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PremiĂšre rĂ©union mondiale de ministres et de responsables d'universitĂ©s sur le thĂšme de l'inclusion et de la mobilitĂ© dans l'enseignement supĂ©rieur 14 novembre 2019 Pour la premiĂšre fois dans l'histoire de l'UNESCO, des ministres de l'Ă©ducation et des responsables dâuniversitĂ©s se rĂ©unissent pour discuter de l'inclusion et de la mobilitĂ© dans l'enseignement supĂ©rieur. Plus de 100 ministres et 100 reprĂ©sentants d'universitĂ©s qui participent au programme des Chaires UNESCO se rĂ©uniront le 13 novembre 2019 lors de la ConfĂ©rence gĂ©nĂ©rale de lâUNESCO qui se tient actuellement Ă Paris, pour traiter de certains des enjeux actuels les plus pressants pour l'enseignement supĂ©rieur : les gouvernements et les Ă©tablissements d'enseignement supĂ©rieur peuvent-ils collaborer Ă la crĂ©ation dâun campus mondial plus inclusif, Ă©tant donnĂ© lâaccroissement rapide du nombre d'inscriptions et la mobilitĂ© des Ă©tudiants ? Par ailleurs, comment le secteur de l'enseignement supĂ©rieur Ă travers le monde peut-il participer Ă la lutte contre les inĂ©galitĂ©s croissantes et Ćuvrer en faveur de l'inclusion des groupes marginalisĂ©s au sein des sociĂ©tĂ©s ? Le paysage de l'enseignement supĂ©rieur se transforme rapidement au niveau mondial, caractĂ©risĂ© par une internationalisation croissante, une diversification des prestataires et de nouveaux modes d'apprentissage. Quelque 220 millions d'Ă©tudiants sont actuellement inscrits dans l'enseignement supĂ©rieur dans le monde, un nombre qui a doublĂ© au cours de la derniĂšre dĂ©cennie et qui devrait encore augmenter, notamment en Afrique. La hausse du nombre dâinscriptions nâa cependant pas apportĂ© la preuve de sa fiabilitĂ© en tant quâindicateur pour la rĂ©alisation de l'objectif gĂ©nĂ©ral de l'Agenda 2030, qui est de « ne laisser personne de cĂŽtĂ© » ou d'assurer un enseignement supĂ©rieur de qualitĂ©, Ă©quitable et abordable, car les Ă©tablissements sont confrontĂ©s au dĂ©fi de proposer une Ă©ducation de qualitĂ© Ă une population Ă©tudiante de plus en plus diversifiĂ©e, notamment Ă des apprenants non traditionnels et Ă des groupes dĂ©favorisĂ©s tels que les migrants, les rĂ©fugiĂ©s et les peuples autochtones. Une mobilitĂ© accrue des Ă©tudiants Lâaccroissement sans prĂ©cĂ©dent du nombre dâinscriptions dans l'enseignement supĂ©rieur au cours des derniĂšres dĂ©cennies se reflĂšte aussi dans la mobilitĂ© des Ă©tudiants. La transition entre une universitĂ© internationale et un campus mondial d'apprenants, de professeurs et de chercheurs est en train de se concrĂ©tiser rapidement. Au cours de la dĂ©cennie qui a prĂ©cĂ©dĂ© 2011, le nombre d'apprenants choisissant d'Ă©tudier dans un autre pays que leur pays d'origine a plus que doublĂ© pour atteindre 4,3 millions d'Ă©tudiants, chiffre qui devrait encore doubler d'ici 2025, selon des estimations prudentes. De nombreux Ă©tudiants continuent cependant de se heurter Ă des difficultĂ©s pour faire reconnaĂźtre leurs qualifications lorsqu'ils reviennent dans leur pays d'origine ou qu'ils partent dans un nouveau pays. Lâabsence de reconnaissance des qualifications constitue un obstacle majeur dans l'accĂšs Ă d'autres Ă©tudes ou pour la recherche dâopportunitĂ©s d'emploi. Aujourdâhui, plus de la moitiĂ© des Ă©tudiants partent Ă©tudier Ă l'Ă©tranger, en dehors de leur rĂ©gion d'origine. En rĂ©ponse Ă cette nouvelle rĂ©alitĂ©, l'UNESCO prĂ©pare l'adoption d'une Convention mondiale sur la reconnaissance des qualifications de lâenseignement supĂ©rieur Ă lâoccasion de sa ConfĂ©rence gĂ©nĂ©rale qui sâest ouverte cette semaine. La nouvelle Convention vise Ă faciliter la mobilitĂ© des Ă©tudiants et Ă amĂ©liorer l'accĂšs Ă l'enseignement supĂ©rieur dans toutes les rĂ©gions et sur tous les continents. L'UNESCO a Ă©galement lancĂ© un passeport de qualifications destinĂ© Ă faciliter la mobilitĂ© des rĂ©fugiĂ©s dĂ©tenteurs de qualifications. Ce passeport de qualifications est actuellement en phase de test et il fera Ă©galement lâobjet dâune prĂ©sentation. En convoquant les dĂ©cideurs politiques et les universitĂ©s Ă cette rĂ©union sans prĂ©cĂ©dent, l'UNESCO cherche Ă renforcer la volontĂ© politique, la coopĂ©ration internationale et les capacitĂ©s dans l'enseignement supĂ©rieur pour contribuer Ă la rĂ©alisation de l'Agenda 2030, et Ă faire comprendre comment ce processus peut ĂȘtre facilitĂ© par la Convention mondiale. RĂ©union ministĂ©rielle sur l'inclusion et la mobilitĂ© dans l'enseignement supĂ©rieur LâUNESCO et lâenseignement supĂ©rieur Convention mondiale sur la reconnaissance des qualifications de lâenseignement supĂ©rieur Passeport de qualifications URL:https://fr.unesco.org/news/premiere-reunion-mondiale-ministres-responsables-duniversites-theme-linclusion-mobilite
Ce que vous devez savoir sur la Convention concernant la lutte contre la discrimination dans le domaine de lâenseignement 2 novembre 2019 Depuis son adoption par la ConfĂ©rence gĂ©nĂ©rale de lâUNESCO en 1960, la Convention concernant la lutte contre la discrimination dans le domaine de lâenseignement est au premier rang des instruments normatifs de l'Organisation dans le domaine de l'Ă©ducation. Ă ce jour, elle a Ă©tĂ© ratifiĂ©e par 104 Ătats membres et lâUNESCO invite urgemment les pays restants Ă le faire, au travers de la Campagne #droitaleducation. Quâest-ce que la Convention concernant la lutte contre la discrimination dans le domaine de lâenseignement ? La Convention rĂ©affirme que lâĂ©ducation n'est pas un luxe mais un droit humain fondamental. Elle met en avant lâobligation des Ătats dâassurer une Ă©ducation gratuite et obligatoire, interdit toute forme de discrimination et Ćuvre en faveur de lâĂ©galitĂ© en termes de possibilitĂ©s dâĂ©ducation. Le traitĂ©, qui couvre en dĂ©tail le droit Ă l'Ă©ducation, est le seul qui y soit entiĂšrement consacrĂ©. La Convention est reconnue comme la pierre angulaire de lâAgenda Ăducation 2030 et un puissant outil de promotion dâune Ă©ducation de qualitĂ© inclusive et Ă©quitable pour tous. Que garantit la Convention ? Les Ătats qui ont ratifiĂ© la convention ont lâobligation dâappliquer le droit Ă l'Ă©ducation tel quâil est dĂ©crit dans le texte, y compris notamment l'obligation de l'Ă©tat de fournir un enseignant gratuit et obligatoire.Les principales dispositions du traitĂ© incluent : Enseignement primaire gratuit et obligatoire Enseignement secondaire sous ses diffĂ©rentes formes, gĂ©nĂ©ralisĂ©s et accessible Ă tous Enseignement supĂ©rieur Ă©galement accessible Ă tous en fonction des capacitĂ©s de chacun Normes Ă©ducatives Ă©quivalentes dans tous les Ă©tablissements dâenseignement publics au mĂȘme niveau et dans les mĂȘmes conditions de qualitĂ© PossibilitĂ©s de formation continue PossibilitĂ©s de formation pour la profession enseignante, sans discrimination. La Convention garantit aussi que : L'Ă©ducation doit Ă©galement viser le plein Ă©panouissement de la personnalitĂ© humaine et le renforcement du respect des droits de l'homme et des libertĂ©s fondamentales La libertĂ© des parents de choisir l'Ă©ducation de leurs enfants conformĂ©ment Ă leurs convictions morales et religieuses Le droit des membres des minoritĂ©s nationales dâexercer des activitĂ©s Ă©ducatives qui leur soient propres. Pourquoi ratifier la Convention maintenant ?En tant quâOrganisation chargĂ©e de dĂ©finir des normes, l'UNESCO encourage ses Ătats membres Ă ratifier des instruments normatifs afin dâassurer une adhĂ©sion universelle Ă ses normes et standards. Cette Convention est le premier et le seul traitĂ© international contraignant exclusivement dĂ©diĂ© au droit Ă l'Ă©ducation et elle est considĂ©rĂ©e comme le fondement de lâAgenda Ăducation 2030.La ratification de la Convention : Montre l'adhĂ©sion du pays aux droits Ă©noncĂ©s dans la Convention, y compris les principes fondamentaux de la non-discrimination, de l'Ă©galitĂ© de traitement et des possibilitĂ©s Ă©ducatives Garantit le respect de tous les droits Ă©noncĂ©s dans la Convention Permet de rejoindre la communautĂ© d'Ătats qui sont dĂ©jĂ parties Ă la Convention et dâadopter le mĂȘme cadre normatif Participe au renforcement des normes et standards internationaux dans l'Ă©ducation Procure plus de visibilitĂ© et de notoriĂ©tĂ© Ă la Convention La Convention n'admet pas de rĂ©serve, en ce sens que lorsque les Ătats la ratifient, ils ne peuvent pas dĂ©cider d'exclure certains aspects ou dispositions de l'effet juridique de la Convention ; de ce fait, la Convention sâapplique pleinement Ă tous ses Ătats Parties. Lire le texte intĂ©gral de la Convention.Rejoindre la Campagne #droitaleducation de lâUNESCO URL:https://fr.unesco.org/news/ce-que-vous-devez-savoir-convention-concernant-lutte-contre-discrimination-domaine
LâUNESCO donne lâalerte : si des mesures urgentes ne sont pas prises, 12 millions dâenfants nâiront jamais Ă lâĂ©cole 25 octobre 2019 Depuis plus de dix ans, le taux de scolarisation des enfants dans le monde nâa guĂšre progressĂ©, selon lâInstitut de statistique de lâUNESCO (ISU) dont les derniĂšres estimations publiĂ©es aujourdâhui montrent que 258 millions dâenfants et dâadolescents nâavaient pas accĂšs Ă lâĂ©cole en 2018, soit le sixiĂšme de la population mondiale de cette tranche dâĂąge (6-17 ans). Si des mesures urgentes ne sont pas prises, 12 millions de jeunes enfants nâiront jamais Ă lâĂ©cole. Il sera difficile par consĂ©quent de parvenir Ă une Ă©ducation inclusive et de qualitĂ© pour tous, lâun des Objectifs de dĂ©veloppement durable (ODD) que la communautĂ© internationale sâest fixĂ© Ă lâhorizon 2030. Ces nouvelles donnĂ©es sur les enfants non scolarisĂ©s confirment les derniĂšres projections de lâUNESCO : si les tendances actuelles se poursuivent, un enfant sur six restera non scolarisĂ© dans les cycles primaire et secondaire en 2030, tandis que six jeunes sur dix seulement achĂšveront lâenseignement secondaire. Ces nouvelles donnĂ©es soulignent Ă©galement lâĂ©cart entre les pays les plus riches et les plus pauvres. Dans ceux Ă faible revenu, 19% des enfants en Ăąge de frĂ©quenter le primaire (ĂągĂ©s de 6 Ă 11 ans environ) ne sont pas scolarisĂ©s, contre seulement 2% dans les pays Ă revenu Ă©levĂ©. Les Ă©carts se creusent encore davantage pour les adolescents : environ 61% de lâensemble des jeunes ĂągĂ©s de 15 Ă 17 ans ne sont pas scolarisĂ©s dans les pays Ă faible revenu, contre 8% dans les pays Ă revenu Ă©levĂ©. « Les filles continuent de faire face aux plus gros obstacles », relĂšve la Directrice gĂ©nĂ©rale de lâUNESCO, Audrey Azoulay. « Selon nos projections, 9 millions de filles en Ăąge de frĂ©quenter le cycle primaire ne seront jamais scolarisĂ©es ou ne mettront jamais les pieds dans une salle de classe, contre environ 3 millions de garçons. Sur ces 9 millions de filles, 4 millions vivent en Afrique subsaharienne, oĂč la situation est encore plus prĂ©occupante. Nous devons donc continuer de maniĂšre prioritaire Ă concentrer nos efforts sur l'Ă©ducation des filles et des femmes », ajoute-t-elle. « Nous nâavons que 11 ans pour respecter lâengagement pris avec les Objectifs de dĂ©veloppement durable selon laquelle tout enfant soit scolarisĂ© et bĂ©nĂ©ficie rĂ©ellement dâun enseignement. Ces nouvelles donnĂ©es nous montrent pourtant quâannĂ©e aprĂšs annĂ©e la situation reste inchangĂ©e en terme dâaccĂšs et de qualitĂ© de lâenseignement », constate la directrice de lâISU, Silvia Montoya. « Ces dĂ©fis ne sont pas insurmontables. Ils peuvent lâĂȘtre Ă la fois par une action plus Ă©nergique et un financement accru. Nous avons besoin d'un vĂ©ritable engagement de la part de chaque gouvernement, soutenu par de vĂ©ritables moyens financiers, pour que le rĂ©sultat soit au rendez-vous. » Bien que les chiffres semblent avoir baissĂ© par rapport Ă 2017, lorsque 262 millions dâenfants nâavaient pas accĂšs Ă lâĂ©cole, cette diminution est due en grande partie au changement de mĂ©thode de calcul de ces indicateurs. Comme lâindique un nouveau document, ne sont plus comptabilisĂ©s comme Ă©tant non scolarisĂ©s les enfants en Ăąge de lâĂȘtre, mais qui frĂ©quentent le prĂ©scolaire et non lâĂ©cole primaire*, ce qui ne change cependant pas le taux gĂ©nĂ©ral dâenfants non scolarisĂ©s. Ă une semaine de lâAssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale des Nations Unies qui examinera les progrĂšs accomplis en matiĂšre dâObjectifs de dĂ©veloppement durable et dĂ©battra des financements nĂ©cessaires Ă leur rĂ©alisation, les statistiques de lâISU, organisme dĂ©positaire des donnĂ©es de lâObjectif 4, attestent de lâurgence quâil y a Ă agir si lâon veut atteindre une Ă©ducation de qualitĂ© pour tous. Cet objectif demeure rĂ©alisable Ă condition que de nouveaux efforts soient consentis et que des donnĂ©es plus complĂštes et plus fiables soient recueillies afin de suivre au plus prĂšs les progrĂšs en matiĂšre d'accĂšs et de rĂ©ussite scolaires. *Auparavant, tous les enfants en Ăąge de frĂ©quenter le primaire (6 Ă 11 ans environ) qui nâĂ©taient pas inscrits dans le primaire ou le secondaire Ă©taient comptabilisĂ©s comme non scolarisĂ©s. Cela comprenait les enfants en Ăąge de frĂ©quenter le primaire qui restaient inscrits dans lâĂ©ducation prĂ©scolaire. En supprimant ce groupe relativement petit dâenfants (rĂ©sidant majoritairement dans les pays Ă revenu Ă©levĂ©), le nombre total dâenfants non scolarisĂ©s en Ăąge de frĂ©quenter le primaire a diminuĂ© dâenviron 4,6 millions. URL:https://fr.unesco.org/news/lunesco-donne-lalerte-si-mesures-urgentes-ne-sont-pas-prises-12-millions-denfants-niront-0
LâĂ©ducation des rĂ©fugiĂ©s en crise : Plus de la moitiĂ© des enfants rĂ©fugiĂ©s Ă travers le monde ne sont pas scolarisĂ©s 23 octobre 2019 Sur les 7,1 millions dâenfants rĂ©fugiĂ©s dâĂąge scolaire, 3,7 millions, soit plus de la moitiĂ©, ne vont pas Ă lâĂ©cole, indique le HCR, lâAgence des Nations Unies pour les rĂ©fugiĂ©s, dans un rapport publiĂ© ce jour. Selon le rapport intitulĂ© « Redoubler dâefforts : LâĂ©ducation des rĂ©fugiĂ©s en crise », plus les enfants grandissent, plus les obstacles qui les empĂȘchent d'accĂ©der Ă l'Ă©ducation deviennent difficiles Ă surmonter : seulement 63% des enfants rĂ©fugiĂ©s frĂ©quentent l'Ă©cole primaire, contre 91% dans le monde. Ă travers le monde, 84% des adolescents effectuent des Ă©tudes secondaires, contrairement Ă 24% des rĂ©fugiĂ©s seulement. « LâĂ©cole accorde une deuxiĂšme chance aux rĂ©fugiĂ©s », dĂ©clare Filippo Grandi, le Haut Commissaire des Nations Unies pour les rĂ©fugiĂ©s. « Nous manquons Ă notre devoir Ă lâĂ©gard des rĂ©fugiĂ©s en ne leur donnant pas la possibilitĂ© de dĂ©velopper les compĂ©tences et les connaissances qui leur sont nĂ©cessaires pour prĂ©parer leur avenir. » La chute marquĂ©e de la frĂ©quentation scolaire des rĂ©fugiĂ©s entre le primaire et le secondaire est la consĂ©quence directe du manque de financements pour lâĂ©ducation des rĂ©fugiĂ©s. Câest pourquoi le HCR appelle les gouvernements, le secteur privĂ©, les organisations Ă©ducatives et les donateurs Ă accorder leur soutien financier Ă une nouvelle initiative visant Ă relancer lâĂ©ducation secondaire pour les rĂ©fugiĂ©s. « Nous devons investir dans lâĂ©ducation des rĂ©fugiĂ©s. Le cas Ă©chĂ©ant, nous devrons supporter le coĂ»t dâune gĂ©nĂ©ration de jeunes condamnĂ©s Ă grandir sans pouvoir sâassumer, trouver du travail ou contribuer pleinement Ă leurs communautĂ©s », ajoute Filippo Grandi. Lâinitiative pour lâĂ©ducation secondaire est axĂ©e sur la construction et la restauration de bĂątiments scolaires, la formation dâenseignants et lâapport dâun soutien financier aux familles rĂ©fugiĂ©es afin quâelles puissent couvrir les dĂ©penses liĂ©es Ă la scolarisation de leurs enfants. Ce nouveau rapport demande Ă©galement que les rĂ©fugiĂ©s soient inclus dans les systĂšmes nationaux dâĂ©ducation â plutĂŽt que de les cantonner dans des Ă©coles parallĂšles informelles. Il faut Ă©galement les autoriser Ă suivre les programmes dâenseignement officiels et reconnus dans lâenseignement prĂ©-primaire, primaire et secondaire. Ils pourront ainsi acquĂ©rir des qualifications reconnues, le seul tremplin vers lâaccĂšs Ă lâuniversitĂ© ou Ă la formation professionnelle supĂ©rieure. Ă lâheure actuelle, mĂȘme si les adolescents rĂ©fugiĂ©s parviennent Ă surmonter les obstacles pour accĂ©der au secondaire, seulement 3% dâentre eux seront assez chanceux pour dĂ©crocher une place dans un Ă©tablissement dâenseignement supĂ©rieur. Câest bien peu en comparaison des 37% qui en ont la possibilitĂ© Ă travers le monde. Le HCR appelle Ă©galement Ă une position plus rĂ©aliste de la part des Ă©tablissements scolaires, des universitĂ©s et des ministĂšres de lâĂ©ducation en ce qui concerne les documents exigĂ©s pour lâinscription. De nombreux rĂ©fugiĂ©s se voient refuser lâaccĂšs Ă lâĂ©cole car ils ont laissĂ© derriĂšre eux leurs certificats de scolarisation et dâexamens ainsi que leurs papiers dâidentitĂ© quand ils ont fui leur foyer. MĂȘme lorsque ces documents sont en leur possession, certains pays hĂŽtes refusent de reconnaĂźtre les certificats dĂ©livrĂ©s dans les pays dâorigine des rĂ©fugiĂ©s. Il est urgent dâapporter une Ă©ducation aux enfants rĂ©fugiĂ©s Ă travers le monde. Ă la fin 2018, il y avait plus de 25,9 millions de rĂ©fugiĂ©s dans le monde, dont 20,4 millions relĂšvent de la compĂ©tence du HCR. La moitiĂ© environ Ă©tait ĂągĂ©e de moins de 18 ans et ils Ă©taient des millions dans des situations de crise prolongĂ©e, avec peu dâespoir de retour dans leur pays dans un avenir proche. Mobiliser des soutiens en vue de lâinitiative pour lâĂ©ducation secondaire sera lâun des axes clĂ©s du prochain Forum mondial sur les rĂ©fugiĂ©s qui se tiendra en dĂ©cembre 2019, offrant une occasion dĂ©cisive de renforcer la rĂ©ponse collective des pays Ă travers le monde envers les crises de rĂ©fugiĂ©s. URL:https://www.unhcr.org/fr/news/press/2019/8/5d68cd88a/leducation-refugies-crise-moitie-enfants-refugies-travers-monde-ne-scolarises.html
Les villes apprenantes : moteurs de lâinclusion et de la durabilitĂ© 22 octobre 2019 Aujourdâhui, plus de la moitiĂ© de lâhumanitĂ© â 3,5 milliards de personnes â vit dans des villes, et lâon estime que 5 milliards de personnes vivront dans des zones urbaines dâici Ă 2030. De nombreuses villes Ă travers le monde sont confrontĂ©es Ă des dĂ©fis majeurs dans la gestion de lâurbanisation rapide, ce qui a de graves consĂ©quences sur la fourniture dâune Ă©ducation de qualitĂ© pour tous. Les villes apprenantes permettent aux individus de tous Ăąges et de tous milieux socio-Ă©conomiques et culturels de bĂ©nĂ©ficier dâune Ă©ducation inclusive de qualitĂ© ainsi que dâopportunitĂ©s dâapprentissage tout au long de la vie. Quâest-ce quâune ville apprenante ? Les villes apprenantes fournissent de bonnes pratiques et politiques en faveur du dĂ©veloppement durable Ă diffĂ©rents niveaux, notamment au travers de lâapprentissage tout au long de la vie. Elles sont plus Ă©quitables, solidaires et pacifiques, et deviennent Ă terme plus durables. Les villes peuvent ĂȘtre des pĂŽles de politiques publiques oĂč les administrations locales donnent aux communautĂ©s et aux acteurs sociaux les moyens de sâengager dans des stratĂ©gies et des programmes dâapprentissage tout au long de la vie. Une ville apprenante : mobilise efficacement ses ressources dans tous les secteurs afin de promouvoir un apprentissage inclusif de lâĂ©ducation de base Ă lâenseignement supĂ©rieur, ravive lâapprentissage au sein des familles et des communautĂ©s, facilite lâapprentissage pour lâemploi et au travail, Ă©tend lâusage des techniques modernes dâapprentissage, renforce la qualitĂ© et lâexcellence dans lâapprentissage, et favorise une culture de lâapprentissage tout au long de la vie. Ce faisant, la ville favorise lâautonomisation individuelle et la cohĂ©sion sociale, le dĂ©veloppement Ă©conomique et la prospĂ©ritĂ© culturelle ainsi que le dĂ©veloppement durable. Que font les villes apprenantes pour assurer lâĂ©quitĂ© et lâinclusion ? Pour assurer lâĂ©quitĂ© et lâinclusion, les villes apprenantes : offrent des possibilitĂ©s pĂ©dagogiques alternatives pour tous les citoyens, et en particulier pour les groupes vulnĂ©rables qui ne suivent pas un parcours scolaire ou une formation formelle, pour leur donner lâopportunitĂ© dâacquĂ©rir des compĂ©tences en lecture et Ă©criture, ainsi que dâautres compĂ©tences basiques et professionnelles, et des opportunitĂ©s dâĂ©ducation pour adultes ; proposent des cours en ligne Ă titre gratuit qui permettent Ă tous de suivre des cours sur une grande variĂ©tĂ© de sujets, notamment sur les questions communautaires ; crĂ©ent des collĂšges pour les migrants, qui permettent aux travailleurs migrants dâobtenir des qualifications professionnelles et ainsi de mieux sâintĂ©grer dans la sociĂ©tĂ© ; promeuvent les initiatives dâapprentissage intergĂ©nĂ©rationnel pour rapprocher les Ă©lĂšves et les adultes ; offrent des services dâorientation professionnelle, en particulier aux femmes, pour les encourager Ă obtenir des niveaux de qualification plus Ă©levĂ©s, et des postes de direction ; crĂ©ent des bibliothĂšques mobiles pour offrir des possibilitĂ©s de lecture Ă tous, et particuliĂšrement pour les personnes en situation de handicap, les seniors, et les enfants en Ăąge prĂ©scolaire ; utilisent les centres culturels comme des lieux dâapprentissage, qui combinent culture, art et apprentissage et organisent des projets collaboratifs entre les institutions pĂ©dagogiques et culturelles, afin de permettre Ă tous de dĂ©couvrir leur patrimoine culturel et de promouvoir la tolĂ©rance interculturelle ; Ă©tablissent des dispositifs de mobilisation des bĂ©nĂ©voles dotĂ©s dâune formation pour encourager les rĂ©sidents susceptibles de souffrir dâisolement (notamment les seniors ou les personnes en situation de handicap) Ă participer Ă des activitĂ©s culturelles, des ateliers dâarts, des activitĂ©s sportives, etc. ; crĂ©ent des « rĂ©seaux de participation citoyenne » pour encourager les citoyens Ă prendre part au processus de prise de dĂ©cision de la ville et utilisent les rĂ©seaux sociaux et les technologies modernes pour encourager davantage de participation. Quâest-ce que le RĂ©seau mondial UNESCO des villes apprenantes ? Le RĂ©seau mondial UNESCO des villes apprenantes est un rĂ©seau dâenvergure internationale axĂ© sur les politiques, comprenant actuellement 170 villes membres actifs dans 53 pays, qui fournit inspiration, savoir-faire et bonnes pratiques. Il est coordonnĂ© par lâInstitut de lâUNESCO pour lâapprentissage tout au long de la vie. Le rĂ©seau soutient les villes membres en : stimulant le dialogue sur les politiques et lâapprentissage par les pairs entre les villes membres ; identifiant les stratĂ©gies efficaces et les bonnes pratiques ; favorisant les partenariats ; perfectionnant les capacitĂ©s ; et en Ă©laborant des outils et des instruments pour concevoir et mettre en Ćuvre les stratĂ©gies des villes apprenantes et en assurer le suivi. Quels sont les bons exemples de villes apprenantes ? 170 villes dans 53 pays Ă travers le monde sont actuellement des membres actifs du rĂ©seau des villes apprenantes. Elles fournissent toutes des politiques et des pratiques remarquables en matiĂšre dâapprentissage tout au long de la vie. Le 30 septembre 2019, dix dâentre elles seront rĂ©compensĂ©es du Prix de la ville apprenante 2019, avant lâouverture de la ConfĂ©rence de MedellĂn(link is external). En savoir plus sur les villes laurĂ©ates du Prix de la ville apprenante 2019.Que se passera-t-il Ă la quatriĂšme ConfĂ©rence internationale sur les villes apprenantes Ă MedellĂn ?Du 1er au 3 octobre 2019, 350 reprĂ©sentants gouvernementaux, reprĂ©sentants de municipalitĂ©s et experts de lâĂ©ducation du monde entier seront rĂ©unis Ă MedellĂn, en Colombie, afin dâidentifier, dâĂ©changer et de passer en revue les politiques et les pratiques dâapprentissage tout au long de la vie efficaces qui permettent de bĂątir des villes inclusives, sĂ»res, rĂ©silientes et durables.Ă lâissue de la ConfĂ©rence, les participants adopteront le Manifeste de MedellĂn, qui esquissera les prochaines Ă©tapes de lâaction future des villes apprenantes pour amĂ©liorer lâinclusion par lâapprentissage tout au long de la vie.Le 3 octobre 2019, des visites sur le terrain guidĂ©es par le Maire de MedellĂn mettront en lumiĂšre les programmes dâapprentissage tout au long de la vie mis en Ćuvre dans la ville de MedellĂn. Les participants dĂ©couvriront comment MedellĂn, qui prĂ©sentait auparavant lâun des taux de criminalitĂ© les plus Ă©levĂ©s au monde, a rĂ©ussi Ă devenir une ville innovante offrant des possibilitĂ©s dâapprentissage Ă©galement aux groupes marginalisĂ©s. URL:https://en.unesco.org/news/learning-cities-drivers-inclusion-and-sustainability
Deux ans aprĂšs l'exode, les jeunes Rohingya « dĂ©sespĂ©rĂ©s » ont besoin d'Ă©ducation et de compĂ©tences : l'UNICEF 22 octobre 2019 La lutte quotidienne pour la survie des Rohingya du Myanmar dans l'un des plus grands camps de rĂ©fugiĂ©s du monde a provoquĂ© un dĂ©sespoir « insupportable » et compromis les espoirs de toute une gĂ©nĂ©ration, a dĂ©clarĂ© vendredi Ă la tĂȘte du Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF), Henrietta Fore. Dans un rapport soulignant deux ans aprĂšs l'arrivĂ©e d'environ 745 000 civils Rohingya au Bangladesh - aprĂšs avoir fui la persĂ©cution et la violence dirigĂ©es par l'Ătat au Myanmar - le directrice exĂ©cutive Fore, a appelĂ© Ă un investissement urgent dans l'Ă©ducation et la formation professionnelle.« La simple survie ne suffit pas » « Pour les enfants et les jeunes Rohingya au Bangladesh, la simple survie ne suffit pas », a-t-elle dĂ©clarĂ©. « Il est absolument essentiel quâils bĂ©nĂ©ficient de la qualitĂ© de lâapprentissage et du dĂ©veloppement des compĂ©tences dont ils ont besoin pour assurer leur avenir Ă long terme. » En l'absence de possibilitĂ©s d'apprentissage adĂ©quates, les jeunes peuvent devenir la proie des trafiquants de drogue et des trafiquants qui proposent de faire sortir clandestinement l'ethnie Rohingya « dĂ©sespĂ©rĂ©e » du Bangladesh, a averti le rapport de l'ONU. LâĂ©ducation « peut aider Ă Ă©viter les risques » Les femmes et les filles se trouvent victimes dâharcĂšlements et dâabus, surtout la nuit, a prĂ©cisĂ© lâUNICEF, ajoutant que lâun des objectifs de lâorganisme, par le biais de lâĂ©ducation, Ă©tait de donner aux adolescents, les compĂ©tences dont ils ont besoin pour rĂ©agir vis-Ă -vis « de nombreux risques », y compris le mariage prĂ©coce des filles. Outre le camp de Kutupalong au Bangladesh, oĂč vivent environ 630 000 personnes, des centaines de milliers de personnes supplĂ©mentaires, ont trouvĂ© refuge dans une douzaine de camps, situĂ©s dans la rĂ©gion de Coxâs Bazar, prĂšs de la frontiĂšre avec le Myanmar. Les humanitaires, tels que l'UNICEF, ont souvent qualifiĂ© les conditions de vie de pĂ©rilleuses, soulignant les effets dĂ©vastateurs des pluies de la mousson sur les abris fragiles en bambou et en bĂąche. Entre le 21 avril et le 18 juillet de cette annĂ©e, les autoritĂ©s des camps de rĂ©fugiĂ©s ont enregistrĂ© 42 blessĂ©s et 10 morts, dont six enfants, en raison du climat de mousson, selon l'UNICEF. Selon le HCR, des services publics de base ont Ă©tĂ© fournis Ă Cox's Bazar, notamment les soins de santĂ©, la nutrition, l'eau, l'assainissement et l'hygiĂšne, sous la direction du Bangladesh. « Mais alors que la crise des rĂ©fugiĂ©s sâĂ©ternise, les enfants et les jeunes rĂ©clament plus que la simple survie ; ils veulent une Ă©ducation de qualitĂ©, qui puisse ouvrir la voie Ă un avenir plus prometteur », insiste le rapport de l'UNICEF. Selon l'agence, environ 280 000 enfants ĂągĂ©s de 4 Ă 14 ans bĂ©nĂ©ficient dĂ©sormais d'un soutien pĂ©dagogique. Sur ce nombre, 192 000 d'entre eux se voient rĂ©partis dans 2 167 centres d'apprentissage, mais plus de 25 000 enfants « ne participent Ă aucun programme d'apprentissage », a notĂ© l'agence. Most 15 to 18-year-olds miss out on school More worrying still, nearly all 15 to 18-year-olds are ânot attending any type of educational facilityâ, UNICEF said, before highlighting the case of one Kutupalong resident, Abdullah, 18. âI studied six subjects back in Myanmar,â Abdullah says. âBut when I arrived here, there was no way I could continue. If we do not get education in the camps, I think our situation is going to be dire.â In an appeal to the Governments of Bangladesh and Myanmar, UNICEF and other agencies are calling for the use of national educational resources â curricula, training manuals and assessment methods â to help provide more structured learning for Rohingya children. âProviding learning and training materials is a huge task and can only be realized with the full backing of a range of partners,â UNICEF chief Ms. Fore said. âBut the hopes of a generation of children and adolescents are at stake. We cannot afford to fail them.â La plupart des jeunes de 15 Ă 18 ans ne vont pas Ă l'Ă©cole Plus inquiĂ©tant encore, presque tous les jeunes ĂągĂ©s de 15 Ă 18 ans « ne frĂ©quentent aucun type dâĂ©tablissement dâenseignement », a dĂ©clarĂ© lâUNICEF avant de rappeler le cas dâun rĂ©sident de Kutupalong, Abdullah, 18 ans. « J'ai Ă©tudiĂ© six matiĂšres au Myanmar », explique Abdullah. « Mais quand je suis arrivĂ© ici, je ne pouvais pas continuer. Si nous ne recevons pas d'Ă©ducation dans les camps, je pense que notre situation va ĂȘtre dĂ©sastreuse. » Dans le cadre d'un appel lancĂ© aux gouvernements du Bangladesh et du Myanmar, l'UNICEF et d'autres agences ont appelĂ© Ă l'utilisation de ressources Ă©ducatives nationales - programmes d'enseignement, manuels de formation et mĂ©thodes d'Ă©valuation - pour aider Ă fournir un apprentissage plus structurĂ© aux enfants rohingyas. « Fournir du matĂ©riel d'apprentissage et de formation est une tĂąche Ă©norme et ne peut ĂȘtre rĂ©alisĂ©e qu'avec le soutien total de nombreux partenaires », a dĂ©clarĂ© la chef de l'UNICEF, Mme Fore. « Mais les espoirs dâune gĂ©nĂ©ration dâenfants et dâadolescents sont en jeu. Nous ne pouvons pas nous permettre dâĂ©chouer. » URL:https://news.un.org/en/story/2019/08/1044321
Respecter l'engagement de l'ODD4.a: Donner plus de pouvoir aux apprenants handicapĂ©s 22 octobre 2019 Les personnes handicapĂ©es constitueraient le groupe de personnes constituant la plus grande minoritĂ© au monde, par leurs conditions de santĂ©, gĂ©nĂ©ralement mĂ©diocres, leurs faibles rĂ©sultats en matiĂšre dâĂ©ducation, le peu dâopportunitĂ©s Ă©conomiques accessibles, et un taux de pauvretĂ©, Ă©levĂ©. Cela sâexplique en grande partie, au manque de services mis Ă leur disposition. Par le biais de lâengagement de ne laisser personne de cĂŽtĂ© dans le cadre de lâAgenda 2030 pour mettre en Ćuvre le dĂ©veloppement durable, le thĂšme de cette annĂ©e, consacrĂ© Ă la JournĂ©e internationale des personnes handicapĂ©es, le 3 dĂ©cembre prochain, vise Ă accentuer Ă mettre en lumiĂšre, lâautonomie des personnes handicapĂ©es en tant que bĂ©nĂ©ficiaires et agents de changement, en vue de mettre en Ćuvre un dĂ©veloppement inclusif, Ă©quitable et durable. Le terme « handicap » dĂ©signe les dĂ©ficiences physiques, sensorielles, cognitives et / ou intellectuelles, ainsi que les maladies mentales ainsi que divers types de maladies chroniques. La rĂ©alitĂ© actuelle rĂ©vĂšle que les enfants handicapĂ©s tendent Ă ne pas se prĂ©senter Ă l'Ă©cole. Comme l'a montrĂ© l'Institut de statistique de l'UNESCO en mars 2018, 57% des enfants handicapĂ©s ne frĂ©quentaient pas l'Ă©cole, au Cambodge. Le taux de population vivant avec un handicap, population ĂągĂ©e entre 15 et 29 ans, qui avait frĂ©quentĂ© lâĂ©cole au Viet Nam en 2009, affichait un taux de frĂ©quentation des plus bas, soit de 44%, et de 53% en IndonĂ©sie (ibid). Nous savons que les apprenants handicapĂ©s nĂ©cessitent une Ă©ducation spĂ©cialisĂ©e. Mais considĂ©rons-nous le fait dâĂ©valuer si les installations scolaires actuelles sâavĂšrent adĂ©quates pour accueillir ces apprenants? Les personnes reprĂ©sentant le programme pour lâĂ©ducation 2030, ainsi que lâobjectif 4 du dĂ©veloppement durable (ODD) de lâUNESCO, ont formulĂ© la cible 4.a sur la construction et la modernisation dâĂ©tablissements dâenseignement qui tiennent compte, entre autres critĂšres, de la situation des personnes handicapĂ©es, en vue de crĂ©er des environnements dâapprentissage inclusifs et efficaces - pour tous. Pour atteindre cet objectif en matiĂšre dâhandicap, surveiller la proportion dâĂ©coles dotĂ©es dâinfrastructures et de matĂ©riels adaptĂ©s pour les Ă©lĂšves handicapĂ©s, constitue un enjeu incontournable. Cependant, les donnĂ©es actuellement disponibles permettent peu d'interprĂ©tation, car les Ătats membres n'ont pas encore collectĂ© ou prĂ©sentĂ© les mesures pertinentes des infrastructures adaptĂ©es, en l'occurrence, en ce qui concerne les divers handicaps. MalgrĂ© la quantitĂ© de donnĂ©es limitĂ©es, liĂ©es aux quelques pays indiquĂ©s dans le graphique ci-dessous, elles rĂ©vĂšlent les infrastructures manquantes qui permettraient aux enfants, aux adolescents et aux jeunes handicapĂ©s, de frĂ©quenter lâĂ©cole. Lorsque les nĂ©cessitĂ©s quotidiennes, comme aller aux toilettes, se trouvent impossibles Ă rĂ©aliser parce que les portes ne permettent pas le passage aux personnes handicapĂ©es se dĂ©plaçant sur une chaise roulante, en plus de leur manque de matĂ©riel d'apprentissage adaptĂ©, ou de lâabsence des technologies d'assistance, est-il surprenant que mĂȘme certaines de ces personnes, ayant frĂ©quentĂ© l'Ă©cole Ă un moment donnĂ©, continuent rarement, de sây rendre? La cible 4.a vise la crĂ©ation et le maintien d'espaces d'apprentissage accueillants et sĂ©curitaires pour les apprenants handicapĂ©s. Cette cible ne consiste guĂšre Ă solutionner entiĂšrement les problĂšmes liĂ©s Ă lâĂ©ducation des personnes handicapĂ©es, mais nous savons que les enfants, ayant des besoins spĂ©ciaux, nĂ©cessitent une Ă©ducation spĂ©cialisĂ©e, ce qui oblige les enseignants Ă suivre une formation spĂ©cifique, ainsi que la mise en Ćuvre des politiques et des plans, conçus de maniĂšre holistique, garantissant un environnement juridique et rĂ©glementaire, propice Ă l'accĂšs Ă l'Ă©ducation, par les personnes vivant avec un, ou plusieurs handicaps. De plus, nous ne devrions pas oublier que garantir la participation des apprenants Ă ces espaces, consiste en une autre condition prĂ©alable Ă leur participation. Cela pourrait signifier dâencourager les parents Ă faire en sorte que leurs enfants aillent Ă lâĂ©cole, dâabolir les pratiques discriminatoires en matiĂšre dâenseignement et dâadmission, et de veiller Ă la mise en place dâune infrastructure de transports en commun, facilitant ainsi, lâaccĂšs physique aux Ă©coles. URL:https://bangkok.unesco.org/content/honouring-sdg4a-pledge-empowering-learners-disabilities 