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© UNESCO L’éducation Ă  la sexualitĂ© : une affaire de respect et d’égalitĂ© 20 mars 2020 L’éducation complĂšte Ă  la sexualitĂ© (ECS) ne se limite pas Ă  informer sur la reproduction, les risques et les maladies, mais aborde Ă©galement l’amour et les relations fondĂ©es sur le respect mutuel et l’égalitĂ©. Tel est le message que la famille Zentano, de Santiago (Chili), a transmis Ă  l’UNESCO lors d’un entretien sur leur expĂ©rience en matiĂšre d’éducation Ă  la sexualitĂ© rĂ©alisĂ© dans le cadre de la campagne « Des fondations pour la vie et l’amour Â». Pour Sebastian Zentano, une ECS responsable doit inclure des messages sur le respect et l’égalitĂ©. Sa mĂšre, Maria Valeska Gatica, indique qu’elle s’est efforcĂ©e d’inculquer ces valeurs Ă  ses fils dĂšs leur plus jeune Ăąge. Â« Je pense que l’éducation complĂšte Ă  la sexualitĂ© est un aspect crucial du dĂ©veloppement humain, dĂ©clare-t-elle. Elle aide Ă  rendre le monde plus pacifique, heureux et intĂ©grĂ© et favorise la crĂ©ation d’une communautĂ© humaine Â». La campagne « Des fondations pour la vie et l’amour Â» met en lumiĂšre des rĂ©cits intergĂ©nĂ©rationnels de familles du monde entier afin de montrer pourquoi il est essentiel que les jeunes reçoivent un enseignement sur la santĂ©, les relations, le genre, le sexe et la sexualitĂ©. Des entretiens ont Ă©galement Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©s avec des familles du Ghana, de ThaĂŻlande, de Chine et du Royaume-Uni. L’ECS est fondĂ©e sur les droits universels de la personne, en particulier le droit de chacun Ă  la santĂ©, l’éducation, l’information, l’égalitĂ© et la non-discrimination. Elle permet aux jeunes de connaĂźtre leurs propres droits, de respecter ceux d’autrui, et d’aider les jeunes dont les droits ont Ă©tĂ© violĂ©s. Elle garantit leur droit de bĂ©nĂ©ficier d’un niveau de santĂ© Ă©levĂ©, notamment de faire des choix sĂ»rs, responsables et respectueux concernant leur sexualitĂ©. Pour DĂ©bora Solis Martinez, Directrice de l’Association chilienne de protection de la famille, Ă©galement interrogĂ©e dans le cadre de la campagne « Des fondations pour la vie et l’amour Â», tous les jeunes devraient avoir accĂšs Ă  une ECS de qualitĂ©. Â« Nous ne voulons pas que de jeunes filles tombent enceintes ni que des jeunes soient infectĂ©s par des maladies sexuellement transmissibles ou par le VIH, et pour y parvenir, les jeunes doivent pouvoir obtenir les informations dont ils ont besoin pour faire le bon choix Â», dĂ©clare-t-elle. Â« De plus, l’un des grands points forts de l’éducation complĂšte Ă  la sexualitĂ© est que les filles apprennent trĂšs tĂŽt que le fait d’ĂȘtre une femme n’implique pas de relation de subordination aux hommes Â». Rejoignez le dĂ©bat sur #CSEandMe. En savoir plus sur l’Éducation Ă  la santĂ© et au bien-ĂȘtre. URL:https://fr.unesco.org/news/leducation-sexualite-affaire-respect-degalite © UNESCO L’écart entre les sexes des effectifs de l’enseignement primaire a diminuĂ© de moitiĂ© ces 25 derniĂšres annĂ©es 20 mars 2020 À l’occasion de la JournĂ©e internationale de la femme, le 8 mars, l’UNESCO a publiĂ© une nouvelle fiche d’information sur l’éducation des filles, intitulĂ©e « Son Ă©ducation, notre avenir Â», qui prĂ©sente les progrĂšs rĂ©alisĂ©s au cours des 25 derniĂšres annĂ©es. Elle montre que le taux de scolarisation des filles dans l’enseignement primaire et secondaire a presque doublĂ© dans les pays Ă  faible revenu, et que l’écart entre les sexes des effectifs de l’enseignement primaire a Ă©tĂ© rĂ©duit de moitiĂ©. Mais elle montre aussi que le changement n’est pas assez rapide. Au rythme actuel, ce n’est qu’en 2050 que l’on parviendra Ă  scolariser toutes les filles dans l’enseignement primaire. Cette annĂ©e, nous cĂ©lĂ©brons le 25e anniversaire de la quatriĂšme ConfĂ©rence mondiale sur les femmes (tenue Ă  Beijing en 1995), qui a abouti Ă  la DĂ©claration et Programme d’action de Beijing, document de politique mondiale clĂ© sur l’égalitĂ© des sexes qui constitue la feuille de route la plus ambitieuse pour l’autonomisation des filles et des femmes. Â« Ignorer l’éducation des filles revient Ă  ignorer l’une des solutions les plus efficaces pour le dĂ©veloppement Â», explique la Directrice gĂ©nĂ©rale de l’UNESCO, Audrey Azoulay. « Lorsque les filles accĂšdent Ă  une Ă©ducation de qualitĂ©, cela les encourage Ă  briser les stĂ©rĂ©otypes sociaux qui freinent l’égalitĂ© des sexes. L’éducation leur donne Ă©galement les outils nĂ©cessaires pour mieux orienter leurs futurs choix de vie, en ce qui concerne la grossesse, l’accouchement et les problĂšmes de santĂ© qui coĂ»tent la vie Ă  des millions d’enfants dans le monde. Nous ne pouvons pas rĂ©aliser le monde que nous voulons sans l’éducation et l’autonomisation de toutes les filles et femmes Â». Le Rapport mondial de suivi sur l’éducation (GEM) de l’UNESCO montre que si toutes les femmes terminaient leurs Ă©tudes primaires, la mortalitĂ© maternelle serait rĂ©duite de deux tiers. Si elles recevaient une Ă©ducation secondaire, la mortalitĂ© infantile serait rĂ©duite de moitiĂ©, ce qui sauverait 3 millions de vies, et il y aurait deux tiers de mariages d’enfants en moins. Si toutes les filles d’Afrique subsaharienne et d’Asie du Sud et de l’Ouest recevaient une Ă©ducation secondaire, le nombre de grossesses des moins de 17 ans diminuerait de prĂšs de 60 %. Mais la lenteur des progrĂšs empĂȘche les filles de profiter de ces avancĂ©es potentielles. Comme l’illustre visuellement le nouveau site Web interactif education-progress.org, le taux de scolarisation des filles dans le primaire n’a augmentĂ© que de dix points de pourcentage ces 25 derniĂšres annĂ©es, passant de 78 % Ă  88 %, soit moins d’un demi-point par an. La nouvelle fiche d’information montre, en s’appuyant sur les donnĂ©es de Son Atlas de l’UNESCO, les progrĂšs rĂ©alisĂ©s depuis 1995 en matiĂšre d’engagement mondial, via les conventions internationales, en faveur du droit des filles Ă  l’éducation â€“ et fait ressortir les zones oĂč des progrĂšs sont encore nĂ©cessaires. En 1995, le Programme d’action de Beijing a exhortĂ© les pays Ă  Ă©liminer la discrimination fondĂ©e sur le genre dans l’éducation, dĂ©sormais interdite par les constitutions de 90 pays. Depuis le Programme d’action de Beijing, le nombre d’États ayant ratifiĂ© la Convention de l’UNESCO concernant la lutte contre la discrimination dans le domaine de l’enseignement est passĂ© de 82 Ă  105. Cela signifie toutefois que prĂšs de la moitiĂ© ne l’ont pas encore signĂ©e. En 1995, 150 Ă‰tats avaient ratifiĂ© la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination Ă  l’égard des femmes (CEDEF), qui consacre l’égalitĂ© des droits entre les hommes et les femmes. Elle a depuis Ă©tĂ© ratifiĂ©e par 189 Ă‰tats parties, mais 27 pays l’ont signĂ©e en formulant des rĂ©serves concernant certains articles sur le mariage des enfants ou la politique de discrimination. Une nouvelle campagne dans les mĂ©dias sociaux, intitulĂ©e « Son Ă©ducation, notre   avenir Â» (#HerEducationOurFuture), est en cours de lancement, en partenariat avec de nombreuses organisations du secteur de l’éducation ; son objectif est de contribuer Ă  tenir les engagements pris en matiĂšre d’éducation dans la DĂ©claration de Beijing. La campagne invite les filles et les enseignants, afin d’appeler au changement, Ă  donner leur avis sur ce qu’ils voudraient amĂ©liorer pour la prochaine gĂ©nĂ©ration de filles, Ă  un horizon de 25 ans. Le lancement de la campagne coĂŻncide avec la JournĂ©e internationale de la femme et la rĂ©union de la Commission de la condition de la femme â€“ ce qui nourrira le Forum GĂ©nĂ©ration ÉgalitĂ©, rassemblement mondial pour l’égalitĂ© des sexes convoquĂ© par ONU-Femmes et coprĂ©sidĂ© par la France et le Mexique, avec la sociĂ©tĂ© civile comme chef de file et partenaire. Le Forum dĂ©marrera Ă  Mexico (Mexique) les 7 et 8 mai 2020 et se clĂŽturera, sur une durĂ©e de trois jours, Ă  Paris (France), du 7 au 10 juillet 2020. ****Contact mĂ©dias : Kate Redman, k.redman@unesco.org(link sends e-mail) +33(0)671786234 URL: https://fr.unesco.org/news/lecart-sexes-effectifs-lenseignement-primaire-diminue-moitie-ces-25-dernieres-annees ⓒ UNESCO La DĂ©cennie des langues autochtones 2022-2032 sera axĂ©e sur les droits fondamentaux de leurs utilisateurs 9 mars 2020 Les participants Ă  l'Ă©vĂ©nement de haut niveau « Lancer une dĂ©cennie d’action pour les langues autochtones Â» ont publiĂ©, le 28 fĂ©vrier, une feuille de route stratĂ©gique pour la DĂ©cennie des langues autochtones (2022-2032) qui donne la prioritĂ© Ă  l'autonomisation de leurs utilisateurs. Plus de 500 participants de 50 pays, dont des ministres, des dirigeants autochtones, des chercheurs, des partenaires publics et privĂ©s et d'autres parties prenantes et experts, ont adoptĂ© la DĂ©claration de Los Pinos, Ă  l'issue de cet Ă©vĂ©nement de deux jours organisĂ© Ă  Mexico par l'UNESCO et le Mexique. La DĂ©claration place les peuples autochtones au centre de ses recommandations sous le slogan "Rien pour nous sans nous". La DĂ©claration de Los Pinos, conçue pour inspirer un plan d'action mondial pour la DĂ©cennie, appelle Ă  la mise en Ɠuvre des droits internationalement reconnus des peuples autochtones, exprimĂ©s notamment dans la DĂ©claration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones de 2007 et le Plan d'action de 2017 visant Ă  garantir l’unitĂ© de l’action Ă  l'Ă©chelle du systĂšme des Nations unies menĂ©e pour rĂ©aliser les objectifs dĂ©finis dans la DĂ©claration de 2007. D'autres instruments normatifs sont invoquĂ©s tels que la Convention de l'UNESCO concernant la lutte contre la discrimination dans le domaine de l'enseignement (1960), la Convention internationale des Nations unies sur l'Ă©limination de toutes les formes de discrimination raciale (1965), ainsi que les deux pactes internationaux de 1966 relatifs d’une part aux droits civils et politiques et d’autre part aux droits Ă©conomiques, sociaux et culturels. Dans ses recommandations stratĂ©giques pour la DĂ©cennie, la DĂ©claration de Los Pinos souligne les droits des peuples autochtones Ă  la libertĂ© d'expression, Ă  l'Ă©ducation dans leur langue maternelle et Ă  la participation Ă  la vie publique en utilisant leurs langues, comme conditions prĂ©alables Ă  la survie des langues autochtones dont beaucoup sont actuellement au bord de l'extinction. En ce qui concerne la participation Ă  la vie publique, la DĂ©claration souligne l'importance de permettre l'utilisation des langues vernaculaires dans les systĂšmes judiciaires, les mĂ©dias, le travail et les programmes de santĂ©. Elle souligne Ă©galement le potentiel des technologies numĂ©riques pour soutenir l'utilisation et la prĂ©servation de ces langues. S'appuyant sur les enseignements tirĂ©s de l'AnnĂ©e internationale des langues autochtones (2019), la DĂ©claration reconnaĂźt l'importance de ces langues pour la cohĂ©sion et l'inclusion sociales, les droits culturels, la santĂ© et la justice. Elle souligne leur pertinence pour le dĂ©veloppement durable et la prĂ©servation de la biodiversitĂ© car elles maintiennent des connaissances anciennes et traditionnelles reliant l'humanitĂ© Ă  la nature. Les donnĂ©es actuelles indiquent qu'au moins 40% des 7 000 langues utilisĂ©es dans le monde sont plus ou moins menacĂ©es. Bien qu'il soit difficile d'obtenir des chiffres fiables, les experts s'accordent Ă  dire que les langues autochtones sont particuliĂšrement vulnĂ©rables car nombre d'entre elles ne sont pas enseignĂ©es Ă  l'Ă©cole ou utilisĂ©es dans la sphĂšre publique. D'autres donnĂ©es statistiques seront disponibles courant 2020 lorsque sera publiĂ© l'Atlas des langues de l'UNESCO, une base de donnĂ©es sur pratiquement toutes les langues humaines. **** Plus d’informations sur l’AnnĂ©e internationale des langues autochtones URL:https://fr.unesco.org/news/decennie-langues-autochtones-2022-2032-sera-axee-droits-fondamentaux-leurs-utilisateurs © UNESCO SociĂ©tĂ© civile : action politique et sociale pour faire de l’éducation la prioritĂ© des agendas politiques 17 dĂ©cembre 2019 Des dĂ©fenseurs de la sociĂ©tĂ© civile de toutes les rĂ©gions ont exhortĂ© les gouvernements Ă  donner systĂ©matiquement la prioritĂ© Ă  l’éducation pour faire en sorte que les groupes les plus vulnĂ©rables et marginalisĂ©s aient accĂšs Ă  une Ă©ducation de qualitĂ©, ainsi qu’à respecter les objectifs de financement, pendant la 9e rĂ©union mondiale de la Consultation collective des ONG (CCONG) pour Éducation 2030 qui s’est tenue Ă  Hammamet, en Tunisie, les 3 et 4 dĂ©cembre 2019. Â« Nous assistons clairement Ă  une crise de l’éducation, alimentĂ©e par le manque de volontĂ© politique, la faible prioritĂ© accordĂ©e Ă  l’éducation et l’insuffisance des financements, ainsi qu’à une tendance croissante Ă  la commercialisation de l’éducation, qui contribue Ă  l’augmentation des inĂ©galitĂ©s Â», ont affirmĂ© la centaine d’organisations participantes dans leur dĂ©claration finale. « Ă€ diffĂ©rents degrĂ©s, les systĂšmes Ă©ducatifs dans le monde ne respectent pas l’engagement du Programme 2030 de « ne laisser personne de cĂŽtĂ© Â» Â». Ă€ l’issue de huit tables rondes sur tous les aspects de l’inclusion et de l’équitĂ©, les membres ont recommandĂ© de prĂȘter une attention politique spĂ©cifique aux domaines suivants :  renforcer le dialogue politique fondĂ© sur des preuves afin de sensibiliser et d’influencer les politiques publiques au moyen de mĂ©canismes dĂ©diĂ©s ; faire en sorte que les cadres juridiques, politiques et de planification adoptent une approche inclusive et fondĂ©e sur les droits ; garantir l’éducation et le soutien psychosocial des enfants rĂ©fugiĂ©s, dĂ©placĂ©s et migrants et s’assurer que les enseignants soient formĂ©s au respect de leurs identitĂ©s culturelles ; soutenir la formation des enseignants pour favoriser une culture de l’inclusion et aider les Ă©lĂšves Ă  ouvrir leur esprit grĂące Ă  des pĂ©dagogies axĂ©es sur la rĂ©flexion critique. Des salaires adĂ©quats, des conditions de travail dĂ©centes et davantage d’autonomie sont essentiels pour encourager et valoriser la profession ; allouer des budgets spĂ©cifiques Ă  l’apprentissage des adultes, la composante de l’apprentissage tout au long de la vie qui bĂ©nĂ©ficie du moins de soutien ; investir dans des donnĂ©es ventilĂ©es pour saisir toute la rĂ©alitĂ© de l’exclusion et tenir les gouvernements responsables ; encourager le suivi par les citoyens des budgets publics consacrĂ©s Ă  l’éducation pour s’assurer que les ressources soient dirigĂ©es en faveur de l’équitĂ© et de l’inclusion. Soutenir le renforcement des capacitĂ©s  Les membres se sont engagĂ©s Ă  renforcer les capacitĂ©s des organisations de la sociĂ©tĂ© civile Ă  associer les autres parties prenantes et Ă  mener des actions collectives pour promouvoir le droit Ă  l’éducation en tant que droit humain, bien public et responsabilitĂ© de l’État. Ils ont exprimĂ© leur profonde prĂ©occupation quant Ă  la privatisation et Ă  la commercialisation accrues de l’éducation, et affirmĂ© que tout enseignement privĂ© devait ĂȘtre correctement rĂ©glementĂ© et conforme aux principes des droits de l’homme. Ils ont soulignĂ© la nĂ©cessitĂ© de consolider les partenariats avec les autres secteurs sociaux, les parlementaires et les mĂ©dias afin de promouvoir l’inclusion et l’équitĂ©. Ils ont Ă©galement insistĂ© sur l’importance de renforcer la capacitĂ© des acteurs de la sociĂ©tĂ© civile de recueillir et d’analyser les donnĂ©es factuelles sur les groupes les plus marginalisĂ©s. Les membres ont reconnu le rĂŽle de chef de file de l’UNESCO dans la coordination de l’ODD 4 et de l’architecture de l’agenda Éducation 2030, et rĂ©affirmĂ© que la CCONG Ă©tait un mĂ©canisme clĂ© pour accroĂźtre le partage d’informations, le renforcement des capacitĂ©s et la collaboration entre les OSC en vue de rĂ©aliser l’ODD 4. La rĂ©union a Ă©tĂ© ouverte par la Sous-Directrice gĂ©nĂ©rale de l’UNESCO pour l’éducation, Stefania Giannini, le Ministre de l’éducation de la Tunisie, Hatem Ben Salem et le prĂ©sident de la Campagne mondiale pour l’éducation, Refat Sabbah. Durant la rĂ©union mondiale, les membres ont Ă©lu leurs reprĂ©sentants au Groupe de coordination dans les catĂ©gories internationales et gĂ©nĂ©rales, tandis que les points focaux rĂ©gionaux ont Ă©tĂ© dĂ©signĂ©s par consensus. Les membres du Groupe de coordination nommĂ©s pour deux ans sont les suivants :  Organisation Mondiale pour l’Éducation PrĂ©scolaire - OMEP, reprĂ©sentĂ©e par sa prĂ©sidente Mercedes Mayol Lassalle ; Campagne mondiale pour l’éducation (CME), reprĂ©sentĂ©e par son prĂ©sident Refat Sabbah ; Campagne pour l’éducation populaire (CAMPE), reprĂ©sentĂ©e par sa directrice exĂ©cutive, Rasheda K. Choudhury ; RĂ©seau Ivoirien pour la Promotion de l’Éducation Pour Tous, reprĂ©sentĂ© par le coordonnateur du secrĂ©tariat exĂ©cutif, Kouame Paulin Junior ; RĂ©seau africain pour la campagne en faveur de l'Éducation pour tous (ANCEFA), reprĂ©sentĂ© par son prĂ©sident, Samuel Ndembele ; Centre pour la crĂ©ativitĂ© des enseignants (TCC) reprĂ©sentĂ© par son coordonnateur de l’inclusion, Rawan Shwaikeh ; Association europĂ©enne pour l’éducation des adultes (DVV International), reprĂ©sentĂ©e par son directeur Christoph Jost ; Association de l’Asie et du Pacifique Sud pour l’éducation de base et des adultes (ASPBAE), reprĂ©sentĂ©e par sa SecrĂ©taire gĂ©nĂ©rale, Maria Lourdes Almazan Khan ; Campagne latinoamĂ©ricaine pour le droit Ă  l’éducation (CLADE), reprĂ©sentĂ©e par Blanca CecĂ­lia Gomez, membre de sa coalition colombienne ; ComitĂ© de liaison ONG-UNESCO reprĂ©sentĂ© par sa prĂ©sidente ex-officio, Marie-Claude Machon-HonorĂ©. URL:https://fr.unesco.org/news/societe-civile-action-politique-sociale-faire-leducation-priorite-agendas-politiques ⓒ UNESCO-UNEVOC Promouvoir l’égalitĂ© des sexes dans l’EFTP dans les domaines liĂ©s aux STIM 13 dĂ©cembre 2019 L’enseignement et la formation techniques et professionnels (EFTP) ont le potentiel de promouvoir la participation productive des femmes au marchĂ© du travail en les dotant des compĂ©tences nĂ©cessaires pour s’acquitter des emplois d’avenir. Or, ce potentiel reste largement inexploitĂ© dans certains secteurs professionnels, en particulier ceux qui requiĂšrent une formation en science, technologie, ingĂ©nierie ou mathĂ©matiques (STIM). Dans la plupart des pays en dĂ©veloppement, les femmes sont moins susceptibles que les hommes de s’inscrire dans l’EFTP, et moins encore dans les domaines des STIM. La participation des femmes dans certaines des principales catĂ©gories professionnelles de l’EFTP reste infĂ©rieure Ă  celle des hommes. Le Centre international UNESCO-UNEVOC prĂȘte une particuliĂšre attention Ă  cette question, s’alignant sur la StratĂ©gie pour l’EFTP (2016-2021) de l’UNESCO et son [Plan d’action pour la prioritĂ© ÉgalitĂ© des genres], de mĂȘme que sur la [StratĂ©gie Ă  moyen terme II] de l’UNESCO-UNEVOC. Aussi l’UNESCO-UNEVOC a-t-il accueilli les 21 et 22 mars Ă  Bonn, Allemagne, un atelier d’experts sur l’égalitĂ© des sexes dans l’EFTP dans les domaines liĂ©s aux STIM. Il s’agissait de mieux comprendre les causes profondes des disparitĂ©s entre les sexes dans les domaines liĂ©s aux STIM dans l’EFTP par des discussions avec des experts de dix Centres UNEVOC du monde: Ghana, Chili, Pays-Bas, Australie, Allemagne, Costa Rica, Philippines, JamaĂŻque, Liban et Afrique du Sud. Les inĂ©galitĂ©s entre les sexes dans l’accĂšs aux domaines liĂ©s aux STIM dans l’EFTP peuvent affecter l’accĂšs et la participation des femmes Ă  certains secteurs professionnels, la faible reprĂ©sentation fĂ©minine dans ces mĂ©tiers liĂ©s aux STIM affectant Ă  son tour le choix par les filles et les parents des disciplines dans l’EFTP de mĂȘme que l’environnement d’apprentissage. Les experts participant Ă  l’atelier se sont penchĂ©s sur les facteurs clĂ©s qui contribuent Ă  l’inĂ©galitĂ© dans les domaines liĂ©s aux STIM dans l’EFTP, par exemple les cadres politiques inadaptĂ©s, les attitudes dans la sociĂ©tĂ©, la nature des STIM en classe et au poste de travail, et la façon dont ils affectent la propension des filles et des femmes Ă  suivre un enseignement et une formation dans les domaines liĂ©s aux STIM. Par le partage de leurs acquis respectifs et des sessions interactives sur les causes qui sont Ă  la base de l’inĂ©galitĂ© entre les sexes dans les STIM, les experts ont pu mieux comprendre quelles recherches il faudra mener et comment maĂźtriser les dĂ©fis actuels dus Ă  des lacunes des indicateurs et de la collecte de donnĂ©es. L’atelier a servi de base Ă  une future Ă©tude qui s’attachera Ă  amĂ©liorer la comprĂ©hension des aspects liĂ©s Ă  l’égalitĂ© des sexes dans les STIM dans l’EFTP et Ă  prĂ©senter un panorama mondial des mesures prises pour promouvoir l’égalitĂ© des sexes dans les domaines respectifs. L’UNESCO a dĂ©jĂ  menĂ© une Ă©tude sur l’enseignement des STIM et l’égalitĂ© des sexes, mais les connaissances en la matiĂšre prĂ©sentent des lacunes dans le secteur de l’EFTP. L’étude de l’UNESCO-UNEVOC devrait contribuer Ă  renforcer une approche factuelle de la promotion de l’égalitĂ© des sexes dans les domaines liĂ©s aux STIM dans l’EFTP. URL:https://unevoc.unesco.org/go.php?q=Gender_STEM_FR&lang=fr © Getty images Une nouvelle Ă©tude de l’UNESCO met en lumiĂšre les rĂ©alisations et les lacunes dans le domaine de l’éducation au changement climatique 10 dĂ©cembre 2019 Alors que les leaders des Nations Unies et les dĂ©lĂ©guĂ©s du monde entier se rĂ©unissent Ă  Madrid pour la COP 25 – la confĂ©rence des Nations Unies de deux semaines sur les changements climatiques, – l’UNESCO publie une nouvelle analyse des contributions des pays en matiĂšre d’éducation, de formation et de sensibilisation du public au changement climatique. Le changement climatique est le plus grand dĂ©fi de notre Ă©poque et l’éducation joue un rĂŽle essentiel dans l’élaboration de solutions adĂ©quates pour y remĂ©dier. Depuis son entrĂ©e en vigueur, la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC) de 1992, dans son article 6, reconnaĂźt l’importance de l’éducation, de la formation et de la sensibilisation du public dans l’attĂ©nuation de la « perturbation anthropique dangereuse du systĂšme climatique Â». L’Accord de Paris dans son article 12, a rĂ©affirmĂ© cette reconnaissance en 2015. Les pays sont tenus de soumettre rĂ©guliĂšrement des rapports nationaux Ă  la CCNUCC sur les mesures qu’ils ont dĂ©jĂ  prises pour lutter contre le changement climatique, ainsi que sur les engagements qu’ils prĂ©voient de prendre pour l’avenir. À l’issue de l’analyse de ces soumissions, l’UNESCO fournit un rapport d’état opportun sur la mise en Ɠuvre de l’éducation au changement climatique Ă  travers le monde, mettant en lumiĂšre les succĂšs obtenus et les lacunes qui persistent. L’étude rappelle que presque tous les pays ont fait mention de l’éducation au changement climatique dans leurs soumissions nationales dans le cadre des mĂ©canismes d’établissement de rapports de la CCNUCC. Cela montre un certain niveau d’engagement envers l’éducation au changement climatique, et constitue une bonne base pour accroĂźtre encore les rĂ©ponses Ă©ducatives au plus grand dĂ©fi mondial. Selon les contributions analysĂ©es, les pays font surtout rĂ©fĂ©rence Ă  l’éducation au changement climatique dans le cadre de la sensibilisation du public, ce qui amĂšne Ă  penser qu’il sera nĂ©cessaire pour eux d’élargir leurs activitĂ©s afin de prendre plus systĂ©matiquement en compte les autres Ă©lĂ©ments de l’éducation au changement climatique, en particulier l’éducation formelle et la formation.Les soumissions indiquent Ă©galement qu’à tous les niveaux de l’éducation formelle, les pays ont largement privilĂ©giĂ© l’apprentissage cognitif par rapport Ă  l’apprentissage socio-Ă©motionnel et comportemental, qui sont des outils essentiels pour autonomiser les apprenants et susciter le changement. Les donnĂ©es rĂ©vĂšlent Ă©galement la lenteur des pays Ă  prendre en compte l’éducation au changement climatique dans la prĂ©paration de leurs Contributions dĂ©terminĂ©es au niveau national dans le cadre de l’Accord de Paris. Cela montre qu’il est nĂ©cessaire d’apporter aux pays davantage de soutien technique sur l’éducation au changement climatique dans la prĂ©paration de ces rapports qui jouent un rĂŽle important dans la dĂ©finition des cibles et des engagements en matiĂšre de lutte contre le changement climatique. Enfin, l’étude de l’UNESCO souligne la nĂ©cessitĂ© de poursuivre la recherche, afin d’obtenir un tableau plus complet de la mise en Ɠuvre de l’éducation au changement climatique Ă  l’échelle nationale dans le cadre du processus de la CCNUCC. Ces futures recherches devraient notamment examiner les mĂ©canismes par lesquels les pays formulent et mettent en Ɠuvre leurs plans nationaux et leurs communications en matiĂšre d’adaptation, ainsi que leurs stratĂ©gies Ă  long terme pour le climat.  TĂ©lĂ©charger l’étude : ProgrĂšs nationaux en matiĂšre d’éducation, de formation et de sensibilisation du public au changement climatique (en anglais) En savoir plus sur l’étude et l’éducation au changement climatique Ă  la COP 25 : Participer Ă  l’un des Ă©vĂ©nements de l’UNESCO URL:https://fr.unesco.org/news/nouvelle-etude-lunesco-met-lumiere-realisations-lacunes-domaine-leducation-au-changement ⓒ UNESCO Les donnĂ©es ouvertes sur les Ă©coles au cƓur d’une nouvelle Ă©tude consacrĂ©e Ă  l’AmĂ©rique latine 6 dĂ©cembre 2019 La derniĂšre Ă©tude du panorama mondial consacrĂ© par l’IIPE aux donnĂ©es ouvertes sur les Ă©coles en appui Ă  la lutte contre la corruption dans l’éducation vient de paraĂźtre. Elle propose une analyse approfondie d’initiatives engagĂ©es en AmĂ©rique latine. Le lecteur pourra ainsi dĂ©couvrir comment les ministĂšres de l’Éducation et d’autres acteurs du monde de l’éducation dans la rĂ©gion se saisissent du pouvoir de l’information pour renforcer la transparence et la redevabilitĂ©. Plus de 80 tableaux de bord des Ă©coles, dont prĂšs de 70 % sont accessibles en ligne, ont pu ainsi ĂȘtre recensĂ©s Ă  l’issue d’une enquĂȘte conduite dans 15 pays. Cette Ă©tude d'Alejandra Brito, intitulĂ©e InformaciĂłn y transparencia: cuadros de indicadores de las escuelas en AmĂ©rica Latina (en espagnol uniquement), passe ensuite en revue sept de ces initiatives, pour une analyse approfondie :  Mejora tu Escuela (Mexique), Ficha Escolar (Guatemala), Sistema de AnĂĄlisis de Indicadores Educativos y Alerta Tempran (RĂ©publique dominicaine), Índice SintĂ©tico de Calidad Educativa (Colombie), SemĂĄforo Escuela (PĂ©rou), EDU-Q Card (PĂ©rou), Reportes de escuela  in Jujuy (Argentine). L’étude se conclut par une sĂ©rie de recommandations pour maximiser le pouvoir des donnĂ©es ouvertes sur les Ă©coles en AmĂ©rique latine. Citons notamment :  donner la prioritĂ© aux donnĂ©es qui sont particuliĂšrement pertinentes pour les parents : ressources financiĂšres, infrastructures et Ă©quipements scolaires, normes acadĂ©miques ; impliquer les communautĂ©s dans le processus de collecte des donnĂ©es ; prĂ©senter les donnĂ©es sous une forme simple, accessible et facile Ă  comprendre ; partager les donnĂ©es au moment opportun, pour permettre aux usagers de rĂ©agir ; prĂ©ciser clairement les consĂ©quences du respect ou du non-respect des performances attendues mais Ă©galement des comportements corrompus ; sensibiliser les communautĂ©s aux normes de performance Ă©ducative, Ă  leur droit Ă  participer et Ă  s’exprimer ainsi qu’aux mĂ©canismes de dĂ©pĂŽt de plaintes face Ă  la corruption. La recherche de l’IIPE sur les donnĂ©es ouvertes sur les Ă©coles s’achĂšvera bientĂŽt avec la publication d’un rapport de synthĂšse reprenant les principales conclusions tirĂ©es des Ă©tudes de cas rĂ©alisĂ©es en Afrique subsaharienne, en AmĂ©rique latine et en Asie/Pacifique. Pour recevoir des informations sur cette publication, veuillez remplir ce formulaire URL:http://www.iiep.unesco.org/fr/les-donnees-ouvertes-sur-les-ecoles-au-coeur-dune-nouvelle-etude-consacree-lamerique-latine-9167 © UNESCO / C. Alix L’UNESCO et le Haut-Commissariat aux droits de l’homme renforcent leur coopĂ©ration 4 dĂ©cembre 2019 Un monde en Ă©volution rapide exige des rĂ©ponses rapides et significatives aux dĂ©fis qui peuvent dĂ©chirer le tissu social. Afin d'assurer le respect et la protection des droits humains, la Directrice gĂ©nĂ©rale de l'UNESCO, Audrey Azoulay, et Michelle Bachelet, Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme (HCDH), ont signĂ© aujourd'hui un nouveau protocole d'accord visant Ă  promouvoir une action commune en faveur des droits fondamentaux de la personne. Â« Alors que la dignitĂ© humaine, l'Ă©galitĂ© et la justice sont menacĂ©es, l'UNESCO et le HCDH rĂ©affirment leur volontĂ© d'Ɠuvrer de concert pour une meilleure mise en Ɠuvre des droits de l'homme en rĂ©ponse aux nouveaux dĂ©fis mondiaux », a dĂ©clarĂ© Mme Azoulay aprĂšs la signature du document. L'accord se concentre sur les tendances Ă©mergentes et les nouveaux domaines des droits de la personne aujourd'hui, en particulier les rĂ©ponses s’appuyant sur les droits de l'homme apportĂ©es aux nouveaux dĂ©veloppements scientifiques et technologiques, notamment l'intelligence artificielle. Ce partenariat intervient Ă  un moment oĂč les États membres de l'UNESCO devraient lancer l'Ă©laboration d'un instrument normatif sur l'Ă©thique de l'intelligence artificielle Ă  l'issue de la ConfĂ©rence gĂ©nĂ©rale de l'Organisation le 27 novembre. Dans la perspective de l'Ă©laboration envisagĂ©e de ces normes, Mme Bachelet entrevoit les possibilitĂ©s offertes par le partenariat avec l’UNESCO : « Ces initiatives guideront la technologie pour tout le bien qu'elle peut produire, tout en veillant Ă  contrecarrer les abus en termes de discours de haine, de harcĂšlement des journalistes, des dĂ©fenseurs des droits humains ou des critiques quels qu’ils soient », a-t-elle dĂ©clarĂ©. L'UNESCO et le HCDH renforceront Ă©galement leur action contre la propagande raciste et les discours de haine en ligne et hors ligne, en lien avec la StratĂ©gie et le Plan d'action des Nations Unies sur les discours de haine lancĂ©s cette annĂ©e. Cette nouvelle coopĂ©ration identifie Ă©galement des domaines de convergence qui relĂšvent du mandat de l'UNESCO. Il s'agit notamment de la promotion du droit Ă  l'Ă©ducation, du droit de prendre part Ă  la vie culturelle, du droit de bĂ©nĂ©ficier du progrĂšs scientifique et de ses applications et du droit Ă  l'eau et Ă  l'assainissement. Elle inclut Ă©galement le droit Ă  la libertĂ© d'expression et Ă  l'accĂšs Ă  l'information, conformĂ©ment au Plan d'action des Nations Unies sur la sĂ©curitĂ© des journalistes et la question de l'impunitĂ© dirigĂ© par l'UNESCO. URL:https://fr.unesco.org/news/lunesco-haut-commissariat-aux-droits-lhomme-renforcent-leur-cooperation © 2019 UNESCO Institute of Statistics Lancement du Rapport 2019 sur les donnĂ©es de l’ODD 4 20 novembre 2019 Le nouveau rapport vise Ă  aider les pays Ă  produire et Ă  utiliser les indicateurs mondiaux et thĂ©matiques Il n’a jamais Ă©tĂ© aussi urgent de disposer de donnĂ©es sur l’éducation fiables, actuelles et comparables : en effet, la perspective d’atteindre l’Objectif de dĂ©veloppement durable 4 – assurer l’accĂšs de tous Ă  une Ă©ducation de qualitĂ© d’ici 2030 – est loin d’ĂȘtre acquise. Selon l’Institut de statistique de l’UNESCO (ISU), environ 258 millions d’enfants, d’adolescents et de jeunes ne sont pas scolarisĂ©s. Les donnĂ©es confirment les derniĂšres projections qui indiquent que, si l’on continue comme si de rien n’était, un enfant de 6 Ă  17 ans sur six ne sera toujours pas scolarisĂ© en 2030, et seuls six jeunes sur dix achĂšveront le cycle secondaire. Les donnĂ©es mettent Ă©galement en Ă©vidence qu’il est urgent d’amĂ©liorer la qualitĂ© de l’éducation offerte. Selon les estimations de l’ISU, 55 % des enfants et des adolescents en Ăąge de frĂ©quenter le primaire et le premier cycle du secondaire n’atteignent pas les seuils minimaux de compĂ©tence en lecture, et 60 % n’atteignent pas ces seuils en mathĂ©matiques. L’édition 2019 du Rapport sur les donnĂ©es de l’ODD 4 insiste sur la nĂ©cessitĂ© de disposer de donnĂ©es fiables, lesquelles sont capitales pour atteindre l’objectif mondial d’éducation. Elle offre une vue d’ensemble sur l’évolution actuelle du cadre de suivi de l’ODD, notamment les mĂ©thodologies Ă©prouvĂ©es de collecte des donnĂ©es et d’établissement des rapports Ă  l’échelle internationale, rĂ©gionale et nationale. Le nouveau rapport, qui s’intitule : « Comment produire et utiliser les indicateurs mondiaux et thĂ©matiques », a Ă©tĂ© lancĂ© aujourd’hui Ă  Paris durant la ConfĂ©rence gĂ©nĂ©rale de l’UNESCO. Il est actuellement disponible en anglais. Les versions française et espagnole paraitront prochainement. Soutien aux pays Les pays sont soumis Ă  une pression intense pour produire les donnĂ©es sur l’éducation d’un large Ă©ventail d’indicateurs : les 11 indicateurs utilisĂ©s pour suivre les progrĂšs accomplis vers la rĂ©alisation de l’ODD 4 Ă  l’échelle mondiale, ainsi que les 32 indicateurs thĂ©matiques pour amĂ©liorer le soutien Ă  la formulation des politiques. En rĂ©ponse, le rapport prĂ©sente les mĂ©thodologies pratiques et stratĂ©gies qui s’appuient sur les donnĂ©es existantes pour produire des statistiques prĂ©cises, tout en mettant en lumiĂšre les progrĂšs constants qui sont rĂ©alisĂ©s pour les Ă©laborer et les utiliser grĂące aux efforts concertĂ©s des gouvernements et d’autres partenaires dans le monde. Ces efforts sont appuyĂ©s par l’ISU qui travaille Ă  l’établissement d’un consensus sur les donnĂ©es entre les pays par le biais du Groupe de CoopĂ©ration Technique (GCT) sur les indicateurs de l’ODD 4. La premiĂšre section du rapport explique de quelle maniĂšre les pays peuvent produire et fournir les donnĂ©es nationales nĂ©cessaires aux 11 indicateurs mondiaux de suivi. Elle ouvre la voie Ă  la prĂ©sentation des mĂ©thodologies utilisĂ©es pour produire les 32 indicateurs thĂ©matiques. La section 3 du rapport prĂ©sente plusieurs initiatives rĂ©gionales visant Ă  suivre les progrĂšs accomplis vers la rĂ©alisation de l’ODD 4. Elle donne un aperçu de la maniĂšre dont les pays de diffĂ©rentes rĂ©gions s’efforcent d’optimiser l’utilisation des donnĂ©es existantes, tout en Ă©laborant de nouveaux indicateurs et cadres pour appuyer les domaines critiques de la formulation des politiques. AccĂ©dez aux donnĂ©es sur l’éducation dont vous avez besoin dans le format de votre choix En tant qu’organisme dĂ©positaire des indicateurs de l’ODD 4, l’ISU offre un large Ă©ventail de produits de donnĂ©es pour satisfaire les besoins des utilisateurs. Les principaux produits comprennent :  La Base de donnĂ©es mondiale sur l’éducation de l’ISU couvre tous les niveaux d’enseignement de plus de 200 pays et territoires. Les Tableaux de donnĂ©es l’ODD 4 peuvent ĂȘtre tĂ©lĂ©chargĂ©s facilement dans diffĂ©rents formats. La Visualisation des donnĂ©es de l’ODD 4 affiche les donnĂ©es par pays, rĂ©gion ou annĂ©e ; par source de donnĂ©es ; et par sexe, lieu de rĂ©sidence et richesse. Les utilisateurs peuvent explorer l’équitĂ© qui est un Ă©lĂ©ment crucial pour la rĂ©alisation de l’ODD 4. Les Profils pays de l’ODD 4 prĂ©sentent les derniers rĂ©sultats des pays au moyen de schĂ©mas et de graphiques faciles Ă  comprendre. L’eAtlas sur l’Éducation 2030 prĂ©sente des cartes et des graphiques interactifs sur les indicateurs mondiaux et thĂ©matiques. URL:http://uis.unesco.org/fr/news/lancement-du-rapport-2019-sur-les-donnees-de-lodd-4 ⓒ GPE / Kelley Lynch Avec les bonnes donnĂ©es, nous pouvons encore atteindre l'objectif mondial en matiĂšre d'Ă©ducation 18 novembre 2019 L’édition 2019 du Rapport sur les donnĂ©es de l’ODD 4 prĂ©sente les mĂ©thodologies de collecte de donnĂ©es nĂ©cessaires pour suivre les progrĂšs et mieux orienter les politiques et les ressources, afin d'atteindre l'objectif mondial en matiĂšre d'Ă©ducation. Il n'est pas trop tard pour atteindre l'objectif mondial en matiĂšre d'Ă©ducation. Du moins, pas encore. En 2015, les États membres des Nations Unies se sont engagĂ©s Ă  atteindre l'Objectif de dĂ©veloppement durable N°4 qui est d’assurer l’accĂšs de tous Ă  une Ă©ducation de qualitĂ© d'ici 2030. Parvenus Ă  un tiers du dĂ©lai prĂ©vu pour la rĂ©alisation de cet objectif, il est encore possible de l’atteindre - de justesse - Ă  l’échĂ©ance convenue. Mais sans donnĂ©es fiables, actualisĂ©es et comparables sur l'Ă©ducation, et sans un changement d'approches de l'offre et de la qualitĂ© de l'Ă©ducation par rapport Ă  celles actuellement utilisĂ©es, il est possible que nous n’y parvenions pas. Comptabiliser les enfants non scolarisĂ©s et ceux qui le sont mais n'y apprennent pas Selon l’Institut de statistique de l’UNESCO (ISU), environ 258 millions d’enfants, d’adolescents et de jeunes ne sont pas scolarisĂ©s. Si l’on continue sur cette voie, un enfant de 6 Ă  17 ans sur six ne sera toujours pas scolarisĂ© en 2030, et seuls six jeunes sur dix achĂšveront le cycle secondaire. Les donnĂ©es mettent Ă©galement en Ă©vidence qu’il est urgent d’amĂ©liorer la qualitĂ© de l’éducation offerte. Selon les estimations de l’ISU, 55 % des enfants et des adolescents en Ăąge de frĂ©quenter le primaire et le premier cycle du secondaire n’atteignent pas les seuils minimaux de compĂ©tence en lecture, et 60 % n’atteignent pas ces seuils en mathĂ©matiques. Ces faits et ces chiffres Ă  l'Ă©chelle mondiale sont suffisamment probants pour justifier que des mesures soient prises d'urgence. Mais, il y a tellement d’autres Ă©lĂ©ments que nous ignorons aujourd’hui, faute de donnĂ©es, qui pourraient s'avĂ©rer cruciaux pour la rĂ©alisation de l'ODD 4. En tant qu’organisme dĂ©positaire des indicateurs de l’ODD 4, l’ISU continue de faire pression pour obtenir des donnĂ©es dĂ©sagrĂ©gĂ©es et approfondies qui indiquent prĂ©cisĂ©ment quand et comment les enfants progressent dans leur scolaritĂ©, ce qui fonctionne et - surtout - quand il est nĂ©cessaire de faire Ă©voluer le systĂšme Ă©ducatif, de mieux en cibler les ressources et d’intensifier les efforts pour assurer une Ă©ducation de qualitĂ© pour tous. Rapport sur les donnĂ©es de l’ODD 4 : des outils pour aider les pays Ă  produire et Ă  utiliser les indicateursL’édition 2019 du Rapport sur les donnĂ©es de l’ODD 4 (en anglais) insiste sur la nĂ©cessitĂ© de disposer de donnĂ©es fiables, lesquelles sont capitales pour atteindre l’objectif d’une Ă©ducation de qualitĂ© pour tous. Elle offre une vue d’ensemble sur l’évolution actuelle du cadre de suivi de l’ODD 4, notamment les mĂ©thodologies Ă©prouvĂ©es de collecte des donnĂ©es et d’établissement des rapports Ă  l’échelle internationale, rĂ©gionale et nationale. Le nouveau rapport, qui s’intitule : « Comment produire et utiliser les indicateurs mondiaux et thĂ©matiques », a Ă©tĂ© lancĂ© aujourd’hui Ă  Paris durant la 40e session de la ConfĂ©rence gĂ©nĂ©rale. Ă€ l'ISU, nous sommes prĂ©occupĂ©s par le fait que la collecte, l'analyse et l'utilisation des donnĂ©es sont trop souvent considĂ©rĂ©es comme « une chose souhaitable », Ă  condition que les ressources disponibles le permettent. En rĂ©alitĂ©, les donnĂ©es aident les pays Ă  faire en sorte que l'argent qu'ils consacrent Ă  l'Ă©ducation ait le meilleur impact possible sur le bien-ĂȘtre des individus et sur celui de leur pays. Toute rĂ©ticence Ă  considĂ©rer que les donnĂ©es sont prioritaires en raison des contraintes perçues en matiĂšre de ressources financiĂšres est une fausse Ă©conomie, qui dĂ©valorise certains investissements et opportunitĂ©s dans le secteur Ă©ducatif.  En un mot, les systĂšmes Ă©ducatifs ne fonctionnent efficacement que si leurs stratĂ©gies, leurs approches et leurs financements reposent sur une base solide de donnĂ©es. Les donnĂ©es rĂ©vĂšlent des progrĂšs et des lacunes Le Rapport a pour but d'aider les pays Ă  renforcer cette base fondamentale en leur permettant de produire les donnĂ©es nĂ©cessaires Ă  l'Ă©tablissement de rapports Ă  l’échelle internationale, ainsi que rĂ©pondant Ă  leurs propres prioritĂ©s en matiĂšre d'Ă©ducation. Les pays sont soumis Ă  une pression intense pour produire les donnĂ©es sur l’éducation d’un large Ă©ventail d’indicateurs : les 11 indicateurs utilisĂ©s pour suivre les progrĂšs accomplis vers la rĂ©alisation de l’ODD 4 Ă  l’échelle mondiale, ainsi que les 32 indicateurs thĂ©matiques pour amĂ©liorer le soutien Ă  la formulation des politiques. Tous ces indicateurs devraient donner une image complĂšte des progrĂšs rĂ©alisĂ©s et des Ă©ventuels reculs. Pourtant, de nombreux pays ont du mal Ă  produire - et encore plus Ă  utiliser convenablement - les donnĂ©es requises. C’est pourquoi le Rapport offre des solutions ayant fait leurs preuves, prĂ©sentant des mĂ©thodologies pratiques qui s’appuient sur les informations existantes pour produire des statistiques prĂ©cises, sans qu’il y ait besoin de tout rĂ©inventer. Il met en lumiĂšre les progrĂšs constants qui sont rĂ©alisĂ©s pour les Ă©laborer et les utiliser grĂące aux efforts concertĂ©s des gouvernements, des bailleurs de fonds et des partenaires techniques dans le monde. Ces efforts sont appuyĂ©s par l’ISU qui travaille Ă  l’établissement d’un consensus sur les donnĂ©es entre les pays par le biais du (Groupe de coopĂ©ration technique GCT - lien en anglais) sur les indicateurs de l’ODD 4. La premiĂšre section du rapport explique de quelle maniĂšre les pays peuvent produire et fournir les donnĂ©es nationales nĂ©cessaires aux 11 indicateurs mondiaux de suivi. Elle ouvre la voie Ă  la prĂ©sentation des mĂ©thodologies utilisĂ©es pour produire les 32 indicateurs thĂ©matiques. Le rapport prĂ©sente ensuite les initiatives rĂ©gionales les plus efficaces visant Ă  suivre les progrĂšs accomplis vers la rĂ©alisation de l’ODD 4 et donne un aperçu de la maniĂšre dont les diffĂ©rentes rĂ©gions s'efforcent d’optimiser l’utilisation des donnĂ©es existantes, tout en Ă©laborant de nouveaux cadres pour appuyer l'Ă©laboration des politiques dans les domaines considĂ©rĂ©s comme cruciaux. Faire le lien entre les pays et les bailleurs de fonds L'un des principaux obstacles Ă  la mise en Ɠuvre intĂ©grale du suivi de l'ODD 4 a Ă©tĂ© le manque de soutien financier pour renforcer les capacitĂ©s statistiques des pays Ă  faible revenu (en savoir plus sur notre campagne #FundData - en anglais). C'est pour cette raison que l'ISU s'emploie Ă  rĂ©unir les pays et les bailleurs de fonds par l'intermĂ©diaire de la Coalition mondiale pour les donnĂ©es sur l'Ă©ducation (en anglais), qui veillera Ă  faire converger les ressources financiĂšres et techniques disponibles aux niveaux national et international, tout en coordonnant des partenariats publics-privĂ©s Ă  coĂ»ts raisonnables. L'objectif est de rĂ©duire les actions redondantes, de consolider le renforcement des capacitĂ©s statistiques, de veiller Ă  un investissement efficient des ressources existantes et d'amĂ©liorer le fonctionnement et l'utilisation des systĂšmes nationaux d'information pour l'Ă©ducation gĂ©rĂ©s par les pays. Le plaidoyer pour l'investissement dans l'Ă©ducation a Ă©tĂ© rĂ©itĂ©rĂ© Ă  plusieurs reprises : son impact sur la pauvretĂ©, l'Ă©quitĂ©, la santĂ© et la nutrition est bien connu. Le dĂ©fi consiste maintenant Ă  faire en sorte qu'aucun enfant ne soit laissĂ© pour compte - et cela signifie que chaque enfant compte et est comptabilisĂ©. AccĂ©dez aux donnĂ©es sur l’éducation dont vous avez besoin dans le format de votre choix En tant qu’organisme dĂ©positaire des indicateurs de l’ODD 4, l’ISU offre un large Ă©ventail de produits de donnĂ©es pour satisfaire les besoins des utilisateurs. Les principaux produits comprennent :  La Base de donnĂ©es mondiale sur l’éducation de l’ISU qui couvre tous les niveaux d’enseignement de plus de 200 pays et territoires. Les Tableaux de donnĂ©es l’ODD 4 (en anglais) qui peuvent ĂȘtre tĂ©lĂ©chargĂ©s facilement dans diffĂ©rents formats. La Visualisation des donnĂ©es de l’ODD 4 qui affiche les donnĂ©es par pays, rĂ©gion ou annĂ©e ; par source de donnĂ©es ; et par sexe, lieu de rĂ©sidence et richesse. Les utilisateurs peuvent explorer l’équitĂ© qui est un Ă©lĂ©ment crucial pour la rĂ©alisation de l’ODD 4. Les Profils pays sur l’ODD 4 (en anglais) qui prĂ©sentent les derniers rĂ©sultats des pays Ă  travers des schĂ©mas et des graphiques faciles Ă  comprendre. L'eAtlas pour l'Education 2030 qui prĂ©sente des cartes et des graphiques interactifs sur les indicateurs mondiaux et thĂ©matiques. URL:https://www.globalpartnership.org/fr/blog/avec-les-bonnes-donnees-nous-pouvons-encore-atteindre-lobjectif-mondial-en-matiere-deducation