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© UNESCO PremiĂšre rĂ©union mondiale de ministres et de responsables d'universitĂ©s sur le thĂšme de l'inclusion et de la mobilitĂ© dans l'enseignement supĂ©rieur 14 novembre 2019 Pour la premiĂšre fois dans l'histoire de l'UNESCO, des ministres de l'Ă©ducation et des responsables d’universitĂ©s se rĂ©unissent pour discuter de l'inclusion et de la mobilitĂ© dans l'enseignement supĂ©rieur. Plus de 100 ministres et 100 reprĂ©sentants d'universitĂ©s qui participent au programme des Chaires UNESCO se rĂ©uniront le 13 novembre 2019 lors de la ConfĂ©rence gĂ©nĂ©rale de l’UNESCO qui se tient actuellement Ă  Paris, pour traiter de certains des enjeux actuels les plus pressants pour l'enseignement supĂ©rieur : les gouvernements et les Ă©tablissements d'enseignement supĂ©rieur peuvent-ils collaborer Ă  la crĂ©ation d’un campus mondial plus inclusif, Ă©tant donnĂ© l’accroissement rapide du nombre d'inscriptions et la mobilitĂ© des Ă©tudiants ? Par ailleurs, comment le secteur de l'enseignement supĂ©rieur Ă  travers le monde peut-il participer Ă  la lutte contre les inĂ©galitĂ©s croissantes et Ɠuvrer en faveur de l'inclusion des groupes marginalisĂ©s au sein des sociĂ©tĂ©s ? Le paysage de l'enseignement supĂ©rieur se transforme rapidement au niveau mondial, caractĂ©risĂ© par une internationalisation croissante, une diversification des prestataires et de nouveaux modes d'apprentissage. Quelque 220 millions d'Ă©tudiants sont actuellement inscrits dans l'enseignement supĂ©rieur dans le monde, un nombre qui a doublĂ© au cours de la derniĂšre dĂ©cennie et qui devrait encore augmenter, notamment en Afrique. La hausse du nombre d’inscriptions n’a cependant pas apportĂ© la preuve de sa fiabilitĂ© en tant qu’indicateur pour la rĂ©alisation de l'objectif gĂ©nĂ©ral de l'Agenda 2030, qui est de « ne laisser personne de cĂŽtĂ© » ou d'assurer un enseignement supĂ©rieur de qualitĂ©, Ă©quitable et abordable, car les Ă©tablissements sont confrontĂ©s au dĂ©fi de proposer une Ă©ducation de qualitĂ© Ă  une population Ă©tudiante de plus en plus diversifiĂ©e, notamment Ă  des apprenants non traditionnels et Ă  des groupes dĂ©favorisĂ©s tels que les migrants, les rĂ©fugiĂ©s et les peuples autochtones. Une mobilitĂ© accrue des Ă©tudiants L’accroissement sans prĂ©cĂ©dent du nombre d’inscriptions dans l'enseignement supĂ©rieur au cours des derniĂšres dĂ©cennies se reflĂšte aussi dans la mobilitĂ© des Ă©tudiants. La transition entre une universitĂ© internationale et un campus mondial d'apprenants, de professeurs et de chercheurs est en train de se concrĂ©tiser rapidement. Au cours de la dĂ©cennie qui a prĂ©cĂ©dĂ© 2011, le nombre d'apprenants choisissant d'Ă©tudier dans un autre pays que leur pays d'origine a plus que doublĂ© pour atteindre 4,3 millions d'Ă©tudiants, chiffre qui devrait encore doubler d'ici 2025, selon des estimations prudentes. De nombreux Ă©tudiants continuent cependant de se heurter Ă  des difficultĂ©s pour faire reconnaĂźtre leurs qualifications lorsqu'ils reviennent dans leur pays d'origine ou qu'ils partent dans un nouveau pays. L’absence de reconnaissance des qualifications constitue un obstacle majeur dans l'accĂšs Ă  d'autres Ă©tudes ou pour la recherche d’opportunitĂ©s d'emploi. Aujourd’hui, plus de la moitiĂ© des Ă©tudiants partent Ă©tudier Ă  l'Ă©tranger, en dehors de leur rĂ©gion d'origine. En rĂ©ponse Ă  cette nouvelle rĂ©alitĂ©, l'UNESCO prĂ©pare l'adoption d'une Convention mondiale sur la reconnaissance des qualifications de l’enseignement supĂ©rieur Ă  l’occasion de sa ConfĂ©rence gĂ©nĂ©rale qui s’est ouverte cette semaine. La nouvelle Convention vise Ă  faciliter la mobilitĂ© des Ă©tudiants et Ă  amĂ©liorer l'accĂšs Ă  l'enseignement supĂ©rieur dans toutes les rĂ©gions et sur tous les continents. L'UNESCO a Ă©galement lancĂ© un passeport de qualifications destinĂ© Ă  faciliter la mobilitĂ© des rĂ©fugiĂ©s dĂ©tenteurs de qualifications. Ce passeport de qualifications est actuellement en phase de test et il fera Ă©galement l’objet d’une prĂ©sentation. En convoquant les dĂ©cideurs politiques et les universitĂ©s Ă  cette rĂ©union sans prĂ©cĂ©dent, l'UNESCO cherche Ă  renforcer la volontĂ© politique, la coopĂ©ration internationale et les capacitĂ©s dans l'enseignement supĂ©rieur pour contribuer Ă  la rĂ©alisation de l'Agenda 2030, et Ă  faire comprendre comment ce processus peut ĂȘtre facilitĂ© par la Convention mondiale.  RĂ©union ministĂ©rielle sur l'inclusion et la mobilitĂ© dans l'enseignement supĂ©rieur L’UNESCO et l’enseignement supĂ©rieur Convention mondiale sur la reconnaissance des qualifications de l’enseignement supĂ©rieur Passeport de qualifications URL:https://fr.unesco.org/news/premiere-reunion-mondiale-ministres-responsables-duniversites-theme-linclusion-mobilite © Travel Stock/Shutterstock.com Ce que vous devez savoir sur la Convention concernant la lutte contre la discrimination dans le domaine de l’enseignement 2 novembre 2019 Depuis son adoption par la ConfĂ©rence gĂ©nĂ©rale de l’UNESCO en 1960, la Convention concernant la lutte contre la discrimination dans le domaine de l’enseignement est au premier rang des instruments normatifs de l'Organisation dans le domaine de l'Ă©ducation. À ce jour, elle a Ă©tĂ© ratifiĂ©e par 104 États membres et l’UNESCO invite urgemment les pays restants Ă  le faire, au travers de la Campagne #droitaleducation. Qu’est-ce que la Convention concernant la lutte contre la discrimination dans le domaine de l’enseignement ? La Convention rĂ©affirme que l’éducation n'est pas un luxe mais un droit humain fondamental. Elle met en avant l’obligation des États d’assurer une Ă©ducation gratuite et obligatoire, interdit toute forme de discrimination et Ɠuvre en faveur de l’égalitĂ© en termes de possibilitĂ©s d’éducation. Le traitĂ©, qui couvre en dĂ©tail le droit Ă  l'Ă©ducation, est le seul qui y soit entiĂšrement consacrĂ©. La Convention est reconnue comme la pierre angulaire de l’Agenda Éducation 2030 et un puissant outil de promotion d’une Ă©ducation de qualitĂ© inclusive et Ă©quitable pour tous. Que garantit la Convention ? Les États qui ont ratifiĂ© la convention ont l’obligation d’appliquer le droit Ă  l'Ă©ducation tel qu’il est dĂ©crit dans le texte, y compris notamment l'obligation de l'Ă©tat de fournir un enseignant gratuit et obligatoire.Les principales dispositions du traitĂ© incluent : Enseignement primaire gratuit et obligatoire Enseignement secondaire sous ses diffĂ©rentes formes, gĂ©nĂ©ralisĂ©s et accessible Ă  tous Enseignement supĂ©rieur Ă©galement accessible Ă  tous en fonction des capacitĂ©s de chacun Normes Ă©ducatives Ă©quivalentes dans tous les Ă©tablissements d’enseignement publics au mĂȘme niveau et dans les mĂȘmes conditions de qualitĂ© PossibilitĂ©s de formation continue PossibilitĂ©s de formation pour la profession enseignante, sans discrimination. La Convention garantit aussi que : L'Ă©ducation doit Ă©galement viser le plein Ă©panouissement de la personnalitĂ© humaine et le renforcement du respect des droits de l'homme et des libertĂ©s fondamentales La libertĂ© des parents de choisir l'Ă©ducation de leurs enfants conformĂ©ment Ă  leurs convictions morales et religieuses Le droit des membres des minoritĂ©s nationales d’exercer des activitĂ©s Ă©ducatives qui leur soient propres. Pourquoi ratifier la Convention maintenant ?En tant qu’Organisation chargĂ©e de dĂ©finir des normes, l'UNESCO encourage ses États membres Ă  ratifier des instruments normatifs afin d’assurer une adhĂ©sion universelle Ă  ses normes et standards. Cette Convention est le premier et le seul traitĂ© international contraignant exclusivement dĂ©diĂ© au droit Ă  l'Ă©ducation et elle est considĂ©rĂ©e comme le fondement de l’Agenda Éducation 2030.La ratification de la Convention : Montre l'adhĂ©sion du pays aux droits Ă©noncĂ©s dans la Convention, y compris les principes fondamentaux de la non-discrimination, de l'Ă©galitĂ© de traitement et des possibilitĂ©s Ă©ducatives Garantit le respect de tous les droits Ă©noncĂ©s dans la Convention Permet de rejoindre la communautĂ© d'États qui sont dĂ©jĂ  parties Ă  la Convention et d’adopter le mĂȘme cadre normatif Participe au renforcement des normes et standards internationaux dans l'Ă©ducation Procure plus de visibilitĂ© et de notoriĂ©tĂ© Ă  la Convention La Convention n'admet pas de rĂ©serve, en ce sens que lorsque les États la ratifient, ils ne peuvent pas dĂ©cider d'exclure certains aspects ou dispositions de l'effet juridique de la Convention ; de ce fait, la Convention s’applique pleinement Ă  tous ses États Parties. Lire le texte intĂ©gral de la Convention.Rejoindre la Campagne #droitaleducation de l’UNESCO URL:https://fr.unesco.org/news/ce-que-vous-devez-savoir-convention-concernant-lutte-contre-discrimination-domaine © UNESCO L’UNESCO donne l’alerte : si des mesures urgentes ne sont pas prises, 12 millions d’enfants n’iront jamais Ă  l’école 25 octobre 2019 Depuis plus de dix ans, le taux de scolarisation des enfants dans le monde n’a guĂšre progressĂ©, selon l’Institut de statistique de l’UNESCO (ISU) dont les derniĂšres estimations publiĂ©es aujourd’hui montrent que 258 millions d’enfants et d’adolescents n’avaient pas accĂšs Ă  l’école en 2018, soit le sixiĂšme de la population mondiale de cette tranche d’ñge (6-17 ans). Si des mesures urgentes ne sont pas prises, 12 millions de jeunes enfants n’iront jamais Ă  l’école. Il sera difficile par consĂ©quent de parvenir Ă  une Ă©ducation inclusive et de qualitĂ© pour tous, l’un des Objectifs de dĂ©veloppement durable (ODD) que la communautĂ© internationale s’est fixĂ© Ă  l’horizon 2030. Ces nouvelles donnĂ©es sur les enfants non scolarisĂ©s confirment les derniĂšres projections de l’UNESCO : si les tendances actuelles se poursuivent, un enfant sur six restera non scolarisĂ© dans les cycles primaire et secondaire en 2030, tandis que six jeunes sur dix seulement achĂšveront l’enseignement secondaire.  Ces nouvelles donnĂ©es soulignent Ă©galement l’écart entre les pays les plus riches et les plus pauvres. Dans ceux Ă  faible revenu, 19% des enfants en Ăąge de frĂ©quenter le primaire (ĂągĂ©s de 6 Ă  11 ans environ) ne sont pas scolarisĂ©s, contre seulement 2% dans les pays Ă  revenu Ă©levĂ©. Les Ă©carts se creusent encore davantage pour les adolescents : environ 61% de l’ensemble des jeunes ĂągĂ©s de 15 Ă  17 ans ne sont pas scolarisĂ©s dans les pays Ă  faible revenu, contre 8% dans les pays Ă  revenu Ă©levĂ©. Â« Les filles continuent de faire face aux plus gros obstacles Â», relĂšve la Directrice gĂ©nĂ©rale de l’UNESCO, Audrey Azoulay. « Selon nos projections, 9 millions de filles en Ăąge de frĂ©quenter le cycle primaire ne seront jamais scolarisĂ©es ou ne mettront jamais les pieds dans une salle de classe, contre environ 3 millions de garçons. Sur ces 9 millions de filles, 4 millions vivent en Afrique subsaharienne, oĂč la situation est encore plus prĂ©occupante. Nous devons donc continuer de maniĂšre prioritaire Ă  concentrer nos efforts sur l'Ă©ducation des filles et des femmes Â», ajoute-t-elle.  Â« Nous n’avons que 11 ans pour respecter l’engagement pris avec les Objectifs de dĂ©veloppement durable selon laquelle tout enfant soit scolarisĂ© et bĂ©nĂ©ficie rĂ©ellement d’un enseignement. Ces nouvelles donnĂ©es nous montrent pourtant qu’annĂ©e aprĂšs annĂ©e la situation reste inchangĂ©e en terme d’accĂšs et de qualitĂ© de l’enseignement Â», constate la directrice de l’ISU, Silvia Montoya. « Ces dĂ©fis ne sont pas insurmontables. Ils peuvent l’ĂȘtre Ă  la fois par une action plus Ă©nergique et un financement accru. Nous avons besoin d'un vĂ©ritable engagement de la part de chaque gouvernement, soutenu par de vĂ©ritables moyens financiers, pour que le rĂ©sultat soit au rendez-vous. Â» Bien que les chiffres semblent avoir baissĂ© par rapport Ă  2017, lorsque 262 millions d’enfants n’avaient pas accĂšs Ă  l’école, cette diminution est due en grande partie au changement de mĂ©thode de calcul de ces indicateurs. Comme l’indique un nouveau document, ne sont plus comptabilisĂ©s comme Ă©tant non scolarisĂ©s les enfants en Ăąge de l’ĂȘtre, mais qui frĂ©quentent le prĂ©scolaire et non l’école primaire*, ce qui ne change cependant pas le taux gĂ©nĂ©ral d’enfants non scolarisĂ©s. Ă€ une semaine de l’AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale des Nations Unies qui examinera les progrĂšs accomplis en matiĂšre d’Objectifs de dĂ©veloppement durable et dĂ©battra des financements nĂ©cessaires Ă  leur rĂ©alisation, les statistiques de l’ISU, organisme dĂ©positaire des donnĂ©es de l’Objectif 4, attestent de l’urgence qu’il y a Ă  agir si l’on veut atteindre une Ă©ducation de qualitĂ© pour tous. Cet objectif demeure rĂ©alisable Ă  condition que de nouveaux efforts soient consentis et que des donnĂ©es plus complĂštes et plus fiables soient recueillies afin de suivre au plus prĂšs les progrĂšs en matiĂšre d'accĂšs et de rĂ©ussite scolaires. *Auparavant, tous les enfants en Ăąge de frĂ©quenter le primaire (6 Ă  11 ans environ) qui n’étaient pas inscrits dans le primaire ou le secondaire Ă©taient comptabilisĂ©s comme non scolarisĂ©s. Cela comprenait les enfants en Ăąge de frĂ©quenter le primaire qui restaient inscrits dans l’éducation prĂ©scolaire. En supprimant ce groupe relativement petit d’enfants (rĂ©sidant majoritairement dans les pays Ă  revenu Ă©levĂ©), le nombre total d’enfants non scolarisĂ©s en Ăąge de frĂ©quenter le primaire a diminuĂ© d’environ 4,6 millions. URL:https://fr.unesco.org/news/lunesco-donne-lalerte-si-mesures-urgentes-ne-sont-pas-prises-12-millions-denfants-niront-0  Default news image L’éducation des rĂ©fugiĂ©s en crise : Plus de la moitiĂ© des enfants rĂ©fugiĂ©s Ă  travers le monde ne sont pas scolarisĂ©s 23 octobre 2019 Sur les 7,1 millions d’enfants rĂ©fugiĂ©s d’ñge scolaire, 3,7 millions, soit plus de la moitiĂ©, ne vont pas Ă  l’école, indique le HCR, l’Agence des Nations Unies pour les rĂ©fugiĂ©s, dans un rapport publiĂ© ce jour. Selon le rapport intitulĂ© « Redoubler d’efforts : L’éducation des rĂ©fugiĂ©s en crise », plus les enfants grandissent, plus les obstacles qui les empĂȘchent d'accĂ©der Ă  l'Ă©ducation deviennent difficiles Ă  surmonter : seulement 63% des enfants rĂ©fugiĂ©s frĂ©quentent l'Ă©cole primaire, contre 91% dans le monde. À travers le monde, 84% des adolescents effectuent des Ă©tudes secondaires, contrairement Ă  24% des rĂ©fugiĂ©s seulement. Â« L’école accorde une deuxiĂšme chance aux rĂ©fugiĂ©s », dĂ©clare Filippo Grandi, le Haut Commissaire des Nations Unies pour les rĂ©fugiĂ©s. « Nous manquons Ă  notre devoir Ă  l’égard des rĂ©fugiĂ©s en ne leur donnant pas la possibilitĂ© de dĂ©velopper les compĂ©tences et les connaissances qui leur sont nĂ©cessaires pour prĂ©parer leur avenir. » La chute marquĂ©e de la frĂ©quentation scolaire des rĂ©fugiĂ©s entre le primaire et le secondaire est la consĂ©quence directe du manque de financements pour l’éducation des rĂ©fugiĂ©s. C’est pourquoi le HCR appelle les gouvernements, le secteur privĂ©, les organisations Ă©ducatives et les donateurs Ă  accorder leur soutien financier Ă  une nouvelle initiative visant Ă  relancer l’éducation secondaire pour les rĂ©fugiĂ©s. Â« Nous devons investir dans l’éducation des rĂ©fugiĂ©s. Le cas Ă©chĂ©ant, nous devrons supporter le coĂ»t d’une gĂ©nĂ©ration de jeunes condamnĂ©s Ă  grandir sans pouvoir s’assumer, trouver du travail ou contribuer pleinement Ă  leurs communautĂ©s », ajoute Filippo Grandi. L’initiative pour l’éducation secondaire est axĂ©e sur la construction et la restauration de bĂątiments scolaires, la formation d’enseignants et l’apport d’un soutien financier aux familles rĂ©fugiĂ©es afin qu’elles puissent couvrir les dĂ©penses liĂ©es Ă  la scolarisation de leurs enfants. Ce nouveau rapport demande Ă©galement que les rĂ©fugiĂ©s soient inclus dans les systĂšmes nationaux d’éducation — plutĂŽt que de les cantonner dans des Ă©coles parallĂšles informelles. Il faut Ă©galement les autoriser Ă  suivre les programmes d’enseignement officiels et reconnus dans l’enseignement prĂ©-primaire, primaire et secondaire. Ils pourront ainsi acquĂ©rir des qualifications reconnues, le seul tremplin vers l’accĂšs Ă  l’universitĂ© ou Ă  la formation professionnelle supĂ©rieure. Ă€ l’heure actuelle, mĂȘme si les adolescents rĂ©fugiĂ©s parviennent Ă  surmonter les obstacles pour accĂ©der au secondaire, seulement 3% d’entre eux seront assez chanceux pour dĂ©crocher une place dans un Ă©tablissement d’enseignement supĂ©rieur. C’est bien peu en comparaison des 37% qui en ont la possibilitĂ© Ă  travers le monde. Le HCR appelle Ă©galement Ă  une position plus rĂ©aliste de la part des Ă©tablissements scolaires, des universitĂ©s et des ministĂšres de l’éducation en ce qui concerne les documents exigĂ©s pour l’inscription. De nombreux rĂ©fugiĂ©s se voient refuser l’accĂšs Ă  l’école car ils ont laissĂ© derriĂšre eux leurs certificats de scolarisation et d’examens ainsi que leurs papiers d’identitĂ© quand ils ont fui leur foyer. MĂȘme lorsque ces documents sont en leur possession, certains pays hĂŽtes refusent de reconnaĂźtre les certificats dĂ©livrĂ©s dans les pays d’origine des rĂ©fugiĂ©s. Il est urgent d’apporter une Ă©ducation aux enfants rĂ©fugiĂ©s Ă  travers le monde. À la fin 2018, il y avait plus de 25,9 millions de rĂ©fugiĂ©s dans le monde, dont 20,4 millions relĂšvent de la compĂ©tence du HCR. La moitiĂ© environ Ă©tait ĂągĂ©e de moins de 18 ans et ils Ă©taient des millions dans des situations de crise prolongĂ©e, avec peu d’espoir de retour dans leur pays dans un avenir proche. Mobiliser des soutiens en vue de l’initiative pour l’éducation secondaire sera l’un des axes clĂ©s du prochain Forum mondial sur les rĂ©fugiĂ©s qui se tiendra en dĂ©cembre 2019, offrant une occasion dĂ©cisive de renforcer la rĂ©ponse collective des pays Ă  travers le monde envers les crises de rĂ©fugiĂ©s.  URL:https://www.unhcr.org/fr/news/press/2019/8/5d68cd88a/leducation-refugies-crise-moitie-enfants-refugies-travers-monde-ne-scolarises.html  Default news image Les villes apprenantes : moteurs de l’inclusion et de la durabilitĂ© 22 octobre 2019 Aujourd’hui, plus de la moitiĂ© de l’humanitĂ© – 3,5 milliards de personnes – vit dans des villes, et l’on estime que 5 milliards de personnes vivront dans des zones urbaines d’ici Ă  2030. De nombreuses villes Ă  travers le monde sont confrontĂ©es Ă  des dĂ©fis majeurs dans la gestion de l’urbanisation rapide, ce qui a de graves consĂ©quences sur la fourniture d’une Ă©ducation de qualitĂ© pour tous. Les villes apprenantes permettent aux individus de tous Ăąges et de tous milieux socio-Ă©conomiques et culturels de bĂ©nĂ©ficier d’une Ă©ducation inclusive de qualitĂ© ainsi que d’opportunitĂ©s d’apprentissage tout au long de la vie. Qu’est-ce qu’une ville apprenante ? Les villes apprenantes fournissent de bonnes pratiques et politiques en faveur du dĂ©veloppement durable Ă  diffĂ©rents niveaux, notamment au travers de l’apprentissage tout au long de la vie. Elles sont plus Ă©quitables, solidaires et pacifiques, et deviennent Ă  terme plus durables. Les villes peuvent ĂȘtre des pĂŽles de politiques publiques oĂč les administrations locales donnent aux communautĂ©s et aux acteurs sociaux les moyens de s’engager dans des stratĂ©gies et des programmes d’apprentissage tout au long de la vie. Une ville apprenante :  mobilise efficacement ses ressources dans tous les secteurs afin de promouvoir un apprentissage inclusif de l’éducation de base Ă  l’enseignement supĂ©rieur, ravive l’apprentissage au sein des familles et des communautĂ©s, facilite l’apprentissage pour l’emploi et au travail, Ă©tend l’usage des techniques modernes d’apprentissage, renforce la qualitĂ© et l’excellence dans l’apprentissage, et favorise une culture de l’apprentissage tout au long de la vie. Ce faisant, la ville favorise l’autonomisation individuelle et la cohĂ©sion sociale, le dĂ©veloppement Ă©conomique et la prospĂ©ritĂ© culturelle ainsi que le dĂ©veloppement durable. Que font les villes apprenantes pour assurer l’équitĂ© et l’inclusion ? Pour assurer l’équitĂ© et l’inclusion, les villes apprenantes :  offrent des possibilitĂ©s pĂ©dagogiques alternatives pour tous les citoyens, et en particulier pour les groupes vulnĂ©rables qui ne suivent pas un parcours scolaire ou une formation formelle, pour leur donner l’opportunitĂ© d’acquĂ©rir des compĂ©tences en lecture et Ă©criture, ainsi que d’autres compĂ©tences basiques et professionnelles, et des opportunitĂ©s d’éducation pour adultes ; proposent des cours en ligne Ă  titre gratuit qui permettent Ă  tous de suivre des cours sur une grande variĂ©tĂ© de sujets, notamment sur les questions communautaires ; crĂ©ent des collĂšges pour les migrants, qui permettent aux travailleurs migrants d’obtenir des qualifications professionnelles et ainsi de mieux s’intĂ©grer dans la sociĂ©tĂ© ; promeuvent les initiatives d’apprentissage intergĂ©nĂ©rationnel pour rapprocher les Ă©lĂšves et les adultes ; offrent des services d’orientation professionnelle, en particulier aux femmes, pour les encourager Ă  obtenir des niveaux de qualification plus Ă©levĂ©s, et des postes de direction ; crĂ©ent des bibliothĂšques mobiles pour offrir des possibilitĂ©s de lecture Ă  tous, et particuliĂšrement pour les personnes en situation de handicap, les seniors, et les enfants en Ăąge prĂ©scolaire ; utilisent les centres culturels comme des lieux d’apprentissage, qui combinent culture, art et apprentissage et organisent des projets collaboratifs entre les institutions pĂ©dagogiques et culturelles, afin de permettre Ă  tous de dĂ©couvrir leur patrimoine culturel et de promouvoir la tolĂ©rance interculturelle ; Ă©tablissent des dispositifs de mobilisation des bĂ©nĂ©voles dotĂ©s d’une formation pour encourager les rĂ©sidents susceptibles de souffrir d’isolement (notamment les seniors ou les personnes en situation de handicap) Ă  participer Ă  des activitĂ©s culturelles, des ateliers d’arts, des activitĂ©s sportives, etc. ; crĂ©ent des « rĂ©seaux de participation citoyenne Â» pour encourager les citoyens Ă  prendre part au processus de prise de dĂ©cision de la ville et utilisent les rĂ©seaux sociaux et les technologies modernes pour encourager davantage de participation. Qu’est-ce que le RĂ©seau mondial UNESCO des villes apprenantes ? Le RĂ©seau mondial UNESCO des villes apprenantes est un rĂ©seau d’envergure internationale axĂ© sur les politiques, comprenant actuellement 170 villes membres actifs dans 53 pays, qui fournit inspiration, savoir-faire et bonnes pratiques. Il est coordonnĂ© par l’Institut de l’UNESCO pour l’apprentissage tout au long de la vie. Le rĂ©seau soutient les villes membres en : stimulant le dialogue sur les politiques et l’apprentissage par les pairs entre les villes membres ; identifiant les stratĂ©gies efficaces et les bonnes pratiques ; favorisant les partenariats ; perfectionnant les capacitĂ©s ; et en Ă©laborant des outils et des instruments pour concevoir et mettre en Ɠuvre les stratĂ©gies des villes apprenantes et en assurer le suivi. Quels sont les bons exemples de villes apprenantes ? 170 villes dans 53 pays Ă  travers le monde sont actuellement des membres actifs du rĂ©seau des villes apprenantes. Elles fournissent toutes des politiques et des pratiques remarquables en matiĂšre d’apprentissage tout au long de la vie. Le 30 septembre 2019, dix d’entre elles seront rĂ©compensĂ©es du Prix de la ville apprenante 2019, avant l’ouverture de la ConfĂ©rence de MedellĂ­n(link is external). En savoir plus sur les villes laurĂ©ates du Prix de la ville apprenante 2019.Que se passera-t-il Ă  la quatriĂšme ConfĂ©rence internationale sur les villes apprenantes Ă  MedellĂ­n ?Du 1er au 3 octobre 2019, 350 reprĂ©sentants gouvernementaux, reprĂ©sentants de municipalitĂ©s et experts de l’éducation du monde entier seront rĂ©unis Ă  MedellĂ­n, en Colombie, afin d’identifier, d’échanger et de passer en revue les politiques et les pratiques d’apprentissage tout au long de la vie efficaces qui permettent de bĂątir des villes inclusives, sĂ»res, rĂ©silientes et durables.À l’issue de la ConfĂ©rence, les participants adopteront le Manifeste de MedellĂ­n, qui esquissera les prochaines Ă©tapes de l’action future des villes apprenantes pour amĂ©liorer l’inclusion par l’apprentissage tout au long de la vie.Le 3 octobre 2019, des visites sur le terrain guidĂ©es par le Maire de MedellĂ­n mettront en lumiĂšre les programmes d’apprentissage tout au long de la vie mis en Ɠuvre dans la ville de MedellĂ­n. Les participants dĂ©couvriront comment MedellĂ­n, qui prĂ©sentait auparavant l’un des taux de criminalitĂ© les plus Ă©levĂ©s au monde, a rĂ©ussi Ă  devenir une ville innovante offrant des possibilitĂ©s d’apprentissage Ă©galement aux groupes marginalisĂ©s.  URL:https://en.unesco.org/news/learning-cities-drivers-inclusion-and-sustainability  © UNICEF Patrick Brown Deux ans aprĂšs l'exode, les jeunes Rohingya « dĂ©sespĂ©rĂ©s » ont besoin d'Ă©ducation et de compĂ©tences : l'UNICEF 22 octobre 2019 La lutte quotidienne pour la survie des Rohingya du Myanmar dans l'un des plus grands camps de rĂ©fugiĂ©s du monde a provoquĂ© un dĂ©sespoir « insupportable Â» et compromis les espoirs de toute une gĂ©nĂ©ration, a dĂ©clarĂ© vendredi Ă  la tĂȘte du Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF), Henrietta Fore. Dans un rapport soulignant deux ans aprĂšs l'arrivĂ©e d'environ 745 000 civils Rohingya au Bangladesh - aprĂšs avoir fui la persĂ©cution et la violence dirigĂ©es par l'État au Myanmar - le directrice exĂ©cutive Fore, a appelĂ© Ă  un investissement urgent dans l'Ă©ducation et la formation professionnelle.« La simple survie ne suffit pas Â» Â« Pour les enfants et les jeunes Rohingya au Bangladesh, la simple survie ne suffit pas », a-t-elle dĂ©clarĂ©. « Il est absolument essentiel qu’ils bĂ©nĂ©ficient de la qualitĂ© de l’apprentissage et du dĂ©veloppement des compĂ©tences dont ils ont besoin pour assurer leur avenir Ă  long terme. »   En l'absence de possibilitĂ©s d'apprentissage adĂ©quates, les jeunes peuvent devenir la proie des trafiquants de drogue et des trafiquants qui proposent de faire sortir clandestinement l'ethnie Rohingya « dĂ©sespĂ©rĂ©e » du Bangladesh, a averti le rapport de l'ONU. L’éducation « peut aider Ă  Ă©viter les risques » Les femmes et les filles se trouvent victimes d’harcĂšlements et d’abus, surtout la nuit, a prĂ©cisĂ© l’UNICEF, ajoutant que l’un des objectifs de l’organisme, par le biais de l’éducation, Ă©tait de donner aux adolescents, les compĂ©tences dont ils ont besoin pour rĂ©agir vis-Ă -vis « de nombreux risques », y compris le mariage prĂ©coce des filles. Outre le camp de Kutupalong au Bangladesh, oĂč vivent environ 630 000 personnes, des centaines de milliers de personnes supplĂ©mentaires, ont trouvĂ© refuge dans une douzaine de camps, situĂ©s dans la rĂ©gion de Cox’s Bazar, prĂšs de la frontiĂšre avec le Myanmar. Les humanitaires, tels que l'UNICEF, ont souvent qualifiĂ© les conditions de vie de pĂ©rilleuses, soulignant les effets dĂ©vastateurs des pluies de la mousson sur les abris fragiles en bambou et en bĂąche. Entre le 21 avril et le 18 juillet de cette annĂ©e, les autoritĂ©s des camps de rĂ©fugiĂ©s ont enregistrĂ© 42 blessĂ©s et 10 morts, dont six enfants, en raison du climat de mousson, selon l'UNICEF. Selon le HCR, des services publics de base ont Ă©tĂ© fournis Ă  Cox's Bazar, notamment les soins de santĂ©, la nutrition, l'eau, l'assainissement et l'hygiĂšne, sous la direction du Bangladesh. Â« Mais alors que la crise des rĂ©fugiĂ©s s’éternise, les enfants et les jeunes rĂ©clament plus que la simple survie ; ils veulent une Ă©ducation de qualitĂ©, qui puisse ouvrir la voie Ă  un avenir plus prometteur », insiste le rapport de l'UNICEF. Selon l'agence, environ 280 000 enfants ĂągĂ©s de 4 Ă  14 ans bĂ©nĂ©ficient dĂ©sormais d'un soutien pĂ©dagogique. Sur ce nombre, 192 000 d'entre eux se voient rĂ©partis dans 2 167 centres d'apprentissage, mais plus de 25 000 enfants « ne participent Ă  aucun programme d'apprentissage », a notĂ© l'agence. Most 15 to 18-year-olds miss out on school More worrying still, nearly all 15 to 18-year-olds are “not attending any type of educational facility”, UNICEF said, before highlighting the case of one Kutupalong resident, Abdullah, 18. â€œI studied six subjects back in Myanmar,” Abdullah says. “But when I arrived here, there was no way I could continue. If we do not get education in the camps, I think our situation is going to be dire.” In an appeal to the Governments of Bangladesh and Myanmar, UNICEF and other agencies are calling for the use of national educational resources – curricula, training manuals and assessment methods – to help provide more structured learning for Rohingya children. â€œProviding learning and training materials is a huge task and can only be realized with the full backing of a range of partners,” UNICEF chief Ms. Fore said. “But the hopes of a generation of children and adolescents are at stake. We cannot afford to fail them.” La plupart des jeunes de 15 Ă  18 ans ne vont pas Ă  l'Ă©cole Plus inquiĂ©tant encore, presque tous les jeunes ĂągĂ©s de 15 Ă  18 ans « ne frĂ©quentent aucun type d’établissement d’enseignement », a dĂ©clarĂ© l’UNICEF avant de rappeler le cas d’un rĂ©sident de Kutupalong, Abdullah, 18 ans. Â« J'ai Ă©tudiĂ© six matiĂšres au Myanmar », explique Abdullah. « Mais quand je suis arrivĂ© ici, je ne pouvais pas continuer. Si nous ne recevons pas d'Ă©ducation dans les camps, je pense que notre situation va ĂȘtre dĂ©sastreuse. » Dans le cadre d'un appel lancĂ© aux gouvernements du Bangladesh et du Myanmar, l'UNICEF et d'autres agences ont appelĂ© Ă  l'utilisation de ressources Ă©ducatives nationales - programmes d'enseignement, manuels de formation et mĂ©thodes d'Ă©valuation - pour aider Ă  fournir un apprentissage plus structurĂ© aux enfants rohingyas. Â« Fournir du matĂ©riel d'apprentissage et de formation est une tĂąche Ă©norme et ne peut ĂȘtre rĂ©alisĂ©e qu'avec le soutien total de nombreux partenaires Â», a dĂ©clarĂ© la chef de l'UNICEF, Mme Fore. « Mais les espoirs d’une gĂ©nĂ©ration d’enfants et d’adolescents sont en jeu. Nous ne pouvons pas nous permettre d’échouer. Â»  URL:https://news.un.org/en/story/2019/08/1044321  © World Bank/ Sarah Farhat « Nous sommes confrontĂ©s Ă  une crise de l'apprentissage », prĂ©vient le chef de l'ONU lors de la JournĂ©e internationale de la jeunesse 22 octobre 2019 Transformer l'Ă©ducation consiste au thĂšme de cette annĂ©e, qui intervient Ă  un moment oĂč le monde se voit confrontĂ© Ă  une « crise de l'apprentissage Â», dĂ©clare M. Guterres, et les Ă©tudiants doivent non seulement apprendre, « mais aussi apprendre Ă  apprendre Â». Le DĂ©partement des affaires Ă©conomiques et sociales des Nations Unies (DESA), qui co-organise la JournĂ©e avec l'Organisation des Nations Unies pour l'Ă©ducation, la science et la culture (UNESCO), affirme que les statistiques dĂ©montrent que des transformations importantes se trouvent encore nĂ©cessaires pour rendre les systĂšmes Ă©ducatifs plus inclusifs et accessibles : 10% seulement des personnes ont terminĂ© le deuxiĂšme cycle de l'enseignement secondaire dans les pays Ă  faible revenu ; 40% de la population mondiale ne reçoit guĂšre ses cours dans une langue qu’elle parle ou comprend parfaitement ; et plus de 75% des rĂ©fugiĂ©s d’ñge secondaire, se trouvent non scolarisĂ©s. Assurer l'accĂšs Ă  une Ă©ducation inclusive et Ă©quitable, et promouvoir l'apprentissage tout au long de la vie, consistent en un des objectifs du Programme de dĂ©veloppement durable, horizon 2030 des Nations Unies. La JournĂ©e internationale de la jeunesse 2019 prĂ©sentera des exemples illustrant que l'Ă©ducation Ă©volue pour relever les dĂ©fis modernes. Le rĂŽle des jeunes, en tant que champions de l'Ă©ducation inclusive et accessible, s’avĂšre Ă©galement mis de l’avant, car les organisations dirigĂ©es par des jeunes aident Ă  transformer l'Ă©ducation, par le biais des lobbyings, de plaidoyers et de partenariats avec des Ă©tablissements d'enseignement. Â« L’éducation aujourd’hui doit combiner connaissances, compĂ©tences de vie et pensĂ©e critique », a dĂ©clarĂ© M. Guterres. « Il devrait inclure des informations sur la durabilitĂ© et le changement climatique. Et cela devrait faire progresser l'Ă©galitĂ© des sexes, les droits de l'homme et une culture de la paix ». Tous ces Ă©lĂ©ments sont inclus dans Jeunesse 2030, la stratĂ©gie des Nations Unies pour intensifier les actions mondiales, rĂ©gionales et nationales afin de rĂ©pondre aux besoins des jeunes, faire valoir leurs droits et exploiter leurs possibilitĂ©s en tant qu’agents de changement. URL:https://news.un.org/en/story/2019/08/1044091 © Getty images/AlexLinch La maltraitance des collĂ©giens, un incubateur de haine 22 octobre 2019 Cette image publiĂ©e sur la page Facebook Anti-Sotus, illustre une activitĂ© d’initiation qui a pris place au dĂ©but du mois au dĂ©partement d’ingĂ©nierie mĂ©canique et aĂ©rospatiale de l’UniversitĂ© de technologie du Roi Mongkut, Ă  Bangkok. Les photos choquent. La premiĂšre montre des jeunes hommes en sous-vĂȘtements allongĂ©s sur la plage ; dans le second cas, un homme lĂšche apparemment du ketchup dans la poitrine d’un autre. Une troisiĂšme montre des hommes alignĂ©s sur deux rangĂ©es, semblant simuler des activitĂ©s sexuelles.Les images ont Ă©tĂ© publiĂ©es sur la page Facebook Anti-Sotus, qui s'oppose au credo d'anciennetĂ©, d'ordre, de tradition, d'unitĂ© et d'esprit, censĂ©s encourager les liens d'Ă©tudiants dans les universitĂ©s. Selon cette page, les photos divulguĂ©es provenaient d’une activitĂ© d’initiation organisĂ©e au dĂ©but du mois pour les Ă©tudiants de premiĂšre annĂ©e du dĂ©partement de gĂ©nie mĂ©canique et aĂ©rospatial de l’UniversitĂ© de technologie King Mongkut, Ă  Bangkok. Les photos se sont rĂ©pandues telle une traĂźnĂ©e de poudre sur les mĂ©dias sociaux, a Ă©tĂ© rapportĂ©e par les agences de presse, et a provoquĂ© l'indignation publique. La page Anti-Sotus elle-mĂȘme, a publiĂ© une dĂ©claration contenant un ensemble de revendications, y compris une enquĂȘte Ă  ce sujet. Le ministĂšre n'a pas tardĂ© Ă  rĂ©agir en y allant de sa propre dĂ©claration, affirmant ne pas ĂȘtre au courant de cette activitĂ© « privĂ©e », et qu'une enquĂȘte se tient prĂ©sentement Ă  cet effet. Ce n'est pas la premiĂšre fois que de telles activitĂ©s d'initiation, appelĂ©es rub nong en thaĂŻ, se traduisant par « accueillir les jeunes », provoquent une colĂšre publique gĂ©nĂ©ralisĂ©e. Le problĂšme existe depuis longtemps dans la sociĂ©tĂ© thaĂŻlandaise, les mĂ©dias sociaux permettant de partager facilement des anecdotes, des preuves photographiques et d’amplifier la prise de conscience publique. Le monde en ligne sert Ă©galement de forum de discussion publique et d’indignation.Quelques recherches sur Internet gĂ©nĂšrent une longue liste de rituels d'initiation, comprenant des activitĂ©s non hygiĂ©niques, de l'humiliation, du harcĂšlement et des violences physiques sous diffĂ©rentes formes d'intimidation dĂ©shumanisante. Certains incluent des Ă©tudiants obligĂ©s de passer des bonbons de bouche Ă  bouche, d’embrasser le sol et de manger un mĂ©lange de nourriture ressemblant Ă  des excrĂ©ments. D'autres rapports dĂ©taillent des abus verbaux, de la violence physique et du harcĂšlement sexuel. Les Ă©lĂšves de sexe masculin se voient exposĂ©s Ă  des activitĂ©s plus violentes et, de maniĂšre alarmante, certains rituels se retrouvent Ă©galement, dans les Ă©coles secondaires. Les plus jeunes Ă©tudiants n'ont pas le choix. L'absence ou le refus de participer peut avoir des consĂ©quences nĂ©gatives, telles que d’ĂȘtre ignorĂ© ou ostracisĂ© de la part des pairs et d'Ă©tudiants de niveau supĂ©rieur. Alors que les Ă©tablissements d’enseignement ont gĂ©nĂ©ralement pour politique de lutter contre les rituels violents et dĂ©gradants, ces pratiques continuent de sĂ©vir, en secret. Lorsqu'un dĂ©nonciateur laisse Ă©chapper des preuves d'abus au public, une chasse aux sorciĂšres s'ensuit. Ironiquement, mais sans surprise, le cycle se perpĂ©tue, dans la terreur, certains Ă©tudiants de premiĂšre annĂ©e souhaitant ou faisant pression, pour continuer de perpĂ©tuer cet hĂ©ritage, en vue de construire des relations de pouvoir, lorsqu’ils accĂšdent Ă  la deuxiĂšme annĂ©e de leur programme.Les activitĂ©s d'initiation aideraient les Ă©tudiants Ă  crĂ©er des liens, mais cette union se concrĂ©tise Ă  un prix fort Ă©levĂ©. Les initiations impliquant des manifestations de violences et des brimades dans l’enseignement supĂ©rieur ne se rĂ©alisent guĂšre seulement en ThaĂŻlande, et touchent les victimes de nombreuses façons, notamment, par des traumatismes psychologiques, qui durent toute la vie, ou dans des cas extrĂȘmes, occasionnent des dĂ©cĂšs. Dans une affaire trĂšs mĂ©diatisĂ©e en 2014, un Ă©tudiant ĂągĂ© de 16 ans, est mort lors d'un Ă©tourdissement sur une plage de Prachuap Kiri Khan ; une autre jeune fille de 19 ans s'est retrouvĂ©e aux soins critiques, aprĂšs avoir failli se noyer Ă  Chon Buri, en 2016. Le Rapport mondial 2017 de l’UNESCO, portant sur la violence et l’intimidation Ă  l’école, revĂȘt une importance particuliĂšre, concernant ce mal social, dĂ©taillant les consĂ©quences de la violence et de l’intimidation. En ce qui concerne les rĂ©sultats scolaires, les consĂ©quences suivantes, fourmillent : absence des cours, mauvais rĂ©sultats scolaires et dĂ©crochage scolaire. Quant Ă  la santĂ© mentale et Ă©motionnelle, les victimes se trouvent plus susceptibles de vivre des difficultĂ©s interpersonnelles, d’ĂȘtre dĂ©primĂ©es, d’avoir une faible estime de soi, voire mĂȘme de tenter de se suicider. Les environnements d'apprentissage non sĂ©curisĂ©s crĂ©ent un climat de peur et d'insĂ©curitĂ©, en plus de la perception que le bien-ĂȘtre des Ă©tudiants, importe peu. La qualitĂ© de l'Ă©ducation en rĂ©sulte comme gravement compromise. Quelles sont les solutions ? Le rapport suggĂšre plusieurs rĂ©ponses pour traiter ce type de problĂšme. Élaborer et appliquer des lois et des politiques qui protĂšgent les apprenants de la violence et de l’intimidation. CrĂ©er des environnements d'apprentissage sĂ»rs et inclusifs. Former les membres du personnel enseignant Ă  utiliser des approches de programme qui prĂ©viennent la violence, et Ă  rĂ©agir de maniĂšre appropriĂ©e aux incidents. Sensibiliser Ă  l'impact nĂ©gatif de la violence et de l'intimidation. Fournir des mĂ©canismes de signalement confidentiels et des conseils. Mettre en Ɠuvre la collecte et la surveillance des donnĂ©es. Et la liste continue. En ThaĂŻlande, cependant, ces rituels dĂ©gradants persistent. Quand ces abus se produisent, les gens deviennent furieux. Les Ă©tablissements d’enseignement rĂ©pondent en mettant en Ɠuvre des mesures rĂ©glementaires. Cependant, lorsque le feu s’éteint, tout le monde oublie. La rĂ©glementation s’assouplie et un comportement mĂ©chant, voire davantage mĂ©chant, se reproduit. Le cycle se poursuit depuis des dĂ©cennies. Comment pouvons-nous y mettre fin? Le dernier scandale se trouve Ă  nouveau, une occasion pour la sociĂ©tĂ© de s’unir et de promettre que cette culture initiatique abusive, prenne fin. Les instituts d’enseignement et les membres du corps enseignant se voient contraints de crĂ©er un prĂ©cĂ©dent, montrant que les rituels violents ne peuvent ĂȘtre acceptĂ©s, et non pas simplement, ignorer de tels incidents. Ces Ă©tudiants finiront par sortir du systĂšme Ă©ducatif et contribueront Ă  la sociĂ©tĂ©. S'agit-il de valeurs et de comportements que nous souhaitons renforcer dans notre sociĂ©tĂ©? Les parents et le public ne doivent pas non plus tolĂ©rer les activitĂ©s abusives et peuvent agir en exhortant les Ă©coles et les universitĂ©s Ă  agir et Ă  crĂ©er des espaces d'apprentissage sĂ©curitaires pour tous. Les mĂ©dias sociaux peuvent consister en une plate-forme pour plaider en faveur d'une culture d'initiations plus favorables, et pour faire campagne contre la violence et l'intimidation. Les Ă©tudiants jouent un rĂŽle important. Les Ă©tudiants de premiĂšre annĂ©e doivent se dĂ©fendre avec assurance pour protĂ©ger leur bien-ĂȘtre et leur dignitĂ©, mais ils doivent bĂ©nĂ©ficier d'un meilleur soutien. Il importe de noter que les Ă©tudiants de niveau supĂ©rieur doivent assumer la responsabilitĂ© de leurs actes. Il n'existe aucune raison pour que les rituels de friction soient axĂ©s sur la dĂ©gradation et le sadisme.Ce problĂšme existe depuis longtemps. Les solutions constructives subsistent. Faisons davantage d’efforts pour que les Ă©tablissements d’enseignement constituent en des pĂ©piniĂšres Ă  l’intĂ©gritĂ© et Ă  la paix. URL:https://bangkok.unesco.org/content/abuse-junior-students-incubator-hatred © UIS DonnĂ©es Ă  fournir pour les femmes 22 octobre 2019 L'Ă©galitĂ© des sexes constitue une prioritĂ© essentielle pour suivre les progrĂšs accomplis dans la rĂ©alisation de tous les objectifs de dĂ©veloppement durable (ODD), y compris l'ODD 4 : Assurer l’accĂšs de tous Ă  une Ă©ducation de qualitĂ©, sur un pied d’égalitĂ©, et promouvoir les possibilitĂ©s d’apprentissage tout au long de la vie. Si un indicateur de l’éducation peut ĂȘtre ventilĂ© par genre, l’Institut de statistiques de l’UNESCO (ISU), le ventile : des inscriptions prĂ©scolaires aux doctorats, et du pourcentage de femmes enseignantes Ă  la prĂ©sence Ă©gale des femmes chercheures dans les cours en science, en technologies, en ingĂ©nierie et en mathĂ©matiques (STIM).S'il existe diffĂ©rentes tendances pour les filles et les garçons d'Ăąges diffĂ©rents au cours de leur cheminement dans le systĂšme Ă©ducatif, nous voulons savoir pourquoi. Nous examinons attentivement les donnĂ©es mondiales pour vĂ©rifier si les filles apprennent dans des Ă©coles sĂ©curitaires, et qui leur offrent tout le soutien dont elles ont besoin. Et si les filles ne sont pas scolarisĂ©es, nous voulons savoir oĂč elles se trouvent, combien elles sont, et pourquoi elles ne frĂ©quentent pas l’école. L’ISU a mis Ă  jour son eAtlas de l’inĂ©galitĂ© des genres en Ă©ducation, en vue de le faire coĂŻncider avec les thĂšmes abordĂ©s dans le cadre de la confĂ©rence Women Deliver. Les cartes interactives constituent une ressource unique et instantanĂ©e, contenant des donnĂ©es sur toutes ces questions. 1. Pouvoir individuel  L'Ă©ducation s’avĂšre essentielle au pouvoir individuel. Tant que l’accĂšs Ă  l’éducation s’avĂšre inĂ©gale, il est difficile, voire impossible, d’imaginer un monde oĂč le pouvoir se partage Ă©quitablement, entre hommes et femmes, et lĂ  oĂč les objectifs de dĂ©veloppement durable ont Ă©tĂ© atteints. ConsidĂ©rez les avantages, qui couvrent tous les ODD, de la rĂ©duction de la pauvretĂ© Ă  la crĂ©ation de sociĂ©tĂ©s pacifiques. Une seule annĂ©e de scolaritĂ© supplĂ©mentaire peut augmenter les revenus d'une femme de 20%. L'Ă©ducation constitue Ă©galement une protection contre les mariages d'enfants, les mariages prĂ©coces et les mariages forcĂ©s, avec les risques d'accouchement prĂ©coce, de violence et de perspectives limitĂ©es : chaque annĂ©e d'enseignement secondaire rĂ©duit les chances de se marier, en tant qu'enfant, jusqu’à cinq points de pourcentage, voire davantage. Et cela contribue Ă  rĂ©duire la mortalitĂ© infantile : un enfant dont la mĂšre sait lire, a 50% plus de chances de vivre aprĂšs l’ñge de cinq ans. Dans l’ensemble, le monde Ă©volue dans la bonne direction: l’écart entre les sexes en Ă©ducation se rĂ©duit depuis des dĂ©cennies. La majoritĂ© des filles dans le monde achĂšvent maintenant leurs Ă©tudes primaires, et nous nous trouvons proches de la paritĂ© hommes-femmes, Ă  l’ordre primaire. Les filles se trouvent en outre, Ă  l'Ă©cole plus longtemps que jamais, auparavant. Comme le montrent les donnĂ©es de l’ISU se trouvent rĂ©parties sur 50 ans, nous constatons que l’espĂ©rance de vie scolaire des filles, ainsi que le nombre d’annĂ©es qu’elles passent Ă  l’école, augmentent. Il y a 50 ans, une fille qui commençait l’école dans les pays les moins avancĂ©s du monde, ne recevrait que trois ans d’éducation. Aujourd'hui, elle peut s'attendre Ă  frĂ©quenter l’école pendant prĂšs de neuf ans. 2. Pouvoir structurel Nous devons nous attaquer Ă  certains problĂšmes structurels majeurs, concernant la qualitĂ© et l’accĂšs Ă  l’éducation. Dans le monde, on estime Ă  617 millions le nombre d'enfants et d'adolescents qui n'atteignent mĂȘme pas le niveau de compĂ©tence minimal requis en lecture et en mathĂ©matiques. Et nous avons 262 millions d'enfants - un sur cinq - qui ne va pas Ă  l'Ă©cole. Les filles accĂšdent moins que les garçons, Ă  l’ordre secondaire, dans les rĂ©gions les plus pauvres du monde, et les obstacles Ă  leur Ă©ducation, qui commencent au niveau primaire, deviennent de plus en plus difficiles Ă  surmonter. Si vous ĂȘtes une fille d'une famille pauvre, vivant dans un village Ă©loignĂ© ou dans un bidonville urbain, avec un handicap ou d’une communautĂ© marginalisĂ©e, les obstacles peuvent devenir insupportables. En consĂ©quence, seulement 2% des filles les plus pauvres des pays Ă  faible revenu, achĂšvent actuellement, le deuxiĂšme cycle de l'enseignement secondaire, et il existe des disparitĂ©s entre les genres en enseignement secondaire dans les pays du Sud, selon la base de donnĂ©es World Inequality on Education (WIDE), produit commun de l’ISU et du Rapport mondial de suivi sur l’éducation. Dans le monde entier, il y a plus de jeunes femmes que d'hommes, inscrites en enseignement supĂ©rieur - en particulier, dans les pays les plus riches. Mais leur nombre diminue, car beaucoup moins de femmes obtiennent un doctorat, et moins de 30% des chercheurs dans le monde, sont des femmes.  Une partie des solutions consiste Ă  donner aux Ă©coles, aux enseignants et Ă  l’ensemble des systĂšmes Ă©ducatifs, le pouvoir de dispenser une Ă©ducation de haute qualitĂ© Ă  chaque enfant. Cela exige l’équitĂ© dans le cadre de l’accĂšs Ă  la scolarisation, et l’équitĂ© en classe, les filles ayant les mĂȘmes chances que les garçons de participer et d’exceller dans toutes les matiĂšres. Bien entendu, l'Ă©quitĂ© en matiĂšre d'Ă©ducation doit ĂȘtre mesurĂ©e - un domaine dans lequel l'ISU collabore Ă©troitement, avec les agences nationales de statistiques, depuis de nombreuses annĂ©es.L’un des dĂ©fis structurels, qui nĂ©cessite notre attention diligente, consiste Ă  renforcer la capacitĂ© des mĂ©canismes et des modĂšles de collectes de donnĂ©es statistiques - qu’ils relĂšvent du ministĂšre de l’éducation ou des agences nationales de statistiques - afin que les pays en dĂ©veloppement se trouvent mieux outillĂ©s pour rassembler, analyser et rendre compte des progrĂšs des filles dans l'Ă©ducation et leurs apprentissages. Ceci importe particuliĂšrement, dans le cadre des situations de conflits et de crises, oĂč la guerre, l’instabilitĂ©, la fragilitĂ© et les conflits prolongĂ©s, limitent la capacitĂ© d’un gouvernement Ă  rassembler et analyser des preuves. Étant donnĂ© que dans les situations de conflits et de crises, les filles accĂšdent moins ou ne terminent que rarement, leur parcours Ă©ducatif, il s’avĂšre particuliĂšrement prĂ©occupant de trouver des moyens de rassembler avec prĂ©cision, des donnĂ©es ventilĂ©es, et de rendre compte des rĂ©sultats. 3. Le pouvoir des mouvements L'ODD 4 est nĂ© d'une reconnaissance mondiale selon laquelle l'Ă©ducation et l'apprentissage sont essentiels pour progresser dans tous les domaines. L'ISU continue de travailler avec les pays, les partenaires techniques et les donateurs pour produire les donnĂ©es nĂ©cessaires au renforcement du secteur de l'Ă©ducation et garantir que chaque enfant aille Ă  l'Ă©cole et apprenne. Partenaire principal de l’ISU, le gouvernement du Canada est l’un des champions du monde des donnĂ©es statistiques ventilĂ©es par genre. En plus d'appuyer et d'accueillir l'ISU depuis sa crĂ©ation, le gouvernement du Canada a plaidĂ© en faveur de l'approbation en 2018, de la DĂ©claration du G7 de Charlevoix sur une Ă©ducation de qualitĂ© pour les filles, les adolescentes et les femmes dans les pays en dĂ©veloppement, reconnaissant que les donnĂ©es et les preuves contribuaient Ă  l'autonomisation des femmes et des filles, Ă  rĂ©aliser leur potentiel et, par consĂ©quent, Ă  aider le monde Ă  tenir ses engagements vis-Ă -vis des ODD. Nous sommes donc ravis que des dĂ©lĂ©guĂ©s du monde entier se trouvent Ă  Vancouver et espĂ©rons que la confĂ©rence Women Deliver attirera l'attention sur la nĂ©cessitĂ© de disposer de donnĂ©es et de preuves plus nombreuses et mieux ventilĂ©es pour permettre des progrĂšs en matiĂšre d'Ă©ducation et, par extension, des progrĂšs pour les femmes et les filles. URL:http://uis.unesco.org/en/blog/data-deliver-women © UNESCO Bangkok Respecter l'engagement de l'ODD4.a: Donner plus de pouvoir aux apprenants handicapĂ©s 22 octobre 2019 Les personnes handicapĂ©es constitueraient le groupe de personnes constituant la plus grande minoritĂ© au monde, par leurs conditions de santĂ©, gĂ©nĂ©ralement mĂ©diocres, leurs faibles rĂ©sultats en matiĂšre d’éducation, le peu d’opportunitĂ©s Ă©conomiques accessibles, et un taux de pauvretĂ©, Ă©levĂ©. Cela s’explique en grande partie, au manque de services mis Ă  leur disposition. Par le biais de l’engagement de ne laisser personne de cĂŽtĂ© dans le cadre de l’Agenda 2030 pour mettre en Ɠuvre le dĂ©veloppement durable, le thĂšme de cette annĂ©e, consacrĂ© Ă  la JournĂ©e internationale des personnes handicapĂ©es, le 3 dĂ©cembre prochain, vise Ă  accentuer Ă  mettre en lumiĂšre, l’autonomie des personnes handicapĂ©es en tant que bĂ©nĂ©ficiaires et agents de changement, en vue de mettre en Ɠuvre un dĂ©veloppement inclusif, Ă©quitable et durable. Le terme « handicap » dĂ©signe les dĂ©ficiences physiques, sensorielles, cognitives et / ou intellectuelles, ainsi que les maladies mentales ainsi que divers types de maladies chroniques. La rĂ©alitĂ© actuelle rĂ©vĂšle que les enfants handicapĂ©s tendent Ă  ne pas se prĂ©senter Ă  l'Ă©cole. Comme l'a montrĂ© l'Institut de statistique de l'UNESCO en mars 2018, 57% des enfants handicapĂ©s ne frĂ©quentaient pas l'Ă©cole, au Cambodge. Le taux de population vivant avec un handicap, population ĂągĂ©e entre 15 et 29 ans, qui avait frĂ©quentĂ© l’école au Viet Nam en 2009, affichait un taux de frĂ©quentation des plus bas, soit de 44%, et de 53% en IndonĂ©sie (ibid). Nous savons que les apprenants handicapĂ©s nĂ©cessitent une Ă©ducation spĂ©cialisĂ©e. Mais considĂ©rons-nous le fait d’évaluer si les installations scolaires actuelles s’avĂšrent adĂ©quates pour accueillir ces apprenants? Les personnes reprĂ©sentant le programme pour l’éducation 2030, ainsi que l’objectif 4 du dĂ©veloppement durable (ODD) de l’UNESCO, ont formulĂ© la cible 4.a sur la construction et la modernisation d’établissements d’enseignement qui tiennent compte, entre autres critĂšres, de la situation des personnes handicapĂ©es, en vue de crĂ©er des environnements d’apprentissage inclusifs et efficaces - pour tous. Pour atteindre cet objectif en matiĂšre d’handicap, surveiller la proportion d’écoles dotĂ©es d’infrastructures et de matĂ©riels adaptĂ©s pour les Ă©lĂšves handicapĂ©s, constitue un enjeu incontournable. Cependant, les donnĂ©es actuellement disponibles permettent peu d'interprĂ©tation, car les États membres n'ont pas encore collectĂ© ou prĂ©sentĂ© les mesures pertinentes des infrastructures adaptĂ©es, en l'occurrence, en ce qui concerne les divers handicaps. MalgrĂ© la quantitĂ© de donnĂ©es limitĂ©es, liĂ©es aux quelques pays indiquĂ©s dans le graphique ci-dessous, elles rĂ©vĂšlent les infrastructures manquantes qui permettraient aux enfants, aux adolescents et aux jeunes handicapĂ©s, de frĂ©quenter l’école. Lorsque les nĂ©cessitĂ©s quotidiennes, comme aller aux toilettes, se trouvent impossibles Ă  rĂ©aliser parce que les portes ne permettent pas le passage aux personnes handicapĂ©es se dĂ©plaçant sur une chaise roulante, en plus de leur manque de matĂ©riel d'apprentissage adaptĂ©, ou de l’absence des technologies d'assistance, est-il surprenant que mĂȘme certaines de ces personnes, ayant frĂ©quentĂ© l'Ă©cole Ă  un moment donnĂ©, continuent rarement, de s’y rendre? La cible 4.a vise la crĂ©ation et le maintien d'espaces d'apprentissage accueillants et sĂ©curitaires pour les apprenants handicapĂ©s. Cette cible ne consiste guĂšre Ă  solutionner entiĂšrement les problĂšmes liĂ©s Ă  l’éducation des personnes handicapĂ©es, mais  nous savons que les enfants, ayant des besoins spĂ©ciaux, nĂ©cessitent une Ă©ducation spĂ©cialisĂ©e, ce qui oblige les enseignants Ă  suivre une formation spĂ©cifique, ainsi que la mise en Ɠuvre des politiques et des plans, conçus de maniĂšre holistique, garantissant un environnement juridique et rĂ©glementaire, propice Ă  l'accĂšs Ă  l'Ă©ducation, par les personnes vivant avec un, ou plusieurs handicaps. De plus, nous ne devrions pas oublier que garantir la participation des apprenants Ă  ces espaces, consiste en une autre condition prĂ©alable Ă  leur participation. Cela pourrait signifier d’encourager les parents Ă  faire en sorte que leurs enfants aillent Ă  l’école, d’abolir les pratiques discriminatoires en matiĂšre d’enseignement et d’admission, et de veiller Ă  la mise en place d’une infrastructure de transports en commun, facilitant ainsi, l’accĂšs physique aux Ă©coles. URL:https://bangkok.unesco.org/content/honouring-sdg4a-pledge-empowering-learners-disabilities