂ© devait ĂȘtre correctement rĂ©glementĂ© et conforme aux principes des droits de lâhomme. Ils ont soulignĂ© la nĂ©cessitĂ© de consolider les partenariats avec les autres secteurs sociaux, les parlementaires et les mĂ©dias afin de promouvoir lâinclusion et lâĂ©quitĂ©. Ils ont Ă©galement insistĂ© sur lâimportance de renforcer la capacitĂ© des acteurs de la sociĂ©tĂ© civile de recueillir et dâanalyser les donnĂ©es factuelles sur les groupes les plus marginalisĂ©s. Les membres ont reconnu le rĂŽle de chef de file de lâUNESCO dans la coordination de lâODD 4 et de lâarchitecture de lâagenda Ăducation 2030, et rĂ©affirmĂ© que la CCONG Ă©tait un mĂ©canisme clĂ© pour accroĂźtre le partage dâinformations, le renforcement des capacitĂ©s et la collaboration entre les OSC en vue de rĂ©aliser lâODD 4. La rĂ©union a Ă©tĂ© ouverte par la Sous-Directrice gĂ©nĂ©rale de lâUNESCO pour lâĂ©ducation, Stefania Giannini, le Ministre de lâĂ©ducation de la Tunisie, Hatem Ben Salem et le prĂ©sident de la Campagne mondiale pour lâĂ©ducation, Refat Sabbah. Durant la rĂ©union mondiale, les membres ont Ă©lu leurs reprĂ©sentants au Groupe de coordination dans les catĂ©gories internationales et gĂ©nĂ©rales, tandis que les points focaux rĂ©gionaux ont Ă©tĂ© dĂ©signĂ©s par consensus. Les membres du Groupe de coordination nommĂ©s pour deux ans sont les suivants : Organisation Mondiale pour lâĂducation PrĂ©scolaire - OMEP, reprĂ©sentĂ©e par sa prĂ©sidente Mercedes Mayol Lassalle ; Campagne mondiale pour lâĂ©ducation (CME), reprĂ©sentĂ©e par son prĂ©sident Refat Sabbah ; Campagne pour lâĂ©ducation populaire (CAMPE), reprĂ©sentĂ©e par sa directrice exĂ©cutive, Rasheda K. Choudhury ; RĂ©seau Ivoirien pour la Promotion de lâĂducation Pour Tous, reprĂ©sentĂ© par le coordonnateur du secrĂ©tariat exĂ©cutif, Kouame Paulin Junior ; RĂ©seau africain pour la campagne en faveur de l'Ăducation pour tous (ANCEFA), reprĂ©sentĂ© par son prĂ©sident, Samuel Ndembele ; Centre pour la crĂ©ativitĂ© des enseignants (TCC) reprĂ©sentĂ© par son coordonnateur de lâinclusion, Rawan Shwaikeh ; Association europĂ©enne pour lâĂ©ducation des adultes (DVV International), reprĂ©sentĂ©e par son directeur Christoph Jost ; Association de lâAsie et du Pacifique Sud pour lâĂ©ducation de base et des adultes (ASPBAE), reprĂ©sentĂ©e par sa SecrĂ©taire gĂ©nĂ©rale, Maria Lourdes Almazan Khan ; Campagne latinoamĂ©ricaine pour le droit Ă lâĂ©ducation (CLADE), reprĂ©sentĂ©e par Blanca CecĂlia Gomez, membre de sa coalition colombienne ; ComitĂ© de liaison ONG-UNESCO reprĂ©sentĂ© par sa prĂ©sidente ex-officio, Marie-Claude Machon-HonorĂ©. URL:https://fr.unesco.org/news/societe-civile-action-politique-sociale-faire-leducation-priorite-agendas-politiques
Les donnĂ©es ouvertes sur les Ă©coles au cĆur dâune nouvelle Ă©tude consacrĂ©e Ă lâAmĂ©rique latine 6 dĂ©cembre 2019 La derniĂšre Ă©tude du panorama mondial consacrĂ© par lâIIPE aux donnĂ©es ouvertes sur les Ă©coles en appui Ă la lutte contre la corruption dans lâĂ©ducation vient de paraĂźtre. Elle propose une analyse approfondie dâinitiatives engagĂ©es en AmĂ©rique latine. Le lecteur pourra ainsi dĂ©couvrir comment les ministĂšres de lâĂducation et dâautres acteurs du monde de lâĂ©ducation dans la rĂ©gion se saisissent du pouvoir de lâinformation pour renforcer la transparence et la redevabilitĂ©. Plus de 80 tableaux de bord des Ă©coles, dont prĂšs de 70 % sont accessibles en ligne, ont pu ainsi ĂȘtre recensĂ©s Ă lâissue dâune enquĂȘte conduite dans 15 pays. Cette Ă©tude d'Alejandra Brito, intitulĂ©e InformaciĂłn y transparencia: cuadros de indicadores de las escuelas en AmĂ©rica Latina (en espagnol uniquement), passe ensuite en revue sept de ces initiatives, pour une analyse approfondie : Mejora tu Escuela (Mexique), Ficha Escolar (Guatemala), Sistema de AnĂĄlisis de Indicadores Educativos y Alerta Tempran (RĂ©publique dominicaine), Ăndice SintĂ©tico de Calidad Educativa (Colombie), SemĂĄforo Escuela (PĂ©rou), EDU-Q Card (PĂ©rou), Reportes de escuela in Jujuy (Argentine). LâĂ©tude se conclut par une sĂ©rie de recommandations pour maximiser le pouvoir des donnĂ©es ouvertes sur les Ă©coles en AmĂ©rique latine. Citons notamment : donner la prioritĂ© aux donnĂ©es qui sont particuliĂšrement pertinentes pour les parents : ressources financiĂšres, infrastructures et Ă©quipements scolaires, normes acadĂ©miques ; impliquer les communautĂ©s dans le processus de collecte des donnĂ©es ; prĂ©senter les donnĂ©es sous une forme simple, accessible et facile Ă comprendre ; partager les donnĂ©es au moment opportun, pour permettre aux usagers de rĂ©agir ; prĂ©ciser clairement les consĂ©quences du respect ou du non-respect des performances attendues mais Ă©galement des comportements corrompus ; sensibiliser les communautĂ©s aux normes de performance Ă©ducative, Ă leur droit Ă participer et Ă sâexprimer ainsi quâaux mĂ©canismes de dĂ©pĂŽt de plaintes face Ă la corruption. La recherche de lâIIPE sur les donnĂ©es ouvertes sur les Ă©coles sâachĂšvera bientĂŽt avec la publication dâun rapport de synthĂšse reprenant les principales conclusions tirĂ©es des Ă©tudes de cas rĂ©alisĂ©es en Afrique subsaharienne, en AmĂ©rique latine et en Asie/Pacifique. Pour recevoir des informations sur cette publication, veuillez remplir ce formulaire URL:http://www.iiep.unesco.org/fr/les-donnees-ouvertes-sur-les-ecoles-au-coeur-dune-nouvelle-etude-consacree-lamerique-latine-9167
Avec les bonnes donnĂ©es, nous pouvons encore atteindre l'objectif mondial en matiĂšre d'Ă©ducation 18 novembre 2019 LâĂ©dition 2019 du Rapport sur les donnĂ©es de lâODD 4 prĂ©sente les mĂ©thodologies de collecte de donnĂ©es nĂ©cessaires pour suivre les progrĂšs et mieux orienter les politiques et les ressources, afin d'atteindre l'objectif mondial en matiĂšre d'Ă©ducation. Il n'est pas trop tard pour atteindre l'objectif mondial en matiĂšre d'Ă©ducation. Du moins, pas encore. En 2015, les Ătats membres des Nations Unies se sont engagĂ©s Ă atteindre l'Objectif de dĂ©veloppement durable N°4 qui est dâassurer lâaccĂšs de tous Ă une Ă©ducation de qualitĂ© d'ici 2030. Parvenus Ă un tiers du dĂ©lai prĂ©vu pour la rĂ©alisation de cet objectif, il est encore possible de lâatteindre - de justesse - Ă lâĂ©chĂ©ance convenue. Mais sans donnĂ©es fiables, actualisĂ©es et comparables sur l'Ă©ducation, et sans un changement d'approches de l'offre et de la qualitĂ© de l'Ă©ducation par rapport Ă celles actuellement utilisĂ©es, il est possible que nous nây parvenions pas. Comptabiliser les enfants non scolarisĂ©s et ceux qui le sont mais n'y apprennent pas Selon lâInstitut de statistique de lâUNESCO (ISU), environ 258 millions dâenfants, dâadolescents et de jeunes ne sont pas scolarisĂ©s. Si lâon continue sur cette voie, un enfant de 6 Ă 17 ans sur six ne sera toujours pas scolarisĂ© en 2030, et seuls six jeunes sur dix achĂšveront le cycle secondaire. Les donnĂ©es mettent Ă©galement en Ă©vidence quâil est urgent dâamĂ©liorer la qualitĂ© de lâĂ©ducation offerte. Selon les estimations de lâISU, 55 % des enfants et des adolescents en Ăąge de frĂ©quenter le primaire et le premier cycle du secondaire nâatteignent pas les seuils minimaux de compĂ©tence en lecture, et 60 % nâatteignent pas ces seuils en mathĂ©matiques. Ces faits et ces chiffres Ă l'Ă©chelle mondiale sont suffisamment probants pour justifier que des mesures soient prises d'urgence. Mais, il y a tellement dâautres Ă©lĂ©ments que nous ignorons aujourdâhui, faute de donnĂ©es, qui pourraient s'avĂ©rer cruciaux pour la rĂ©alisation de l'ODD 4. En tant quâorganisme dĂ©positaire des indicateurs de lâODD 4, lâISU continue de faire pression pour obtenir des donnĂ©es dĂ©sagrĂ©gĂ©es et approfondies qui indiquent prĂ©cisĂ©ment quand et comment les enfants progressent dans leur scolaritĂ©, ce qui fonctionne et - surtout - quand il est nĂ©cessaire de faire Ă©voluer le systĂšme Ă©ducatif, de mieux en cibler les ressources et dâintensifier les efforts pour assurer une Ă©ducation de qualitĂ© pour tous. Rapport sur les donnĂ©es de lâODD 4 : des outils pour aider les pays Ă produire et Ă utiliser les indicateursLâĂ©dition 2019 du Rapport sur les donnĂ©es de lâODD 4 (en anglais) insiste sur la nĂ©cessitĂ© de disposer de donnĂ©es fiables, lesquelles sont capitales pour atteindre lâobjectif dâune Ă©ducation de qualitĂ© pour tous. Elle offre une vue dâensemble sur lâĂ©volution actuelle du cadre de suivi de lâODD 4, notamment les mĂ©thodologies Ă©prouvĂ©es de collecte des donnĂ©es et dâĂ©tablissement des rapports Ă lâĂ©chelle internationale, rĂ©gionale et nationale. Le nouveau rapport, qui sâintitule : « Comment produire et utiliser les indicateurs mondiaux et thĂ©matiques », a Ă©tĂ© lancĂ© aujourdâhui Ă Paris durant la 40e session de la ConfĂ©rence gĂ©nĂ©rale. Ă l'ISU, nous sommes prĂ©occupĂ©s par le fait que la collecte, l'analyse et l'utilisation des donnĂ©es sont trop souvent considĂ©rĂ©es comme « une chose souhaitable », Ă condition que les ressources disponibles le permettent. En rĂ©alitĂ©, les donnĂ©es aident les pays Ă faire en sorte que l'argent qu'ils consacrent Ă l'Ă©ducation ait le meilleur impact possible sur le bien-ĂȘtre des individus et sur celui de leur pays. Toute rĂ©ticence Ă considĂ©rer que les donnĂ©es sont prioritaires en raison des contraintes perçues en matiĂšre de ressources financiĂšres est une fausse Ă©conomie, qui dĂ©valorise certains investissements et opportunitĂ©s dans le secteur Ă©ducatif. En un mot, les systĂšmes Ă©ducatifs ne fonctionnent efficacement que si leurs stratĂ©gies, leurs approches et leurs financements reposent sur une base solide de donnĂ©es. Les donnĂ©es rĂ©vĂšlent des progrĂšs et des lacunes Le Rapport a pour but d'aider les pays Ă renforcer cette base fondamentale en leur permettant de produire les donnĂ©es nĂ©cessaires Ă l'Ă©tablissement de rapports Ă lâĂ©chelle internationale, ainsi que rĂ©pondant Ă leurs propres prioritĂ©s en matiĂšre d'Ă©ducation. Les pays sont soumis Ă une pression intense pour produire les donnĂ©es sur lâĂ©ducation dâun large Ă©ventail dâindicateurs : les 11 indicateurs utilisĂ©s pour suivre les progrĂšs accomplis vers la rĂ©alisation de lâODD 4 Ă lâĂ©chelle mondiale, ainsi que les 32 indicateurs thĂ©matiques pour amĂ©liorer le soutien Ă la formulation des politiques. Tous ces indicateurs devraient donner une image complĂšte des progrĂšs rĂ©alisĂ©s et des Ă©ventuels reculs. Pourtant, de nombreux pays ont du mal Ă produire - et encore plus Ă utiliser convenablement - les donnĂ©es requises. Câest pourquoi le Rapport offre des solutions ayant fait leurs preuves, prĂ©sentant des mĂ©thodologies pratiques qui sâappuient sur les informations existantes pour produire des statistiques prĂ©cises, sans quâil y ait besoin de tout rĂ©inventer. Il met en lumiĂšre les progrĂšs constants qui sont rĂ©alisĂ©s pour les Ă©laborer et les utiliser grĂące aux efforts concertĂ©s des gouvernements, des bailleurs de fonds et des partenaires techniques dans le monde. Ces efforts sont appuyĂ©s par lâISU qui travaille Ă lâĂ©tablissement dâun consensus sur les donnĂ©es entre les pays par le biais du (Groupe de coopĂ©ration technique GCT - lien en anglais) sur les indicateurs de lâODD 4. La premiĂšre section du rapport explique de quelle maniĂšre les pays peuvent produire et fournir les donnĂ©es nationales nĂ©cessaires aux 11 indicateurs mondiaux de suivi. Elle ouvre la voie Ă la prĂ©sentation des mĂ©thodologies utilisĂ©es pour produire les 32 indicateurs thĂ©matiques. Le rapport prĂ©sente ensuite les initiatives rĂ©gionales les plus efficaces visant Ă suivre les progrĂšs accomplis vers la rĂ©alisation de lâODD 4 et donne un aperçu de la maniĂšre dont les diffĂ©rentes rĂ©gions s'efforcent dâoptimiser lâutilisation des donnĂ©es existantes, tout en Ă©laborant de nouveaux cadres pour appuyer l'Ă©laboration des politiques dans les domaines considĂ©rĂ©s comme cruciaux. Faire le lien entre les pays et les bailleurs de fonds L'un des principaux obstacles Ă la mise en Ćuvre intĂ©grale du suivi de l'ODD 4 a Ă©tĂ© le manque de soutien financier pour renforcer les capacitĂ©s statistiques des pays Ă faible revenu (en savoir plus sur notre campagne #FundData - en anglais). C'est pour cette raison que l'ISU s'emploie Ă rĂ©unir les pays et les bailleurs de fonds par l'intermĂ©diaire de la Coalition mondiale pour les donnĂ©es sur l'Ă©ducation (en anglais), qui veillera Ă faire converger les ressources financiĂšres et techniques disponibles aux niveaux national et international, tout en coordonnant des partenariats publics-privĂ©s Ă coĂ»ts raisonnables. L'objectif est de rĂ©duire les actions redondantes, de consolider le renforcement des capacitĂ©s statistiques, de veiller Ă un investissement efficient des ressources existantes et d'amĂ©liorer le fonctionnement et l'utilisation des systĂšmes nationaux d'information pour l'Ă©ducation gĂ©rĂ©s par les pays. Le plaidoyer pour l'investissement dans l'Ă©ducation a Ă©tĂ© rĂ©itĂ©rĂ© Ă plusieurs reprises : son impact sur la pauvretĂ©, l'Ă©quitĂ©, la santĂ© et la nutrition est bien connu. Le dĂ©fi consiste maintenant Ă faire en sorte qu'aucun enfant ne soit laissĂ© pour compte - et cela signifie que chaque enfant compte et est comptabilisĂ©. AccĂ©dez aux donnĂ©es sur lâĂ©ducation dont vous avez besoin dans le format de votre choix En tant quâorganisme dĂ©positaire des indicateurs de lâODD 4, lâISU offre un large Ă©ventail de produits de donnĂ©es pour satisfaire les besoins des utilisateurs. Les principaux produits comprennent : La Base de donnĂ©es mondiale sur lâĂ©ducation de lâISU qui couvre tous les niveaux dâenseignement de plus de 200 pays et territoires. Les Tableaux de donnĂ©es lâODD 4 (en anglais) qui peuvent ĂȘtre tĂ©lĂ©chargĂ©s facilement dans diffĂ©rents formats. La Visualisation des donnĂ©es de lâODD 4 qui affiche les donnĂ©es par pays, rĂ©gion ou annĂ©e ; par source de donnĂ©es ; et par sexe, lieu de rĂ©sidence et richesse. Les utilisateurs peuvent explorer lâĂ©quitĂ© qui est un Ă©lĂ©ment crucial pour la rĂ©alisation de lâODD 4. Les Profils pays sur lâODD 4 (en anglais) qui prĂ©sentent les derniers rĂ©sultats des pays Ă travers des schĂ©mas et des graphiques faciles Ă comprendre. L'eAtlas pour l'Education 2030 qui prĂ©sente des cartes et des graphiques interactifs sur les indicateurs mondiaux et thĂ©matiques. URL:https://www.globalpartnership.org/fr/blog/avec-les-bonnes-donnees-nous-pouvons-encore-atteindre-lobjectif-mondial-en-matiere-deducation 